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De Origine et Natura Affectuum (Latin)
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praefatio

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Plerique qui de affectibus et hominum vivendi ratione scripserunt, videntur non de rebus naturalibus quae communes naturae leges sequuntur sed de rebus quae extra naturam sunt, agere. Imo hominem in natura veluti imperium in imperio concipere videntur. Nam hominem naturae ordinem magis perturbare quam sequi ipsumque in suas actiones absolutam habere potentiam nec aliunde quam a se ipso determinari credunt. Humanae deinde impotentiae et inconstantiae causam non communi naturae potentiae sed nescio cui naturae humanae vitio tribuunt quam propterea flent, rident, contemnunt vel quod plerumque fit (...)
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Plerique qui de affectibus et hominum vivendi ratione scripserunt, videntur non de rebus naturalibus quae communes naturae leges sequuntur sed de rebus quae extra naturam sunt, agere. Imo hominem in natura veluti imperium in imperio concipere videntur. Nam hominem naturae ordinem magis perturbare quam sequi ipsumque in suas actiones absolutam habere potentiam nec aliunde quam a se ipso determinari credunt. Humanae deinde impotentiae et inconstantiae causam non communi naturae potentiae sed nescio cui naturae humanae vitio tribuunt quam propterea flent, rident, contemnunt vel quod plerumque fit, detestantur et qui humanae mentis impotentiam eloquentius vel argutius carpere novit, veluti divinus habetur. Non defuerunt tamen viri praestantissimi (quorum labori et industriae nos multum debere fatemur) qui de recta vivendi ratione praeclara multa scripserint et plena prudentiae consilia mortalibus dederint; verum affectuum naturam et vires et quid contra mens in iisdem moderandis possit, nemo quod sciam determinavit. Scio equidem celeberrimum Cartesium, licet etiam crediderit mentem in suas actiones absolutam habere potentiam, affectus tamen humanos per primas suas causas explicare simulque viam ostendere studuisse qua mens in affectus absolutum habere possit imperium sed mea quidem sententia nihil praeter magni sui ingenii acumen ostendit, ut suo loco demonstrabo. Nam ad illos revertere volo qui hominum affectus et actiones detestari vel ridere malunt quam intelligere. His sine dubio mirum videbitur quod hominum vitia et ineptias more geometrico tractare aggrediar et certa ratione demonstrare velim ea quae rationi repugnare quaeque vana, absurda et horrenda esse clamitant. Sed mea haec est ratio. Nihil in natura fit quod ipsius vitio possit tribui; est namque natura semper eadem et ubique una eademque ejus virtus et agendi potentia hoc est naturae leges et regulae secundum quas omnia fiunt et ex unis formis in alias mutantur, sunt ubique et semper eaedem atque adeo una eademque etiam debet esse ratio rerum qualiumcunque naturam intelligendi nempe per leges et regulas naturae universales. Affectus itaque odii, irae, invidiae etc. in se considerati ex eadem naturae necessitate et virtute consequuntur ac reliqua singularia ac proinde certas causas agnoscunt per quas intelliguntur certasque proprietates habent cognitione nostra aeque dignas ac proprietates cujuscunque alterius rei cujus sola contemplatione delectamur. De affectuum itaque natura et viribus ac mentis in eosdem potentia eadem methodo agam qua in praecedentibus de Deo et mente egi et humanas actiones atque appetitus considerabo perinde ac si quaestio de lineis, planis aut de corporibus esset.

Ceux qui ont écrit sur les Affections et la conduite de la vie humaine semblent, pour la plupart, traiter non de choses naturelles qui suivent les lois communes de la Nature mais de choses qui sont hors de la Nature. En vérité, on dirait qu'ils conçoivent l'homme dans la Nature comme un empire dans un empire. Ils croient, en effet, que l'homme trouble l'ordre de la Nature plutôt qu'il ne le suit, qu'il a sur ses propres actions un pouvoir absolu et ne tire que de lui-même sa détermination. Ils cherchent donc la cause de l'impuissance et de l'inconstance humaines, non dans la puissance commune de la Nature, mais dans je ne sais quel vice de la nature humaine et, pour cette raison, pleurent à son sujet, la raillent, la méprisent ou le plus souvent la détestent : qui sait le plus éloquemment ou le plus subtilement censurer l'impuissance de l'Âme humaine est tenu pour divin. Certes n'ont pas manqué les hommes éminents (au labeur et à l'industrie desquels nous avouons devoir beaucoup) pour écrire sur la conduite droite de la vie beaucoup de belles choses, et donner aux mortels des conseils pleins de prudence ; mais, quant à déterminer la nature et les forces des Affections, et ce que peut l'Âme de son côté pour les gouverner, nul, que je sache, ne l'a fait. A la vérité, le très célèbre Descartes, bien qu'il ait admis le pouvoir absolu de l'Âme sur ses actions, a tenté, je le sais, d'expliquer les Affections humaines par leurs premières causes et de montrer en même temps par quelle voie l'âme peut prendre sur les Affections un empire absolu ; mais, à mon avis, il n'a rien montré que la pénétration de son grand esprit comme je l'établirai en son lieu. Pour le moment je veux revenir à ceux qui aiment mieux détester ou railler les Affections et les actions des hommes que les connaître. A ceux-là certes il paraîtra surprenant que j'entreprenne de traiter des vices des hommes et de leurs infirmités à la manière des Géomètres et que je veuille démontrer par un raisonnement rigoureux ce qu'ils ne cessent de proclamer contraire à la Raison, vain, absurde et digne d'horreur. Mais voici quelle est ma raison. Rien n'arrive dans la Nature qui puisse être attribué à un vice existant en elle ; elle est toujours la même en effet ; sa vertu et sa puissance d'agir est une et partout la même, c'est-à-dire les lois et règles de la Nature, conformément auxquelles tout arrive et passe d'une forme à une autre, sont partout et toujours les mêmes ; par suite, la voie droite pour connaître la nature des choses, quelles qu'elles soient, doit être aussi une et la même ; c'est toujours par le moyen des lois et règles universelles de la Nature. Les Affections donc de la haine, de la colère, de l'envie, etc., considérées en elles-mêmes, suivent de la même nécessité et de la même vertu de la Nature que les autres choses singulières ; en conséquence, elles reconnaissent certaines causes, par où elles sont clairement connues, et ont certaines propriétés aussi dignes de connaissance que les propriétés d'une autre chose quelconque, dont la seule considération nous donne du plaisir. Je traiterai donc de la nature des Affections et de leurs forces, du pouvoir de l'Âme sur elles, suivant la même Méthode que dans les parties précédentes de Dieu et de l'Âme, et je considérerai les actions et les appétits humains comme s'il était question de lignes, de surfaces et de solides. (Appuhn - fr)

Most writers on the emotions and on human conduct seem to be treating rather of matters outside nature than of natural phenomena following nature's general laws. They appear to conceive man to be situated in nature as a kingdom within a kingdom: for they believe that he disturbs rather than follows nature's order, that he has absolute control over his actions, and that he is determined solely by himself. They attribute human infirmities and fickleness, not to the power of nature in general, but to some mysterious flaw in the nature of man, which accordingly they bemoan, deride, despise, or, as usually happens, abuse: he, who succeeds in hitting off the weakness of the human mind more eloquently or more acutely than his fellows, is looked upon as a seer. Still there has been no lack of very excellent men (to whose toil and industry I confess myself much indebted), who have written many noteworthy things concerning the right way of life, and have given much sage advice to mankind. But no one, so far as I know, has defined the nature and strength of the emotions, and the power of the mind against them for their restraint.
I do not forget, that the illustrious Descartes, though he believed, that the mind has absolute power over its actions, strove to explain human emotions by their primary causes, and, at the same time, to point out a way, by which the mind might attain to absolute dominion over them. However, in my opinion, he accomplishes nothing beyond a display of the acuteness of his own great intellect, as I will show in the proper place. For the present I wish to revert to those, who would rather abuse or deride human emotions than understand them. Such persons will, doubtless think it strange that I should attempt to treat of human vice and folly geometrically, and should wish to set forth with rigid reasoning those matters which they cry out against as repugnant to reason, frivolous, absurd, and dreadful. However, such is my plan. Nothing comes to pass in nature, which can be set down to a flaw therein; for nature is always the same, and everywhere one and the same in her efficacy and power of action; that is, nature's laws and ordinances, whereby all things come to pass and change from one form to another, are everywhere and always the same; so that there should be one and the same method of understanding the nature of all things whatsoever, namely, through nature's universal laws and rules. Thus the passions of hatred, anger, envy, and so on, considered in themselves, follow from this same necessity and efficacy of nature; they answer to certain definite causes, through which they are understood, and possess certain properties as worthy of being known as the properties of anything else, whereof the contemplation in itself affords us delight. I shall, therefore, treat of the nature and strength of the emotions according to the same method, as I employed heretofore in my investigations concerning God and the mind. I shall consider human actions and desires in exactly the same manner, as though I were concerned with lines, planes, and solids. (Elwes - en)

Viele, die über die Affekte und über die Lebensweise der Menschen geschrieben haben, scheinen nicht von natürlichen Dingen zu reden, welche den allgemeinen Naturgesetzen folgen, sondern von Dingen außerhalb der Natur. Ja, sie scheinen den Menschen in der Natur wie einen Staat im Staate anzusehen. Denn sie glauben, daß der Mensch die Ordnung der Natur mehr stört als befolgt und daß er über seine Handlungen eine absolute Macht hat und von niemand bestimmt wird als von sich selbst. Ferner suchen sie die Ursache der menschlichen Schwäche und Unbeständigkeit nicht in der gewöhnlichen Naturkraft, sondern ich weiß nicht in welchem Gebrechen der menschlichen Natur, welche sie daher beweinen, verlachen, verachten oder, was am häufigsten geschieht, verwünschen. Und wer die Schwäche des menschlichen Geistes recht beredt oder scharf durchzuhecheln versteht, der wird wie ein göttlichesWesen angesehen. Indessen hat es doch auch an hervorragendenMännern nicht gefehlt (und ich gestehe, daß ich deren Arbeit und Fleiß viel zu verdanken habe), die über die rechte Lebensweise viel Treffliches geschrieben und den Sterblichen Ratschläge voll Klugheit gegeben haben. Die Natur und die Kräfte der Affekte aber, und was hinwiederum der Geist vermag, sie zu mäßigen, das hat, soviel ich weiß, noch niemand angegeben. Ich weiß zwar, daß der hochberühmte Cartesius, obschon auch er glaubte, der Geist habe über seine Handlungen eine absolute Macht, dennoch versucht hat, die menschlichen Affekte nach ihren ersten Ursachen zu erklären und zugleich denWeg zu zeigen, wie der Geist über die Affekte eine absolute Herrschaft erlangen könne. Er hat aber damit, nach meiner Meinung wenigstens, nichts als den Scharfsinn seines großen Geistes gezeigt, was ich an der geeigneten Stelle beweisen werde.Hier will ich mich wieder zu jenen wenden, welche die menschlichen Affekte und Handlungen lieber verwünschen oder verlachen, als verstehen wollen. Diesen wird es ohne Zweifel sonderbar vorkommen, daß ich die menschlichen Fehler und Torheiten auf geometrische Weise zu behandeln unternehme und nach einer vernünftigen Methode Dinge entwickeln will, welche sie jahraus, jahrein als vernunftwidrig und als eitel, albern und schrecklich verschreien. Mein Grund aber ist olgender: Es geschieht in derNatur nichts, was ihr als Fehler angerechnet werden könnte. Denn die Natur ist immer dieselbe, und ihre Kraft und ihr Vermögen zu wirken ist überall gleich. Das heißt: Die Gesetze und Regeln der Natur, nach welchen alles geschieht und Formen in Formen verwandelt werden, sind überall und immer die gleichen. Daher kann es auch nur Eine Methode geben, nach welcher die Natur aller Dinge, welche es immer seien, erkannt wird, nämlich durch die allgemeinen Gesetze und Regeln der Natur. Es erfolgen darum die Affekte, wie Haß, Zorn, Neid, an sich betrachtet, aus derselben Notwendigkeit und Kraft der Natur wie alles andere. Hiernach haben sie ihre bestimmten Ursachen, durch welche sie erkannt werden, und haben bestimmte Eigenschaften, die unseres Erkennens ebenso würdig sind wie die Eigenschaften eines jeden andern Dinges, an dessen bloßer Betrachtung wir uns erfreuen. Ich werde daher die Natur und die Kräfte der Affekte und die Macht des Geistes über dieselben nach derselben Methode behandeln, nach welcher ich in den vorigen Teilen Gott und den Geist behandelt habe, und die menschlichen Handlungen und Begierden geradeso betrachten, als handelte es sich um Linien, Flächen oder Körper. (Stern - de)

Il maggior numero di coloro che hanno trattato dei sentimenti e della maniera di vivere degli umani sembrano occuparsi non di cose naturali, soggette alle ordinarie leggi della natura, ma di cose estranee alla natura stessa; e addirittura sembrano considerare la posizione dell'Uomo nella natura come quella di uno Stato in uno Stato, credendo, come credono, che l'Uomo turbi l'ordine della natura più che seguirlo, che egli abbia sulle sue azioni un potere assoluto, e che non sia determinato nel suo agire che da se stesso. Essi poi attribuiscono la causa dell'impotenza e dell'incostanza umane non all'ordinario potere della Natura, ma a non so quale difetto della specifica natura umana: che per questa ragione essi compiangono, o deridono, o disprezzano, o come accade più spesso deprecano; e a chi sa con maggiore eloquenza o con maggiore arguzia criticare l'impotenza della Mente umana s'attribuisce la più alta ispirazione. Non sono mancati tuttavia uomini di grande valore (alla cui fatica e alle cui ricerche riconosco di dover molto) che hanno scritto parecchie cose eccellenti sulla retta maniera di vivere e hanno dato ai mortali consigli pieni di prudenza; nessuno però, ch'io sappia, ha definito la natura e le forze dei Sentimenti, e quanto possa d'altra parte la Mente per governarli. So certo che il celeberrimo Cartesio sebbene anch'egli abbia creduto che la Mente ha sulle sue azioni un potere assoluto s'è sforzato di spiegare i Sentimenti umani mediante le loro cause prime, e insieme di mostrare la via per la quale la Mente possa avere sui Sentimenti un dominio totale; però, a mio parere almeno, egli non ha reso noto altro che l'acume del suo grande ingegno, come a suo luogo dimostrerò. Ma torniamo a coloro che al capire i sentimenti e le azioni degli umani preferiscono deprecarli o deriderli. Essi giudicheranno indubbiamente degno di meraviglia che io mi dedichi a trattare razionalmente i vizi e le stupidaggini degli umani, e che voglia dimostrare in maniera inoppugnabile cose che essi proclamano a gran voce ripugnanti alla ragione, vane, assurde, orrende. Ma il mio criterio è proprio questo. In natura niente accade che possa imputarsi a un difetto della natura stessa: la natura è infatti sempre la medesima, e dappertutto la sua virtù e il suo potere d'agire sono identici; ossia, le leggi naturali e le regole di natura, in conformità delle quali tutto accade e tutto si trasforma, sono sempre e dappertutto le stesse: e pertanto dev'esserci un solo, e sempre lo stesso, criterio di interpretazione delle cose come sono, quali che esse siano: criterio che s'identifica con le leggi e le regole universali della natura. Quindi i Sentimenti di odio, di ira, d'invidia, eccetera, considerati in se stessi, procedono dalla stessa necessità e dalla stessa virtù della natura da cui procedono tutte le altre cose singole; e quindi riconoscono cause determinate, mediante le quali essi sono compresi, ed hanno determinate proprietà, degne d'esser conosciute da noi esattamente come le proprietà di qualsiasi altra cosa di quelle della cui contemplazione ci dilettiamo. Con lo stesso metodo, pertanto, col quale nelle pagine precedenti ho trattato di Dio e della Mente, tratterò ora della natura e delle forze dei Sentimenti, e del potere che la Mente ha su di essi; e considererò le azioni e le inclinazioni umane come se fosse questione di linee, di superfici e di solidi. (Peri - it)

De meesten die over de aandoeningen en de levenswijze der menschen geschreven hebben, schijnen niet over natuurlijke dingen, welke de gewone wetten der Natuur volgen, doch over dingen, welke buiten de Natuur staan te handelen. Ja, zij schijnen den mensch in de Natuur te beschouwen als een zelfstandigen staat binnen een anderen staat. Immers zij nemen aan dat de mensch de orde der Natuur eer verstoort dan volgt, dat hij volstrekte macht heeft over zijn handelingen en dat hij door niets anders dan door zichzelf wordt bepaald. Voorts schrijven zij de oorzaak der menschelijke moedeloosheid en onstandvastigheid niet toe aan de gewone macht der Natuur, maar aan ik weet niet welk gebrek in den menschelijken aard, dat zij daarom bejammeren, bespotten, minachten, of, wat het meest voorkomt, verdoemen. Wie het welsprekendst en het scherpst de machteloosheid van den menschelijken Geest weet te hekelen, wordt voor een soort van godheid gehouden. Nu heeft het wel niet ontbroken aan zeer voortreffelijke mannen (aan wier arbeid en ijver wij erkennen veel verschuldigd te zijn), die vele uitmuntende dingen geschreven hebben over de juiste manier van leven en die den stervelingen vele wijze raadgevingen hebben voorgehouden, maar niemand heeft nog, voorzoover ik weet, den aard en de macht der aandoeningen en wat de Geest vermag tot hun tempering, onderzocht en vastgesteld. Ik weet wel dat de zoo beroemde Cartesius [Descartes], al meende hij dan ook dat de Geest een volstrekte macht over zijn handelingen bezit, toch getracht heeft de menschelijke aandoeningen uit hun eerste oorzaken te verklaren en tevens den weg aan te wijzen waarop de Geest een volstrekte heerschappij over die aandoeningen zou kunnen verkrijgen; maar volgens mìjn gevoelen althans, heeft hij hiermede niets anders bewezen dan de scherpte van zijn eigen groot vernuft, gelijk ik te zijner plaatse zal aantoonen. Voor het oogenblik toch wil ik terugkeeren tot hen die de aandoeningen en handelingen der menschen liever verfoeien en bespotten dan begrijpen. Het zal dezen lieden zonder twijfel verwonderlijk toeschijnen dat ik het onderneem de gebreken en dwaasheden der menschen volgens meetkundige methode te behandelen en dat ik in strenge redeneering dingen wil bewijzen, welke, naar zij luide beweren, met de Rede in strijd, ongerijmd en afschuwelijk zijn. Doch de reden, welke ik hiervoor heb is deze: Niets geschiedt er in de Natuur dat aan een gebrek van haarzelf zou kunnen worden toegeschreven. De Natuur toch is steeds dezelfde en overal ook zijn haar kracht en macht dezelfde, d.w.z. de wetten en regelen der Natuur, volgens welke alles geschiedt en van den eenen vorm in den andere overgaat, zijn altijd en overal dezelfde. Derhalve moet ook de aard van alle dingen, welke ook, uit éénzelfde beginsel worden verklaard, namelijk uit de algemeen geldige wetten en regelen der Natuur. Aandoeningen als haat, toorn, nijd enz. moeten dus, op zichzelf beschouwd, uit dezelfde noodwendigheid en dezelfde macht der Natuur voortvloeien, als de overige bijzondere dingen; zij moeten dus bepaalde oorzaken hebben waaruit zij verklaard kunnen worden en bepaalde eigenschappen, welke evenzeer onze kennisneming waard zijn als de eigenschappen van welk ander ding ook, welks beschouwing ons op zichzelf reeds genot schenkt. Ik zal dus over den aard en de werking der aandoeningen en de heerschappij van den Geest over hen volgens dezelfde methode spreken als ik dit in de voorafgaande Deelen deed over God en den Geest, en de menschelijke handelingen en begeerten op dezelfde wijze beschouwen alsof er sprake was van lijnen, vlakken of lichamen. (Suchtelen - nl)

La mayor parte de los que han escrito acerca de los afectos y la conducta humana, parecen tratar no de cosas naturales que siguen las leyes ordinarias de la naturaleza, sino de cosas que están fuera de ésta. Más aún: parece que conciben al hombre, dentro de la naturaleza, como un imperio dentro de otro imperio. Pues creen que el hombre perturba, más bien que sigue, el orden de la naturaleza que tiene una absoluta potencia sobre sus acciones y que sólo es determinado por sí mismo. Atribuyen además la causa de la impotencia e inconstancia humanas, no a la potencia común de la naturaleza, sino a no sé qué vicio de la naturaleza humana, a la que, por este motivo, deploran, ridiculizan, desprecian o, lo que es más frecuente, detestan; y se tiene por divino a quien sabe denigrar con mayor elocuencia o sutileza la impotencia del alma humana. No han faltado, con todo, hombres muy eminentes (a cuya labor y celo confesamos deber mucho), que han escrito muchas cosas preclaras acerca de la recta conducta, y han dado a los mortales consejos llenos de prudencia, pero nadie, que yo sepa, ha determinado la naturaleza y la fuerza de los afectos, ni lo que puede el alma, por su parte, para moderarlos. Ya sé que el celebérrimo Descartes, aun creyendo que el alma tiene una potencia absoluta sobre sus acciones, ha intentado, sin embargo, explicar los afectos humanos por sus primeras causas, y mostrar, a un tiempo, por qué vía puede el alma tener un imperio absoluto sobre los afectos; pero, a mi parecer al menos, no ha mostrado nada más que la agudeza de su gran genio, como demostraré en su lugar. Ahora quiero volver a los que prefieren, tocante a los efectos y actos humanos, detestarlos y ridiculizarlos más bien que entenderlos. A ésos, sin duda, les parecerá chocante que yo aborde la cuestión de los vicios y sinrazones humanas al modo de la geometría, y pretenda demostrar, siguiendo un razonamiento cierto, lo que ellos proclaman que repugna a la razón, y que es vano, absurdo o digno de horror. Pero mis razones para proceder así son éstas: nada ocurre en la naturaleza que pueda atribuirse a vicio de ella; la naturaleza es siempre la misma, y es siempre la misma, en todas partes, su eficacia y potencia de obrar; es decir, son siempre las mismas, en todas partes, las leyes y reglas naturales según las cuales ocurren las cosas y pasan de unas formas a otras; por tanto, uno y el mismo debe ser también el camino para entender la naturaleza de las cosas, cualesquiera que sean, a saber: por medio de las leyes y reglas universales de la naturaleza. Siendo así, los afectos tales como el odio, la ira, la envidia, etcétera, considerados en sí, se siguen de la misma necesidad y eficacia de la naturaleza que las demás cosas singulares, y, por ende, reconocen ciertas causas, en cuya virtud son entendidos, y tienen ciertas propiedades, tan dignas de que las conozcamos como las propiedades de cualquier otra cosa en cuya contemplación nos deleitemos. Así pues, trataré de la naturaleza y fuerza de los afectos, y de la potencia del alma sobre ellos, con el mismo método con que en las Partes anteriores he tratado de Dios y del alma, y considerar los actos y apetitos humanos como si fuese cuestión de líneas, superficies o cuerpos. (Peña - es)

La plupart de ceux qui ont écrit sur les affects et sur les principes de la conduite semblent traiter non de choses naturelles qui suivent des lois générales de la Nature, mais de choses qui sont en dehors de cette Nature. Il semble même qu'ils conçoivent l'homme dans la Nature comme un empire dans un empire. Ils croient en effet que, loin de le suivre, l'homme perturbe l'ordre de la Nature et que, dans ses propres actions, il exerce une puissance absolue et n'est déterminé que par lui-même. Aussi attribuent-ils la cause de l'impuissance et de l'inconstance humaines non pas à la puissance générale de la Nature mais à je ne sais quel vice de la nature humaine sur laquelle dès lors, ils pleurent, rient, exercent leur mépris ou, le plus souvent, leur haine. Et celui qui sait accabler l'impuissance de l'Esprit humain avec le plus d'éloquence ou le plus d'arguments passe pour divin. Ils n'ont certes pas manqué les hommes de valeur (au travail et au labeur desquels nous reconnaissons devoir beaucoup) qui ont écrit d'excellentes et nombreuses pages sur les justes principes de la conduite et qui ont donné aux mortels des conseils plein de sagesse. Mais personne, à ma connaissance, n'a déterminé la nature et la force des Affects ni défini la maîtrise que, en retour, l'Esprit peut exercer sur eux. Je sais bien que le très illustre Descartes, bien qu'il ait cru à la puissance absolue de l'Esprit sur ses actions, s'est efforcé d'expliquer les Affects par leurs premières causes et de montrer en même temps la voie par laquelle l'Esprit peut acquérir sur eux un empire absolu. Mais il n'a rien prouvé d'autre, selon moi, que l'acuité de son grand esprit, comme je le démontrerai en son lieu. Je veux donc revenir à ceux qui préfèrent haïr ou railler les Affects et les actions de l'homme plutôt que les comprendre. Sans doute leur paraîtra-t-il étonnant que je me propose de traiter des vices et des dérèglements, en l'homme, d'une manière géométrique et que je veuille décrire selon une méthode rigoureuse et rationnelle ce qu'ils clament être contraire à la Raison et n'être que vanité, absurdité et horreur. Mais voici mes raisons. Il ne se produit rien dans les choses qu'on puisse attribuer à un vice de la Nature ; car elle est toujours la même, et partout sa vertu, sa puissance d'agir est une et identique. C'est-à-dire que les lois et les règles de la Nature selon lesquelles tout se produit et se transforme sont toujours et partout les mêmes, et c'est aussi pourquoi, quelle que soit la nature de l'objet à comprendre, on ne doit poser qu'un seul et même principe d'explication : par les lois et règles universelles de la Nature. C'est pourquoi les Affects comme la haine, la colère, l'envie, etc., considérés en eux-mêmes, suivent de la même nécessité et de la même vertu de la Nature que les autres choses singulières. Ils admettent ainsi certaines causes précises qui permettent de les comprendre, et ils ont des propriétés particulières, aussi dignes d'être connues que celles de tout autre objet à la seule considération duquel nous prenons plaisir. Je traiterai donc de la nature et de la force des Affects, puis de la puissance de l'Esprit à leur égard, selon la même méthode que j'ai utilisée dans les parties précédentes pour la connaissance de Dieu et pour celle de l'Esprit, et je considèrerai les actions humaines et les appétits comme s'il était question de lignes, de surfaces ou bien de corps. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 4, prop 57, sc 

definitio 1

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (7)  |  alto ^

Causam adaequatam appello eam cujus effectus potest clare et distincte per eandem percipi. Inadaequatam autem seu partialem illam voco cujus effectus per ipsam solam intelligi nequit.

Causam adaequatam appello eam cujus effectus potest clare et distincte per eandem percipi. Inadaequatam autem seu partialem illam voco cujus effectus per ipsam solam intelligi nequit.

J'appelle cause adéquate celle dont on peut percevoir l'effet clairement et distinctement par elle-même ; j'appelle cause inadéquate ou partielle celle dont on ne peut connaître l'effet par elle seule. (Appuhn - fr)

By an adequate cause, I mean a cause through which its effect can be clearly and distinctly perceived. By an inadequate or partial cause, I mean a cause through which, by itself, its effect cannot be understood. (Elwes - en)

Adäquate Ursache nenne ich eine Ursache, derenWirkung klar und bestimmt durch diese Ursache erkannt werden kann. Inadäquate aber oder partiale Ursache nenne ich eine solche, deren Wirkung
durch diese Ursache allein nicht erkannt werden kann. (Stern - de)

Chiamo causa adeguata quella del cui effetto si può avere percezione e conoscenza chiare e distinte per mezzo di essa; chiamo invece causa inadeguata o parziale quella il cui effetto non può essere inteso per mezzo di essa sola. (Peri - it)

Ik noem een oorzaak adaequaat, wanneer hare uitwerking helder en duidelijk uit haarzelf kan worden verklaard; inadaequaat of gedeeltelijk daarentegen noem ik een oorzaak, welker uitwerking niet uitsluitend uit haarzelf verklaard kan worden. (Suchtelen - nl)

Llamo causa adecuada aquella cuyo efecto puede ser percibido clara y distintamente en virtud de ella misma. Por el contrario, llamo inadecuada o parcial aquella cuyo efecto no puede entenderse por ella sola. (Peña - es)

J'appelle cause adéquate celle dont l'effet peut se percevoir clairement et distinctement par elle. Et j'appelle cause inadéquate, autrement dit partielle, celle dont l'effet ne peut se comprendre par elle seule. (Pautrat - fr)

J'appelle cause adéquate celle qui permet, par elle-même, de percevoir clairement et distinctement son effet. Mais j'appelle cause inadéquate ou partielle celle qui ne permet pas de comprendre son effet par elle seule. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, def 2  |  3, prop 1, demo   |  4, prop 2, demo   |  4, prop 5, demo   |  4, prop 23, demo   |  4, prop 33, demo   |  5, prop 31, demo 

definitio 2

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (12)  |  alto ^

Nos tum agere dico cum aliquid in nobis aut extra nos fit cujus adaequata sumus causa hoc est (per definitionem praecedentem) cum ex nostra natura aliquid in nobis aut extra nos sequitur quod per eandem solam potest clare et distincte intelligi. At contra nos pati dico cum in nobis aliquid fit vel ex nostra natura aliquid sequitur cujus nos non nisi partialis sumus causa.

Nos tum agere dico cum aliquid in nobis aut extra nos fit cujus adaequata sumus causa hoc est (per definitionem praecedentem) cum ex nostra natura aliquid in nobis aut extra nos sequitur quod per eandem solam potest clare et distincte intelligi. At contra nos pati dico cum in nobis aliquid fit vel ex nostra natura aliquid sequitur cujus nos non nisi partialis sumus causa.

Je dis que nous sommes actifs, quand, en nous ou hors de nous, quelque chose se fait dont nous sommes la cause adéquate, c'est-à-dire (Déf. préc.) quand, en nous ou hors de nous, il suit de notre nature quelque chose qui se peut par elle seule connaître clairement et distinctement. Au contraire, je dis que nous sommes passifs quand il se fait en nous quelque chose ou qu'il suit de notre nature quelque chose, dont nous ne sommes la cause que partiellement. (Appuhn - fr)

I say that we act when anything takes place, either within us or externally to us, whereof we are the adequate cause; that is (by the foregoing definition) when through our nature something takes place within us or externally to us, which can through our nature alone be clearly and distinctly understood. On the other hand, I say that we are passive as regards something when that something takes place within us, or follows from our nature externally, we being only the partial cause. (Elwes - en)

Ich sage, daß wir tätig sind (handeln), wenn etwas in uns oder außer uns geschieht, dessen adäquate Ursache wir sind, d.h. (nach der vorigen Definition), wenn etwas in uns oder außer uns aus unserer Natur erfolgt, das durch sie allein klar und deutlich erkannt werden kann. Dagegen sage ich, daß wir leiden wenn in uns etwas geschieht oder aus unserer Natur etwas folgt, wovon wir nur die partiale Ursache sind. (Stern - de)

Dico che noi agiamo, o siamo attivi, quando in noi o fuori di noi accade qualcosa di cui noi siamo la causa adeguata: cioè (v. la Def. preced.) quando dalla nostra natura deriva, in noi o fuori di noi, qualcosa che può essere inteso in maniera chiara e distinta per mezzo unicamente di tale nostra natura. Viceversa, dico che noi subiamo, o siamo passivi, quando in noi accade qualcosa, o dalla nostra natura segue qualcosa, di cui noi non siamo causa se non in parte. (Peri - it)

Ik zeg dat wij handelen, wanneer er iets in of buiten ons gebeurt, waarvan wijzelf de adaequate oorzaak zijn, d.w.z. (vlg. de voorgaande Definitie) wanneer er iets in of buiten ons uit onzen aard voortvloeit, dat uitsluitend uit dien aard helder en duidelijk kan worden verklaard. Daarentegen zeg ik dat wij lijden, wanneer er iets in ons gebeurt of wanneer er iets uit onzen aard voortvloeit, waarvan wijzelf slechts voor een deel oorzaak zijn. (Suchtelen - nl)

Digo que obramos, cuando ocurre algo, en nosotros o fuera de nosotros, de lo cual somos causa adecuada; es decir (por la Definición anterior), cuando de nuestra naturaleza se sigue algo, en nosotros o fuera de nosotros, que puede entenderse clara y distintamente en virtud de ella sola. Y, por el contrario, digo que padecemos, cuando en nosotros ocurre algo, o de nuestra naturaleza se sigue algo, de lo que no somos sino causa parcial. (Peña - es)

Je dis que nous agissons [agere], quand il se fait en nous ou hors de nous quelque chose dont nous sommes cause adéquate, c'est-à-dire (par la déf. Précédente) quand de notre nature il suit, en nous ou hors de nous, quelque chose qui peut se comprendre clairement et distinctement par elle seule. Et je dis au contraire que nous pâtissons, quand il se fait en nous quelque chose, ou quand de notre nature il suit quelque chose, dont nous ne sommes la cause que partielle. (Pautrat - fr)

Je dis que nous agissons lorsqu'il se produit en nous ou hors de nous quelque chose dont nous sommes la cause adéquate, c'est-à-dire (par la définition précédente) lorsque, en nous ou hors de nous, il suit de notre nature quelque chose qui peut être clairement et distinctement compris par cette seule nature. Mais je dis au contraire que nous sommes passifs lorsqu'il se produit en nous, ou lorsqu'il suit de notre nature, quelque chose dont nous ne sommes que la cause partielle. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 1, demo   |  4, prop 2, demo   |  4, prop 5, demo   |  4, prop 15, demo   |  4, prop 23, demo   |  4, prop 33, demo   |  4, prop 35, demo   |  4, prop 35, cor 1  |  4, prop 52, demo   |  4, prop 59, demo   |  4, prop 61, demo   |  4, prop 64, demo 

definitio 3

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (1)  |  alto ^

Per affectum intelligo corporis affectiones quibus ipsius corporis agendi potentia augetur vel minuitur, juvatur vel coercetur et simul harum affectionum ideas.

Per affectum intelligo corporis affectiones quibus ipsius corporis agendi potentia augetur vel minuitur, juvatur vel coercetur et simul harum affectionum ideas.

J'entends par Affections les affections du Corps par lesquelles la puissance d'agir de ce Corps est accrue ou diminuée, secondée ou réduite, et en même temps les idées de ces affections. (Appuhn - fr)

By emotion I mean the modifications of the body, whereby the active power of the said body is increased or diminished, aided or constrained, and also the ideas of such modifications. (Elwes - en)

Unter Affekte verstehe ich die Erregungen des Körpers, durch welche das Tätigkeitsvermögen des Körpers vergrößert oder verringert, gefördert oder gehemmt wird; zugleich auch die Ideen dieser Erregungen. (Stern - de)

Posto che le affezioni del nostro Corpo sono le reazioni del Corpo stesso agli enti e agli eventi dai quali il Corpo è interessato o dei quali risente: affezioni dalle quali la capacità di agire del Corpo stesso è aumentata o diminuita, favorita od ostacolata; intendo per Sentimenti le affezioni qui descritte e, insieme, le idee di queste affezioni. (Peri - it)

Onder Aandoeningen versta ik de inwerkingen op het Lichaam, waardoor zijn vermogen tot handelen wordt vermeerderd of verminderd, bevorderd of belemmerd. Tevens versta ik daaronder de voorstellingen dier inwerkingen. (Suchtelen - nl)

Por afectos entiendo las afecciones del cuerpo, por las cuales aumenta o disminuye, es favorecida o perjudicada, la potencia de obrar de ese mismo cuerpo, y entiendo, al mismo tiempo, las ideas de esas afecciones. (Peña - es)

Par Affect, j'entends les affections du Corps, qui augmentent ou diminuent, aident ou contrarient, la puissance d'agir de ce Corps, et en même temps les idées de ces affections.
(Pautrat - fr)

J'entends par Affect les affections du Corps par lesquelles sa puissance d'agir est accrue ou réduite, secondée ou réprimée, et en même temps que ces affections, leurs idées. (Misrahi - fr)

explicatio

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr

3, def 3, expl 3e - Si itaque alicujus harum affectionum adaequata possimus esse causa, tum per affectum actionem intelligo, alias passionem.

3, def 3, expl 3e - Quand nous pouvons être la cause adéquate de quelqu'une de ces affections, j'entends donc par affection une action ; dans les autres cas, une passion. (Appuhn - fr)

3, def 3, expl 3e - If we can be the adequate cause of any of these modifications, I then call the emotion an activity, otherwise I call it a passion, or state wherein the mind is passive. (Elwes - en)

3, def 3, expl 3e - Wenn wir also die adäquate Ursache dieser Erregungen sein können, verstehe ich unter Affekt eine Tätigkeit (Handlung), im andern Fall ein Leiden. (Stern - de)

3, def 3, expl 3e - Nel caso, quindi, in cui noi possiamo esser causa adeguata di qualcuna di queste affezioni, per Sentimento intendo un nostro essere attivi, cioè un'azione; altrimenti intendo un nostro essere passivi, cioè una passione. (Peri - it)

3, def 3, expl 3e - Wanneer wij dus zelf van een of andere aandoening de adaequate oorzaak kunnen zijn, noem ik die aandoening een handeling, in het andere geval een lijding. (Suchtelen - nl)

3, def 3, expl 3e - Así pues, si podemos ser causa adecuada de alguna de esas afecciones, entonces entiendo por "afecto" una acción; en los otros casos, una pasión. (Peña - es)

3, def 3, expl 3e - Si donc nous pouvons être cause adéquate d'une de ces affections, alors par Affect j'entends une action ; autrement, une passion. (Pautrat - fr)

3, def 3, expl 3e - Si nous pouvons être la cause adéquate de l'une de ces affections, j'entends alors par Affect une action, dans les autres cas, une passion. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 14, demo 

postulatum 1

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Corpus humanum potest multis affici modis quibus ipsius agendi potentia augetur vel minuitur et etiam aliis qui ejusdem agendi potentiam nec majorem nec minorem reddunt.

Corpus humanum potest multis affici modis quibus ipsius agendi potentia augetur vel minuitur et etiam aliis qui ejusdem agendi potentiam nec majorem nec minorem reddunt.

Le corps humain peut être affecté en bien des manières qui accroissent ou diminuent sa puissance d'agir et aussi en d'autres qui ne rendent sa puissance d'agir ni plus grande, ni moindre. (Appuhn - fr)

The human body can be affected in many ways, whereby its power of activity is increased or diminished, and also in other ways which do not render its power of activity either greater or less. (Elwes - en)

Der menschliche Körper kann auf viele Weisen erregt werden, durch welche sein Tätigkeitsvermögen vermehrt oder vermindert wird, aber auch auf viele andereWeisen durch welche sein Tätigkeitsvermögen weder vermehrt noch vermindert wird.
(Stern - de)

Il Corpo umano può essere interessato da vari fattori in molte maniere, dalle quali la sua potenza o capacità di agire è aumentata o diminuita, e anche in altre maniere che non rendono maggiore né minore la sua potenza o capacità predetta. (Peri - it)

Het menschelijk Lichaam kan op tal van wijzen inwerkingen ondergaan, waardoor zijn vermogen tot handelen wordt vermeerderd of verminderd, en evenzeer op tal van wijzen welke zijn vermogen tot handelen noch grooter noch kleiner maken. (Suchtelen - nl)

El cuerpo humano puede ser afectado de muchas maneras, por las que su potencia de obrar aumenta o disminuye, y también de otras maneras, que no hacen mayor ni menor esa potencia de obrar. (Peña - es)

Le Corps humain peut être affecté de bien des manières qui augmentent ou diminuent sa puissance d'agir, ainsi que d'autres qui ne rendent sa puissance d'agir ni plus grande, ni plus petite. (Pautrat - fr)

Le Corps humain peut être affecté selon de nombreuses modalités qui accroissent ou réduisent sa puissance d'agir, mais aussi selon d'autres modalités qui ne rendent sa puissance d'agir ni plus ni moins grande. (Misrahi - fr)

explicatio by 2, prop 13, post, 1  |  2, prop 13, lem, 5  |  2, prop 13, lem, 7

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr

3, post 1, expl - Hoc postulatum seu axioma nititur postulato 1 et lemmatibus 5 et 7, quae vide post propositionem 13 partis II.

3, post 1, expl - Ce Postulat ou Axiome s'appuie sur le Postulat 1 et les Lemmes 5 et 7 qu'on voit à la suite de la Prop. 13, p. II. (Appuhn - fr)

3, post 1, expl - This postulate or axiom rests on Postulate i. and Lemmas v. and vii., which see after II. xiii. (Elwes - en)

3, post 1, expl - Dieses Postulat oder dieses Axiom stützt sich auf Postulat 1 und die Hilfssätze 5 und 7, Siehe diese nach Lehrsatz 13 im zweiten Teil. (Stern - de)

3, post 1, expl - Questa Convenzione o Assioma si fonda sulla Convenzione 1 e sui Preliminari B5 e B7 della II Parte (Peri - it)

3, post 1, expl - Dit postulaat of axioma steunt op postulaat I en de Hulpstellingen V en VII; zie achter St. XIII D. II (Suchtelen - nl)

3, post 1, expl - Este Postulado o Axioma se apoya en el Postulado 1 y los Lemas 5 y 7 que siguen a la Proposición 13, Parte II. (Peña - es)

3, post 1, expl - Ce postulat ou axiome s'appuie sur le postulat 1 et les Lemmes 5 et 7 qu'on verra après la Prop. 13 de la partie 2. (Pautrat - fr)

3, post 1, expl - Ce Postulat ou Axiome s'appuie sur le Postulat 1 et les Lemmes 5 et 7 que l'on trouve à la suite de la Proposition 13 de la Partie II. (Misrahi - fr)

2, prop 13, post, 1 - Corpus humanum componitur ex plurimis (diversae naturae) individuis quorum unumquodque valde compositum est.

2, prop 13, lem, 5 - Si partes individuum componentes majores minoresve evadant, ea tamen proportione ut omnes eandem ut antea ad invicem motus et quietis rationem servent, retinebit itidem individuum suam naturam ut antea absque ulla formae mutatione.

2, prop 13, lem, 7 - Retinet praeterea individuum sic compositum suam naturam sive id secundum totum moveatur sive quiescat sive versus hanc sive versus illam partem moveatur dummodo unaquaeque pars motum suum retineat eumque uti antea reliquis communicet.

utilizzato da : 3, prop 12, demo   |  3, prop 15, demo   |  3, prop 50, demo 

postulatum 2

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Corpus humanum multas pati potest mutationes et nihilominus retinere objectorum impressiones seu vestigia (de quibus vide postulatum 5 partis II) et consequenter easdem rerum imagines; quarum definitionem vide in scholio propositionis 17 partis II.

Corpus humanum multas pati potest mutationes et nihilominus retinere objectorum impressiones seu vestigia (de quibus vide postulatum 5 partis II) et consequenter easdem rerum imagines; quarum definitionem vide in scholio propositionis 17 partis II.

Le Corps humain peut éprouver un grand nombre de modifications et retenir néanmoins les impressions ou traces des objets (voir à leur sujet Post. 5, p. II) et conséquemment les mêmes images des choses (pour leur Déf. voir Scolie de la Prop. 17, p. II). (Appuhn - fr)

The human body can undergo many changes, and, nevertheless, retain the impressions or traces of objects (cf. II. Post. v.), and, consequently, the same images of things (see note II. xvii.). (Elwes - en)

Der menschliche Körper kann viele Veränderungen erleiden und dabei doch die Eindrücke oder Spuren der Objekte behalten (s. hierüber Postulat 5, Teil 2) und folglich auch dieselben Bilder der Dinge. Siehe deren Definition in der Anmerkung zu Lehrsatz 17 im zweiten Teil. (Stern - de)

Il Corpo umano può subire molti cambiamenti, e nondimeno conservare le impressioni o vestigi degli oggetti (v. P. II, Convenz. 5), e di conseguenza le immagini stesse delle cose (sulla definizione di immagine v. P. II, Prop. 17, Chiarim.). (Peri - it)

Het menschelijk lichaam kan vele veranderingen ondergaan en niettemin de indrukken of sporen der voorwerpen bewaren, (zie hierover Post V Deel II) en bij gevolg dezelfde beelden dier dingen (Zie de omschrijving van ‘beelden' in de opmerking bij St. XVII D. II). (Suchtelen - nl)

El cuerpo humano puede padecer muchas mutaciones, sin dejar por ello de retener las impresiones o huellas de los objetos (ver acerca de esto el Postulado 5 de la Parte II), y, por consiguiente, las imágenes mismas de las cosas; para cuya Definición ver el Escolio de la Proposición 17 de la Parte II. (Peña - es)

Le Corps humain peut pâtir de bien des changements, et néanmoins retenir les impressions ou traces des objets (à leur sujet, voir le Post. 5 p. 2), et par conséquent les mêmes images des choses ; dont on verra la Définition dans le scolie de la prop. 17 p. 2. (Pautrat - fr)

Le Corps humain peut subir un grand nombre de changements et conserver néanmoins les impressions ou traces des objets (voir à ce propos le Postulat 5, Partie II), et par conséquent les images identiques des choses. Pour leur définition, voir le Scolie de la Proposition 17 de la Partie II. (Misrahi - fr)

propositio 1

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (7)  |  alto ^

Mens nostra quaedam agit, quaedam vero patitur nempe quatenus adaequatas habet ideas eatenus quaedam necessario agit et quatenus ideas habet inadaequatas eatenus necessario quaedam patitur.

Mens nostra quaedam agit, quaedam vero patitur nempe quatenus adaequatas habet ideas eatenus quaedam necessario agit et quatenus ideas habet inadaequatas eatenus necessario quaedam patitur.

Notre Âme est active en certaines choses, passive en d'autres, savoir, en tant qu'elle a des idées adéquates, elle est nécessairement active en certaines choses ; en tant qu'elle a des idées inadéquates, elle est nécessairement passive en certaines choses. (Appuhn - fr)

Our mind is in certain cases active, and in certain cases passive. In so far as it has adequate ideas it is necessarily active, and in so far as it has inadequate ideas, it is necessarily passive. (Elwes - en)

Unser Geist tut manches, manches aber leidet er. Sofern et nämlich adäquate Ideen hat, insofern tut er notwendig manches; und sofern er inadäquate Ideen hat, insofern leidet er notwendig manches. (Stern - de)

La nostra Mente è attiva in talune cose, passiva in talune altre: appunto, in quanto ha idee adeguate riguardo a talune cose (oggetti o eventi), in tanto essa è, in ciò che concerne quelle stesse cose, necessariamente attiva; e in quanto ha idee inadeguate riguardo ad altre cose, in tanto essa è passiva in ciò che concerne quelle stesse altre cose. (Peri - it)

Bij sommige dingen handelt onze Geest, andere echter ondergaat hij: voorzoover hij namelijk adaequate voorstellingen heeft, handelt hij noodzakelijk, voorzoover hij daarentegen inadaequate voorstellingen heeft, lijdt hij noodzakelijk. (Suchtelen - nl)

Nuestra alma obra ciertas cosas, pero padece ciertas otras; a saber: en cuanto que tiene ideas adecuadas, entonces obra necesariamente ciertas cosas, y en cuanto que tiene ideas inadecuadas, entonces padece necesariamente ciertas otras. (Peña - es)

Notre esprit agit en certaines choses et pâtit en d'autres, à savoir, en tant qu'il a des idées adéquates, en cela nécessairement il agit en certaines choses, et, en tant qu'il a des idées inadéquates, en cela nécessairement il pâtit en d'autres. (Pautrat - fr)

Notre Esprit agit en certaines circonstances, et en d'autres il subit. En tant qu'il a des idées adéquates, il est nécessairement actif en certaines choses, et en tant qu'il a des idées inadéquates, il est nécessairement passif en certaines choses. (Misrahi - fr)

demonstratio by 2, prop 40, sc 1  |  2, prop 40, sc 2  |  2, prop 11, cor   |  1, prop 36  |  3, def 1  |  2, prop 9  |  3, def 2

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 1, demo  - Cujuscunque humanae mentis ideae aliae adaequatae sunt, aliae autem mutilatae et confusae (per scholia propositionis 40 partis II). Ideae autem quae in alicujus mente sunt adaequatae, sunt in Deo adaequatae quatenus ejusdem mentis essentiam constituit (per corollarium propositionis 11 partis II) et quae deinde inadaequatae sunt in mente, sunt etiam in Deo (per idem corollarium) adaequatae non quatenus ejusdem solummodo mentis essentiam sed etiam quatenus aliarum rerum mentes in se simul continet. Deinde ex data quacunque idea aliquis effectus sequi necessario debet (per propositionem 36 partis I) cujus effectus Deus causa est adaequata (vide definitionem 1 hujus) non quatenus infinitus est sed quatenus data illa idea affectus consideratur (vide propositionem 9 partis II). At ejus effectus cujus Deus est causa quatenus affectus est idea quae in alicujus mente est adaequata, illa eadem mens est causa adaequata (per corollarium propositionis 11 partis II). Ergo mens nostra (per definitionem 2 hujus) quatenus ideas habet adaequatas, quaedam necessario agit, quod erat primum. Deinde quicquid necessario sequitur ex idea quae in Deo est adaequata, non quatenus mentem unius hominis tantum sed quatenus aliarum rerum mentes simul cum ejusdem hominis mente in se habet, ejus (per idem corollarium propositionis 11 partis II) illius hominis mens non est causa adaequata sed partialis ac proinde (per definitionem 2 hujus) mens quatenus ideas inadaequatas habet, quaedam necessario patitur. Quod erat secundum. Ergo mens nostra etc. Q.E.D.

3, prop 1, demo  - Les idées d'une Âme humaine quelconque sont les unes adéquates, les autres mutilées et confuses (Scolie 2 de la Prop. 40, p. II). Les idées qui sont adéquates dans l'Âme de quelqu'un sont adéquates en Dieu en tant qu'il constitue l'essence de cette Âme (Coroll. de la Prop. 11, p. II), et celles qui sont inadéquates dans l'Âme sont adéquates en Dieu (même Coroll.) non en tant qu'il constitue seulement l'essence de cette Âme, mais en tant qu'il contient aussi à la fois en lui les Âmes d'autres choses. De plus, d'une idée quelconque supposée donnée quelque effet doit suivre nécessairement (Prop. 36, p. I), et de cet effet Dieu est cause adéquate (Déf. 1) non en tant qu'il est infini, mais en tant qu'on le considère comme affecté de l'idée supposée donnée (Prop. 9, p. II). Soit maintenant un effet dont Dieu est cause en tant qu'affecté d'une idée qui est adéquate dans l'Âme de quelqu'un ; de cet effet cette même Âme est la cause adéquate (Coroll. Prop. 11, p. II). Donc notre Âme (Déf. 2), en tant qu'elle a des idées adéquates, est nécessairement active en certaines choses ; ce qui était le premier point. En outre, pour tout ce qui suit nécessairement d'une idée qui est adéquate en Dieu non en tant qu'il a en lui l'Âme d'un certain homme seulement, mais, en même temps qu'elle, les Âmes d'autres choses, l'Âme de cet homme n'en est pas la cause adéquate, mais seulement partielle (même Coroll, Prop. 11, p. II), par suite (Déf. 2) l'Âme, en tant qu'elle a des idées inadéquates, est passive nécessairement en certaines choses ; ce qui était le second point. Donc notre Âme, etc.
C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 1, demo  - In every human mind there are some adequate ideas, and some ideas that are fragmentary and confused (II. xl. note). Those ideas which are adequate in the mind are adequate also in God, inasmuch as he constitutes the essence of the mind (II. xi. Coroll.), and those which are inadequate in the mind are likewise (by the same Coroll.) adequate in God, not inasmuch as he contains in himself the essence of the given mind alone, but as he, at the same time, contains the minds of other things. Again, from any given idea some effect must necessarily follow (I. 36); of this effect God is the adequate cause (III. Def. i.), not inasmuch as he is infinite, but inasmuch as he is conceived as affected by the given idea (II. ix.). But of that effect whereof God is the cause, inasmuch as he is affected by an idea which is adequate in a given mind, of that effect, I repeat, the mind in question is the adequate cause (II. xi. Coroll.). Therefore our mind, in so far as it has adequate ideas (III. Def. ii.), is in certain cases necessarily active; this was our first point. Again, whatsoever necessarily, follows from the idea which is adequate in God, not by virtue of his possessing in himself the mind of one man only, but by virtue of his containing, together with the mind of that one man, the minds of other things also, of such an effect (II. xi. Coroll.) the mind of the given man is not an adequate, but only a partial cause; thus (III. Def. ii.) the mind, inasmuch as it has inadequate ideas, is in certain cases necessarily passive; this was our second point. Therefore our mind, &c. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 1, demo  - Die Ideen eines jeden menschlichen Geistes sind teils adäquate, teils verstümmelte und verworrene Ideen (nach Anmerkung zu Lehrsatz 40, Teil 2). Die Ideen aber, welche im Geiste eines Menschen adäquat sind, sind in Gott adäquat, sofern er das Wesen eben dieses Geistes ausmacht (nach Zusatz zu Lehrsatz 11, Teil 2). Diejenigen ferner, welche im Geiste inadäquat sind, sind in Gott ebenfalls adäquat (nach demselben Zusatz); nicht sofern er dasWesen bloß dieses Geistes ausmacht; sondern sofern er auch die Geister anderer Dinge zugleich in sich enthält. Ferner muß aus jeder gegebenen Idee notwendig irgendeineWirkung folgen (nach Lehrsatz 36, Teil 1), deren adäquate Ursache Gott ist (s. Definition 1 dieses Teils), nicht sofern er unendlich ist, sondern sofern er als von dieser gegebenen Idee erregt betrachtet wird (s. Lehrsatz 19, Teil 2). Von dieser Wirkung aber, deren Ursache Gottist, sofern er von einer Idee erregt ist, welche im Geiste eines Menschen adäquat ist, ist eben dieser Geist die adäquate Ursache (nach Zusatz zu Lehrsatz 11, Teil 2) Folglich tut unser Geist (nach Definition 2 dieses Teils), sofern er adäquate Ideen hat, notwendig etwas. Damit ist das erste bewiesen. -Was ferner notwendig aus einer Idee folgt, welche in Gott adäquat ist, nicht sofern er nur den Geist eines Menschen ausmacht, sondern sofern er die Geister anderer Dinge zugleich mit dem Geiste dieses Menschen in sich hat, davon ist (nach demselben Zusatz zu Lehrsatz 11, Teil 2) der Geist jenes Menschen nicht die adäquate Ursache, sondern die partiale. Folglich leidet der Geist (nach Definition 2 dieses Teils), sofern er inadäquate Ideen hat, notwendig etwas. Damit ist das zweite bewiesen. - Also tut unser Geist usw. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 1, demo  - Delle idee di qualsiasi Mente umana certe sono adeguate, certe mutile e confuse. Ora, le idee che nella Mente di qualcuno sono adeguate sono adeguate anche in Dio, in quanto egli costituisce l'essenza della Mente stessa; le idee poi che nella Mente sono inadeguate sono invece, in Dio, adeguate anch'esse, in quanto egli contiene non soltanto l'essenza della Mente considerata, ma, insieme con essa, anche le Menti di altre cose. Da una qualsiasi idea data deve poi seguire necessariamente qualche effetto: effetto di cui Dio è causa adeguata (v. qui sopra la Def. 1) non in quanto egli è infinito, ma in quanto è considerato affetto, o interessato, da quell'idea data. Ma dell'effetto, del quale Dio è causa in quanto interessato da un'idea che è adeguata nella Mente di qualcuno, è causa adeguata quella stessa Mente. Dunque la nostra Mente (Def. 2 di questa Parte), in quanto ha idee adeguate, è necessariamente attiva in talune cose: e questo è il primo punto. Di tutto ciò poi che segue necessariamente da un'idea che è adeguata in Dio, ma non in quanto egli ha in sé soltanto la Mente di un certo umano, bensì in quanto ha in sé, insieme con la Mente di quell'umano, le Menti di altre cose, la Mente dell'umano in parola è causa non adeguata, ma parziale; e pertanto (Def. 2 qui sopra) una Mente, in quanto ha idee inadeguate, è in talune cose necessariamente passiva: e questo è il secondo punto, che conclude la Dimostrazione. (P. II, Prop. 9; Conseg. d. Prop. 11; Prop. 36; Chiarim. 2° d. Prop. 40). (Peri - it)

3, prop 1, demo  - De voorstellingen van iederen menschelijken Geest zijn (vlg. Opmerking II St. XL D. II) voor een deel adaequaat, voor een deel gebrekkig en verward. Voorstellingen echter welke adaequaat zijn in een of anderen geest, zijn óók adaequaat in God, voorzoover hij het wezen van dien geest uitmaakt (vlg. Gevolg St. XI D. II). Voorstellingen verder, welke inadaequaat zijn in den Geest, zijn (vlg. datzelfde Gevolg) tòch adaequaat in God, niet voorzoover hij slechts het wezen van juist dien bepaalden geest uitmaakt, maar voorzoover hij tevens de geesten van andere dingen omvat. Voorts moet (vlg. St. XXXVI D. I), uit een of andere gegeven voorstelling noodzakelijk een uitwerking voortvloeien, van welke uitwerking God de adaequate oorzaak is (zie Definitie I v.d. D.) niet voorzoover hij oneindig is, maar voorzoover hij wordt beschouwd als zich openbarende in die gegeven voorstelling. (Zie St. IX D. II). Van deze uitwerking evenwel, welker oorzaak God is, voorzoover hij zich openbaart in een voorstelling welke adaequaat is in een of anderen Geest, is diezelfde geest ook de adaequate oorzaak (vlg. Gevolg St. XI D. II). Derhalve (vlg. Definitie II v.d. D.) handelt onze Geest noodzakelijk voorzoover hij adaequate voorstellingen heeft. Dit wat het eerste betreft. Voorts is van al wat noodzakelijk voortvloeit uit een voorstelling welke adaequaat is in God--niet voorzoover hij slechts den Geest van een enkel mensch uitmaakt, maar voorzoover hij tegelijk met dien eenen geest ook de geesten van anderen omvat--, de Geest van dien éénen mensch (vlg. hetzelfde Gevolg St. XI D. II) niet de adaequate, maar de gedeeltelijke oorzaak. Derhalve lijdt (vlg. Definitie II v.d. D.) de Geest noodzakelijk in eenig opzicht voorzoover hij inadaequate voorstellingen heeft. Dit wat het tweede aangaat. Derhalve: Bij sommige dingen handelt onze Geest, enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 1, demo  - Las ideas de cualquier alma humana son unas adecuadas y otras mutiladas y confusas (por el Escolio de la Proposición 40 de la Parte II). Ahora bien: las ideas que, en el alma de alguien, son adecuadas, lo son en Dios, en cuanto que Este constituye la esencia de ese alma (por el Corolario de la Proposición 11 de la Parte II); y las que son inadecuadas en el alma, en Dios son también adecuadas (por el mismo Corolario), no en cuanto contiene en sí solamente la esencia de ese alma, sino en cuanto contiene también, a la vez, las almas de las otras cosas. Además, a partir de una idea cualquiera dada debe necesariamente seguirse algún efecto (por la Proposición 36 de la Parte I), de cuyo efecto Dios es causa adecuada (ver Definición 1 de esta Parte), no en cuanto que es infinito, sino en cuanto que se lo considera afectado por esa idea dada (ver Proposición 9 de la Parte II). Ahora bien: del efecto cuya causa es Dios en cuanto afectado por una idea que es adecuada en un alma, es causa adecuada esa misma alma (ver el Corolario de la Proposición 11 de la Parte II). Por consiguiente, nuestra alma (por la Definición 2 de esta Parte), en cuanto que tiene ideas adecuadas, obra necesariamente ciertas cosas: que era lo primero. Además, de aquello que se sigue necesariamente de una idea que es adecuada en Dios, no en cuanto tiene en sí el alma de un solo hombre, sino en cuanto que tiene en sí, junto con ella, las almas de las otras cosas, no es causa adecuada el alma de ese hombre (por el mismo Corolario de la Proposición 11 de la Parte II), sino parcial, y, por ende (por la Definición 2 de esta Parte), el alma, en cuanto tiene ideas inadecuadas, padece necesariamente ciertas cosas: que era lo segundo. Luego nuestra alma, etc. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 1, demo  - Les idées de tout Esprit humain sont ou bien adéquates ou bien mutilées et confuses (par les Scolies de la Proposition 40, Partie II). Mais les idées qui sont adéquates dans l'Esprit de quelqu'un sont adéquates en Dieu, en tant qu'il constitue l'essence de cet Esprit (par le Corollaire de la Proposition 11, Partie II), et celles qui sont inadéquates dans l'Esprit sont également adéquates en Dieu (par le même Corollaire), non seulement en tant qu'il constitue l'essence de cet Esprit, mais aussi en tant qu'il contient simultanément en lui les Esprits d'autres choses. En outre, un effet doit nécessairement suivre d'une idée donnée (par la Proposition 36, Partie I), et de cet effet la cause adéquate est Dieu (voir la Définition 1), non pas en tant qu'il est infini, mais en tant qu'on le considère comme affecté de l'idée en question (voir la Proposition 9, Partie II). Mais d'un effet dont Dieu est la cause en tant qu'il est affecté par une idée qui est adéquate en l'Esprit de quelqu'un, cet Esprit même est la cause adéquate (par le Corollaire de la proposition 11, Partie II). Ainsi (par la Définition 2), en tant qu'il a des idées adéquates, notre Esprit est nécessairement actif en certaines choses, ce qui était le premier point à démontrer. En outre, de tout ce qui suit nécessairement d'une idée qui est adéquate en Dieu, non pas en tant qu'il a seulement en lui, avec cet Esprit, les Esprits d'autres choses, de cela (par le Corollaire de la Proposition 11, Partie II) l'Esprit de cet homme donné n'est pas la cause adéquate mais seulement la cause partielle. Par suite (par la Définition 2) en tant qu'il a des idées inadéquates, l'Esprit est nécessairement passif en certaines choses. Ce qui était le second point. Par conséquent notre Esprit, etc. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

2, prop 40, sc 1 - His causam notionum quae communes vocantur quaeque ratiocinii nostri fundamenta sunt, explicui. Sed aliae quorundam axiomatum sive notionum causae dantur quas hac nostra methodo explicare e re foret; ex iis namque constaret quaenam notiones prae reliquis utiliores, quaenam vero vix ullius usus essent. Deinde quaenam communes et quaenam iis tantum qui praejudiciis non laborant, clarae et distinctae et quaenam denique male fundatae sint. Praeterea constaret unde notiones illae quas secundas vocant et consequenter axiomata quae in iisdem fundantur suam duxerunt originem et alia quae circa haec aliquando meditatus sum. Sed quoniam haec alii dicavi tractatui et etiam ne propter nimiam hujus rei prolixitatem fastidium crearem, hac re hic supersedere decrevi. Attamen ne quid horum omittam quod scitu necessarium sit, causas breviter addam ex quibus termini transcendentales dicti suam duxerunt originem ut Ens, Res, Aliquid. Hi termini ex hoc oriuntur quod scilicet humanum corpus quandoquidem limitatum est, tantum est capax certi imaginum numeri (quid imago sit explicui in scholio propositionis 17 hujus) in se distincte simul formandi, qui si excedatur, hae imagines confundi incipient et si hic imaginum numerus quarum corpus est capax ut eas in se simul distincte formet, longe excedatur, omnes inter se plane confundentur. Cum hoc ita se habeat, patet ex corollario propositionis 17 et propositione 18 hujus quod mens humana tot corpora distincte simul imaginari poterit quot in ipsius corpore imagines possunt simul formari. At ubi imagines in corpore plane confunduntur, mens etiam omnia corpora confuse sine ulla distinctione imaginabitur et quasi sub uno attributo comprehendet nempe sub attributo entis, rei etc. Potest hoc etiam ex eo deduci quod imagines non semper aeque vigeant et ex aliis causis his analogis quas hic explicare non est opus nam ad nostrum ad quem collimamus scopum, unam tantum sufficit considerare. Nam omnes huc redeunt quod hi termini ideas significent summo gradu confusas. Ex similibus deinde causis ortae sunt notiones illae quas universales vocant ut Homo, Equus, Canis etc. videlicet quia in corpore humano tot imagines exempli gratia hominum formantur simul ut vim imaginandi, non quidem penitus sed eo usque tamen superent ut singulorum parvas differentias (videlicet uniuscujusque colorem, magnitudinem etc.) eorumque determinatum numerum mens imaginari nequeat et id tantum in quo omnes quatenus corpus ab iisdem afficitur, conveniunt, distincte imaginetur nam ab eo corpus maxime scilicet ab unoquoque singulari affectum fuit atque hoc nomine hominis exprimit hocque de infinitis singularibus praedicat. Nam singularium determinatum numerum ut diximus imaginari nequit. Sed notandum has notiones non ab omnibus eodem modo formari sed apud unumquemque variare pro ratione rei a qua corpus affectum saepius fuit quamque facilius mens imaginatur vel recordatur. Exempli gratia qui saepius cum admiratione hominum staturam contemplati sunt, sub nomine hominis intelligent animal erectae staturae; qui vero aliud assueti sunt contemplari, aliam hominum communem imaginem formabunt nempe hominem esse animal risibile, animal bipes sine plumis, animal rationale et sic de reliquis unusquisque pro dispositione sui corporis rerum universales imagines formabit. Quare non mirum est quod inter philosophos qui res naturales per solas rerum imagines explicare voluerunt, tot sint ortae controversiae.

2, prop 40, sc 2 - Ex omnibus supra dictis clare apparet nos multa percipere et notiones universales formare I° ex singularibus nobis per sensus mutilate, confuse et sine ordine ad intellectum repraesentatis (vide corollarium propositionis 29 hujus) et ideo tales perceptiones cognitionem ab experientia vaga vocare consuevi. II° ex signis exempli gratia ex eo quod auditis aut lectis quibusdam verbis rerum recordemur et earum quasdam ideas formemus similes iis per quas res imaginamur (vide scholium propositionis 18 hujus). Utrumque hunc res contemplandi modum cognitionem primi generis, opinionem vel imaginationem in posterum vocabo. III° denique ex eo quod notiones communes rerumque proprietatum ideas adaequatas habemus (vide corollarium propositionis 38 et propositionem 39 cum ejus corollario et propositionem 40 hujus) atque hunc rationem et secundi generis cognitionem vocabo. Praeter haec duo cognitionis genera datur, ut in sequentibus ostendam, aliud tertium quod scientiam intuitivam vocabimus. Atque hoc cognoscendi genus procedit ab adaequata idea essentiae formalis quorundam Dei attributorum ad adaequatam cognitionem essentiae rerum. Haec omnia unius rei exemplo explicabo. Dantur exempli gratia tres numeri ad quartum obtinendum qui sit ad tertium ut secundus ad primum. Non dubitant mercatores secundum in tertium ducere et productum per primum dividere quia scilicet ea quae a magistro absque ulla demonstratione audiverunt, nondum tradiderunt oblivioni vel quia id saepe in numeris simplicissimis experti sunt vel ex vi demonstrationis propositionis 19 libri 7 Euclidis nempe ex communi proprietate proportionalium. At in numeris simplicissimis nihil horum opus est. Exempli gratia datis numeris 1, 2, 3, nemo non videt quartum numerum proportionalem esse 6 atque hoc multo clarius quia ex ipsa ratione quam primum ad secundum habere uno intuitu videmus, ipsum quartum concludimus.

2, prop 11, cor  - Hinc sequitur mentem humanam partem esse infiniti intellectus Dei ac proinde cum dicimus mentem humanam hoc vel illud percipere, nihil aliud dicimus quam quod Deus non quatenus infinitus est sed quatenus per naturam humanae mentis explicatur sive quatenus humanae mentis essentiam constituit, hanc vel illam habet ideam et cum dicimus Deum hanc vel illam ideam habere non tantum quatenus naturam humanae mentis constituit sed quatenus simul cum mente humana alterius rei etiam habet ideam, tum dicimus mentem humanam rem ex parte sive inadaequate percipere.

1, prop 36 - Nihil existit ex cujus natura aliquis effectus non sequatur.

3, def 1 - Causam adaequatam appello eam cujus effectus potest clare et distincte per eandem percipi. Inadaequatam autem seu partialem illam voco cujus effectus per ipsam solam intelligi nequit.

2, prop 9 - Idea rei singularis actu existentis Deum pro causa habet non quatenus infinitus est sed quatenus alia rei singularis actu existentis idea affectus consideratur cujus etiam Deus est causa quatenus alia tertia affectus est et sic in infinitum.

3, def 2 - Nos tum agere dico cum aliquid in nobis aut extra nos fit cujus adaequata sumus causa hoc est (per definitionem praecedentem) cum ex nostra natura aliquid in nobis aut extra nos sequitur quod per eandem solam potest clare et distincte intelligi. At contra nos pati dico cum in nobis aliquid fit vel ex nostra natura aliquid sequitur cujus nos non nisi partialis sumus causa.

corollarium

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 1, cor  - Hinc sequitur mentem eo pluribus passionibus esse obnoxiam quo plures ideas inadaequatas habet et contra eo plura agere quo plures habet adaequatas.

3, prop 1, cor  - Il suit de là que l'Âme est soumise à d'autant plus de passions qu'elle a plus d'idées inadéquates, et, au contraire, est active d'autant plus qu'elle a plus d'idées adéquates. (Appuhn - fr)

3, prop 1, cor  - Hence it follows that the mind is more or less liable to be acted upon, in proportion as it possesses inadequate ideas, and, contrariwise, is more or less active in proportion as it possesses adequate ideas. (Elwes - en)

3, prop 1, cor  - Hieraus folgt, daß der Geist um so mehr den Leiden unterworfen ist, je mehr inadäquate Ideen er hat, und daß er dagegen um so mehr tätig ist, je mehr adäquate Ideen er hat. (Stern - de)

3, prop 1, cor  - Di qui deriva che la Mente è soggetta a passioni tanto più numerose quante più idee inadeguate essa ha, e viceversa è attiva in tante più cose quante più ha idee adeguate. (Peri - it)

3, prop 1, cor  - Hieruit volgt dat de Geest aan des te meer lijdingen onderworpen is, naarmate hij meer inadaequate voorstellingen heeft, en omgekeerd dat hij des te meer handelt, naarmate hij meer adaequate voorstellingen heeft. (Suchtelen - nl)

3, prop 1, cor  - De aquí se sigue que el alma está sujeta a tantas más pasiones cuantas más ideas inadecuadas tiene, y, por contra, obra tantas más cosas cuantas más ideas adecuadas tiene. (Peña - es)

3, prop 1, cor  - Il suit de là que l'Esprit est soumis à d'autant plus de passions qu'il a plus d'idées inadéquates, et qu'il est au contraire d'autant plus actif qu'il a plus d'idées adéquates. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 3, demo   |  3, prop 56, demo   |  3, prop 58, demo   |  3, prop 59, demo   |  4, prop 23, demo   |  4, prop 28, demo   |  5, prop 20, sc 

propositio 2

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (1)  |  alto ^

Nec corpus mentem ad cogitandum nec mens corpus ad motum neque ad quietem nec ad aliquid (si quid est) aliud determinare potest.

Nec corpus mentem ad cogitandum nec mens corpus ad motum neque ad quietem nec ad aliquid (si quid est) aliud determinare potest.

Ni le Corps ne peut déterminer l'Âme à penser, ni l'Âme, le Corps au mouvement ou au repos ou à quelque autre manière d'être que ce soit (s'il en est quelque autre). (Appuhn - fr)

Body cannot determine mind to think, neither can mind determine body to motion or rest or any state different from these, if such there be. (Elwes - en)

Der Körper kann weder den Geist Zum Denken noch der Geist den Körper zur Bewegung oder zur Ruhe oder zu etwas anderem (wenn es ein solches gibt) bestimmen. (Stern - de)

Né un Corpo può determinare una Mente a pensare, né una Mente può determinare un Corpo al moto, o alla quiete, o ad altro (se c'è altro). (Peri - it)

Het Lichaam kan den Geest niet tot denken noodzaken, noch de Geest het Lichaam tot bewegen of tot rust of tot iets anders (indien er nog iets anders is). (Suchtelen - nl)

Ni el cuerpo puede determinar al alma a pensar, ni el alma puede determinar al cuerpo al movimiento ni al reposo, ni a otra cosa alguna (si la hay). (Peña - es)

Le corps ne peut déterminer l'esprit à penser, ni l'esprit déterminer le corps au mouvement, ni au repos, ni à quelque chose d'autre (si ça existe). (Pautrat - fr)

Ni le Corps ne peut déterminer l'Esprit à penser, ni l'Esprit ne peut déterminer le Corps au mouvement, au repos ou à quelque autre état que ce soit (s'il en existe). (Misrahi - fr)

demonstratio by 2, prop 6  |  2, def 1  |  2, prop 11

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 2, demo  - Omnes cogitandi modi Deum quatenus res est cogitans et non quatenus alio attributo explicatur, pro causa habent (per propositionem 6 partis II); id ergo quod mentem ad cogitandum determinat, modus cogitandi est et non extensionis hoc est (per definitionem 1 partis II) non est corpus : quod erat primum. Corporis deinde motus et quies ab alio oriri debet corpore quod etiam ad motum vel quietem determinatum fuit ab alio et absolute quicquid in corpore oritur, id a Deo oriri debuit quatenus aliquo extensionis modo et non quatenus aliquo cogitandi modo affectus consideratur (per eandem propositionem 6 partis II) hoc est a mente quae (per propositionem 11 partis II) modus cogitandi est, oriri non potest : quod erat secundum. Ergo nec corpus mentem etc. Q.E.D.

3, prop 2, demo  - Tous les modes de penser ont Dieu pour cause en tant qu'il est chose pensante, non en tant qu'il s'explique par un autre attribut (Prop. 6, p. II). Ce donc qui détermine l'Âme à penser est un mode du Penser et non de l'Étendue, c'est-à-dire (Déf. 1, p. II) que ce n'est pas un Corps ; ce qui était le premier point. De plus, le mouvement et le repos du Corps doivent venir d'un autre corps qui a également été déterminé au mouvement et au repos par un autre et, absolument parlant, tout ce qui survient dans un corps a dû venir de Dieu en tant qu'on le considère comme affecté d'un mode de l'Étendue et non d'un mode du Penser (même Prop. 6, p. II) ; c'est-à-dire ne peut venir de l'Âme qui (Prop. 11, p. II) est un mode de penser ; ce qui était le second point. Donc ni le Corps, etc. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 2, demo  - All modes of thinking have for their cause God, by virtue of his being a thinking thing, and not by virtue of his being displayed under any other attribute (II. vi.). That, therefore, which determines the mind to thought is a mode of thought, and not a mode of extension; that is (II. Def. i.), it is not body. This was our first point. Again, the motion and rest of a body must arise from another body, which has also been determined to a state of motion or rest by a third body, and absolutely everything which takes place in a body must spring from God, in so far as he is regarded as affected by some mode of extension, and not by some mode of thought (II. vi.); that is, it cannot spring from the mind, which is a mode of thought. This was our second point. Therefore body cannot determine mind, &c. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 2, demo  - Alle Daseinsformen des Denkens haben Gott zur Ursache, sofern er ein denkendes Ding ist, nicht aber, sofern er durch ein anderes Attribut ausgedrückt wird (nach Lehrsatz 6, Teil 2). Dasjenige also, was den Geist zum Denken bestimmt, ist eine Daseinsform des Denkens, nicht aber der Ausdehnung; d.h. (nach Definition 1, Teil 2), es ist kein Körper. Damit ist das erste bewiesen. - Ferner, die Bewegung und die Ruhe des Körpers muß von einem andern Körper herrühren, welcher auch wieder zur Bewegung oder Ruhe von einem andern bestimmt worden ist. Überhaupt mußte alles, was in einem Körper vorgeht, von Gott herrühren, sofern er als durch eine Daseinsform der Ausdehnung, nicht aber, sofern er als durch eine Daseinsform des Denkens erregt betrachtet wird (nach demselben Lehrsatz 6, Teil 2); d.h., es kann vom Geiste, welcher (nach Lehrsatz 11, Teil 2) eine Daseinsform desDenkens ist, nicht herrühren. Damit ist das zweite bewiesen. - Also kann weder der Körper den Geist usw. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 2, demo  - Tutti i modi del pensare hanno come causa Dio in quanto egli è cosa pensante e non in quanto egli è espresso da un attributo diverso dal Pensiero: ciò dunque che determina una Mente al pensare è un modo del Pensiero e non un modo dell'Estensione, cioè non è un Corpo: e questo è il primo punto. Il moto e la quiete di un Corpo, poi, debbono avere origine da un altro corpo, che a sua volta è stato determinato al moto o alla quiete da un altro ancora; e, in assoluto, tutto ciò che accade in un corpo deve essere stato originato da Dio in quanto egli si considera interessato o affetto da un qualche modo dell'Estensione, e non da un qualche modo del pensare: cioè non può essersi originato da una Mente, che è un modo del pensare: e questo è il secondo punto. Dunque né il Corpo può determinare la Mente, né la Mente il Corpo. (P. II, Def. 1; Prop. 6; Prop. 11). (Peri - it)

3, prop 2, demo  - Alle bestaanswijzen van het Denken hebben (vlg. St. VI D. II) God tot oorzaak voorzoover hij een denkend iets is en niet voorzoover hij zich in eenig ander attribuut openbaart. Datgene dus wat den Geest tot denken dringt is een bestaanswijze van het Denken en niet van de Uitgebreidheid, d.w.z. (vlg. Definitie I D. II) niet het Lichaam. Dit wat het eerste betreft. Verder moeten beweging en rust van een lichaam hun oorsprong vinden in een ander lichaam dat eveneens door weer een ander tot beweging of rust genoodzaakt werd, en zonder uitzondering heeft (vlg. dezelfde St. VI D. II) al wat in een lichaam geschiedt, noodzakelijk zijn oorsprong moeten vinden in God, voorzoover hij beschouwd wordt als zich openbarende in een of anderen vorm der Uitgebreidheid en niet van het Denken. Dat wil dus zeggen dat het niet uit den Geest, die (vlg. St. XI D. II) een bestaansvorm van het Denken is, kan voortkomen. Dit wat het tweede aangaat. Derhalve kan het Lichaam den Geest enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 2, demo  - Todos los modos del pensar tienen a Dios por causa en cuanto que es cosa pensante, y no en cuanto que se explica a través de otro atributo (por la Proposición 6 de la Parte II); por consiguiente, lo que determina al alma a pensar es un modo del pensamiento, y no de la extensión, es decir (por la Definición 1 de la Parte II), no es un cuerpo, que era lo primero. Además, el movimiento y el reposo del cuerpo deben proceder de otro cuerpo, que ha sido también determinado al movimiento o al reposo por otro, y, en términos absolutos, todo cuanto sucede en un cuerpo ha debido proceder de Dios en cuanto se lo considera afectado por algún modo de la extensión, y no por algún modo del pensamiento (ver la misma Proposición 6 de la Parte II), es decir, no puede proceder del alma, que es un modo del pensamiento (por la Proposición 11 de la Parte II), que era lo segundo. Por consiguiente, ni el cuerpo puede, etc. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 2, demo  - Tous les modes du penser ont pour cause Dieu en tant qu'il est une chose pensante et non pas en tant qu'il s'explique par un autre attribut (par la Proposition 6, Partie II). Ce qui détermine l'Esprit à penser est donc un mode du Penser, et non de l'Étendue, c'est-à-dire (par la Définition 1, Partie II) que ce n'est pas le Corps : ce qui était le premier point à démontrer. De plus, le mouvement et le repos du Corps doivent naître d'un autre corps qui fut aussi déterminé par un autre corps en mouvement ou au repos, et, d'une manière absolument générale, tout ce qui naît dans un corps a dû naître de Dieu en tant qu'il est considéré comme affecté par quelque mode de l'Étendue, et non pas par quelque mode du Penser (par la même Proposition 6, Partie II), c'est-à-dire que cela ne peut pas naître de l'Esprit qui (par la Proposition 11, Partie II) est un mode du Penser : ce qui était le second point. Ainsi, ni le Corps ne peut déterminer l'Esprit, etc. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

2, prop 6 - Cujuscunque attributi modi Deum quatenus tantum sub illo attributo cujus modi sunt et non quatenus sub ullo alio consideratur, pro causa habent.

2, def 1 - Per corpus intelligo modum qui Dei essentiam quatenus ut res extensa consideratur, certo et determinato modo exprimit; vide corollarium propositionis 25 partis I.

2, prop 11 - Primum quod actuale mentis humanae esse constituit, nihil aliud est quam idea rei alicujus singularis actu existentis.

scholium by 2, prop 7, sc   |  2, prop 12  |  2, prop 49

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3, prop 2, sc  - Haec clarius intelliguntur ex iis quae in scholio propositionis 7 partis II dicta sunt quod scilicet mens et corpus una eademque res sit quae jam sub cogitationis jam sub extensionis attributo concipitur. Unde fit ut ordo sive rerum concatenatio una sit sive natura sub hoc sive sub illo attributo concipiatur, consequenter ut ordo actionum et passionum corporis nostri simul sit natura cum ordine actionum et passionum mentis : quod etiam patet ex modo quo propositionem 12 partis II demonstravimus. At quamvis haec ita se habeant ut nulla dubitandi ratio supersit, vix tamen credo nisi rem experientia comprobavero, homines induci posse ad haec aequo animo perpendendum adeo firmiter persuasi sunt corpus ex solo mentis nutu jam moveri jam quiescere plurimaque agere quae a sola mentis voluntate et excogitandi arte pendent. Etenim quid corpus possit, nemo hucusque determinavit hoc est neminem hucusque experientia docuit quid corpus ex solis legibus naturae quatenus corporea tantum consideratur, possit agere et quid non possit nisi a mente determinetur. Nam nemo hucusque corporis fabricam tam accurate novit ut omnes ejus functiones potuerit explicare ut jam taceam quod in brutis plura observentur quae humanam sagacitatem longe superant et quod somnambuli in somnis plurima agant quae vigilando non auderent; quod satis ostendit ipsum corpus ex solis suae naturae legibus multa posse quae ipsius mens admiratur. Deinde nemo scit qua ratione quibusve mediis mens moveat corpus neque quot motus gradus possit corpori tribuere quantaque cum celeritate idem movere queat. Unde sequitur cum homines dicunt hanc vel illam actionem corporis oriri a mente quae imperium in corpus habet, eos nescire quid dicant nec aliud agere quam speciosis verbis fateri se veram illius actionis causam absque admiratione ignorare. At dicent sive sciant sive nesciant quibus mediis mens moveat corpus, se tamen experiri quod nisi mens humana apta esset ad excogitandum, corpus iners esset. Deinde se experiri in sola mentis potestate esse tam loqui quam tacere et alia multa quae proinde a mentis decreto pendere credunt. Sed quod ad primum attinet, ipsos rogo num experientia non etiam doceat quod si contra corpus iners sit, mens simul ad cogitandum sit inepta? Nam cum corpus somno quiescit, mens simul cum ipso sopita manet nec potestatem habet veluti cum vigilat, excogitandi. Deinde omnes expertos esse credo mentem non semper aeque aptam esse ad cogitandum de eodem objecto sed prout corpus aptius est ut in eo hujus vel illius objecti imago excitetur, ita mentem aptiorem esse ad hoc vel illud objectum contemplandum. At dicent ex solis legibus naturae quatenus corporea tantum consideratur, fieri non posse ut causae aedificiorum, picturarum rerumque hujusmodi quae sola humana arte fiunt, possint deduci nec corpus humanum nisi a mente determinaretur ducereturque, pote esset ad templum aliquod aedificandum. Verum ego jam ostendi ipsos nescire quid corpus possit quidve ex sola ipsius naturae contemplatione possit deduci ipsosque plurima experiri ex solis naturae legibus fieri quae nunquam credidissent posse fieri nisi ex mentis directione ut sunt ea quae somnambuli in somnis agunt quaeque ipsi, dum vigilant, admirantur. Addo hic ipsam corporis humani fabricam quae artificio longissime superat omnes quae humana arte fabricatae sunt, ut jam taceam, quod supra ostenderim, ex natura sub quovis attributo considerata, infinita sequi. Quod porro ad secundum attinet, sane longe felicius sese res humanae haberent si aeque in hominis potestate esset tam tacere quam loqui. At experientia satis superque docet homines nihil minus in potestate habere quam linguam nec minus posse quam appetitus moderari suos; unde factum ut plerique credant nos ea tantum libere agere quae leviter petimus quia earum rerum appetitus facile contrahi potest memoria alterius rei cujus frequenter recordamur sed illa minime quae magno cum affectu petimus et qui alterius rei memoria sedari nequit. Verumenimvero nisi experti essent nos plura agere quorum postea paenitet nosque saepe, quando scilicet contrariis affectibus conflictamur, meliora videre et deteriora sequi, nihil impediret quominus crederent nos omnia libere agere. Sic infans se lac libere appetere credit, puer autem iratus vindictam velle et timidus fugam. Ebrius deinde credit se ex libero mentis decreto ea loqui quae postea sobrius vellet tacuisse : sic delirans, garrula, puer et hujus farinae plurimi ex libero mentis decreto credunt loqui cum tamen loquendi impetum quem habent, continere nequeant, ita ut ipsa experientia non minus clare quam ratio doceat quod homines ea sola de causa liberos se esse credant quia suarum actionum sunt conscii et causarum a quibus determinantur, ignari et praeterea quod mentis decreta nihil sint praeter ipsos appetitus, quae propterea varia sunt pro varia corporis dispositione. Nam unusquisque ex suo affectu omnia moderatur et qui praeterea contrariis affectibus conflictantur, quid velint nesciunt; qui autem nullo, facili momento huc atque illuc pelluntur. Quae omnia profecto clare ostendunt mentis tam decretum quam appetitum et corporis determinationem simul esse natura vel potius unam eandemque rem quam quando sub cogitationis attributo consideratur et per ipsum explicatur, decretum appellamus et quando sub extensionis attributo consideratur et ex legibus motus et quietis deducitur, determinationem vocamus; quod adhuc clarius ex jam dicendis patebit. Nam aliud est quod hic apprime notari vellem nempe quod nos nihil ex mentis decreto agere possumus nisi ejus recordemur. Exempli gratia non possumus verbum loqui nisi ejusdem recordemur. Deinde in libera mentis potestate non est rei alicujus recordari vel ejusdem oblivisci. Quare hoc tantum in mentis potestate esse creditur quod rem cujus recordamur vel tacere vel loqui ex solo mentis decreto possumus. Verum cum nos loqui somniamus, credimus nos ex libero mentis decreto loqui nec tamen loquimur vel si loquimur, id ex corporis spontaneo motu fit. Somniamus deinde nos quaedam homines celare idque eodem mentis decreto quo dum vigilamus ea quae scimus, tacemus. Somniamus denique nos ex mentis decreto quaedam agere quae dum vigilamus non audemus atque adeo pervelim scire an in mente duo decretorum genera dentur, phantasticorum unum et liberorum alterum? Quod si eo usque insanire non libet, necessario concedendum est hoc mentis decretum quod liberum esse creditur, ab ipsa imaginatione sive memoria non distingui nec aliud esse praeter illam affirmationem quam idea quatenus idea est, necessario involvit (vide propositionem 49 partis II). Atque adeo haec mentis decreta eadem necessitate in mente oriuntur ac ideae rerum actu existentium. Qui igitur credunt se ex libero mentis decreto loqui vel tacere vel quicquam agere, oculis apertis somniant.

3, prop 2, sc  - Ce qui précède se connaît plus clairement par ce qui a été dit dans le Scolie de la Proposition 7, Partie II, à savoir que l'Âme et le Corps sont une seule et même chose qui est conçue tantôt sous l'attribut de la Pensée, tantôt sous celui de l'Étendue. D'où vient que l'ordre ou l'enchaînement des choses est le même, que la Nature soit conçue sous tel attribut ou sous tel autre ; et conséquemment que l'ordre des actions et des passions de notre Corps concorde par nature avec l'ordre des actions et des passions de l'Âme. Cela est encore évident par la façon dont nous avons démontré la Proposition 12, Partie II. Bien que la nature des choses ne permette pas de doute à ce sujet, je crois cependant qu'à moins de leur donner de cette vérité une confirmation expérimentale, les hommes se laisseront difficilement induire à examiner ce point d'un esprit non prévenu ; si grande est leur persuasion que le Corps tantôt se meut, tantôt cesse de se mouvoir au seul commandement de l'Âme, et fait un grand nombre d'actes qui dépendent de la seule volonté de l'Âme et de son art de penser. Personne, il est vrai, n'a jusqu'à présent déterminé ce que peut le Corps, c'est-à-dire l'expérience n'a enseigné à personne jusqu'à présent ce que, par les seules lois de la Nature considérée en tant seulement que corporelle, le Corps peut faire et ce qu'il ne peut pas faire à moins d'être déterminé par l'Âme. Personne en effet ne connaît si exactement la structure du Corps qu'il ait pu en expliquer toutes les fonctions, pour ne rien dire ici de ce que l'on observe maintes fois dans les Bêtes qui dépasse de beaucoup la sagacité humaine, et de ce que font très souvent les somnambules pendant le sommeil, qu'ils n'oseraient pas pendant la veille, et cela montre assez que le Corps peut, par les seules lois de sa nature, beaucoup de choses qui causent à son Âme de l'étonnement. Nul ne sait, en outre, en quelle condition ou par quels moyens l'Âme meut le Corps, ni combien de degrés de mouvement elle peut lui imprimer et avec quelle vitesse elle peut le mouvoir. D'où suit que les hommes, quand ils disent que telle ou telle action du Corps vient de l'Âme, qui a un empire sur le Corps, ne savent pas ce qu'ils disent et ne font rien d'autre qu'avouer en un langage spécieux leur ignorance de la vraie cause d'une action qui n'excite pas en eux d'étonnement. Mais, dira-t-on, que l'on sache ou que l'on ignore par quels moyens l'Âme meut le Corps, on sait cependant, par expérience, que le Corps serait inerte si l'Âme humaine n'était apte à penser. On sait de même, par expérience, qu'il est également au seul pouvoir de l'Âme de parler et de se taire et bien d'autres choses que l'on croit par suite dépendre du décret de l'Âme. Mais, quant au premier argument, je demande à ceux qui invoquent l'expérience, si elle n'enseigne pas aussi que, si de son côté le Corps est inerte, l'Âme est en même temps privée d'aptitude à penser ? Quand le Corps est au repos dans le sommeil, l'Âme en effet reste endormie avec lui et n'a pas le pouvoir de penser comme pendant la veille. Tous savent aussi par expérience, à ce que je crois, que l'Âme n'est pas toujours également apte à penser sur un même objet, et qu'en proportion de l'aptitude du Corps à se prêter au réveil de l'image de tel ou tel objet, l'Âme est aussi plus apte à considérer tel ou tel objet. Dira-t-on qu'il est impossible de tirer des seules lois de la nature, considérée seulement en tant que corporelle, les causes des édifices, des peintures et des choses de cette sorte qui se font par le seul art de l'homme, et que le Corps humain, s'il n'était déterminé et conduit par l'Âme, n'aurait pas le pouvoir d'édifier un temple ? J'ai déjà montré qu'on ne sait pas ce que peut le Corps ou ce qui se peut tirer de la seule considération de sa nature propre et que, très souvent, l'expérience oblige à le reconnaître, les seules lois de la Nature peuvent faire ce qu'on n'eût jamais cru possible sans la direction de l'Âme ; telles sont les actions des somnambules pendant le sommeil, qui les étonnent eux-mêmes quand ils sont éveillés. Je joins à cet exemple la structure même du Corps humain qui surpasse de bien loin en artifice tout ce que l'art humain peut bâtir, pour ne rien dire ici de ce que j'ai montré plus haut : que de la Nature considérée sous un attribut quelconque suivent une infinité de choses. Pour ce qui est maintenant du second argument, certes les affaires des hommes seraient en bien meilleur point s'il était également au pouvoir des hommes tant de se taire que de parler, mais, l'expérience l'a montré surabondamment, rien n'est moins au pouvoir des hommes que de tenir leur langue, et il n'est rien qu'ils puissent moins faire que de gouverner leurs appétits ; et c'est pourquoi la plupart croient que notre liberté d'action existe seulement à l'égard des choses où nous tendons légèrement, parce que l'appétit peut en être aisément contraint par le souvenir de quelque autre chose fréquemment rappelée ; tandis que nous ne sommes pas du tout libres quand il s'agit de choses auxquelles nous tendons avec une affection vive que le souvenir d'une autre chose ne peut apaiser. S'ils ne savaient d'expérience cependant que maintes fois nous regrettons nos actions et que souvent, quand nous sommes dominés par des affections contraires, nous voyons le meilleur et faisons le pire, rien ne les empêcherait de croire que toutes nos actions sont libres. C'est ainsi qu'un petit enfant croit librement appéter le lait, un jeune garçon en colère vouloir la vengeance, un peureux la fuite. Un homme en état d'ébriété aussi croit dire par un libre décret de l'Âme ce que, sorti de cet état, il voudrait avoir tu ; de même le délirant, la bavarde, l'enfant et un très grand nombre d'individus de même farine croient parler par un libre décret de l'Âme, alors cependant qu'ils ne peuvent contenir l'impulsion qu'ils ont à parler ; l'expérience donc fait voir aussi clairement que la Raison que les hommes se croient libres pour cette seule cause qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés ; et, en outre, que les décrets de l'Âme ne sont rien d'autre que les appétits eux-mêmes et varient en conséquence selon la disposition variable du Corps. Chacun, en effet, gouverne tout suivant son affection, et ceux qui, de plus, sont dominés par des affections contraires, ne savent ce qu'ils veulent ; pour ceux qui sont sans affections, ils sont poussés d'un côté ou de l'autre par le plus léger motif. Tout cela certes montre clairement qu'aussi bien le décret que l'appétit de l'Âme, et la détermination du Corps sont de leur nature choses simultanées, ou plutôt sont une seule et même chose que nous appelons Décret quand elle est considérée sous l'attribut de la Pensée et expliquée par lui, Détermination quand elle est considérée sous l'attribut de l'Étendue et déduite des lois du mouvement et du repos, et cela se verra encore plus clairement par ce qui me reste à dire. Je voudrais en effet que l'on observât particulièrement ce qui suit : nous ne pouvons rien faire par décret de l'Âme que nous n'en ayons d'abord le souvenir. Par exemple, nous ne pouvons dire un mot à moins qu'il ne nous en souvienne. D'autre part, il n'est pas au libre pouvoir de l'Âme de se souvenir d'une chose ou de l'oublier. On croit donc que ce qui est au pouvoir de l'Âme, c'est seulement que nous pouvons dire ou taire suivant son décret la chose dont il nous souvient. Quand cependant nous rêvons que nous parlons, nous croyons parler par le seul décret de l'Âme, et néanmoins nous ne parlons pas ou, si nous parlons, cela se fait par un mouvement spontané du Corps. Nous rêvons aussi que nous cachons aux hommes certaines choses, et cela par le même décret de l'Âme en vertu duquel pendant la veille nous taisons ce que nous savons. Nous rêvons enfin que nous faisons par un décret de l'Âme ce que, pendant la veille, nous n'osons pas. Je voudrais bien savoir, en conséquence, s'il y a dans l'Âme deux genres de décrets, les Imaginaires et les Libres ? Que si l'on ne veut pas aller jusqu'à ce point d'extravagance, il faudra nécessairement accorder que ce décret de l'Âme, cru libre, ne se distingue pas de l'imagination elle-même ou du souvenir, et n'est rien d'autre que l'affirmation nécessairement enveloppée dans l'idée en tant qu'elle est idée (voir Prop. 49, p. II). Et ainsi ces décrets se forment dans l'Âme avec la même nécessité que les idées des choses existant en acte. Ceux donc qui croient qu'ils parlent, ou se taisent, ou font quelque action que ce soit, par un libre décret de l'Âme, rêvent les yeux ouverts. (Appuhn - fr)

3, prop 2, sc  - This is made more clear by what was said in the note to II. vii., namely, that mind and body are one and the same thing, conceived first under the attribute of thought, secondly, under the attribute of extension. Thus it follows that the order or concatenation of things is identical, whether nature be conceived under the one attribute or the other; consequently the order of states of activity and passivity in our body, is simultaneous in nature with the order of states of activity and passivity in the mind. The same conclusion is evident from the manner in which we proved II. xii.
Nevertheless, though such is the case, and though there be no further room for doubt, I can scarcely believe, until the fact is proved by experience, that men can be induced to consider the question calmly and fairly, so firmly are they convinced that it is merely at the bidding of the mind, that the body is set in motion or at rest, or performs a variety of actions depending solely on the mind's will or the exercise of thought. However, no one has hitherto laid down the limits to the powers of the body, that is, no one has as yet been taught by experience what the body can accomplish solely by the laws of nature, in so far as she is regarded as extension. No one hitherto has gained such an accurate knowledge of the bodily mechanism, that he can explain all its functions; nor need I call attention to the fact that many actions are observed in the lower animals, which far transcend human sagacity, and that somnambulists do many things in their sleep, which they would not venture to do when awake: these instances are enough to show, that the body can by the sole laws of its nature do many things which the mind wonders at.
Again, no one knows how or by what means the mind moves the body, nor how many various degrees of motion it can impart to the body, nor how quickly it can move it. Thus, when men say that this or that physical action has its origin in the mind, which latter has dominion over the body, they are using words without meaning, or are confessing in specious phraseology that they are ignorant of the cause of the said action, and do not wonder at it.
But, they will say, whether we know or do not know the means whereby the mind acts on the body, we have, at any rate, experience of the fact that unless the human mind is in a fit state to think, the body remains inert. Moreover, we have experience, that the mind alone can determine whether we speak or are silent, and a variety of similar states which, accordingly, we say depend on the mind's decree. But, as to the first point, I ask such objectors, whether experience does not also teach, that if the body be inactive the mind is simultaneously unfitted for thinking? For when the body is at rest in sleep, the mind simultaneously is in a state of torpor also, and has no power of thinking, such as it possesses when the body is awake. Again, I think everyone's experience will confirm the statement, that the mind is not at all times equally fit for thinking on a given subject, but according as the body is more or less fitted for being stimulated by the image of this or that object, so also is the mind more or less fitted for contemplating the said object.
But, it will be urged, it is impossible that solely from the laws of nature considered as extended substance, we should be able to deduce the causes of buildings, pictures, and things of that kind, which are produced only by human art; nor would the human body, unless it were determined and led by the mind, be capable of building a single temple. However, I have just pointed out that the objectors cannot fix the limits of the body's power, or say what can be concluded from a consideration of its sole nature, whereas they have experience of many things being accomplished solely by the laws of nature, which they would never have believed possible except under the direction of mind: such are the actions performed by somnambulists while asleep, and wondered at by their performers when awake. I would further call attention to the mechanism of the human body, which far surpasses in complexity all that has been put together by human art, not to repeat what I have already shown, namely, that from nature, under whatever attribute she be considered, infinite results follow. As for the second objection, I submit that the world would be much happier, if men were as fully able to keep silence as they are to speak. Experience abundantly shows that men can govern anything more easily than their tongues, and restrain anything more easily than their appetites; whence it comes about that many believe, that we are only free in respect to objects which we moderately desire, because our desire for such can easily be controlled by the thought of something else frequently remembered, but that we are by no means free in respect to what we seek with violent emotion, for our desire cannot then be allayed with the remembrance of anything else. However, unless such persons had proved by experience that we do many things which we afterwards repent of, and again that we often, when assailed by contrary emotions, see the better and follow the worse, there would be nothing to prevent their believing that we are free in all things. Thus an infant believes that of its own free will it desires milk, an angry child believes that it freely desires vengeance, a timid child believes that it freely desires to run away; further, a drunken man believes that he utters from the free decision of his mind words which, when he is sober, he would willingly have withheld: thus, too, a delirious man, a garrulous woman, a child, and others of like complexion, believe that they speak from the free decision of their mind, when they are in reality unable to restrain their impulse to talk. Experience teaches us no less clearly than reason, that men believe themselves to be free, simply because they are conscious of their actions, and unconscious of the causes whereby those actions are determined; and, further, it is plain that the dictates of the mind are but another name for the appetites, and therefore vary according to the varying state of the body. Everyone shapes his actions according to his emotion, those who are assailed by conflicting emotions know not what they wish; those who are not attacked by any emotion are readily swayed this way or that. All these considerations clearly show that a mental decision and a bodily appetite, or determined state, are simultaneous, or rather are one and the same thing, which we call decision, when it is regarded under and explained through the attribute of thought, and a conditioned state, when it is regarded under the attribute of extension, and deduced from the laws of motion and rest. This will appear yet more plainly in the sequel. For the present I wish to call attention to another point, namely, that we cannot act by the decision of the mind, unless we have a remembrance of having done so. For instance, we cannot say a word without remembering that we have done so. Again, it is not within the free power of the mind to remember or forget a thing at will. Therefore the freedom of the mind must in any case be limited to the power of uttering or not uttering something which it remembers. But when we dream that we speak, we believe that we speak from a free decision of the mind, yet we do not speak, or, if we do, it is by a spontaneous motion of the body. Again, we dream that we are concealing something, and we seem to act from the same decision of the mind as that, whereby we keep silence when awake concerning something we know. Lastly, we dream that from the free decision of our mind we do something, which we should not dare to do when awake.
Now I should like to know whether there be in the mind two sorts of decisions, one sort illusive, and the other sort free? If our folly does not carry us so far as this, we must necessarily admit, that the decision of the mind, which is believed to be free, is not distinguishable from the imagination or memory, and is nothing more than the affirmation, which an idea, by virtue of being an idea, necessarily involves (II. xlix.). Wherefore these decisions of the mind arise in the mind by the same necessity, as the ideas of things actually existing. Therefore those who believe, that they speak or keep silence or act in any way from the free decision of their mind, do but dream with their eyes open.
(Elwes - en)

3, prop 2, sc  - Noch deutlicher ist dies aus dem in der Anmerkung zu Lehrsatz 7, Teil 2, Gesagten ersichtlich, wonach Geist und Körper ein und dasselbe Ding sind, welches bald unter dem Attribut des Denkens, bald unter dem der Ausdehnung begriffen wird. Daher kommt es, daß die Ordnung oder Verkettung der Dinge dieselbe ist, ob die Natur unter diesem oder unter jenem Attribut begriffen wird und folglich auch, daß die Ordnung der Tätigkeiten und der Leiden unseres Körpers von Natur aus der Ordnung der Tätigkeiten und der Leiden unseres Geistes genau entspricht. Dies erhellt auch aus dem, womit ich den 12. Lehrsatz des 2. Teils bewiesen habe. Aber obgleich sich dies so verhält und durchaus kein Grund vorliegt, daran zu zweifeln, glaube ich doch kaum, daß die Menschen dazu bewogen werden können, die Sache unbefangen zu erwägen, wenn ich sie nicht mit der Erfahrung belege; so fest sind sie überzeugt, daß der Körper auf einen bloßenWink des Geistes bald in Bewegung, bald in Ruhe versetzt wird und zahlreiche Handlungen verübt, die allein vomWillen des Geistes und von der Kunst des Denkens abhängen.Was freilich der Körper alles vermag, hat bis jetzt noch niemand festgestellt; d.h., niemand hat sich bis jetzt auf demWege der Erfahrung darüber unterrichtet, was der Körper nach den bloßen Gesetzen seiner Natur, sofern sie nur als eine körperliche betrachtet wird, tun kann und was er nicht tun kann, wenn er nicht vom Geiste dazu bestimmt wird. Denn niemand hat bis jetzt dieWerkstätte des Körpers so genau kennengelernt, um alle seine Verrichtungen erklären zu können; ganz abgesehen davon, daß man bei Tieren vieles beobachtet, was die menschliche Sinnesschärfe weit überragt, und daß Nachtwandler im Schlafe vieles tun, was sie im wachen Zustand nicht wagen würden. Das zeigt doch zur Genüge, daß der Körper an sich nach den bloßen Gesetzen seiner Natur vieles vermag, worüber sich sein eigener Geist wundert. - Es weiß ferner niemand anzugeben, auf welcheWeise und mit welchen Mitteln der Geist den Körper bewegt, noch auch, wieviel Grade der Bewegung er dem Körper mitteilen könne und wie groß die Schnelligkeit ist, mit welcher er ihn zu bewegen vermöge. Daraus folgt, daß, wenn die Menschen sagen, diese oder jene Körpertätigkeit entspringe aus dem Geiste, welcher die Herrschaft über den Körper hat, sie nicht wissen, was sie sagen, und bloß mit blendendenWorten eingestehen, daß sie die wahre Ursache jener Tätigkeit nicht wissen, ohne sich über dieselbe zu wundern. Allein man wird sagen, ob man wisse oder nicht wisse, mit welchen Mitteln der Geist den Körper bewege, so mache man doch die Erfahrung, daß der Körper schlaff sein würde, wenn der Geist nicht zum Denken fähig wäre Ferner mache man die Erfahrung, daß es in der bloßen Macht des Geistes stehe, entweder zu reden oder zu schweigen, und noch vieles andere, was man deshalb von der Entschließung des Geistes abhängig glaubt. Was nun das erste anbelangt, so frage ich die Gegner selbst, ob nicht die Erfahrung ebenfalls lehrt, daß auch umgekehrt, wenn der Körper schlaff ist, auch der Geist zugleich unfähig zum Denken ist? Denn wenn der Körper im Schlafe ruht, ist auch der Geist mit ihm in Schlaf versenkt und hat nicht, wie im wachen Zustand, die Macht zu denken. Ferner wird wohl jeder schon die Erfahrung gemacht haben, daß der Geist nicht immer gleich befähigt ist, über ein Objekt zu denken, daß vielmehr, je fähiger der Körper ist, das Bild von diesem oder jenem Objekt in sich zu erzeugen, um so fähiger auch der Geist ist, dieses oder jenes Objekt zu betrachten. Aber, wird man sagen, aus den bloßen Gesetzen der Natur, sofern sie nur als körperliche betrachtetwird, können doch die Ursachen von Gebäuden, Gemälden und andern Dingen dieser Art, welche bloß der menschlichen Kunst ihre Entstehung verdanken, unmöglich hergeleitet werden; und der menschliche Körper ist ja nicht imstande, einen Tempel zu erbauen, wenn er nicht im Geiste dazu bestimmt und angeleitet werde. - Ich habe aber bereits gezeigt, daß die Gegner selbst nicht wissen, was der Körper vermag und was aus der bloßen Betrachtung seiner Natur abgeleitet werden kann, und daß sie selbst die Erfahrung machen, daß vieles nach den bloßen Gesetzen der Natur geschieht, wovon sie nie geglaubt hätten, daß es ohne die Leitung des Geistes geschehen könne, so z.B. was die Nachtwandler im Schlafe tun und worüber sie selbst im wachen Zustand verwundert sind. Ich will noch auf den künstlichen Bau des menschlichen Körpers hinweisen, der an Künstlichkeit alles weit übertrifft, was von menschlicher Kunst gebaut worden ist, ganz zu schweigen davon daß, wie schon oben ausgeführt wurde, aus der Natur, unter welchem Attribut sie auch betrachtet werde, Unendliches folgt. Was ferner das zweite betrifft, so stünde es allerdings weit besser um die menschlichen Zustände, wenn das Schweigen ebenso wie das Reden in der Macht des Menschen stünde. Die Erfahrung aber lehrt genug und übergenug, daß die Menschen nichts weniger in ihrer Gewalt haben als die Zunge und daß sienichts weniger vermögen, als ihre Begierden im Zaum zu halten. Daher kommt es, daß viele glauben, wir täten nur das freiwillig, was wir nicht heftig begehren; denn die Begierde nach solchen Dingen kann leicht beschränkt werden durch die Erinnerung an etwas anderes, dessen wir häufig gedenken. Dasjenige dagegen, glauben sie, täten wir nicht freiwillig, was wir mit heftigem Affekt begehren, der also durch die Erinnerung an etwas anderes nicht gedämpft werden kann. Und würden sie nicht die Erfahrung gemacht haben, daß der Mensch vieles tut, was er später bereut, und daß er oft, wenn er von entgegengesetzten Affekten bestürmt wird, das Bessere sieht und das Schlechtere befolgt, so würden sie keinen Anstand nehmen zu glauben, daß wir alles freiwillig tun. So glaubt das Kind, es begehre die Milch freiwillig; der erzürnte Knabe, er wolle die Rache; der Furchtsame die Flucht. Der Betrunkene glaubt, er rede aus freier Entschließung des Geistes, was er, wieder ernüchtert, verschwiegen zu haben wünscht. So meint der Irrsinnige, der Schwätzer, der Knabe und viele dieses Schlags aus freier Entschließung des Geistes zu reden während sie doch den Antrieb zum Reden, den sie haben nicht bezähmen können. Somit lehrt die Erfahrung selbst nicht minder deutlich als die Vernunft, daß die Menschen nur darum glauben, sie wären frei, weil sie ihrer Handlungenbewußt, der Ursachen aber, von denen sie bestimmt werden, unkundig sind. Und außerdem lehrt sie, daß die Entschlüsse des Geistes nichts anderes sind als die Begierden selbst, die je nach der verschiedenen Disposition des Körpers verschieden sind. Denn jeder entscheidet sich in allem gemäß seinem Affekt. Diejenigen also, welche von entgegengesetzten Affekten bestürmt werden, wissen nicht, was sie wollen; die aber von gar keinem Affekt erregt sind, werden durch einen geringfügigen Anlaß dahin und dorthin getrieben. Alles dies zeigt gewiß klar, daß sowohl der Entschluß des Geistes als auch die Begierde und die Bestimmung des Körpers von Natur einander entsprechen oder vielmehr ein und dasselbe Ding sind, welches wir, wenn es unter dem Attribut des Denkens betrachtet und durch dieses ausgedrückt wird, Entschluß nennen, und wenn es unter dem Attribut der Ausdehnung betrachtet und aus den Gesetzen der Bewegung und Ruhe abgeleitet wird, Bestimmung heißen. Es wird dies aus den bald folgenden Ausführungen noch deutlicher erhellen. Hier möchte ich noch auf etwas anderes besonders aufmerksam machen: daß wir nämlich durch einen Entschluß des Geistes nichts tun können, dessen wir uns nicht erinnern.Wir können z.B. ein Wort, dessen wir uns nicht erinnern,Macht des Geistes steht, sich einer Sache zu erinnern oder sie zu vergessen. Daher glaubt man, es stehe nur in der Macht des Geistes, über eine Sache, an die wir uns erinnern, zu schweigen oder zu reden. Allein wenn wir träumen, daß wir reden, so glauben wir aus freier Entschließung des Geistes zu reden und reden doch gar nicht, oder wenn wir reden, so geschieht es durch eine willkürliche Bewegung des Körpers.Wir träumen ferner auch, daß wir andern etwas verheimlichen, und zwar nach derselben Entschließung des Geistes, nach welcher wir im wachen Zustande etwas verschweigen, was wir wissen.Wir träumen endlich auch, daß wir nach der Entschließung des Geistes etwas tun, was wir im wachen Zustande nicht zu tun wagen. Ich möchte also fragen, ob es im Geiste zweierlei Arten von Entschlüssen gibt, phantastische und freie? Wem nun aber diese alberne Annahme zu weit geht, der muß notwendig zugeben, daß diese Entschließung des Geistes, die man für eine freie hält, sich von der eigentlichen Vorstellung oder der Erinnerung nicht unterscheidet und nichts ist als jene Bejahung, welche die Idee, sofern sie Idee ist, notwendig in sich schließt (s. Lehrsatz 49, Teil 2). Also entstehen diese Entschlüsse des Geistes nach erselben Notwendigkeit im Geiste wie die Ideen der wirklich existierenden Dinge.nicht aussprechen. Ferner, daß es nicht in der freienMacht des Geistes steht, sich einer Sache zu erinnern oder sie zu vergessen. Daher glaubt man, es stehe nur in der Macht des Geistes, über eine Sache, an die wir uns erinnern, zu schweigen oder zu reden. Allein wenn wir träumen, daß wir reden, so glauben wir aus freier Entschließung des Geistes zu reden und reden doch gar nicht, oder wenn wir reden, so geschieht es durch eine willkürliche Bewegung des Körpers.Wir träumen ferner auch, daß wir andern etwas verheimlichen, und zwar nach derselben Entschließung des Geistes, nach welcher wir im wachen Zustande etwas verschweigen, was wir wissen.Wir träumen endlich auch, daß wir nach der Entschließung des Geistes etwas tun, was wir im wachen Zustande nicht zu tun wagen. Ich möchte also fragen, ob es im Geiste zweierlei Arten von Entschlüssen gibt, phantastische und freie? Wem nun aber diese alberne Annahme zu weit geht, der muß notwendig zugeben, daß diese Entschließung des Geistes, die man für eine freie hält, sich von der eigentlichen Vorstellung oder der Erinnerung nicht unterscheidet und nichts ist als jene Bejahung, welche die Idee, sofern sie Idee ist, notwendig in sich schließt (s. Lehrsatz 49, Teil 2). Also entstehen diese Entschlüsse des Geistes nach derselben Notwendigkeit im Geiste wie die Ideen der wirklich existierenden Dinge.Wer also glaubt, daß er nach freiem Entschluß des Geistes rede oder schweige oder irgend etwas tue, der träumt mit offenen Augen. (Stern - de)

3, prop 2, sc  - Quanto sopra è reso meglio comprensibile da ciò che si dice nel Chiarimento della Prop. 7 della II Parte: cioè che la Mente e il Corpo sono una sola e medesima cosa, che viene concepita ora con riferimento all'attributo Pensiero, ora con riferimento all'attributo Estensione. Di qui risulta che l'ordine (ossia la concatenazione) delle cose è uno solo, sia che la Natura si consideri sotto questo attributo, sia che si consideri sotto quello; e, di conseguenza, che le azioni e le passioni del nostro Corpo corrispondono per natura, simultaneamente e in parallelo, alle azioni e alle passioni della nostra Mente: come risulta anche dal modo con cui nella Parte II ho dimostrato la Prop. 12. Ma, sebbene le cose stiano realmente come ho detto e non resti alcuna ragione di dubitarne, stento a credere che, se non comproverò le mie affermazioni con dati dell'esperienza, la gente possa indursi ad esaminare questo argomento con cura e con animo sereno: persuasa, com'è, che il Corpo si muova o si fermi solo che la Mente glielo ordini, e compia una quantità d'azioni che dipendono soltanto dalla volontà della Mente e dalla sua capacità di ragionare. E in effetti nessuno finora ha determinato di che cosa il Corpo sia capace per sé: cioè, finora l'esperienza non ha insegnato a nessun umano che cosa permettano al Corpo di fare e di non fare le sole leggi della natura considerata unicamente nell'ambito corporeo, senza gli interventi direttivi della Mente. Nessuno finora, infatti, conosce la macchina del Corpo così a fondo da potere spiegarne tutte le funzioni per non parlare ora delle molte attitudini che si osserva negli animali, le quali superano largamente la sagacia umana, né delle molte azioni che i sonnambuli compiono nel sonno e che non oserebbero compiere da svegli: esempi, questi, che mostrano chiaramente come il Corpo, per sua natura, possa fare una quantità di cose di cui la sua stessa Mente si meraviglia. Nessuno poi sa con quali criteri e con quali mezzi la Mente muova il Corpo, né di quante marce, per così dire, essa disponga nel comunicargli il moto, né con quale velocità avvenga la trasmissione dell'ordine di muoversi. Di qui segue che quando la gente dice che questa o quella azione del Corpo ha origine dalla Mente, la quale ha potere sul Corpo, la gente non sa quel che dice, e non fa altro che ammettere, con parole impressionanti ma prive di senso, di ignorare tranquillamente la vera causa dell'azione considerata. La gente però dirà ancora che sappia o no con quali mezzi la Mente muove il Corpo che è tuttavia sperimentato che se la Mente non fosse capace di ragionare e di dare disposizioni il Corpo se ne starebbe inerte; e che è anche sperimentato che tanto il parlare quanto il tacere, e così molte altre cose, sono in esclusivo potere della Mente e dipendono dai suoi decreti. Ma, quanto alla prima pretesa, io vorrei che mi dicessero se viceversa non è altrettanto sperimentato che quando il Corpo è privo di sensi anche la Mente è incapace di pensare: perché quando il Corpo riposa nel sonno anche la Mente, insieme con esso, rimane come assopita, e non ha la capacità di ragionare come quando è desta. Credo poi che sia esperienza comune la variabile capacità della Mente di ragionare su uno stesso oggetto: a seconda infatti della diversa disposizione del Corpo a far sorgere in sé l'immagine di questo o di quell'oggetto, anche la Mente è diversamente disposta a riflettere su quell'oggetto o su questo. Ma, dicono gli avversari, è impossibile trovare nelle sole leggi della natura (considerata soltanto come corporea o materiale) le cause degli edifici e dei dipinti e delle altre cose di questo genere, che sono prodotte esclusivamente dall'arte dell'Uomo; e il Corpo non sarebbe certo in grado di costruire p. es. un tempio se non fosse determinato e condotto dalla Mente. Però io ho già mostrato che essi non sanno che cosa possa il Corpo, e che cosa si possa trar fuori dall'analisi approfondita della sua natura; ed è esperienza comune di quante cose accadano grazie alle sole leggi della natura, cose che nessuno crederebbe poter accadere se non sotto la guida della Mente: come le azioni dei sonnambuli, delle quali poi essi stessi, da svegli, si meravigliano. Aggiungo qui, fra le cose da considerarsi, la stessa struttura del Corpo umano, che per ingegnosità e perfezione supera di gran lunga tutte le realizzazioni della tecnica umana; e non sto a ripetere ciò che ho già detto qui sopra, che dalla natura, sotto qualsiasi attributo essa si consideri, derivano cose in numero infinito. Quanto poi alla seconda pretesa, di certo le faccende del mondo andrebbero parecchio meglio se gli umani avessero nel grado desiderabile la facoltà tanto di tacere quanto di parlare: ma l'esperienza insegna anche troppo che su nulla gli umani hanno minor potere che sulla lingua, e di nulla sono meno capaci che di moderare i loro appetiti; e di qui s'è formata l'opinione comune, secondo la quale noi facciamo liberamente solo ciò che desideriamo senza troppo impegno, poiché l'inclinazione verso quelle cose può essere facilmente frenata dal ricordo di altre cose che rammentiamo spesso, mentre non siamo per nulla liberi nei riguardi delle cose a cui ci rivolgiamo con un affetto grande e che non può essere acquietato dal ricordo di un'altra cosa. Certo, se coloro che così credono non sapessero per esperienza che noi compiamo moltissime azioni delle quali poi ci pentiamo, e che spesso, quando cioè siamo combattuti fra desidèri contrastanti, vediamo il meglio ma scegliamo il peggio, niente impedirebbe loro di credere che noi facciamo tutto liberamente. Cosi l'infante crede di desiderare liberamente il latte, il bambino adirato crede di desiderare liberamente la vendetta, il pauroso crede di desiderare liberamente la fuga. E così l'ubriaco crede di dire per libero decreto della sua Mente quelle cose che poi, tornato sobrio, vorrebbe aver taciuto; così i pazzi, le chiacchierone, i bambini, e tanti individui di tali generi credono di parlare per libero decreto della Mente: quando invece non son capaci di raffrenare l'impulso, che gli viene, di parlare, giusto o sbagliato che sia. Dunque la stessa esperienza insegna, con chiarezza non minore di quanto l'insegni la ragione, che gli umani si credono liberi solo per questo, che sono consci delle loro azioni e ignari delle cause che li muovono ad agire; e, inoltre, che i “decreti della Mente” non sono altro che gli appetiti stessi, e sono perciò diversi a seconda della diversa disposizione del Corpo. Ognuno infatti vede le cose, e vorrebbe regolarle, in conformità del suo sentimento; e chi è combattuto da sentimenti contrastanti non sa che cosa voglia; e a chi non ha momentaneamente sentimenti particolari, basta una piccola spinta per volgersi da una parte o dall'altra. Da tutte queste considerazioni risulta incontestabilmente che il decreto (e l'appetito) della Mente e la determinazione del Corpo hanno luogo per natura simultaneamente; o piuttosto sono la stessa cosa, un'unica cosa: alla quale, quando sia considerata sotto l'attributo del Pensiero, e sia spiegata per mezzo di tale attributo, noi diamo il nome di decreto; quando sia considerata sotto l'attributo dell'Estensione, e sia dedotta dalle leggi del moto e della quiete, diamo il nome di determinazione. Questo risulterà ancor più chiaro da ciò che dirò or ora. C'è infatti un'altra cosa, che vorrei metter qui in evidenza in primo luogo: che noi non possiamo fare alcunché per decreto della Mente, se non ne abbiamo il ricordo. P. es., non possiamo dire una determinata parola, se non la ricordiamo. D'altronde la Mente non ha alcun libero potere di ricordare una cosa o di dimenticarla. Ragion per cui si ritiene che in potestà della Mente ci sia solo questo: dire, o tacere, volontariamente, le sole cose che ricordiamo. Quando però sogniamo di parlare, crediamo nel sogno di parlare per libero decreto della Mente: e tuttavia non parliamo in realtà, o, se parliamo, ciò avviene per uno spontaneo moto del Corpo. Noi sogniamo inoltre di tener nascoste alla gente determinate cose, e ciò per lo stesso decreto della Mente per il quale, da svegli, teniamo per noi quel che sappiamo. Infine, nei sogni noi facciamo per decreto della Mente azioni che da svegli non osiamo fare. E quindi vorrei molto sapere se nella Mente si trovano due generi di decreti, uno dei Decreti Fantastici, e uno dei Decreti Liberi. Perché se non si vuole arrivare a dire cose insensate come questa bisogna necessariamente ammettere che questo Decreto della Mente, che si crede libero, non si distingue in realtà dall'immaginazione stessa o dalla memoria, e non è se non quell'affermazione che un'idea, in quanto idea, implica necessariamente (P. II, Prop. 49). Quindi i “decreti della Mente” sorgono nella Mente con la stessa necessità con cui vi sorgono le idee delle cose esistenti in atto; e pertanto chi crede di parlare o di tacere, o di fare qualsiasi cosa, per libero decreto della Mente, sogna ad occhi aperti. (Peri - it)

3, prop 2, sc  - Dit is nog duidelijker te begrijpen uit wat in de Opmerking bij Stelling VII van Deel II gezegd werd, dat namelijk Geest en Lichaam één en dezelfde zaak zijn welke nu eens als openbaring van het attribuut des Denkens, dan weer als openbaring van dat der Uitgebreidheid beschouwd wordt. Vandaar dat de orde of aaneenschakeling der dingen dezelfde is, onverschillig of de Natuur onder het eene dan wel of zij onder het andere attribuut beschouwd wordt en vandaar dat bijgevolg de reeks van handelingen of lijdingen van ons Lichaam van nature gelijktijdig verloopt met de reeks van handelingen of lijdingen van den Geest. Hetgeen ook reeds blijkt uit de bewijsvoering van Stelling XII Deel II. Toch geloof ik, niettegenstaande dat dit zoo is en er geen enkele reden overblijft om er aan te twijfelen, de menschen bezwaarlijk er toe te zullen kunnen brengen dit met een rustig gemoed te overwegen, wanneer ik het niet ook uit de ervaring bewijs; zóó vast toch zijn zij er van overtuigd dat het menschelijk Lichaam alleen op bevel van den Geest nu eens beweegt, dan weer rust en tal van dingen doet welke uitsluitend van den wil en het vooraf bedenken van den Geest afhangen. Niemand immers heeft tot dusver uitgemaakt wat het Lichaam wel vermag, d.w.z. tot dusver heeft de ervaring nog niemand geleerd, wat het Lichaam uitsluitend krachtens de wetten der Natuur, voorzoover deze alleen als lichamelijk beschouwd wordt, zou kunnen verrichten en wat het nìet zou kunnen doen indien het niet door den Geest er toe genoodzaakt werd. Niemand immers heeft tot dusver de inrichting van ons Lichaam zóó nauwkeurig leeren kennen dat hij alle verrichtingen ervan zou kunnen verklaren; om nog ervan te zwijgen dat bij redelooze dieren tal van dingen zijn waar te nemen, welke de menschelijke scherpzinnigheid verre overtreffen en dat slaapwandelaars in hun slaap tal van dingen doen, welke zij wakend niet zouden durven; waaruit voldoende blijkt dat het menschelijk Lichaam krachtens de wetten van zijn aard alleen reeds veel vermag waarover de Geest zelf zich verbaast. Voorts weet niemand te zeggen op welke wijze en door welke middelen de Geest het Lichaam in beweging zou brengen, noch welke soorten van beweging hij aan het Lichaam zou kunnen meedeelen of met welke snelheid hij het zou kunnen voortbewegen. Waaruit volgt dat diegenen, die beweren dat deze of gene handeling des Lichaams voortspruit uit den Geest, die heerschappij over het Lichaam zou hebben, niet weten wat zij zeggen en niets anders doen dan met schoonschijnende woorden toegeven dat zij de ware oorzaak dier handeling niet kennen, zonder zich daarover te verwonderen. Maar, zullen zij zeggen, hetzij wij weten of niet-weten door welke middelen de Geest het Lichaam in beweging brengt; wij ervaren in elk geval dat het Lichaam werkeloos zou zijn wanneer de menschelijke Geest niet tot denken in staat was. Voorts dat de ervaring leert dat de Geest het in zijn macht heeft zoowel te spreken als te zwijgen, en zoo nog veel meer, dat daarom, naar men waant, van de willekeur des Geestes afhangt. Wat echter het eerste betreft, zoo zou ik hen willen vragen of dan de ervaring niet eveneens leert dat omgekeerd, wanneer het Lichaam werkeloos is, de Geest ongeschikt is om te denken? Immers wanneer het Lichaam rust in den slaap, is met het Lichaam tevens ook de Geest bedwelmd en bezit hij niet meer de macht om, zooals wanneer hij waakt, te denken. Ik geloof verder dat zeker wel ieder de ervaring heeft opgedaan dat de Geest niet altijd even geschikt is om te denken over hetzelfde onderwerp, maar dat naar mate het Lichaam geschikter is om door het beeld van 't een of ander voorwerp te worden geprikkeld, ook de Geest beter in staat is om dit voorwerp te beschouwen. Nu zegt men wel dat het toch niet mogelijk is het ontstaan van gebouwen, schilderijen en dergelijke dingen, welke slechts door menschelijke kunstvaardigheid worden gemaakt, alleen uit de wetten der Natuur, voorzoover zij als slechts lichamelijk beschouwd wordt, af te leiden; daar toch immers het menschelijk Lichaam niet in staat zou zijn een tempel te bouwen, wanneer het daarbij niet door den Geest werd gedreven en geleid. Maar ik heb toch reeds aangetoond dat wie aldus spreken niet weten wat het Lichaam vermag en wat uitsluitend uit de beschouwing van zijn aard kan worden afgeleid, en dat zij zelf hebben ondervonden dat tal van dingen uitsluitend volgens de wetten der Natuur gebeuren, terwijl zij toch waanden dat die nooit gebeuren konden tenzij krachtens de leiding van den Geest, zooals bijvoorbeeld de handelingen van slaapwandelaars in hun slaap, waarover zijzelf bij hun ontwaken zich verbazen. Ik wijs hier bovendien nog op de inrichting van het menschelijk Lichaam zelf, welke in kunstvaardigheid verre alles overtreft wat door menschelijke kunst gemaakt werd; om nog ervan te zwijgen dat, gelijk ik hierboven reeds aantoonde, uit de Natuur, onder welk attribuut ook beschouwd, oneindig veel moet voortvloeien.

Wat voorts het tweede punt betreft: zeer zeker zou de menschheid veel gelukkiger zijn als zwijgen of spreken in 's menschen macht lagen. Maar de ervaring leert duidelijk genoeg dat de mensch niets minder in zijn macht heeft dan zijn tong en niets hem moeilijker valt dan zijn lusten te matigen. Daarom gelooven dan ook de meesten dat wij slechts datgene wat wij lichtelijk begeeren uit vrijen wil doen, omdat de begeerte tot die zaken gemakkelijk door de herinnering aan iets anders, dat wij ons vaak te binnen brengen, kan worden bedwongen; dat wij daarentegen allerminst vrij handelen wanneer wij iets met grooten hartstocht begeeren, welke niet door de herinnering aan iets anders kan worden verdreven. Waarlijk, als zij niet ervaren hadden, dat wij tal van dingen doen welke ons later berouwen en dat wij dikwijls--wanneer wij namelijk door tegenstrijdige aandoeningen worden aangegrepen--"het betere zien, maar het slechtere volgen" zou niets hen verhinderen om aan te nemen dat wij alles uit vrijen wil doen. Zoo gelooft een kind dat het uit vrijen wil naar melk verlangt, een vertoornde knaap dat hij uit vrijen wil zoekt wraak te nemen en een bloodaard dat hij uit vrijen wil vlucht. Zoo waant de dronkaard dat hij krachtens vrij besluit van zijn Geest al die dingen gezegd heeft welke hij later, ontnuchterd, liever zou hebben verzwegen, en evenzoo gelooven krankzinnigen, babbelaarsters, kinderen en meer lieden van dit slag, dat zij krachtens vrij besluit van den geest spreken, ofschoon zij alleen maar den aandrang tot spreken dien zij gevoelen, niet kunnen onderdrukken. De ervaring zelf leert dus niet minder duidelijk dan de Rede dat de menschen slechts daarom alleen zich vrij wanen, wijl zij zich bewust zijn van hun handelingen, doch de oorzaken waardoor die bepaald worden niet kennen; en voorts ook dat de besluiten van den Geest niets anders zijn dan de begeerten zelf, welke derhalve verschillen al naar gelang de ontvankelijkheid van het Lichaam verschilt. Want ieder zoekt alles naar eigen zin in te richten en wie bovendien nog door tegenstrijdige aandoeningen bestormd worden, weten in het geheel niet wat zij willen, terwijl zij die [op een gegeven oogenblik] aan geen enkele aandoening onderworpen zijn, door een zachten drang her- of derwaarts gedreven worden. Al welke dingen, dunkt mij, klaar bewijzen, dat zoowel een besluit van den Geest, als de begeerte en de ontvankelijkheid van het Lichaam, van nature gelijktijdig zijn, of liever dat zij één en dezelfde zaak zijn welke wij, wanneer zij onder het attribuut des Denkens beschouwd en daaruit verklaard wordt, "besluit" noemen, maar welke wij, wanneer zij wordt beschouwd onder het attribuut der Uitgebreidheid en wordt afgeleid uit de wetten van beweging en rust "noodwendige bepaaldheid" [gedetermineerdheid] heeten; hetgeen nog duidelijker zal blijken uit wat straks volgen zal. Want er is nog iets anders dat ik hier het allereerst wilde doen opmerken; namelijk dat wij niets krachtens besluit van onzen Geest kunnen doen, zonder het ons eerst te herinneren. Zoo kunnen wij bijvoorbeeld geen woord spreken als wij het ons niet eerst herinneren. Voorts ligt het niet in de vrije macht van den Geest zich eenig ding te herinneren ofwel het te vergeten. Zoodat men aanneemt dat het slechts in de macht van den Geest ligt naar willekeur te zwijgen of te spreken over iets dat hij zich herinnert. Maar als wij droomen dat wij spreken, gelooven wij krachtens vrij besluit van den Geest te spreken, terwijl wij in werkelijkheid nìet spreken, of, àls wij spreken, dit slechts door onwillekeurige bewegingen van het Lichaam geschiedt. Verder droomen wij dat wij iets voor de menschen verbergen, en wel krachtens hetzelfde besluit van den Geest waardoor wij in wakenden toestand, datgene wat wij weten te verzwijgen. Tenslotte droomen wij dat wij, krachtens besluit van onzen Geest, dingen doen welke wij wakend niet zouden durven. Ik zou daarom wel gaarne willen weten of er soms in den Geest twee soorten van besluiten bestaan: gefantaseerde en vrije? Wil men echter de dwaasheid niet zoover drijven dan zal men noodzakelijk moeten toegeven dat dit besluit van den Geest dat men voor vrij houdt, zich niet onderscheidt van de verbeelding of herinnering en niets anders is dan die beaming welke in elke voorstelling als zoodanig ligt opgesloten. (Zie St. XLIX D. II). Derhalve ontspringen deze besluiten van den Geest even noodzakelijk in den Geest als de voorstellingen van de werkelijk bestaande dingen. Zij dus, die wanen dat zij krachtens vrij besluit van den Geest spreken, zwijgen of wat dan ook doen, droomen met open oogen.
(Suchtelen - nl)

3, prop 2, sc  - Esto se entiende de un modo más claro por lo dicho en el Escolio de la Proposición 7 de la Parte II, a saber: que el alma y el cuerpo son una sola y misma cosa, que se concibe, ya bajo el atributo del pensamiento, ya bajo el de la extensión. De donde resulta que el orden o concatenación de las cosas es uno solo, ya se conciba la naturaleza bajo tal atributo, ya bajo tal otro, y, por consiguiente, que el orden de las acciones y pasiones de nuestro cuerpo se corresponde por naturaleza con el orden de las acciones y pasiones del alma. Ello es también evidente según la Demostración de la Proposición 12 de la Parte II. Ahora bien: aunque las cosas sean de tal modo que no queda ningún motivo para dudar de ello, con todo, creo que, no mediando comprobación experimental, es muy difícil poder convencer a los hombres de que sopesen esta cuestión sin prejuicios, hasta tal punto están persuadidos firmemente de que el cuerpo se mueve o reposa al más mínimo mandato del alma, y de que el cuerpo obra muchas cosas que dependen exclusivamente de la voluntad del alma y su capacidad de pensamiento. Y el hecho es que nadie, hasta ahora, ha determinado lo que puede el cuerpo, es decir, a nadie ha enseñado la experiencia, hasta ahora, qué es lo que puede hacer el cuerpo en virtud de las solas leyes de su naturaleza, considerada como puramente corpórea, y qué es lo que no puede hacer salvo que el alma lo determine. Pues nadie hasta ahora ha conocido la fábrica del cuerpo de un modo lo suficientemente preciso como para poder explicar todas sus funciones, por no hablar ahora de que en los animales se observan muchas cosas que exceden con largueza la humana sagacidad, y de que los sonámbulos hacen en sueños muchísimas cosas que no osarían hacer despiertos; ello basta para mostrar que el cuerpo, en virtud de las solas leyes de su naturaleza, puede hacer muchas cosas que resultan asombrosas a su propia alma. Además, nadie sabe de qué modo ni con qué medios el alma mueve al cuerpo, ni cuántos grados de movimiento puede imprimirle, ni con qué rapidez puede moverlo. De donde se sigue que cuando los hombres dicen que tal o cual acción del cuerpo proviene del alma, por tener ésta imperio sobre el cuerpo, no saben lo que se dicen, y no hacen sino confesar, con palabras especiosas, su ignorancia —que les trae sin cuidado— acerca de la verdadera causa de esa acción. Me dirán, empero, que sepan o no por qué medios el alma mueve al cuerpo, saben en cualquier caso por experiencia que, si la mente humana no fuese apta para pensar, el cuerpo sería inerte. Además, saben por experiencia que caen bajo la sola potestad del alma cosas como el hablar o el callar, y otras muchas que, por ende, creen que dependen del mandato del alma. Pues bien, en lo que atañe a lo primero, les pregunto: ¿acaso la experiencia no enseña también, y al contrario, que si el cuerpo está interte, el alma es al mismo tiempo inepta para pensar? Pues cuando el cuerpo reposa durante el sueño, el alma permanece también adormecida, y no tiene el poder de pensar, como en la vigilia. Además, creo que todos tenemos experiencia de que el alma no siempre es igualmente apta para pensar sobre un mismo objeto, sino que, según el cuerpo sea más apto para ser excitado por la imagen de tal o cual objeto, en esa medida es el alma más apta para considerar tal o cual objeto. Dirán, empero, que no es posible que de las solas leyes de la naturaleza, considerada como puramente corpórea, surjan las causas de los edificios, las pinturas y cosas de índole similar (que se producen sólo en virtud del arte humano), y que el cuerpo humano, si no estuviera determinado y orientado por el alma, no sería capaz de edificar un templo. Pero ya he mostrado que ellos ignoran lo que puede el cuerpo, o lo que puede deducirse de la sola consideración de su naturaleza, y han experimentado que se producen muchas cosas en virtud de las solas leyes de la naturaleza, cuya producción nunca hubiera creído posible sin la dirección del alma, como son las que hacen los sonámbulos durante el sueño, y que a ellos mismos les asombran cuando están despiertos. Añado aquí el ejemplo de la fábrica del cuerpo humano, que supera con mucho en artificio a todas las cosas fabricadas por el arte de los hombres, por no hablar de lo que he mostrado más arriba: que de la naturaleza, considerada bajo un atributo cualquiera, se siguen infinitas cosas. Por lo que atañe a lo segundo, digo que los asuntos humanos se hallarían en mucha mejor situación, si cayese igualmente bajo la potestad del hombre tanto el callar como el hablar. Pero la experiencia enseña sobradamente que los hombres no tiene sobre ninguna cosa menos poder que sobre su lengua, y para nada son más impotentes que para moderar sus apetitos; de donde resulta que los más creen que sólo hacemos libremente aquello que apetecemos escasamente, ya que el apetito de tales cosas puede fácilmente ser dominado por la memoria de otra cosa de que nos acordamos con frecuencia, y, en cambio, no haríamos libremente aquellas cosas que apetecemos con un deseo muy fuerte, que no puede calmarse con el recuerdo de otra cosa. Si los hombres no tuviesen experiencia de que hacemos muchas cosas de las que después nos arrepentimos, y de que a menudo, cuando hay en nosotros conflicto entre afectos contrarios, reconocemos lo que es mejor y hacemos lo que es peor, nada impediría que creyesen que lo hacemos todo libremente. Así, el niño cree que apetece libremente la leche, el muchacho irritado, que quiere libremente la venganza, y el tímido, la fuga. También el ebrio cree decir por libre decisión de su alma lo que, ya sobrio, quisiera haber callado, y asimismo el que delira, la charlatana, el niño y otros muchos de esta laya creen hablar por libre decisión del alma, siendo así que no pueden reprimir el impulso que les hace hablar. De modo que la experiencia misma, no menos claramente que la razón, enseña que los hombres creen ser libres sólo a causa de que son conscientes de sus acciones, e ignorantes de las causas que las determinan, y, además, porque las decisiones del alma no son otra cosa que los apetitos mismos, y varían según la diversa disposición del cuerpo, pues cada cual se comporta según su afecto, y quienes padecen conflicto entre afectos contrarios no saben lo que quieren, y quienes carecen de afecto son impulsados acá y allá por cosas sin importancia. Todo ello muestra claramente que tanto la decisión como el apetito del alma y la determinación del cuerpo son cosas simultáneas por naturaleza, o, mejor dicho, son una sola y misma cosa, a la que llamamos "decisión" cuando la consideramos bajo el atributo del pensamiento, y "determinación" cuando la consideramos bajo el atributo de la extensión, y la deducimos de las leyes del movimiento y el reposo, y esto se verá aún más claro por lo que vamos a decir. Pues hay otra cosa que quisiera notar particularmente aquí, a saber: que nosotros no podemos, por decisión del alma, hacer nada que previamente no recordemos. Por ejemplo, no podemos decir una palabra, si no nos acordamos de ella. Y no cae bajo la potestad del alma el acordarse u olvidarse de alguna cosa. Por ello se cree que bajo la potestad del alma sólo está el hecho de que podamos, en virtud de la sola decisión del alma, callar o hablar de la cosa que recordamos. Pero cuando soñamos que hablamos, creemos que hablamos por libre decisión del alma, y sin embargo no hablamos o, si lo hacemos, ello sucede en virtud de un movimiento espontáneo del cuerpo. Soñamos, además, que ocultamos a los hombres ciertas cosas, y ello por la misma decisión del alma en cuya virtud, estando despiertos, callamos lo que sabemos. Soñamos, en fin, que por decisión del alma hacemos ciertas cosas que, despiertos, no osamos hacer. Y, siendo ello así, me gustaría mucho saber si hay en el alma dos clases de decisiones, unas fantásticas y otras libres. Y si no se quiere incurrir en tan gran tontería, debe necesariamente concederse que esa decisión del alma que se cree ser libre, no se distingue de la imaginación o del recuerdo mismo, y no es más que la afirmación implícita en la idea, en cuanto que es idea (ver Proposición 49 de la, Parte II). Y, de esta suerte, tales decisiones surgen en el alma con la misma necesidad que las ideas de las cosas existentes en acto. Así pues, quienes creen que hablan, o callan, o hacen cualquier cosa, por libre decisión del alma, sueñan con los ojos abiertos. (Peña - es)

3, prop 2, sc  - Tout cela se comprend plus clairement par le Scolie de la Proposition 7 de la Partie II, où l'on disait que l'Esprit et le Corps sont une seule et même chose qui est conçue tantôt sous l'attribut de la Pensée, tantôt sous celui de l'Étendue. De là provient le fait que l'ordre, c'est-à-dire l'enchaînement des choses, est le même, que l'on conçoive la Nature sous l'un des attributs ou bien sous l'autre et par suite, l'ordre des actions et des passions de notre Corps est par nature contemporain de l'ordre des actions et des passions de l'Esprit. Cela d'ailleurs est encore évident par la démonstration de la Proposition 12 de la Partie II. Mais, bien que la nature des choses ne laisse aucun doute à cet égard, je crois que l'on pourra difficilement être amené à examiner ces questions d'une âme égale, si je ne justifie pas ma doctrine par l'expérience. C'est qu'on est fermement persuadé que le Corps se meut ou s'immobilise par le seul commandement de l'Esprit, et qu'il accomplit un grand nombre d'actions qui dépendent de la seule volonté de l'Esprit et de son art de penser. Or personne n'a jusqu'à présent déterminé quel est le pouvoir du Corps, c'est-à-dire que, jusqu'à présent, l'expérience n'a enseigné à personne ce que le Corps est en mesure d'accomplir par les seules lois de la Nature, considérée seulement en tant que corporelle, et ce qu'il ne peut accomplir sans y être déterminé par l'Esprit. Car personne jusqu'ici n'a acquis une connaissance assez précise de la structure du Corps pour en expliquer toutes les fonctions, et nous ne dirons rien de ce que l'on observe souvent chez les animaux et qui dépasse de loin la sagacité humaine, ou de nombreuses actions qu'accomplissent les somnambules pendant leur sommeil et qu'ils n'oseraient pas entreprendre pendant leur veille. Tout cela montre assez que le Corps, par les seules lois de sa nature, a le pouvoir d'accomplir de nombreuses actions qui étonnent son propre Esprit. Personne ne sait d'autre part selon quel principe et par quels moyens l'Esprit meut le Corps, ni quelle quantité de mouvement il peut lui attribuer, ni à quelle vitesse il peut le mouvoir. C'est pourquoi, lorsqu'on dit que telle ou telle action du Corps provient de l'Esprit qui a tout pouvoir sur lui, on ne sait en réalité ce que l'on dit, et l'on ne fait rien d'autre qu'avouer en un langage spécieux qu'on ignore la vraie cause des actions qui ne nous étonnent pas. Mais, dira-t-on, que l'on sache ou que l'on ne sache pas par quels moyens l'Esprit meut le Corps, on expérimente cependant que le Corps serait inerte si l'Esprit humain n'était pas capable de penser. On expérimente aussi qu'il tient au seul pouvoir de l'Esprit qu'on parle ou qu'on taise et l'on expérimente encore bien d'autres choses dont on croit par suite qu'elles dépendent du seul décret de l'Esprit. Mais en ce qui concerne le premier point, je demande si l'expérience n'enseigne pas également que si, au contraire, le Corps était inerte, l'Esprit serait en même temps incapable de penser. Lorsqu'en effet le Corps est au repos dans le sommeil, l'Esprit reste simultanément endormi, et n'a pas, comme dans la veille, le pouvoir de penser. Je crois aussi que tous sont avertis du fait que l'Esprit n'est pas toujours également capable de penser au même objet, mais que c'est en fonction de la capacité du Corps à être impressionné par l'image de tel ou tel objet que l'Esprit est plus ou moins capable de considérer tel ou tel objet. On m'opposera que, des seules lois de la Nature considérée seulement comme corporelle, ne peuvent se déduire les causes des édifices, des tableaux, et des objets de ce genre qui ne peuvent naître que de l'action humaine, et que, s'il n'était conduit et déterminé par l'Esprit, le Corps n'aurait le pouvoir d'édifier aucun temple. Mais j'ai déjà montré qu'en réalité on ne sait pas quel est le pouvoir du Corps ni ce qu'il est possible de déduire de la considération de sa seule nature. Ceux-là mêmes qui font cette objection expérimentent que des événements se produisent par les seules lois de la Nature, lesquels ils n'auraient jamais crus possibles sans la direction de l'Esprit : telles sont les actions des somnambules, dont ils s'étonnent eux-mêmes à leur réveil. Considérons en outre la structure même du Corps humain dont l'artifice dépasse de loin celui de tous les objets que peut fabriquer l'art humain ; et je passe sur le fait, établi plus haut, que, de la Nature et sous quelque attribut qu'on la considère, il suit une infinité de choses. En ce qui concerne le second point, certes les choses se passeraient d'une façon bien plus heureuse, s'il était au pouvoir des hommes aussi bien de se taire que de parler. Mais l'expérience l'enseigne assez, rien n'est moins au pouvoir de l'homme que sa parole, et il ne peut rien faire que diriger ses appétits. De là provient la croyance que nous n'agissons avec liberté qu'à l'égard des choses que nous poursuivons sans ardeur, parce que l'appétit de ces choses pourrait être aisément contrarié par le souvenir de quelque autre objet fréquemment rappelé ; et, croit-on, cette liberté serait infime lorsque nous poursuivons les objets par un désir intense qui ne peut être apaisé par le souvenir d'autres objets. Si, cependant, ils n'avaient eux-mêmes expérimenté qu'on accomplit beaucoup de choses dont par la suite on se repent, et que, fort souvent, tourmentés par des affects contraires, nous voyons le meilleur et nous suivons le pire, rien n'empêcherait les hommes de croire que nous accomplissons librement toutes nos actions. C'est ainsi qu'un petit enfant croit librement désirer le lait, un adolescent irrité vouloir la vengeance, ou un pusillanime, la fuite. L'homme ivre croit également, par un libre décret de l'Esprit, dire des choses que, devenu lucide, il voudrait avoir tues. De même le délirant, la bavarde, l'enfant et un grand nombre d'individus de même sorte croient parler par un libre décret de l'Esprit alors qu'ils sont incapables de contenir l'impulsion de parler. Ainsi donc, l'expérience n'enseigne pas avec moins de clarté que la Raison, ce fait que les hommes se croient libres par cela seul qu'ils sont conscients de leurs actions mais qu'ils ignorent les causes qui les déterminent. Elle montre aussi que les décrets de l'Esprit ne sont rien d'autre que les appétits eux-mêmes et varient par suite en fonction des diverses dispositions du Corps. Chacun en effet dirige toutes choses selon son affectivité et ceux qui, en outre, sont tourmentés par des affects contraires, ne savent ce qu'ils veulent, tandis que ceux que ne trouble aucun affect sont poussés de-ci de-là par les motifs les plus futiles. Tous ces faits montrent donc clairement que les décrets de l'Esprit, aussi bien que les appétits et les déterminations du Corps, sont par nature simultanément, ou plutôt sont une seule et même chose qu'on appelle tantôt Décret quand on la considère sous l'attribut de la Pensée et qu'on l'explique par lui, et tantôt Détermination, quand on la considère sous l'attribut de l'Étendue et qu'on la déduit des lois du mouvement ou du repos. Tout cela sera éclairé par ce qui me reste à dire. Car il est une chose ici que je voudrais particulièrement noter, c'est que nous ne pouvons rien accomplir par un décret de l'Esprit sans nous en souvenir auparavant. Par exemple, nous ne pouvons pas dire un mot, si nous ne nous en souvenons pas d'abord. Ensuite, il n'est pas dans le libre pouvoir de l'Esprit de se souvenir d'une chose ou de l'oublier. C'est pourquoi l'on croit que ne dépend du pouvoir de l'Esprit de se souvenir d'une chose ou de l'oublier. C'est pourquoi l'on croit que ne dépend du pouvoir de l'Esprit que la possibilité que nous avons de dire ou de taire notre souvenir par le seul décret de l'Esprit. Pourtant, lorsque nous rêvons que nous parlons, nous croyons parler par un libre décret de l'Esprit, alors que nous ne parlons pas, ou que, si nous parlons, cela se produit par un mouvement spontané du Corps. Nous rêvons aussi que nous cachons certaines choses à autrui, et cela par le même décret de l'Esprit qui nous fait, pendant la veille, taire ce que nous savons. Nous rêvons enfin que nous accomplissons par un décret de l'Esprit ce que, pendant la veille, nous n'osons pas faire. Mais je voudrais bien savoir, dès lors, s'il existe dans l'Esprit deux sortes de décrets, dont les uns seraient Phantasmatiques et les autres Libres. Si l'on ne veut pas délirer à ce point, il faudra nécessairement accorder que ce décret que l'on croit libre ne se distingue pas de l'imagination elle-même, c'est-à-dire de la mémoire, et qu'il n'est rien d'autre que l'affirmation qu'enveloppe nécessairement l'idée en tant qu'elle est une idée (voir la Proposition 48, Partie II). Ainsi donc ces décrets de l'Esprit naissent dans l'Esprit avec la même nécessité que les idées des choses existant en acte. Ceux-là donc qui croient parler, ou se taire, ou bien accomplir quelque action que ce soit par un libre décret de l'Esprit, rêvent les yeux ouverts. (Misrahi - fr)

2, prop 7, sc  - Hic antequam ulterius pergamus, revocandum nobis in memoriam est id quod supra ostendimus nempe quod quicquid ab infinito intellectu percipi potest tanquam substantiae essentiam constituens, id omne ad unicam tantum substantiam pertinet et consequenter quod substantia cogitans et substantia extensa una eademque est substantia quae jam sub hoc jam sub illo attributo comprehenditur. Sic etiam modus extensionis et idea illius modi una eademque est res sed duobus modis expressa, quod quidam Hebraeorum quasi per nebulam vidisse videntur, qui scilicet statuunt Deum, Dei intellectum resque ab ipso intellectas unum et idem esse. Exempli gratia circulus in natura existens et idea circuli existentis quae etiam in Deo est, una eademque est res quae per diversa attributa explicatur et ideo sive naturam sub attributo extensionis sive sub attributo cogitationis sive sub alio quocunque concipiamus, unum eundemque ordinem sive unam eandemque causarum connexionem hoc est easdem res invicem sequi reperiemus. Nec ulla alia de causa dixi quod Deus sit causa ideae exempli gratia circuli quatenus tantum est res cogitans et circuli quatenus tantum est res extensa nisi quia esse formale ideae circuli non nisi per alium cogitandi modum tanquam causam proximam et ille iterum per alium et sic in infinitum, potest percipi ita ut quamdiu res ut cogitandi modi considerantur, ordinem totius naturae sive causarum connexionem per solum cogitationis attributum explicare debemus et quatenus ut modi extensionis considerantur, ordo etiam totius naturae per solum extensionis attributum explicari debet et idem de aliis attributis intelligo. Quare rerum ut in se sunt, Deus revera est causa quatenus infinitis constat attributis nec impraesentiarum haec clarius possum explicare.

2, prop 12 - Quicquid in objecto ideae humanam mentem constituentis contingit, id ab humana mente debet percipi sive ejus rei dabitur in mente necessario idea hoc est si objectum ideae humanam mentem constituentis sit corpus, nihil in eo corpore poterit contingere quod a mente non percipiatur.

2, prop 49 - In mente nulla datur volitio sive affirmatio et negatio praeter illam quam idea quatenus idea est, involvit.

utilizzato da : 5, prop 1, demo 

propositio 3

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (22)  |  alto ^

Mentis actiones ex solis ideis adaequatis oriuntur, passiones autem a solis inadaequatis pendent.

Mentis actiones ex solis ideis adaequatis oriuntur, passiones autem a solis inadaequatis pendent.

Les actions de l'Âme naissent des seules idées adéquates ; les passions dépendent des seules idées inadéquates. (Appuhn - fr)

The activities of the mind arise solely from adequate ideas; the passive states of the mind depend solely on inadequate ideas. (Elwes - en)

Die Tätigkeiten (Handlungen) des Geistes rühren von adäquaten Ideen allein her; die Leiden aber hängen von inadäquaten Ideen allein ab. (Stern - de)

Ciò che nell'attività della Mente può chiamarsi Azione s'origina solo da idee adeguate; ciò che può chiamarsi Passione dipende invece solo da idee inadeguate. (Peri - it)

De handelingen van den Geest ontspringen uitsluitend uit adaequate voorstellingen; de lijdingen daarentegen hangen uitsluitend van inadaequate voorstellingen af. (Suchtelen - nl)

Las acciones del alma brotan sólo de las ideas adecuadas; las pasiones dependen sólo de las inadecuadas. (Peña - es)

Les actions de l'esprit naissent des seules idées adéquates ; et les passions dépendent des seules inadéquates. (Pautrat - fr)

Les actions de l'Esprit naissent des seules idées adéquates, mais les passions dépendent des seules idées inadéquates. (Misrahi - fr)

demonstratio by 2, prop 11  |  2, prop 13  |  2, prop 15  |  2, prop 38, cor   |  2, prop 29, cor   |  3, prop 1

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 3, demo  - Primum quod mentis essentiam constituit, nihil aliud est quam idea corporis actu existentis (per propositiones 11 et 13 partis II) quae (per propositionem 15 partis II) ex multis aliis componitur quarum quaedam (per corollarium propositionis 38 partis II) sunt adaequatae, quaedam autem inadaequatae (per corollarium propositionis 29 partis II). Quicquid ergo ex mentis natura sequitur et cujus mens causa est proxima per quam id debet intelligi, necessario ex idea adaequata vel inadaequata sequi debet. At quatenus mens (per propositionem 1 hujus) ideas habet inadaequatas eatenus necessario patitur; ergo mentis actiones ex solis ideis adaequatis sequuntur et mens propterea tantum patitur quia ideas habet inadaequatas. Q.E.D.

3, prop 3, demo  - Ce qui constitue en premier l'essence de l'Âme n'est rien d'autre que l'idée d'un Corps existant en acte (Prop. 11 et 13, p. II), et cette idée (Prop. 15, p. II) est composée de beaucoup d'autres dont les unes sont adéquates (Coroll. Prop. 38, p. II), les autres inadéquates (Coroll. Prop. 29, p. II). Toute chose donc qui suit de la nature de l'Âme et dont l'Âme est la cause prochaine, par où cette chose se doit connaître, suit nécessairement d'une idée adéquate ou inadéquate. Mais, en tant que l'Âme a des idées inadéquates (Prop. 1), elle est nécessairement passive ; donc les actions de l'Âme suivent des seules idées adéquates et, pour cette raison, l'Âme pâtit seulement parce qu'elle a des idées inadéquates. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 3, demo  - The first element, which constitutes the essence of the mind, is nothing else but the idea of the actually existent body (II. xi. and xiii.), which (II. xv.) is compounded of many other ideas, whereof some are adequate and some inadequate (II. xxix. Coroll., II. xxxviii. Coroll.). Whatsoever therefore follows from the nature of mind, and has mind for its proximate cause, through which it must be understood, must necessarily follow either from an adequate or from an inadequate idea. But in so far as the mind (III. i.) has inadequate ideas, it is necessarily passive: wherefore the activities of the mind follow solely from adequate ideas, and accordingly the mind is only passive in so far as it has inadequate ideas. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 3, demo  - Das erste, was das Wesen des Geistes ausmacht, ist nichts anderes als die Idee des wirklich existierenden Körpers (nach den Lehrsätzen 11 und 13, Teil 2), welche (nach Lehrsatz 15, Teil 2) aus vielen andern zusammengesetzt wird, von denen manche (nach Zusatz zu Lehrsatz 38, Teil 2) adäquat, manche aber (nach Zusatz zu Lehrsatz 29, Teil 2) inadäquat sind. Alles dasjenige also, was aus der Natur des Geistes folgt und dessen nächste Ursache, durch die es erkannt werden muß, der Geist ist, muß notwendig aus einer adäquaten oder inadäquaten Idee folgen. Sofern aber der Geist (nach Lehrsatz 1 dieses Teils) inadäquate Ideen hat, insofern leidet er notwendig. Somit folgen die Tätigkeiten des Geistes aus adäquatenIdeen allein, und der Geist leidet nur deshalb, weil er inadäquate Ideen hat. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 3, demo  - La prima cosa che costituisce l'essenza della Mente non è altro che l'idea del Corpo esistente in atto: idea che si compone di molte altre idee, alcune delle quali sono adeguate, altre invece sono inadeguate. Qualsiasi cosa dunque derivi dalla natura della Mente, e di cui la Mente sia la causa prossima (mediante la quale la cosa considerata deve essere conosciuta), deve necessariamente derivare da un'idea adeguata o da un'idea inadeguata. Ma la Mente in tanto è necessariamente passiva in quanto ha idee inadeguate: e dunque le azioni della Mente derivano solo da idee adeguate; e pertanto la Mente è passiva, o patisce, solo perché ha idee inadeguate. (P. II, Prop. 11, 13, 15; Conseg. d. Prop. 29; Conseg. d. Prop. 38; P. III, Prop. 1). (Peri - it)

3, prop 3, demo  - Wat in de eerste plaats het wezen van den Geest uitmaakt, is (vlg. St. XI en XIII D. II) niets anders dan de voorstelling van het werkelijk bestaande Lichaam, welke voorstelling (vlg. St. XV D. II) uit vele andere is samengesteld, waarvan sommige (vlg. Gevolg St. XXXVIII D. II) adaequaat, andere daarentegen (vlg. Gevolg St. XXIX D. II) inadaequaat zijn. Al wat dus uit den aard van den Geest voortvloeit en waarvan de Geest de naaste oorzaak is, waaruit het ook moet worden verklaard, moet dus noodzakelijk voortvloeien uit een adaequate of uit een inadaequate voorstelling. Maar voorzoover de Geest inadaequate voorstellingen heeft, lijdt hij noodzakelijk (vlg. St. I v.d. D.). Derhalve moeten de handelingen van den Geest uitsluitend uit adaequate voorstellingen voortvloeien en lijdt de Geest slechts daarom, wijl hij inadaequate voorstellingen heeft. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 3, demo  - Lo que constituye primariamente la esencia del alma no es otra cosa que la idea del cuerpo existente en acto (por las Proposiciones 11 y 13 de la Parte II), cuya idea (por la Proposición 15 de la Parte II) se compone de otras muchas, algunas de las cuales son adecuadas (por el Corolario de la Proposición 38 de la Parte II), y otras inadecuadas (por el Corolario de la Proposición 29 de la Parte II). Por consiguiente, todo cuanto se sigue de la naturaleza del alma, y de lo cual es el alma causa próxima por la que ello debe entenderse, debe seguirse necesariamente de una idea adecuada, o de una idea inadecuada. Ahora bien: el alma, en cuanto que tiene ideas inadecuadas (por la Proposición 1 de esta Parte), en esa medida padece necesariamente; luego las acciones del alma se siguen sólo de las ideas adecuadas, y el alma sólo es pasiva porque tiene ideas inadecuadas. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 3, demo  - En premier lieu, ce qui constitue l'essence de l'Esprit humain n'est rien d'autre que l'idée du Corps existant en acte (par les Propositions 11 et 13, Partie II), et cette idée (par la Proposition 15, Partie II) est composée de nombreuses autres idées dont les unes sont adéquates (par le Corollaire de la Proposition 38, Partie II), et dont les autres sont inadéquates (par le Corollaire de la Proposition 19, Partie II). Par conséquent, tout effet qui suit de la nature de l'Esprit, et dont celui-ci est la cause prochaine par laquelle on doit le comprendre, doit nécessairement suivre d'idées adéquates ou inadéquates. Mais (par la Proposition 1) en tant que l'Esprit a des idées inadéquates, il est nécessairement passif. Les actions de l'Esprit suivent donc des seules idées adéquates, et l'Esprit n'est passif que dans la mesure où il a des idées inadéquates. (Misrahi - fr)

2, prop 11 - Primum quod actuale mentis humanae esse constituit, nihil aliud est quam idea rei alicujus singularis actu existentis.

2, prop 13 - Objectum ideae humanam mentem constituentis est corpus sive certus extensionis modus actu existens et nihil aliud.

2, prop 15 - Idea quae esse formale humanae mentis constituit non est simplex sed ex plurimis ideis composita.

2, prop 38, cor  - Hinc sequitur dari quasdam ideas sive notiones omnibus hominibus communes. Nam (per lemma 2) omnia corpora in quibusdam conveniunt, quae (per propositionem praecedentem) ab omnibus debent adaequate sive clare et distincte percipi.

2, prop 29, cor  - Hinc sequitur mentem humanam quoties ex communi naturae ordine res percipit, nec sui ipsius nec sui corporis nec corporum externorum adaequatam sed confusam tantum et mutilatam habere cognitionem. Nam mens se ipsam non cognoscit nisi quatenus ideas affectionum corporis percipit (per propositionem 23 hujus). Corpus autem suum (per propositionem 19 hujus) non percipit nisi per ipsas affectionum ideas per quas etiam tantum (per propositionem 26 hujus) corpora externa percipit atque adeo quatenus eas habet, nec sui ipsius (per propositionem 29 hujus) nec sui corporis (per propositionem 27 hujus) nec corporum externorum (per propositionem 25 hujus) habet adaequatam cognitionem sed tantum (per propositionem 28 hujus cum ejus scholio) mutilatam et confusam. Q.E.D.

3, prop 1 - Mens nostra quaedam agit, quaedam vero patitur nempe quatenus adaequatas habet ideas eatenus quaedam necessario agit et quatenus ideas habet inadaequatas eatenus necessario quaedam patitur.

scholium

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3, prop 3, sc  - Videmus itaque passiones ad mentem non referri nisi quatenus aliquid habet quod negationem involvit sive quatenus consideratur ut naturae pars quae per se absque aliis non potest clare et distincte percipi et hac ratione ostendere possem passiones eodem modo ad res singulares ac ad mentem referri nec alia ratione posse percipi sed meum institutum est de sola mente humana agere.

3, prop 3, sc  - Nous voyons donc que les passions ne se rapportent à l'Âme qu'en tant qu'elle a quelque chose qui enveloppe une négation, c'est-à-dire en tant qu'on la considère comme une partie de la Nature qui ne peut être perçue clairement et distinctement par elle-même sans les autres parties ; et je pourrais, par le même raisonnement, montrer que les passions se rapportent aux choses singulières de même façon qu'à l'Âme et ne peuvent être perçues en une autre condition, mais mon dessein est ici de traiter seulement de l'Âme humaine. (Appuhn - fr)

3, prop 3, sc  - Thus we see, that passive states are not attributed to the mind, except in so far as it contains something involving negation, or in so far as it is regarded as a part of nature, which cannot be clearly and distinctly perceived through itself without other parts: I could thus show, that passive states are attributed to individual things in the same way that they are attributed to the mind, and that they cannot otherwise be perceived, but my purpose is solely to treat of the human mind. (Elwes - en)

3, prop 3, sc  - Wir sehen also, daß die Leiden auf den Geist nur bezogen werden, sofern er etwas hat, was eine Verneinung in sich schließt oder sofern er als ein Teil der Natur betrachtet wird, der für sich allein, ohne andere Dinge, nicht klar und deutlich erfaßt werden kann. Ebenso könnte ich noch zeigen, daß die Leiden gleicherweise auf die Einzeldinge wie auf den Geist bezogen werden und nicht anders erfaßt werden können. Ich beabsichtige indes, nur den menschlichen Geist zu behandeln. (Stern - de)

3, prop 3, sc  - Vediamo così che le passioni non hanno relazione con la Mente se non in quanto essa presenti un aspetto che implica una negazione, ossia in quanto essa sia considerata una parte della natura che a sé stante, cioè senza le altre parti, non può esser percepita chiaramente e distintamente; e con questo criterio potrei mostrare che le passioni si riferiscono, nello stesso modo che alla Mente umana, alle cose singolari estranee all'Uomo, e che non si può averne percezione che con questo criterio; ma mi sono proposto di trattare della sola Mente umana. (Peri - it)

3, prop 3, sc  - Wij zien dus dat lijdingen slechts in betrekking staan tot den Geest voorzoover er iets in hem is waarin ontkenning ligt opgesloten, ofwel voorzoover hij beschouwd wordt als een deel der Natuur dat op zichzelf en zonder behulp van iets anders niet klaar en duidelijk kan worden begrepen. Evenzoo zou ik kunnen aantoonen dat lijdingen op dezelfde wijze als tot den Geest in betrekking staan tot de andere bijzondere dingen en niet anders kunnen worden opgevat. Doch het was alleen mijn voornemen over den menschelijken Geest te spreken. (Suchtelen - nl)

3, prop 3, sc  - Vemos, pues, que las pasiones no se refieren al alma sino en cuanto que ésta tiene algo que implica una negación, o sea, en cuanto se la considera como una parte de la naturaleza que, por sí sola y sin las demás, no puede percibirse clara y distintamente, y de este modo podría mostrar que las pasiones se refieren a las cosas singulares de la misma manera que al alma, y no pueden percibirse de otro modo. Pero aquí me propongo tratar sólo del alma humana. (Peña - es)

3, prop 3, sc  - Nous voyons que des passions ne peuvent être attribuées à l'Esprit que dans la mesure où il comporte quelque chose qui enveloppe une négation, ou, autrement dit, en tant qu'on le considère comme une partie de la Nature qui ne peut être perçue clairement et distinctement par elle seule, à l'exclusion des autres parties de la Nature. Et je pourrais montrer par ce seul argument que les passions peuvent être attribuées aux autres choses singulières selon la même modalité qu'à l'Esprit, et qu'elles ne peuvent être perçues d'une autre façon. Mais mon dessein est de ne traiter ici que de l'Esprit humain. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 4, prop 32, demo   |  4, prop 59, demo   |  5, prop 40, demo 

utilizzato da : 3, prop 9, demo   |  3, prop 56, demo   |  3,   |  4, prop 15, demo   |  4, prop 24, demo   |  4, prop 28, demo   |  4, prop 35, demo   |  4, prop 35, cor 2  |  4, prop 51, demo   |  4, prop 52, demo   |  4, prop 59, demo   |  4, prop 61, demo   |  4, prop 63, demo   |  4, prop 64, demo   |  5, prop 3, demo   |  5, prop 4, sc   |  5, prop 18, demo   |  5, prop 20, sc   |  5, prop 36, demo   |  5, prop 40, demo   |  5, prop 40, cor   |  5, prop 42, demo 

propositio 4

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (9)  |  alto ^

Nulla res nisi a causa externa potest destrui.

Nulla res nisi a causa externa potest destrui.

Nulle chose ne peut être détruite sinon par une cause extérieure. (Appuhn - fr)

Nothing can be destroyed, except by a cause external to itself. (Elwes - en)

Jedes Ding kann nur von einer äußern Ursache zerstört werden (Stern - de)

Nessuna cosa può essere distrutta se non da una causa esterna. (Peri - it)

Geen ding kan vernietigd worden, tenzij door een uitwendige oorzaak. (Suchtelen - nl)

Ninguna cosa puede ser destruida sino por una causa exterior. (Peña - es)

Nulle chose ne peut être détruite, sinon par une cause extérieure. (Pautrat - fr)

Une chose ne peut être détruite que par une cause extérieure. (Misrahi - fr)

demonstratio

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 4, demo  - Haec propositio per se patet; definitio enim cujuscunque rei ipsius rei essentiam affirmat sed non negat sive rei essentiam ponit sed non tollit. Dum itaque ad rem ipsam tantum, non autem ad causas externas attendimus, nihil in eadem poterimus invenire quod ipsam possit destruere. Q.E.D.

3, prop 4, demo  - Cette proposition est évidente par elle-même, car la définition d'une chose quelconque affirme, mais ne nie pas l'essence de cette chose ; autrement dit, elle pose, mais n'ôte pas l'essence de la chose. Aussi longtemps donc que nous avons égard seulement à la chose elle-même et non à des causes extérieures, nous ne pourrons rien trouver en elle qui la puisse détruire. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 4, demo  - This proposition is self-evident, for the definition of anything affirms the essence of that thing, but does not negative it; in other words, it postulates the essence of the thing, but does not take it away. So long therefore as we regard only the thing itself, without taking into account external causes, we shall not be able to find in it anything which could destroy it. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 4, demo  - Dieser Satz versteht sich von selbst. Denn die Definition jedes Dinges bejaht dasWesen dieses Dinges, verneint sie aber nicht; oder sie setzt dasWesen des Dinges, hebt es aber nicht auf. Wenn wir also nur das Ding selbst, nicht aber eine äußere Ursache ins Auge fassen, werden wir an ihm nichts finden können, was es zerstören könnte. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 4, demo  - Questa è una proposizione evidente per se stessa: la definizione di una cosa qualsiasi afferma infatti l'essenza della cosa stessa, ma non la nega: ossia pone, non toglie, l'essenza della cosa. Mentre quindi prendiamo in considerazione soltanto la cosa stessa, ma non cause esterne, non ci riuscirà di trovare in essa alcunché che possa distruggerla. (Peri - it)

3, prop 4, demo  - Deze stelling is vanzelf duidelijk. Immers de definitie van elk ding be-aamt het wezen ervan, doch ontkent het niet. Ofwel zij stelt het wezen van het ding, doch heft het niet op. Zoolang wij dus letten uitsluitend op een ding zelf en niet op uitwendige oorzaken, zullen wij er niets in kunnen vinden, dat het zou kunnen vernietigen. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 4, demo  - Esta Proposición es evidente por sí. En efecto: la definición de una cosa cualquiera afirma, y no niega, la esencia de esa cosa; o sea, pone la esencia de la cosa, y no la priva de ella. Así pues, en tanto atendemos sólo a la cosa misma, y no a las causas exteriores, nada seremos capaces de hallar en ella que pueda destruirla. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 4, demo  - Cette Proposition est évidente de soi, en effet la définition de quelque chose que ce soit affirme, mais ne nie pas, l'essence de cette chose, autrement dit elle pose l'essence et ne la supprime pas. Ainsi donc, tant que nous ne prenons en considération que la chose même, mais non pas les causes extérieures, nous ne pouvons rien trouver en elle qui pourrait la détruire. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 5, demo   |  3, prop 6, demo   |  3, prop 8, demo   |  3, prop 11, sc   |  4, prop 1, demo   |  4, prop 4, demo   |  4, prop 18, sc   |  4, prop 20, demo   |  4, prop 30, demo 

propositio 5

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (5)  |  alto ^

Res eatenus contrariae sunt naturae hoc est eatenus in eodem subjecto esse nequeunt quatenus una alteram potest destruere.

Res eatenus contrariae sunt naturae hoc est eatenus in eodem subjecto esse nequeunt quatenus una alteram potest destruere.

Des choses sont d'une nature contraire, c'est-à-dire ne peuvent être dans le même sujet, dans la mesure où l'une peut détruire l'autre. (Appuhn - fr)

Things are naturally contrary, that is, cannot exist in the same object, in so far as one is capable of destroying the other. (Elwes - en)

Die Dinge sind insofern entgegengesetzter Natur, d.h., sie können in einem und demselben Subjekt nicht sein, sofern das eine das andere zerstören kann. (Stern - de)

Determinate cose in tanto sono di natura contraria, cioè in tanto non possono trovarsi nel medesimo soggetto, in quanto l'una può distruggere 1'altra. (Peri - it)

Voorzoover dingen elkaar kunnen vernietigen, zijn zij tegenstrijdig van aard, d.w.z. kunnen zij niet in éénzelfde zaak bestaan. (Suchtelen - nl)

Las cosas son de naturaleza contraria, es decir, no pueden darse en el mismo sujeto, en la medida en que una de ellas puede destruir a la otra. (Peña - es)

Des choses sont de nature contraire, c'est-à-dire ne peuvent être dans le même sujet, en tant que l'une peut détruire l'autre. (Pautrat - fr)

Des choses sont de nature contraire, c'est-à-dire qu'elles ne peuvent se trouver dans le même sujet, dans la mesure où l'une peut détruire l'autre. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 4

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 5, demo  - Si enim inter se convenire vel in eodem subjecto simul esse possent, posset ergo in eodem subjecto aliquid dari quod ipsum posset destruere, quod (per propositionem praecedentem) est absurdum. Ergo res etc. Q.E.D.

3, prop 5, demo  - Si elles pouvaient en effet s'accorder entre elles ou être en même temps dans le même sujet, quelque chose pourrait être donné dans ce sujet qui eût le pouvoir de le détruire, ce qui (Prop. préc.) est absurde. Donc des choses, etc. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 5, demo  - If they could agree together or co-exist in the same object, there would then be in the said object something which could destroy it; but this, by the foregoing proposition, is absurd, therefore things, &c. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 5, demo  - Denn wenn sie untereinander übereinstimmen oder in demselben Subjekt zugleich sein könnten, so könnte es also in demselben Subjekt etwas geben, welches dasselbe zerstören könnte, und das wäre (nach dem vorigen Lehrsatz) widersinnig. Also sind die Dinge usw. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 5, demo  - Se due cose così contrarie potessero trovare un accomodamento, o potessero trovarsi insieme nel medesimo soggetto, nel soggetto considerato potrebbe così esserci qualcosa capace di distruggerlo: ciò che (per la Prop. preced.) è assurdo. Dunque le cose, di cui l'una può distruggere l'altra, sono di natura contraria, e non possono trovarsi insieme nello stesso soggetto. (Peri - it)

3, prop 5, demo  - Immers indien zij elkaar dulden of tegelijk in dezelfde zaak bestaan konden, zou er in deze zaak iets zijn dat haar kon vernietigen, hetgeen (vlg. de voorgaande St.) ongerijmd is. Derhalve enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 5, demo  - En efecto, si pudiesen concordar entre sí o darse a la vez en el mismo sujeto, entonces podría darse en el mismo sujeto algo que tendría la capacidad de destruirlo, lo cual (por la Proposición anterior) es absurdo. Luego las cosas, etc. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 5, demo  - Si elles pouvaient en effet s'accorder entre elles, ou se trouver simultanément dans le même sujet, quelque chose qui aurait le pouvoir de le détruire pourrait exister dans ce sujet, ce qui (par la Proposition précédente) est absurde. Par conséquent, des choses, etc. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 4 - Nulla res nisi a causa externa potest destrui.

utilizzato da : 3, prop 6, demo   |  3, prop 10, demo   |  3, prop 37, demo   |  4, prop 7, demo   |  4, prop 30, demo 

propositio 6

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (10)  |  alto ^

Unaquaeque res quantum in se est, in suo esse perseverare conatur.

Unaquaeque res quantum in se est, in suo esse perseverare conatur.

Chaque chose, autant qu'il est en elle, s'efforce de persévérer dans son être. (Appuhn - fr)

Everything, in so far as it is in itself, endeavours to persist in its own being. (Elwes - en)

Jedes Ding strebt, soweit es in sich ist, in seinem Sein zu verharren. (Stern - de)

Ciascuna cosa, per quanto sta in essa (ossia per quanto essa può), si sforza di perseverare nel suo essere. (Peri - it)

Elk ding tracht, voorzoover het op zichzelf bestaat, in zijn bestaan te volharden. (Suchtelen - nl)

Cada cosa se esfuerza, cuanto está a su alcance, por perseverar en su ser. (Peña - es)

Chaque chose, autant qu'il est en elle, s'efforce de persévérer dans son être. (Pautrat - fr)

Chaque chose, autant qu'il est en elle, s'efforce de persévérer dans son être. (Misrahi - fr)

demonstratio by 1, prop 25, cor   |  1, prop 34  |  3, prop 4  |  3, prop 5

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 6, demo  - Res enim singulares modi sunt quibus Dei attributa certo et determinato modo exprimuntur (per corollarium propositionis 25 partis I) hoc est (per propositionem 34 partis I) res quae Dei potentiam qua Deus est et agit, certo et determinato modo exprimunt neque ulla res aliquid in se habet a quo possit destrui sive quod ejus existentiam tollat (per propositionem 4 hujus) sed contra ei omni quod ejusdem existentiam potest tollere, opponitur (per propositionem praecedentem) adeoque quantum potest et in se est, in suo esse perseverare conatur. Q.E.D.

3, prop 6, demo  - Les choses singulières en effet sont des modes par où les attributs de Dieu s'expriment d'une manière certaine et déterminée (Coroll. de la Prop. 25, p. I), c'est-à-dire (Prop. 34, p. I) des choses qui expriment la puissance de Dieu, par laquelle il est et agit, d'une manière certaine et déterminée ; et aucune chose n'a rien en elle par quoi elle puisse être détruite, c'est-à-dire qui ôte son existence (Prop. 4) ; mais, au contraire, elle est opposée à tout ce qui peut ôter son existence (Prop. préc.) ; et ainsi, autant qu'elle peut et qu'il est en elle, elle s'efforce de persévérer dans son être. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 6, demo  - Individual things are modes whereby the attributes of God are expressed in a given determinate manner (I. xxv. Coroll.); that is (I. xxxiv.), they are things which express in a given determinate manner the power of God, whereby God is and acts; now no thing contains in itself anything whereby it can be destroyed, or which can take away its existence (III. iv.) ; but contrariwise it is opposed to all that could take away its existence (III. v.). Therefore, in so far as it can, and in so far as it is in itself, it endeavours to persist in its own being. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 6, demo  - Denn die Einzeldinge sind Daseinsformen, durch welche die Attribute Gottes auf gewisse und bestimmteWeise ausgedrückt werden (nach Zusatz zu Lehrsatz 25, Teil 1) d.h. (nach Lehrsatz 34, Teil 1) Dinge, welche die Macht Gottes, durch welche Gott ist und handelt, auf gewisse und bestimmte Weise ausdrücken. Auch hat kein Ding etwas in sich, von dem es zerstört werden könnte oder das seine Existenz aufhebt (nach Lehrsatz 4 dieses Teils); vielmehr setzt es allem, was seine Existenz aufheben könnte, Widerstand entgegen (nach dem vorigen Lehrsatz). Also strebt es, soweit es kann und in sich ist, in seinem Sein zu verharren. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 6, demo  - Le cose singolari, infatti, sono modi nei quali gli attributi di Dio si esprimono in maniera certa e determinata: cioè realtà che esprimono in maniera certa e determinata la potenza di Dio, per la quale Dio è e agisce. Nessuna cosa poi ha in sé qualcosa da cui essa possa essere distrutta, o da cui la sua esistenza possa esser tolta via; al contrario, ogni cosa s'oppone a tutto ciò che possa toglier via la sua esistenza: e quindi per quanto può, e per quanto sta in essa, ciascuna cosa si sforza di perseverare nel suo essere. (P. I, Conseg. d. Prop. 25; Prop. 34; P. III, Prop. 4; Prop. 5). (Peri - it)

3, prop 6, demo  - De bijzondere dingen immers zijn (vlg. Gevolg St. XXV D. I) bestaanswijzen, welke Gods attributen op een zekere bepaalde wijze openbaren, d.w.z. (vlg. St. XXXIV D. I) dingen welke Gods macht, krachtens welke God bestaat en handelt, op zekere bepaalde wijze uitdrukken. Voorts heeft (vlg. St. IV v.d. D.) geen enkel ding iets in zich waardoor het vernietigd zou kunnen worden of dat zijn bestaan zou kunnen opheffen, maar verzet het zich (vlg. de voorgaande St.) juist tegen al wat dit zou kunnen doen. Derhalve tracht het zooveel het vermag en voorzoover het op zichzelf bestaat, in zijn bestaan te volharden. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 6, demo  - En efecto, todas las cosas singulares son modos, por los cuales los atributos de Dios se expresan de cierta y determinada manera (por el Corolario de la Proposición 25 de la Parte I), esto es (por la Proposición 34 de la Parte I), cosas que expresan de cierta y determinada manera la potencia de Dios, por la cual Dios es obra, y ninguna cosa tiene en sí algo en cuya virtud pueda ser destruida, o sea, nada que le prive de su existencia (por la Proposición 4 de esta Parte), sino que, por el contrario, se opone a todo aquello que pueda privarle de su existencia (por la Proposición anterior), y, de esta suerte, se esfuerza cuanto puede y está a su alcance por perseverar en su ser. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 6, demo  - Les choses singulières sont en effet des modes par lesquels les attributs de Dieu s'expriment selon une modalité particulière et déterminée (par le Corollaire de la Proposition 25, Partie I), les choses (par la Proposition 34, Partie I) expriment donc, selon une modalité particulière et déterminée, la puissance par laquelle Dieu est et agit ; et aucune chose ne contient en elle rien par quoi elle pourrait être détruite, autrement dit, qui nierait son existence (par la Proposition 4), mais elle s'oppose au contraire à tout ce qui pourrait la nier (par la Proposition précédente). C'est pourquoi, autant qu'elle le peut et autant qu'il est en elle, elle s'efforce de persévérer dans son être. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

1, prop 25, cor  - Res particulares nihil sunt nisi Dei attributorum affectiones sive modi quibus Dei attributa certo et determinato modo exprimuntur. Demonstratio patet ex propositione 15 et definitione 5.

1, prop 34 - Dei potentia est ipsa ipsius essentia.

3, prop 4 - Nulla res nisi a causa externa potest destrui.

3, prop 5 - Res eatenus contrariae sunt naturae hoc est eatenus in eodem subjecto esse nequeunt quatenus una alteram potest destruere.

utilizzato da : 3, prop 7, demo   |  3, prop 12, demo   |  3, prop 44, sc   |  4, prop 4, demo   |  4, prop 20, demo   |  4, prop 25, demo   |  4, prop 26, demo   |  4, prop 31, demo   |  4, prop 60, demo   |  4, prop 64, demo 

propositio 7

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (26)  |  alto ^

Conatus quo unaquaeque res in suo esse perseverare conatur, nihil est praeter ipsius rei actualem essentiam.

Conatus quo unaquaeque res in suo esse perseverare conatur, nihil est praeter ipsius rei actualem essentiam.

L'effort par lequel chaque chose s'efforce de persévérer dans son être n'est rien en dehors de l'essence actuelle de cette chose. (Appuhn - fr)

The endeavour, wherewith everything endeavours to persist in its own being, is nothing else but the actual essence of the thing in question. (Elwes - en)

Das Bestreben, womit jedes Ding in seinem Sein zu verharren strebt,- ist nichts als das wirkliche Wesen des Dinges selbst. (Stern - de)

Lo sforzo con cui ciascuna cosa procura di perseverare nel suo essere non è altro che l'essenza attuale della cosa stessa, cioè il suo essere, e il suo esserci, presente ed attivo. (Peri - it)

Het streven waarmede elk ding in zijn bestaan tracht te volharden is niets anders dan het werkelijke wezen van dit ding zelf. (Suchtelen - nl)

El esfuerzo con que cada cosa intenta perseverar en su ser no es nada distinto de la esencia actual de la cosa misma. (Peña - es)

L'effort par lequel chaque chose s'efforce de persévérer dans son être n'est rien à part l'essence actuelle de cette chose. (Pautrat - fr)

L'effort par lequel chaque chose s'efforce de persévérer dans son être n'est rien en dehors de l'essence actuelle de cette chose. (Misrahi - fr)

demonstratio by 1, prop 36  |  1, prop 29  |  3, prop 6

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 7, demo  - Ex data cujuscunque rei essentia quaedam necessario sequuntur (per propositionem 36 partis I) nec res aliud possunt quam id quod ex determinata earum natura necessario sequitur (per propositionem 29 partis I); quare cujuscunque rei potentia sive conatus quo ipsa vel sola vel cum aliis quidquam agit vel agere conatur hoc est (per propositionem 6 hujus) potentia sive conatus quo in suo esse perseverare conatur, nihil est praeter ipsius rei datam sive actualem essentiam. Q.E.D.

3, prop 7, demo  - De l'essence supposée donnée d'une chose quelconque suit nécessairement quelque chose (Prop. 36, p. I), et les choses ne peuvent rien que ce qui suit nécessairement de leur nature déterminée (Prop. 29, p. I) ; donc la puissance d'une chose quelconque, ou l'effort par lequel, soit seule, soit avec d'autres choses, elle fait ou s'efforce de faire quelque chose, c'est-à-dire (Prop. 6, p. III) la puissance ou l'effort, par lequel elle s'efforce de persévérer dans son être, n'est rien en dehors de l'essence même donnée ou actuelle de la chose. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 7, demo  - From the given essence of any thing certain consequences necessarily follow (I. xxxvi.), nor have things any power save such as necessarily follows from their nature as determined (I. xxix.); wherefore the power of any given thing, or the endeavour whereby, either alone or with other things, it acts, or endeavours to act, that is (III. vi.), the power or endeavour, wherewith it endeavours to persist in its own being, is nothing else but the given or actual essence of the thing in question. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 7, demo  - Aus dem gegebenenWesen eines jeden Dinges folgt not. wendig manches (nach Lehrsatz 36, Teil 1). Auch vermögen die Dinge nichts anderes als das, was aus ihrer bestimmten Natur notwendig erfolgt (nach Lehrsatz 29, Teil 1). Daher ist das Vermögen oder Bestreben jedes Dinges, womit es entweder allein oder mit andern etwas tut oder zu tun strebt, d.h. (nach Lehrsatz 6 dieses Teils) das Vermögen oder Bestreben, womit es in seinem Sein zu verharren strebt, nichts anderes als das gegebene oder wirklicheWesen des Dinges selbst. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 7, demo  - Da una data essenza di una realtà qualsiasi deriva necessariamente qualcosa; e le cose non hanno altro potere, o altra possibilità di agire, che quello che necessariamente deriva dalla loro determinata natura: ragion per cui la potenza di una cosa qualsiasi, ossia lo sforzo col quale quella cosa o da sola o con altre fa qualcosa o procura di farlo, cioè la potenza o lo sforzo con cui la cosa in parola procura di perseverare nel suo essere, non è altro che l'essenza data, o attuale, della cosa stessa. (P. I, Prop. 29; Prop. 36; P. III, Prop. 6) (Peri - it)

3, prop 7, demo  - Uit het gegeven wezen van elk ding volgen (vlg. St. XXXVI D. I) noodzakelijk meer dingen; ook vermogen de dingen (vlg. St. XXIX D. I) niet anders dan wat noodzakelijk uit hun vastbepaalden aard voortvloeit. Zoodat het vermogen of het streven van ieder ding, waardoor het, hetzij alleen of met andere dingen, iets doet of poogt te doen, d.w.z. het vermogen of het streven waarmede het in zijn bestaan tracht te volharden, niets anders is dan het gegeven of werkelijke wezen van dit ding zelf. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 7, demo  - Dada le esencia de una cosa cualquiera, se siguen de ella necesariamente ciertas cosas (por la Proposición 36 de la Parte I), y las cosas no pueden más que aquello que se sigue necesariamente a partir de su determinada naturaleza (por la Proposición 29 de la Parte I); por ello, la potencia de una cosa cualquiera, o sea, el esfuerzo por el que, ya sola, ya junto con otras, obra o intenta obrar algo —eso es (por la Proposición 6 de esta Parte), la potencia o esfuerzo por el que intenta perseverar en su ser— no es nada distinto de la esencia dada, o sea, actual, de la cosa misma. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 7, demo  - De l'essence donnée d'une chose suivent nécessairement certaines conséquences (par la Proposition 36, Partie I) et les choses n'ont pas d'autre pouvoir que celui qui suit nécessairement de leur nature déterminée (par la Proposition 29, Partie I). C'est pourquoi la puissance d'une chose quelconque, c'est-à-dire l'effort par lequel, seule ou avec d'autres, elle agit ou s'efforce d'agir, ou, autrement dit (par la Proposition 6), la puissance, c'est-à-dire l'effort par lequel elle s'efforce de persévérer dans son être, n'est rien en dehors de l'essence donnée, c'est-à-dire actuelle, de cette chose. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

1, prop 36 - Nihil existit ex cujus natura aliquis effectus non sequatur.

1, prop 29 - In rerum natura nullum datur contingens sed omnia ex necessitate divinae naturae determinata sunt ad certo modo existendum et operandum.

3, prop 6 - Unaquaeque res quantum in se est, in suo esse perseverare conatur.

utilizzato da : 3, prop 9, demo   |  3, prop 10, demo   |  3, prop 37, demo   |  3, prop 54, demo   |  4, def 8  |  4, prop 4, demo   |  4, prop 5, demo   |  4, prop 8, demo   |  4, prop 15, demo   |  4, prop 18, demo   |  4, prop 18, sc   |  4, prop 20, demo   |  4, prop 21, demo   |  4, prop 22, demo   |  4, prop 25, demo   |  4, prop 26, demo   |  4, prop 32, demo   |  4, prop 33, demo   |  4, prop 53, demo   |  4, prop 54, demo   |  4, prop 60, demo   |  4, prop 64, demo   |  5, ax 2  |  5, prop 8, demo   |  5, prop 9, demo   |  5, prop 25, demo 

propositio 8

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (1)  |  alto ^

Conatus quo unaquaeque res in suo esse perseverare conatur, nullum tempus finitum sed indefinitum involvit.

Conatus quo unaquaeque res in suo esse perseverare conatur, nullum tempus finitum sed indefinitum involvit.

L'effort par lequel chaque chose s'efforce de persévérer dans son être, n'enveloppe aucun temps fini, mais un temps indéfini. (Appuhn - fr)

The endeavour, whereby a thing endeavours to persist in its being, involves no finite time, but an indefinite time. (Elwes - en)

Das Bestreben, womit jedes Ding in seinem Sein zu verharren strebt, schließt keine bestimmte, sondern eine unbestimmte Zeit in sich. (Stern - de)

Lo sforzo, col quale ciascuna cosa procura di perseverare nel suo essere, non implica alcun tempo finito, ma implica un tempo indefinito. (Peri - it)

Het streven waarmede elk ding in zijn bestaan tracht te volharden, sluit geen bepaalden, doch een onbepaalden tijd in zich. (Suchtelen - nl)

El esfuerzo con que cada cosa intenta perseverar en su ser no implica tiempo alguno finito, sino indefinido. (Peña - es)

L'effort par lequel chaque chose s'efforce de persévérer dans son être n'enveloppe pas un temps fini, mais indéfini. (Pautrat - fr)

L'effort par lequel chaque chose s'efforce de persévérer dans son être n'enveloppe pas un temps fini mais un temps indéfini. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 4

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 8, demo  - Si enim tempus limitatum involveret quod rei durationem determinaret, tum ex sola ipsa potentia qua res existit, sequeretur quod res post limitatum illud tempus non posset existere sed quod deberet destrui; atqui hoc (per propositionem 4 hujus) est absurdum : ergo conatus quo res existit, nullum tempus definitum involvit sed contra quoniam (per eandem propositionem 4 hujus) si a nulla externa causa destruatur, eadem potentia qua jam existit, existere perget semper, ergo hic conatus tempus indefinitum involvit. Q.E.D.

3, prop 8, demo  - Si en effet il enveloppait un temps limité qui déterminât la durée de la chose, il suivrait de la puissance même par où la chose existe, cette puissance étant considérée seule, qu'après ce temps limité la chose ne pourrait plus exister mais devrait être détruite ; or cela (Prop. 4) est absurde ; donc l'effort par lequel la chose existe, n'enveloppe aucun temps défini ; mais, au contraire, puisque (Prop. 4), si elle n'est détruite par aucune cause extérieure, elle continuera d'exister par la même puissance par où elle existe actuellement, cet effort enveloppe un temps indéfini. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 8, demo  - If it involved a limited time, which should determine the duration of the thing, it would then follow solely, from that power whereby the thing exists, that the thing could not exist beyond the limits of that time, but that it must be destroyed; but this (III. iv.) is absurd. Wherefore the endeavour wherewith a thing exists involves no definite time; but, contrariwise, since (III. iv.) it will by the same power whereby it already exists always continue to exist, unless it be destroyed by some external cause, this endeavour involves an indefinite time.
(Elwes - en)

3, prop 8, demo  - Denn würde es eine begrenzte Zeit in sich schließen, welche die Dauer des Dinges bestimmt, so würde aus dem bloßen Vermögen selbst, womit das Ding existiert, folgen, daß das Ding nach jener begrenzten Zeit nicht existieren könnte, sondern der Zerstörung anheimfallen müßte. Nun ist dies aber (nach Lehrsatz 4 dieses Teils) widersinnig. Folglich schließt das Bestreben, womit ein Ding existiert, keine bestimmte Zeit in sich; sondern weil im Gegenteil (nach demselben Lehrsatz 4 dieses Teils), wenn ein Ding von keiner äußern Ursache zerstört wird, es mit demselben Vermögen, womit es bereits existiert, zu existieren immer fortfährt, darum schließt dieses Bestreben eine unbestimmte Zeit in sich. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 8, demo  - Se lo sforzo in parola implicasse un tempo limitato, che determinasse la durata della cosa considerata, allora dalla sola potenza stessa per cui la cosa esiste deriverebbe che la cosa in parola, trascorso quel tempo limitato, non potrebbe più esistere, ma dovrebbe distruggersi: ma questo è assurdo (Prop. 4 qui sopra). Dunque lo sforzo, per cui una cosa esiste, non implica alcun tempo definito; al contrario, poiché, se non sia distrutta da qualche causa esterna, una cosa, per la medesima potenza per cui essa già esiste, continuerà ad esistere sempre (stessa Prop. 4), il suo sforzo qui considerato implica un tempo indefinito. (Peri - it)

3, prop 8, demo  - Immers indien het een beperkten tijd in zich sloot, welke den duur van het ding bepaalde, zou alleen reeds uit dezelfde macht waardoor het ding bestaat, volgen dat het na dien beperkten tijd niet langer bestaan kon, maar te niet moest gaan. Dit echter is (vlg. St. IV v.d. D.) ongerijmd. Derhalve sluit het streven waardoor een ding bestaat, geen bepaalden tijd in zich, maar integendeel: aangezien (vlg. dezelfde St. IV v.d. D.) een ding krachtens dezelfde macht, waardoor het bestaat, steeds voortgaat te bestaan, indien het niet door een uitwendige oorzaak vernietigd wordt, sluit dit streven ook een onbepaalden tijd in zich. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 8, demo  - En efecto: si implicase un tiempo limitado que determinara la duración de la cosa, entonces se seguiría, en virtud sólo de la potencia misma por la que la cosa existe, que dicha cosa no podría existir después de ese tiempo limitado, sino que debería destruirse; ahora bien, eso (por la Proposición 4 de esta Parte) es absurdo; por consiguiente, el esfuerzo por el que la cosa existe no implica un tiempo definido, sino al contrario, ya que (por la misma Proposición 4 de esta Parte), si no es destruida por ninguna causa exterior, continuará existiendo en virtud de la misma potencia por la que existe ahora. Luego ese esfuerzo implica un tiempo indefinido. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 8, demo  - S'il enveloppait en effet un temps limité, qui déterminerait la durée de la chose, il suivrait alors de la seule puissance par laquelle cette chose existe, qu'elle n'aurait plus après ce temps limité le pouvoir d'exister, et qu'elle devrait être détruite, or cela est absurde (par la Proposition 4). Au contraire, puisque (par la même Proposition 4) elle continuera d'exister toujours par la même puissance qui la fait exister maintenant, si elle n'est détruite par aucune cause extérieure, cet effort enveloppe un temps indéfini. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 4 - Nulla res nisi a causa externa potest destrui.

utilizzato da : 3, prop 9, demo 

propositio 9

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (4)  |  alto ^

Mens tam quatenus claras et distinctas quam quatenus confusas habet ideas, conatur in suo esse perseverare indefinita quadam duratione et hujus sui conatus est conscia.

Mens tam quatenus claras et distinctas quam quatenus confusas habet ideas, conatur in suo esse perseverare indefinita quadam duratione et hujus sui conatus est conscia.

L'Âme, en tant qu'elle a des idées claires et distinctes, et aussi en tant qu'elle a des idées confuses, s'efforce de persévérer dans son être pour une durée indéfinie et a conscience de son effort. (Appuhn - fr)

The mind, both in so far as it has clear and distinct ideas, and also in so far as it has confused ideas, endeavours to persist in its being for an indefinite period, and of this endeavour it is conscious. (Elwes - en)

Der Geist sterbt, sowohl sofern er klare und bestimmte als auch sofern er verworrene Ideen hat, in seinem Sein auf unbestimmte Dauer zu verharren, und er ist sich dieses seines Strebens bewußt. (Stern - de)

La Mente, sia in quanto ha idee chiare e distinte, sia in quanto ha idee confuse, si sforza di perseverare nel suo essere per una durata indefinita, ed è consapevole di questo suo sforzo. (Peri - it)

De Geest tracht zoowel voorzoover hij heldere en duidelijke, als voorzoover hij verwarde voorstellingen heeft, voor onbepaalden duur in zijn bestaan te volharden en is zich van dit zijn streven bewust. (Suchtelen - nl)

El alma, ya en cuanto tiene ideas claras y distintas, ya en cuanto las tiene confusas, se esfuerza por perseverar en su ser con una duración indefinida, y es consciente de ese esfuerzo suyo. (Peña - es)

Aussi bien en tant qu'il a des idées claires et distinctes qu'en tant qu'il a des idées confuses, l'Esprit s'efforce de persévérer dans son être pour une durée infinie, et il est conscient de son effort. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 3  |  3, prop 7  |  3, prop 8  |  2, prop 23

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 9, demo  - Mentis essentia ex ideis adaequatis et inadaequatis constituitur (ut in propositione 3 hujus ostendimus) adeoque (per propositionem 7 hujus) tam quatenus has quam quatenus illas habet, in suo esse perseverare conatur idque (per propositionem 8 hujus) indefinita quadam duratione. Cum autem mens (per propositionem 23 partis II) per ideas affectionum corporis necessario sui sit conscia, est ergo (per propositionem 7 hujus) mens sui conatus conscia. Q.E.D.

3, prop 9, demo  - L'essence de l'Âme est constituée par des idées adéquates et des inadéquates (comme nous l'avons montré dans la Prop. 3) ; par suite (Prop. 7), elle s'efforce de persévérer dans son être en tant qu'elle a les unes et aussi en tant qu'elle a les autres ; et cela (Prop. 8) pour une durée indéfinie. Puisque, d'ailleurs, l'Âme (Prop. 23, p. II), par les idées des affections du Corps, a nécessairement conscience d'elle-même, elle a (Prop. 7) conscience de son effort. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 9, demo  - The essence of the mind is constituted by adequate and inadequate ideas (III. iii.), therefore (III. vii.), both in so far as it possesses the former, and in so far as it possesses the latter, it endeavours to persist in its own being, and that for an indefinite time (III. viii.). Now as the mind (II. xxiii.) is necessarily conscious of itself through the ideas of the modifications of the body, the mind is therefore (III. vii.) conscious of its own endeavour. (Elwes - en)

3, prop 9, demo  - Das Wesen des Geistes besteht aus adäquaten und inadäquaten Ideen (wie ich in Lehrsatz 3 dieses Teils bewiesen habe). Daher strebt er (nach Lehrsatz 7 dieses Teils), sowohl sofern er diese als auch sofern er jene Ideen hat, in seinem Sein zu verharren, und zwar (nach Lehrsatz 8 dieses Teils) auf unbestimmte Dauer. Da aber der Geist (nach Lehrsatz 23, Teil 2) durch die Ideen der Körpererregungen notwendig sich seiner bewußt ist, so ist folglich (nach Lehrsatz 7 dieses Teils) der Geist sich seines Strebens bewußt. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 9, demo  - L'essenza della Mente si costituisce di idee, adeguate e inadeguate: e pertanto, sia in quanto ha idee di questo tipo, sia in quanto ha idee di quel tipo, essa si sforza di perseverare nel suo essere: e questo per una durata indefinita. Ed essendo la Mente, per mezzo delle idee delle affezioni del Corpo, necessariamente consapevole di sé, essa è dunque consapevole del suo sforzo. (P. II, Prop. 23; P. III, Prop. 3; Prop. 7; Prop. 8). (Peri - it)

3, prop 9, demo  - Het wezen van den Geest bestaat (gelijk wij in St. III v.d. D. bewezen hebben) uit adaequate en inadaequate voorstellingen, en dus tracht hij (vlg. St. VII v.d. D.) zoowel voorzoover hij deze als voorzoover hij gene heeft, in zijn bestaan te volharden, en dat wel (vlg. St. VIII v.d. D.) voor onbepaalden duur. Daar evenwel de Geest (vlg. St. XXIII D. II) door de voorstellingen van de inwerkingen op het Lichaam zich noodzakelijk van zichzelf bewust is, is hij zich (vlg. St. VII v.d. D.) ook bewust van dit zijn streven. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 9, demo  - La esencia del alma está constituida por ideas adecuadas e inadecuadas (como hemos mostrado en la Proposición 3 de esta Parte), y así (por la Proposición 7 de esta Parte), se esfuerza por perseverar en su ser tanto en cuanto tiene las unas como en cuanto tiene las otras, y ello (por la Proposición 8 de esta Parte), con una duración indefinida. Y como el alma es necesariamente consciente de sí (por la Proposición 23 de la Parte II), por medio de las ideas de las afecciones del cuerpo, es, por lo tanto, consciente de su esfuerzo (por la Proposición 7 de esta Parte). Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 9, demo  - L'essence de l'Esprit est constituée par des idées adéquates et par des idées inadéquates (comme nous l'avons montré à la proposition 3). C'est pourquoi (par la Proposition 7) il s'efforce de persévérer dans son être aussi bien en tant qu'il possède les premières qu'en tant qu'il possède les secondes, et cela (par la Proposition 8) pour une durée indéfinie. Mais comme l'Esprit (selon la Proposition 23, Partie II) est nécessairement conscient de soi par les idées des Affections du Corps, il est (par la Proposition 7) conscient de son effort. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 3 - Mentis actiones ex solis ideis adaequatis oriuntur, passiones autem a solis inadaequatis pendent.

3, prop 7 - Conatus quo unaquaeque res in suo esse perseverare conatur, nihil est praeter ipsius rei actualem essentiam.

3, prop 8 - Conatus quo unaquaeque res in suo esse perseverare conatur, nullum tempus finitum sed indefinitum involvit.

2, prop 23 - Mens se ipsam non cognoscit nisi quatenus corporis affectionum ideas percipit.

scholium

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3, prop 9, sc  - Hic conatus cum ad mentem solam refertur, voluntas appellatur sed cum ad mentem et corpus simul refertur, vocatur appetitus, qui proinde nihil aliud est quam ipsa hominis essentia ex cujus natura ea quae ipsius conservationi inserviunt, necessario sequuntur atque adeo homo ad eadem agendum determinatus est. Deinde inter appetitum et cupiditatem nulla est differentia nisi quod cupiditas ad homines plerumque referatur quatenus sui appetitus sunt conscii et propterea sic definiri potest nempe cupiditas est appetitus cum ejusdem conscientia. Constat itaque ex his omnibus nihil nos conari, velle, appetere neque cupere quia id bonum esse judicamus sed contra nos propterea aliquid bonum esse judicare quia id conamur, volumus, appetimus atque cupimus.

3, prop 9, sc  - Cet effort, quand il se rapporte à l'Âme seule, est appelé Volonté ; mais, quand il se rapporte à la fois à l'Âme et au Corps, est appelé Appétit ; l'appétit n'est par là rien d'autre que l'essence même de l'homme, de la nature de laquelle suit nécessairement ce qui sert à sa conservation ; et l'homme est ainsi déterminé à le faire. De plus, il n'y a nulle différence entre l'Appétit et le Désir, sinon que le Désir se rapporte généralement aux hommes, en tant qu'ils ont conscience de leurs appétits et peut, pour cette raison, se définir ainsi : le Désir est l'Appétit avec conscience de lui-même. Il est donc établi par tout cela que nous ne nous efforçons à rien, ne voulons, n'appétons ni ne désirons aucune chose, parce que nous la jugeons bonne ; mais, au contraire, nous jugeons qu'une chose est bonne parce que nous nous efforçons vers elle, la voulons, appétons et désirons. (Appuhn - fr)

3, prop 9, sc  - This endeavour, when referred solely to the mind, is called will, when referred to the mind and body in conjunction it is called appetite; it is, in fact, nothing else but man's essence, from the nature of which necessarily follow all those results which tend to its preservation; and which man has thus been determined to perform.
Further, between appetite and desire there is no difference, except that the term desire is generally applied to men, in so far as they are conscious of their appetite, and may accordingly be thus defined: Desire is appetite with consciousness thereof. It is thus plain from what has been said, that in no case do we strive for, wish for, long for, or desire anything, because we deem it to be good, but on the other hand we deem a thing to be good, because we strive for it, wish for it, long for it, or desire it. (Elwes - en)

3, prop 9, sc  - Dieses Bestreben wird, wenn es auf den Geist allein bezogen wird, Wille genannt; wird es aber auf Geist und Körper zugleich bezogen, so heißt es Verlangen; welches also nichts anderes ist als des MenschenWesen selbst, aus dessen Natur das, was zu seiner Erhaltung dient, notwendig folgt, weshalb der Mensch bestimmt ist, es zu tun. Auch ist zwischen Verlangen und Begierde kein Unterschied; nur daß Begierde meistenteils auf den Menschen bezogen wird, sofern er seines Verlangens bewußt ist. Man kann es daher so definieren: Die Begierde ist ein Verlangen mit dem Bewußtsein desselben. - Aus dem allem geht darum hervor, daß wir nichts erstreben, wollen, verlangen oder begehren, weil wir es für gut halten, sondern daß wir umgekehrt darum etwas für gut halten, weil wir es erstreben, wollen, verlangen oder begehren. (Stern - de)

3, prop 9, sc  - Questo sforzo, quando si riferisce alla sola Mente, si chiama Volontà; ma quando si riferisce insieme alla Mente e al Corpo si chiama Appetito: il quale perciò non è altro che l'essenza stessa dell'Uomo, dalla natura del quale deriva necessariamente ciò che è indirizzato alla sua conservazione: precisamente ciò, quindi, che l'Uomo è determinato ad operare. Fra l'Appetito e la Cupidità non c'è poi alcuna differenza, almeno per quanto concerne gli umani, ai quali perlopiù si attribuisce la Cupidità: essi infatti sono consci del loro Appetito; e pertanto la Cupidità può appunto definirsi così, un Appetito che si ha la coscienza d'avere. Da tutte queste considerazioni risulta dunque che noi non ci rivolgiamo con interesse verso una qualche cosa né la vogliamo, o la desideriamo istintivamente, o la desideriamo consapevolmente perché giudichiamo che essa sia buona; ma, al contrario, noi giudichiamo buona una cosa perché essa risveglia il nostro interesse, o perché la vogliamo, o perché la desideriamo, istintivamente o consapevolmente. (Peri - it)

3, prop 9, sc  - Wanneer dit streven uitsluitend op den Geest betrekking heeft, wordt het "Wil" genoemd; heeft het echter betrekking op Geest en Lichaam beide, zoo noemt men het Drang welke dus niets anders is dan het wezen zelf van den mensch, uit welks aard al wat tot zijn eigen behoud strekt, noodzakelijk voortvloeit, zoodat dus de mensch genoodzaakt is dit alles ook te doen. Verder bestaat er tusschen drang en begeerte geen ander verschil dan dat men meestal van begeerte spreekt voorzoover de menschen zich van hun drang bewust zijn, zoodat daarom Begeerte kan worden omschreven als Drang verbonden met het bewustzijn daarvan. Uit dit alles blijkt dus wel duidelijk dat wij niets nastreven, willen, verlangen noch begeeren wijl wij oordeelen dat het goed is, maar integendeel, dat wij iets goed noemen wijl wij er naar streven, het willen, verlangen en begeeren. (Suchtelen - nl)

3, prop 9, sc  - Este esfuerzo, cuando se refiere al alma sola, se llama voluntad, pero cuando se refiere a la vez al alma y al cuerpo, se llama apetito; por ende, éste no es otra cosa que la esencia misma del hombre, de cuya naturaleza se siguen necesariamente aquellas cosas que sirven para su conservación, cosas que, por tanto, el hombre está determinado a realizar. Además, entre "apetito" y "deseo" no hay diferencia alguna, si no es la de que él "deseo" se refiere generalmente a los hombres, en cuanto que son conscientes de su apetito, y por ello puede definirse así: el deseo es el apetito acompañado de la conciencia del mismo. Así pues, queda claro, en virtud de todo esto, que nosotros no intentamos, queremos, apetecemos ni deseamos algo porque lo juzguemos bueno, sino que, al contrario, juzgamos que algo es bueno porque lo intentamos, queremos, apetecemos y deseamos. (Peña - es)

3, prop 9, sc  - Quand on rapporte cet effort à l'Esprit seul, on l'appelle Volonté, mais quand on le rapporte simultanément à l'Esprit et au Corps, on l'appelle Appétit ; et celui-ci n'est rien d'autre que l'essence même de l'homme, essence d'où suivent nécessairement toutes les conduites qui servent sa propre conservation. C'est pourquoi l'homme est nécessairement déterminé à les accomplir. En outre, il n'y a aucune différence entre l'Appétit et le Désir, si ce n'est qu'en général on rapporte le Désir aux hommes en tant qu'ils sont conscients de leur appétit. C'est pourquoi on pourrait le définir ainsi : le Désir est l'Appétit avec la conscience de lui-même. Il ressort donc de tout cela que nous ne nous efforçons pas vers quelque objet, nous ne le voulons, ne le poursuivons, ni ne le désirons pas parce que nous jugeons qu'il est un bien, mais au contraire nous ne jugeons qu'un objet est un bien que parce que nous nous efforçons vers lui, parce que nous le voulons, le poursuivons et le désirons. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 11, sc   |  3, prop 27, cor 3, demo  |  3, prop 28, demo   |  3, prop 37, demo   |  3, prop 55, cor 2, demo  |  3, prop 56, demo   |  3, prop 57, demo   |  3, prop 58, demo   |  4, prop 19, demo   |  4, prop 26, demo 

utilizzato da : 3, prop 12, demo   |  3, prop 13, demo   |  3, prop 39, sc   |  3, prop 58, demo 

propositio 10

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (2)  |  alto ^

Idea quae corporis nostri existentiam secludit in nostra mente dari nequit sed eidem est contraria.

Idea quae corporis nostri existentiam secludit in nostra mente dari nequit sed eidem est contraria.

Une idée qui exclut l'existence de notre Corps, ne peut être donnée dans l'Âme, mais lui est contraire. (Appuhn - fr)

An idea, which excludes the existence of our body, cannot be postulated in our mind, but is contrary thereto. (Elwes - en)

Eine Idee, welche die Existenz unseres Körpers ausschließt, kann es in unserm Geiste nicht geben, sondern steht mit ihm in Widerspruch. (Stern - de)

Un'idea che esclude l'esistenza del nostro Corpo non può trovar luogo nella nostra Mente, ma è contraria ad essa. (Peri - it)

Een voorstelling welke het bestaan van ons Lichaam uitsluit, kan niet in onzen Geest bestaan, doch is daarmede in strijd. (Suchtelen - nl)

Una idea que excluya la existencia de nuestro cuerpo no puede darse en nuestra alma, sino que le es contraria. (Peña - es)

Une idée qui exclut l'existence de notre Corps ne peut se trouver en notre Esprit, mais lui est contraire. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 5  |  2, prop 9, cor   |  2, prop 11  |  2, prop 13  |  3, prop 7

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 10, demo  - Quicquid corpus nostrum potest destruere, in eodem dari nequit (per propositionem 5 hujus) adeoque neque ejus rei idea potest in Deo dari quatenus nostri corporis ideam habet (per corollarium propositionis 9 partis II) hoc est (per propositiones 11 et 13 partis II) ejus rei idea in nostra mente dari nequit sed contra quoniam (per propositiones 11 et 13 partis II) primum quod mentis essentiam constituit, est idea corporis actu existentis, primum et praecipuum nostrae mentis conatus est (per propositionem 7 hujus) corporis nostri existentiam affirmare atque adeo idea quae corporis nostri existentiam negat, nostrae menti est contraria etc. Q.E.D.

3, prop 10, demo  - Ce qui peut détruire notre Corps, ne peut être donné en lui (Prop. 5), et l'idée de cette chose ne peut être donnée en Dieu, en tant qu'il a l'idée de notre Corps (Coroll. de la Prop. 9, p. II) ; c'est-à-dire (Prop. 11 et 13, p. II) l'idée de cette chose ne peut être donnée dans notre Âme ; mais, au contraire, puisque (Prop. 11 et 13, p. II) ce qui constitue en premier l'essence de notre Âme, est l'idée du corps existant en acte, ce qui est premier et principal dans notre Âme, est un effort (Prop. 7) pour affirmer l'existence de notre Corps ; et ainsi une idée qui nie l'existence de notre Corps est contraire à notre Âme, etc. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 10, demo  - Whatsoever can destroy our body, cannot be postulated therein (III. v.). Therefore neither can the idea of such a thing occur in God, in so far as he has the idea of our body (II. ix. Coroll.); that is (II. xi. xiii.), the idea of that thing cannot be postulated as in our mind, but contrariwise, since (II. xi. xiii.) the first element, that constitutes the essence of the mind, is the idea of the human body as actually existing, it follows that the first and chief endeavour of our mind is the endeavour to affirm the existence of our body: thus, an idea, which negatives the existence of our body, is contrary to our mind, &c. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 10, demo  - Was unsern Körper zerstören kann, kann es in ihm
nicht geben (nach Lehrsatz 5 dieses Teils). Es kann
also auch keine Idee eines solchen Dinges in Gott
geben, sofern er die Idee unseres Körpers hat (nach
Zusatz zu Lehrsatz 9, Teil 2); d.h. (nach den Lehrsätzen
11 und 13, Teil 2), es kann keine Idee eines solchen
Dinges in unserm Geiste geben. Vielmehr, da
(nach den Lehrsätzen 11 und 13, Teil 2) das erste,
was dasWesen des Geistes ausmacht, die Idee des
wirklich existierenden Körpers ist, so ist es das erste
und hauptsächliche Streben unseres Geistes (nach Lehrsatz 7 dieses Teils), die Existenz unseres Körpers zu bejahen. Folglich steht eine Idee, welche die Existenz unseres Körpers verneint, mit unserm Geiste im Widerspruch. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 10, demo  - Una cosa qualsiasi che può distruggere il nostro Corpo non può trovarsi in esso, e quindi neanche l'idea di quella cosa può trovarsi in Dio in quanto egli ha l'idea del nostro Corpo; cioè l'idea di quella cosa non può trovarsi nella nostra Mente: ma al contrario, poiché la prima cosa che costituisce l'essenza della nostra Mente è l'idea di un corpo (il nostro) esistente in atto, il primo e precipuo carattere della nostra Mente è lo sforzo di affermare l'esistenza del nostro Corpo; e pertanto un'idea che neghi l'esistenza del nostro Corpo è contraria alla nostra Mente, e non vi si può trovare. (P. II, Conseg. d. Prop. 9; Prop. 11; Prop. 13; P. III, Prop. 5; Prop. 7). (Peri - it)

3, prop 10, demo  - Al wat ons Lichaam in staat is te vernietigen, kan er (vlg. St. V v.d. D.) niet in bestaan en dus kan ook de voorstelling ervan (vlg. Gevolg St. IX D. II) niet in God bestaan voorzoover hij de voorstelling van ons Lichaam heeft; d.w.z. (vlg. St. XI en XIII D. II): de voorstelling ervan kan niet bestaan in onzen Geest. Integendeel, aangezien (vlg. St. XI en XIII D. II) datgene wat in de eerste plaats het wezen van den Geest uitmaakt de voorstelling is van het werkelijk bestaande Lichaam, is ook het eerste en voornaamste streven van onzen Geest (vlg. St. VII v.d. D.) het bestaan van ons Lichaam te bevestigen. Derhalve is een voorstelling, welke het bestaan van ons Lichaam ontkent, in strijd met onzen Geest enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 10, demo  - Nada que pueda destruir nuestro cuerpo puede darse en él (por la Proposición 5 de esta Parte), y, por tanto, no puede darse en Dios la idea de ello, en la medida en que tiene la idea de nuestro cuerpo (por el Corolario de la Proposición 9 de la Parte II), esto es (por las Proposiciones 11 y 13 de la Parte II), la idea de ello no puede darse en nuestra alma, sino que, al contrario, supuesto que (por las Proposiciones 11 y 13 de la Parte II) lo que primordialmente constituye la esencia del alma es la idea del cuerpo existente en acto, el primordial y principal esfuerzo de nuestra alma será (por la Proposición 7 de esta Parte) el de afirmar la existencia de nuestro cuerpo, y, por tanto, una idea que niegue la existencia de nuestro cuerpo es contraria a nuestra alma. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 10, demo  - Ce qui peut détruire notre Corps ne peut se trouver en lui (par la Proposition 5), et par suite l'idée de cette chose ne peut pas non plus se trouver en Dieu en tant qu'il a l'idée de notre Corps (par le Corollaire de la Proposition 9, Partie II). C'est-à-dire (par les Propositions 11 et 13, Partie II) que l'idée de cette chose ne peut se trouver dans notre Esprit. Au contraire, puisque (par les Propositions 11 et 13, Partie II) ce qui constitue en premier lieu l'essence de notre Esprit est l'idée du Corps existant en acte, ce qu'il y a dans notre Esprit de primordial et de premier est (par la proposition 7) l'effort pour affirmer l'existence de notre Corps. Par conséquent, l'idée qui nie l'existence de notre Corps est contraire à notre Esprit, etc. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 5 - Res eatenus contrariae sunt naturae hoc est eatenus in eodem subjecto esse nequeunt quatenus una alteram potest destruere.

2, prop 9, cor  - Quicquid in singulari cujuscunque ideae objecto contingit, ejus datur in Deo cognitio quatenus tantum ejusdem objecti ideam habet.

2, prop 11 - Primum quod actuale mentis humanae esse constituit, nihil aliud est quam idea rei alicujus singularis actu existentis.

2, prop 13 - Objectum ideae humanam mentem constituentis est corpus sive certus extensionis modus actu existens et nihil aliud.

3, prop 7 - Conatus quo unaquaeque res in suo esse perseverare conatur, nihil est praeter ipsius rei actualem essentiam.

utilizzato da : 3, prop 11, sc   |  4, prop 20, sc 

propositio 11

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Quicquid corporis nostri agendi potentiam auget vel minuit, juvat vel coercet, ejusdem rei idea mentis nostrae cogitandi potentiam auget vel minuit, juvat vel coercet.

Quicquid corporis nostri agendi potentiam auget vel minuit, juvat vel coercet, ejusdem rei idea mentis nostrae cogitandi potentiam auget vel minuit, juvat vel coercet.

Si quelque chose augmente ou diminue, seconde ou réduit la puissance d'agir de notre Corps, l'idée de cette chose augmente ou diminue, seconde ou réduit la puissance de notre Âme. (Appuhn - fr)

Whatsoever increases or diminishes, helps or hinders the power of activity in our body, the idea thereof increases or diminishes, helps or hinders the power of thought in our mind. (Elwes - en)

Alles, was das Tätigkeitsvermögen unseres Körpers vermehrt oder vermindert, fördert oder hemmt, dessen Idee vermehrt oder vermindert, fördert oder hemmt das Denkvermögen unseres Geistes. (Stern - de)

Di ogni cosa che aumenta o diminuisce, fa espandere o costringe, il potere di agire del nostro Corpo, l'idea aumenta o diminuisce, fa espandere o costringe, il potere di pensare della nostra Mente. (Peri - it)

De voorstelling van al wat het vermogen tot handelen van ons Lichaam vermeerdert of vermindert, bevordert of belemmert, moet ook het vermogen tot denken van onzen Geest vermeerderen of verminderen, bevorderen of belemmeren. (Suchtelen - nl)

La idea de todo cuanto aumenta o disminuye, favorece o reprime la potencia de obrar de nuestro cuerpo, a su vez aumenta o disminuye, favorece o reprime, la potencia de pensar de nuestra alma. (Peña - es)

De tout ce qui accroît ou réduit, seconde ou réprime la puissance d'agir de notre Corps, l'idée accroît ou réduit, seconde ou réprime la puissance de penser de notre Esprit. (Misrahi - fr)

demonstratio by 2, prop 7  |  2, prop 14

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3, prop 11, demo  - Haec propositio patet ex propositione 7 partis II vel etiam ex propositione 14 partis II.

3, prop 11, demo  - Cette Proposition est évidente par la Proposition 7, Partie II, ou encore par la Proposition 14, Partie II. (Appuhn - fr)

3, prop 11, demo  - This proposition is evident from II. vii. or from II. xiv. (Elwes - en)

3, prop 11, demo  - Dieser Lehrsatz erhellt aus dem Lehrsatz 7, Teil 2, oder auch aus dem Lehrsatz 14, Teil 2. (Stern - de)

3, prop 11, demo  - Questa Proposizione risulta evidente dalla Prop. 7 (o anche dalla Prop. 14) della II Parte. (Peri - it)

3, prop 11, demo  - Deze stelling wordt duidelijk uit Stelling VII Deel II en eveneens uit Stelling XIV Deel II. (Suchtelen - nl)

3, prop 11, demo  - Esta Proposición es evidente por la Proposición 7 de la Parte II, o también por la Proposición 14 de la Parte II. (Peña - es)

3, prop 11, demo  - Cette Proposition est évidente par la Proposition 7 de la Partie II ou encore par la Proposition 14 de la Partie II. (Misrahi - fr)

2, prop 7 - Ordo et connexio idearum idem est ac ordo et connexio rerum.

2, prop 14 - Mens humana apta est ad plurima percipiendum et eo aptior quo ejus corpus pluribus modis disponi potest.

scholium by 3, prop 9, sc   |  3, prop 10  |  2, prop 17, sc   |  2, prop 8, cor   |  2, prop 8, sc   |  2, prop 17  |  2, prop 18  |  2, prop 18, sc   |  3, prop 4  |  2, prop 6  |  2, prop 8

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3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

3, prop 11, sc  - Nous avons donc vu que l'Âme est sujette quand elle est passive, à de grands changements et passe tantôt à une perfection plus grande, tantôt à une moindre ; et ces passions nous expliquent les affections de la Joie et de la Tristesse. Par Joie j'entendrai donc, par la suite, une passion par laquelle l'Âme passe à une perfection plus grande. Par Tristesse, une passion par laquelle elle passe à une perfection moindre. J'appelle, en outre, l'affection de la Joie, rapportée à la fois à l'Âme et au Corps, Chatouillement ou Gaieté ; celle de la Tristesse, Douleur ou Mélancolie. Il faut noter toutefois que le Chatouillement et la Douleur se rapportent à l'homme, quand une partie de lui est affectée plus que les autres, la Gaieté et la Mélancolie, quand toutes les parties sont également affectées. Pour le Désir j'ai expliqué ce que c'est dans le Scolie de la Proposition 9, et je ne reconnais aucune affection primitive outre ces trois : je montrerai par la suite que les autres naissent de ces trois. Avant de poursuivre, toutefois, il me paraît bon d'expliquer ici plus amplement la Proposition 10 de cette Partie, afin que l'on connaisse mieux en quelle condition une idée est contraire à une autre.
Dans le Scolie de la Proposition 17, Partie II, nous avons montré que l'idée constituant l'essence de l'Âme enveloppe l'existence du Corps aussi longtemps que le Corps existe. De plus, de ce que nous avons fait voir dans le Corollaire et dans le Scolie de la Proposition 8, Partie II, il suit que l'existence présente de notre Âme dépend de cela seul, à savoir de ce que l'Âme enveloppe l'existence actuelle du Corps. Nous avons montré enfin que la puissance de l'Âme par laquelle elle imagine les choses et s'en souvient, dépend de cela aussi (Prop. 17 et 18, p. II, avec son Scolie) qu'elle enveloppe l'existence actuelle du Corps. D'où il suit que l'existence présente de l'Âme et sa puissance d'imaginer sont ôtées, sitôt que l'Âme cesse d'affirmer l'existence présente du Corps. Mais la cause pour quoi l'Âme cesse d'affirmer cette existence du Corps, ne peut être l'Âme elle-même (Prop. 4) et n'est pas non plus que le Corps cesse d'exister. Car (Prop. 6, p.II) la cause pour quoi l'Âme affirme l'existence du Corps, n'est pas que le Corps a commencé d'exister ; donc, pour la même raison, elle ne cesse pas d'affirmer l'existence du Corps parce que le Corps cesse d'être ; mais (Prop. 8, p. II) cela provient d'une autre idée qui exclut l'existence présente de notre Corps et, conséquemment, celle de notre Âme et qui est, par suite, contraire à l'idée constituant l'essence de notre Âme. (Appuhn - fr)

3, prop 11, sc  - Thus we see, that the mind can undergo many changes, and can pass sometimes to a state of greater perfection, sometimes to a state of lesser perfection. These passive states of transition explain to us the emotions of pleasure and pain. By pleasure therefore in the following propositions I shall signify a passive state wherein the mind passes to a greater perfection. By pain I shall signify a passive state wherein the mind passes to a lesser perfection. Further, the emotion of pleasure in reference to the body and mind together I shall call stimulation (titillatio) or merriment (hilaritas), the emotion of pain in the same relation I shall call suffering or melancholy. But we must bear in mind, that stimulation and suffering are attributed to man, when one part of his nature is more affected than the rest, merriment and melancholy, when all parts are alike affected. What I mean by desire I have explained in the note to Prop. ix. of this part; beyond these three I recognize no other primary emotion; I will show as I proceed, that all other emotions arise from these three. But, before I go further, I should like here to explain at greater length Prop. x. of this part, in order that we may clearly, understand how one idea is contrary to another. In the note to II. xvii. we showed that the idea, which constitutes the essence of mind, involves the existence of body, so long as the body itself exists. Again, it follows from what we pointed out in the Coroll. to II. viii., that the present existence of our mind depends solely on the fact, that the mind involves the actual existence of the body. Lastly, we showed (II. xvii. xviii. and note) that the power of the mind, whereby it imagines and remembers things, also depends on the fact, that it involves the actual existence of the body. Whence it follows, that the present existence of the mind and its power of imagining are removed, as soon as the mind ceases to affirm the present existence of the body. Now the cause, why the mind ceases to affirm this existence of the body, cannot be the mind itself (III. iv.), nor again the fact that the body ceases to exist. For (by II. vi.) the cause, why the mind affirms the existence of the body, is not that the body began to exist; therefore, for the same reason, it does not cease to affirm the existence of the body, because the body ceases to exist; but (II. xvii.) this result follows from another idea, which excludes the present existence of our body and, consequently, of our mind, and which is therefore contrary to the idea constituting the essence of our mind. (Elwes - en)

3, prop 11, sc  - Wir sehen daher, daß der Geist große Veränderungen erleiden und bald zu größerer, bald zu geringerer Vollkommenheit übergehen kann. Diese Leiden erklären uns die Affekte der Lust und Unlust. Unter Lust verstehe ich daher im nachstehenden ein Leiden, durch welches der Geist zu größerer Vollkommenheit übergeht; unter Unlust dagegen ein Leiden, durch welches der Geist zu geringerer Vollkommenheit übergeht. Ferner nenne ich den Affekt der Lust, der sich auf Geist und Körper zugleich bezieht, Wollust oder Wohlbehagen; den Affekt der Unlust aber Schmerzoder Mißbehagen. Doch ist zu bemerken, daß Wollust
und Schmerz auf den Menschen bezogen werden, wenn einer seiner Teile mehr als die übrigen erregt ist, Wohlbehagen und Mißbehagen aber, wenn alle gleichmäßig erregt sind. Was ferner Begierde ist, habe ich in der Anmerkung zu Lehrsatz 9 dieses Teils erklärt. Außer diesen dreien erkenne ich keinen Haupteffekt an; und ich werde im folgenden zeigen, daß alle übrigen aus diesen dreien entstehen. Bevor ich aber weitergehe, möchte ich den 10. Lehrsatz dieses Teils ausführlicher erläutern, um besser verständlich zu machen, auf welcheWeise eine Idee mit einer andern inWiderspruch steht. In der Anmerkung zu Lehrsatz 17, Teil 2, habe ich gezeigt, daß die Idee, welche dasWesen des Geistes ausmacht, die Existenz des Körpers so lange in sich schließt, als der Körper selbst existiert. Ferner folgt aus dem, was ich im Zusatz zu Lehrsatz 8, Teil 2, und in dessen Anmerkung ausgeführt habe, daß die gegenwärtige Existenz unseres Geistes davon allein abhängt, daß der Geist die wirkliche Existenz des Körpers in sich schließt. Endlich habe ich gezeigt, daß das Vermögen des Geistes, wodurch er die Dinge vorstellt und sich ihrer erinnert, auch davon abhängt (s. die Lehrsätze 17 und 18 des 2. Teils mit der Anmerkung), daß er die wirkliche Existenz des Körpers insich schließt. Hieraus folgt, daß die gegenwärtige Existenz des Geistes und sein Vorstellungsvermögen aufgehoben wird, sobald der Geist die gegenwärtige Existenz des Körpers zu bejahen aufhört. Die Ursache aber, weshalb der Geist diese Existenz des Körpers zu bejahen aufhört, kann nicht der Geist selbst sein (nach Lehrsatz 4 dieses Teils). Auch daß der Körper zu sein aufhört, kann nicht die Ursache sein. Denn (nach Lehrsatz 6, Teil 2) ist die Ursache, weshalb der Geist die Existenz des Körpers bejaht, nicht die, daß der Körper zu existieren angefangen hat; somit hört er, aus demselben Grunde, nicht auf, die Existenz des Körpers zu bejahen, weil der Körper zu sein aufhört. Dies rührt vielmehr (nach Lehrsatz 17, Teil 2) von einer andern Idee her, welche die gegenwärtige Existenz unseres Körpers und folglich auch unseres Geistes ausschließt und welche mithin mit der Idee, welche dasWesen unsres Geistes ausmacht, imWiderspruch steht. (Stern - de)

3, prop 11, sc  - Vediamo quindi che la Mente può subire grandi cambiamenti, e passare ora da una certa perfezione ad una perfezione maggiore, e ora da una certa perfezione a una perfezione minore: e proprio queste passioni, o mutazioni della Mente, ci spiegano i sentimenti della Letizia e della Tristezza. Per Letizia, quindi, intenderò qui di sèguito la passione per cagion della quale la Mente passa ad una perfezione maggiore; per Tristezza invece intenderò la passione per cagion della quale la Mente passa a una perfezione minore. Chiamerò poi Eccitazione, o Allegrezza, il sentimento della Letizia riferito insieme alla Mente e al Corpo; e chiamerò Dolore, o Melanconia, il sentimento della Tristezza riferito insieme alla Mente e al Corpo. Si deve però notare che l'Eccitazione e il Dolore si riferiscono all'Uomo quando una sola sua parte è interessata più delle altre da Letizia o da Tristezza, mentre l'Allegrezza e la Melanconia hanno luogo quando tutte le parti sono interessate in modo eguale. Che cosa poi sia la Cupidità è spiegato nel Chiarimento della Prop. 9 qui sopra. Oltre a questi tre Letizia, Tristezza, Cupidità io non riconosco alcun altro sentimento primario o fondamentale: e mostrerò qui di seguito che tutti gli altri sentimenti traggono origine da questi tre.
Prima però di proseguire vorrei spiegare qui più diffusamente la precedente Prop. 10, così da render meglio comprensibile per quale criterio un'idea sia contraria ad un'altra. Nel Chiarimento della Prop. 17 della II Parte ho mostrato che l'idea che costituisce l'essenza della Mente implica l'esistenza del Corpo, e questo tanto a lungo quanto a lungo il Corpo stesso esiste. Da ciò poi che ho mostrato nella Conseguenza e nel Chiarimento della Prop. 8 della II Parte deriva che l'esistenza presente della nostra Mente dipende unicamente da questo, che la Mente implica l'esistenza attuale del Corpo. Infine, ho mostrato che la potenza della Mente, grazie alla quale la Mente immagina e ricorda le cose, dipende anch'essa dall'implicare la Mente l'esistenza attuale del Corpo. Da queste premesse segue che l'esistenza presente della Mente e la sua potenza d'immaginare sono soppresse nel momento stesso in cui la Mente cessa di affermare l'esistenza presente del Corpo. Ma la causa per cui la Mente cessa di affermare questa esistenza del Corpo non può essere la Mente stessa, e non può neanche essere il cessar d'esistere del Corpo: infatti la causa per cui la Mente afferma l'esistenza del Corpo non è l'aver il Corpo cominciato ad esistere; e perciò, col medesimo criterio, la Mente non cessa di affermare l'esistenza del Corpo perché il Corpo cessa di essere; ma l'evento ha origine da un'altra idea che esclude la presente esistenza del nostro Corpo e, conseguentemente, della nostra Mente: idea che quindi è contraria all'idea che costituisce l'essenza della nostra Mente. (P. II, Prop. 6; Prop. 8; Prop. 17 e 18 e loro Chiarim.; P. III, Prop. 4). (Peri - it)

3, prop 11, sc  - Wij hebben dus gezien dat de Geest vele veranderingen kan ondergaan en daarbij nu eens in een toestand van grootere, dan weer in een van geringere volmaaktheid overgaat, al wel welke lijdingen ons de aandoeningen van Blijheid en Droefheid verklaren. Onder Blijheid zal ik daarom in het vervolg verstaan een lijding, waardoor de Geest tot grootere volmaaktheid overgaat; onder Droefheid daarentegen een lijding, waardoor hij tot geringere volmaaktheid overgaat. Voorts noem ik de aandoening van blijheid als zij tegelijkertijd op Geest en Lichaam betrekking heeft "prikkeling" [kitteling] of "opgewektheid", die van droefheid daartegen "pijn" of "gedruktheid" [loomheid]. Hierbij moet evenwel worden opgemerkt dat men bij den mensch spreekt van prikkeling of pijn wanneer één zijner deelen méér dan de overige wordt aangedaan, van opgewektheid of gedruktheid daarentegen wanneer alle deelen gelijkelijk aangedaan zijn. Wat voorts Begeerte is heb ik reeds in de Opmerking bij Stelling IX van dit Deel uiteen gezet en behalve deze drie erken ik geen enkele andere oorspronkelijke (primaire) aandoeningen; dat de overige uit deze drie voortkomen zal ik in het volgende aantoonen. Doch eer ik verder ga wil ik hier eerst Stelling X van dit Deel nog iets breeder toelichten, opdat men duidelijker begrijpe hoe een voorstelling met een andere voorstelling in strijd kan zijn.

In de Opmerking bij Stelling XVII Deel II hebben wij aangetoond dat de voorstelling welke het wezen van den Geest uitmaakt, het bestaan van het Lichaam zoolang in zich sluit als het Lichaam zelf bestaat. Verder volgt uit datgene wat wij in het Gevolg van Stelling VIII Deel II en in de Opmerking daarbij aantoonden, dat het tegenwoordig bestaan van den Geest alleen daarvan afhangt dat de Geest het werkelijk bestaan des Lichaams in zich sluit. Waaruit volgt dat het tegenwoordig bestaan van den Geest en zijn vermogen tot verbeelden [voorstellen] wordt opgeheven zoodra de Geest ophoudt het tegenwoordig bestaan des Lichaams te bevestigen. De oorzaak echter, waardoor de Geest zou ophouden dit tegenwoordig bestaan des Lichaams te bevestigen kan (vlg. St. IV v.d. D.) niet in den Geest zelf gelegen zijn en evenmin in het feit dat het Lichaam ophoudt te bestaan. Immers de oorzaak waardoor de Geest het bestaan van het Lichaam bevestigt is (vlg. St. VI D. II) niet het feit dat het Lichaam begon te bestaan, zoodat hij om dezelfde reden ook niet ophoudt het bestaan des Lichaams te bevestigen doordat het Lichaam ophoudt te bestaan. Maar het is (vlg. St. XVII of St. VIII D. II) een gevolg van een andere voorstelling, welke het tegenwoordig bestaan van ons Lichaam en bijgevolg van den Geest, uitsluit en welke dus in strijd is met de voorstelling welke het wezen van den Geest uitmaakt. (Suchtelen - nl)

3, prop 11, sc  - Vemos, pues, que el alma puede padecer grandes cambios, y pasar, ya a una mayor, ya a una menor perfección, y estas pasiones nos explican los afectos de la alegría y la tristeza. De aquí en adelante, entenderé por alegría: una pasión por la que el alma pasa a una mayor perfección. Por tristeza, en cambio, una pasión por la cual el alma pasa a una menor perfección. Además, llamo al afecto de la alegría, referido a la vez al alma y al cuerpo, "placer" o "regocijo", y al de la tristeza, "dolor" o "melancolía". Pero ha de notarse que el placer y el dolor se refieren al hombre cuando una parte de él resulta más afectada que las restantes, y el regocijo y la melancolía, al contrario, cuando todas resultan igualmente afectadas. Por lo que toca al deseo, he explicado lo que es en el Escolio de la Proposición 9 de esta Parte; y, fuera de estos tres, no reconozco ningún afecto primario: mostraré, efectivamente, a continuación que los demás surgen de esos tres. Pero antes de seguir adelante, me gustaría explicar aquí con más amplitud la Proposición 10 de esta Parte, para que se entienda más claramente en virtud de qué una idea es contraria a otra idea .

En el Escolio de la Proposición 17 de la Parte II hemos mostrado que la idea que constituye la esencia del alma implica la existencia del cuerpo, durante tanto tiempo como el cuerpo existe. Además, se sigue de lo mostrado en el Corolario de la Proposición 8 de la Parte II, y en el Escolio de la misma, que la existencia presente de nuestra alma depende sólo del hecho de que el alma implica la existencia actual del cuerpo. Hemos mostrado, por último, que la potencia del alma, por la que imagina y recuerda las cosas, depende también (ver Proposiciones 17 y 18 de la Parte II, con su Escolio) de que el alma implica la existencia actual del cuerpo. De donde se sigue que se priva al alma de su existencia presente y su potencia de imaginar, tan pronto como el alma deja de afirmar la existencia presente del cuerpo. Ahora bien: la causa por la que el alma deja de afirmar esa existencia del cuerpo no puede ser el alma misma (por la Proposición 4 de esta Parte), ni tampoco el hecho de que el cuerpo deje de existir. Pues (por la Proposición 6 de la Parte II) la causa por la que el alma afirma la existencia del cuerpo no es la de que el cuerpo tenga ya existencia, y, por la misma razón, tampoco deja de afirmar la existencia de ese cuerpo porque el cuerpo deje de existir, sino que (por la Proposición 8 de la Parte II) ello surge de otra idea que excluye la existencia presente de nuestro cuerpo y, consiguientemente, de nuestra alma, y que es, por tanto, contraria a la idea que constituye la esencia de nuestra alma. (Peña - es)

3, prop 11, sc  - Nous avons donc vu que l'Esprit peut subir de grands changements où il est passif et où il passe à une perfection tantôt plus grande et tantôt moindre ; et ce sont ces passions qui nous expliquent les affects de Joie et de Tristesse. Par Joie j'entendrai donc dans la suite une passion par laquelle l'Esprit passe à une plus grande perfection, et par Tristesse une passion par laquelle l'Esprit passe à une perfection moindre. En outre, l'affect de Joie rapporté simultanément à l'Esprit et au Corps, je l'appelle Plaisir ou Gaieté ; celui de la Tristesse, Douleur ou Mélancolie. Il convient de noter que le Plaisir et la Douleur se rapportent à l'homme lorsqu'une partie de son être est plus affectée que les autres, la Gaieté et la Mélancolie, lorsque toutes les parties sont également affectées. Quant à la nature du Désir, je l'ai expliquée dans le Scolie de la Proposition 9 de cette Partie. En dehors de ces trois affects, je n'en reconnais aucun autre qui soit primitif, et je montrerai par la suite que c'est de ces trois affects que tous les autres prennent naissance. Avant de poursuivre, il sera bon cependant d'expliquer plus longuement la Proposition 10 de cette Partie, afin de comprendre plus clairement en quel sens une idée est contraire à une idée.
Dans le Scolie de la Proposition 17 de la Partie II, nous avons montré que l'idée constituant l'essence de l'Esprit enveloppe l'existence du Corps aussi longtemps que le Corps lui-même existe. Il suit aussi de ce que nous avons montré dans le Corollaire de la Proposition 8 de la Partie II, et dans son Scolie, que l'existence actuelle de notre Esprit dépend du seul fait que l'Esprit enveloppe l'existence actuelle du Corps. Nous avons enfin montré que la puissance de l'Esprit par laquelle il imagine les objets et s'en souvient dépend aussi du seul fait (voir les Propositions 17 et 18 de la Partie II avec son Scolie) qu'il enveloppe l'existence actuelle du Corps. Il résulte de tout cela que l'existence présente de l'Esprit et sa puissance d'imaginer sont supprimés dès que l'Esprit cesse d'affirmer l'existence présente du Corps. Mais la cause pour laquelle l'Esprit cesse d'affirmer cette existence du Corps ne peut être l'Esprit lui-même (par la Proposition 4) ni le fait, non plus, que le Corps cesse d'exister. Car (par la Proposition 6, Partie II) la cause pour laquelle l'Esprit affirme l'existence du Corps n'est pas le fait que le Corps ait commencé d'exister, et pour la même raison, ce n'est pas parce que le Corps cesse d'exister que l'Esprit cesse d'affirmer l'existence du Corps. La cause réside en réalité (par la Proposition 17, Partie II) dans une autre idée excluant l'existence présente de notre Corps et, par conséquent, de notre Esprit, idée qui par suite est contraire à l'idée constituant l'essence de notre Esprit.
(Misrahi - fr)

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3, prop 9, sc  - Hic conatus cum ad mentem solam refertur, voluntas appellatur sed cum ad mentem et corpus simul refertur, vocatur appetitus, qui proinde nihil aliud est quam ipsa hominis essentia ex cujus natura ea quae ipsius conservationi inserviunt, necessario sequuntur atque adeo homo ad eadem agendum determinatus est. Deinde inter appetitum et cupiditatem nulla est differentia nisi quod cupiditas ad homines plerumque referatur quatenus sui appetitus sunt conscii et propterea sic definiri potest nempe cupiditas est appetitus cum ejusdem conscientia. Constat itaque ex his omnibus nihil nos conari, velle, appetere neque cupere quia id bonum esse judicamus sed contra nos propterea aliquid bonum esse judicare quia id conamur, volumus, appetimus atque cupimus.

3, prop 10 - Idea quae corporis nostri existentiam secludit in nostra mente dari nequit sed eidem est contraria.

2, prop 17, sc  - Videmus itaque qui fieri potest ut ea quae non sunt veluti praesentia contemplemur, ut saepe fit. Et fieri potest ut hoc aliis de causis contingat sed mihi hic sufficit ostendisse unam per quam rem sic possim explicare ac si ipsam per veram causam ostendissem nec tamen credo me a vera longe aberrare quandoquidem omnia illa quae sumpsi postulata, vix quicquam continent quod non constet experientia de qua nobis non licet dubitare postquam ostendimus corpus humanum prout ipsum sentimus, existere (vide corollarium post propositionem 13 hujus). Praeterea (ex corollario praecedentis et corollario II propositionis 16 hujus) clare intelligimus quaenam sit differentia inter ideam exempli gratia Petri quae essentiam mentis ipsius Petri constituit et inter ideam ipsius Petri quae in alio homine, puta in Paulo, est. Illa enim essentiam corporis ipsius Petri directe explicat nec existentiam involvit nisi quamdiu Petrus existit; haec autem magis constitutionem corporis Pauli quam Petri naturam indicat et ideo durante illa corporis Pauli constitutione mens Pauli quamvis Petrus non existat, ipsum tamen ut sibi praesentem contemplabitur. Porro ut verba usitata retineamus, corporis humani affectiones quarum ideae corpora externa velut nobis praesentia repraesentant, rerum imagines vocabimus tametsi rerum figuras non referunt. Et cum mens hac ratione contemplatur corpora, eandem imaginari dicemus. Atque hic ut quid sit error indicare incipiam, notetis velim mentis imaginationes in se spectatas nihil erroris continere sive mentem ex eo quod imaginatur, non errare sed tantum quatenus consideratur carere idea quae existentiam illarum rerum quas sibi praesentes imaginatur, secludat. Nam si mens dum res non existentes ut sibi praesentes imaginatur, simul sciret res illas revera non existere, hanc sane imaginandi potentiam virtuti suae naturae, non vitio tribueret praesertim si haec imaginandi facultas a sola sua natura penderet hoc est (per definitionem 7 partis I) si haec mentis imaginandi facultas libera esset.

2, prop 8, cor  - Hinc sequitur quod quamdiu res singulares non existunt nisi quatenus in Dei attributis comprehenduntur, earum esse objectivum sive ideae non existunt nisi quatenus infinita Dei idea existit et ubi res singulares dicuntur existere non tantum quatenus in Dei attributis comprehenduntur sed quatenus etiam durare dicuntur, earum ideae etiam existentiam per quam durare dicuntur, involvent.

2, prop 8, sc  - Si quis ad uberiorem hujus rei explicationem exemplum desideret, nullum sane dare potero quod rem de qua hic loquor, utpote unicam adaequate explicet; conabor tamen rem ut fieri potest, illustrare. Nempe circulus talis est naturae ut omnium linearum rectarum in eodem sese invicem secantium rectangula sub segmentis sint inter se aequalia; quare in circulo infinita inter se aequalia rectangula continentur : attamen nullum eorum potest dici existere nisi quatenus circulus existit nec etiam alicujus horum rectangulorum idea potest dici existere nisi quatenus in circuli idea comprehenditur. Concipiantur jam ex infinitis illis duo tantum nempe E et D existere. Sane eorum etiam ideae jam non tantum existunt quatenus solummodo in circuli idea comprehenduntur sed etiam quatenus illorum rectangulorum existentiam involvunt, quo fit ut a reliquis reliquorum rectangulorum ideis distinguantur.

2, prop 17 - Si humanum corpus affectum est modo qui naturam corporis alicujus externi involvit, mens humana idem corpus externum ut actu existens vel ut sibi praesens contemplabitur donec corpus afficiatur affectu qui ejusdem corporis existentiam vel praesentiam secludat.

2, prop 18 - Si corpus humanum a duobus vel pluribus corporibus simul affectum fuerit semel, ubi mens postea eorum aliquod imaginabitur, statim et aliorum recordabitur.

2, prop 18, sc  - Hinc clare intelligimus quid sit memoria. Est enim nihil aliud quam quaedam concatenatio idearum naturam rerum quae extra corpus humanum sunt involventium quae in mente fit secundum ordinem et concatenationem affectionum corporis humani. Dico primo concatenationem esse illarum tantum idearum quae naturam rerum quae extra corpus humanum sunt, involvunt, non autem idearum quae earundem rerum naturam explicant. Sunt enim revera (per propositionem 16 hujus) ideae affectionum corporis humani quae tam hujus quam corporum externorum naturam involvunt. Dico secundo hanc concatenationem fieri secundum ordinem et concatenationem affectionum corporis humani ut ipsam distinguerem a concatenatione idearum quae fit secundum ordinem intellectus quo res per primas suas causas mens percipit et qui in omnibus hominibus idem est. Atque hinc porro clare intelligimus cur mens ex cogitatione unius rei statim in alterius rei cogitationem incidat quae nullam cum priore habet similitudinem; ut exempli gratia ex cogitatione vocis pomi homo romanus statim in cogitationem fructus incidet qui nullam cum articulato illo sono habet similitudinem nec aliquid commune nisi quod ejusdem hominis corpus ab his duobus affectum saepe fuit hoc est quod ipse homo saepe vocem pomum audivit dum ipsum fructum videret et sic unusquisque ex una in aliam cogitationem incidet prout rerum imagines uniuscujusque consuetudo in corpore ordinavit. Nam miles exempli gratia visis in arena equi vestigiis statim ex cogitatione equi in cogitationem equitis et inde in cogitationem belli etc. incidet. At rusticus ex cogitatione equi in cogitationem aratri, agri etc. incidet et sic unusquisque prout rerum imagines consuevit hoc vel alio modo jungere et concatenare, ex una in hanc vel aliam incidet cogitationem.

3, prop 4 - Nulla res nisi a causa externa potest destrui.

2, prop 6 - Cujuscunque attributi modi Deum quatenus tantum sub illo attributo cujus modi sunt et non quatenus sub ullo alio consideratur, pro causa habent.

2, prop 8 - Ideae rerum singularium sive modorum non existentium ita debent comprehendi in Dei infinita idea ac rerum singularium sive modorum essentiae formales in Dei attributis continentur.

utilizzato da : 3, prop 12, demo   |  3, prop 34, demo   |  3, prop 57, demo   |  3, prop 59, demo   |  4, prop 41, demo   |  4, prop 42, demo 

propositio 12

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (9)  |  alto ^

Mens quantum potest ea imaginari conatur quae corporis agendi potentiam augent vel juvant.

Mens quantum potest ea imaginari conatur quae corporis agendi potentiam augent vel juvant.

L'Âme, autant qu'elle peut, s'efforce d'imaginer ce qui accroît ou seconde la puissance d'agir du Corps. (Appuhn - fr)

The mind, as far as it can, endeavours to conceive those things, which increase or help the power of activity in the body. (Elwes - en)

Der Geist ist bestrebt, soviel er vermag, das vorzustellen, was das Tätigkeitsvermögen des Körpers vermehrt oder fördert. (Stern - de)

La Mente, per quanto può, si sforza di immaginare cose che accrescono o favoriscono la potenza d'agire del Corpo. (Peri - it)

De Geest tracht zich zooveel mogelijk voor te stellen wat het vermogen tot handelen des Lichaams vermeerdert of bevordert. (Suchtelen - nl)

El alma se esfuerza, cuanto puede, en imaginarlas cosas que aumentan o favorecen la potencia de obrar del cuerpo. (Peña - es)

L'Esprit, autant qu'il le peut, s'efforce d'imaginer ce qui accroît ou ce qui seconde la puissance d'agir du Corps. (Misrahi - fr)

demonstratio by 2, prop 17  |  2, prop 7  |  2, prop 17, sc   |  3, post 1  |  3, prop 11  |  3, prop 6  |  3, prop 9

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 12, demo  - Quamdiu humanum corpus affectum est modo qui naturam corporis alicujus externi involvit tamdiu mens humana idem corpus ut praesens contemplabitur (per propositionem 17 partis II) et consequenter (per propositionem 7 partis II) quamdiu mens aliquod externum corpus ut praesens contemplatur hoc est (per ejusdem propositionis 17 scholium) imaginatur tamdiu humanum corpus affectum est modo qui naturam ejusdem corporis externi involvit atque adeo quamdiu mens ea imaginatur quae corporis nostri agendi potentiam augent vel juvant tamdiu corpus affectum est modis qui ejusdem agendi potentiam augent vel juvant (vide postulatum 1 hujus) et consequenter (per propositionem 11 hujus) tamdiu mentis cogitandi potentia augetur vel juvatur ac proinde (per propositionem 6 vel 9 hujus) mens quantum potest eadem imaginari conatur. Q.E.D.

3, prop 12, demo  - Aussi longtemps que le Corps humain est affecté d'une manière qui enveloppe la nature d'un corps extérieur, l'Âme humaine considère ce même Corps comme présent (Prop. 17, p. II), et en conséquence (Prop. 7, p. II) aussi longtemps que l'Âme humaine considère un corps extérieur comme présent, c'est-à-dire l'imagine (même Prop. 17, Scolie), le Corps humain est affecté d'une manière qui enveloppe la nature de ce même corps extérieur. Aussi longtemps donc que l'Âme imagine ce qui accroît ou seconde la puissance d'agir de notre Corps, le Corps est affecté de manières d'être qui accroissent ou secondent sa puissance d'agir (Post. 1), et en conséquence (Prop. 11) aussi longtemps la puissance de penser de l'Âme, est accrue ou secondée ; et, par suite, (Prop. 6 ou 9) l'Âme, autant qu'elle peut, s'efforce d'imaginer une telle chose. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 12, demo  - So long as the human body is affected in a mode, which involves the nature of any external body, the human mind will regard that external body as present (II. xvii.), and consequently (II. vii.), so long as the human mind regards an external body as present, that is (II. xvii. note), conceives it, the human body is affected in a mode, which involves the nature of the said external body; thus so long as the mind conceives things, which increase or help the power of activity in our body, the body is affected in modes which increase or help its power of activity (III. Post i.); consequently (III. xi.) the mind's power of thinking is for that period increased or helped. Thus (III. vi. ix.) the mind, as far as it can, endeavours to imagine such things. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 12, demo  - Solange der menschliche Körper auf eineWeise erregt ist, welche die Natur eines äußern Körpers in sich schließt, solange wird der menschliche Geist denselben Körper als gegenwärtig betrachten (nach Lehrsatz 17, Teil 2). Demgemäß ist (nach Lehrsatz 7, Teil 2), solange der menschliche Geist einen äußern Körper als gegenwärtig betrachtet, d.h. (nach der Anmerkung zu Lehrsatz 17, Teil 2), ihn vorstellt, auch der menschliche Körper solange auf eineWeise erregt, welche die Natur dieses äußern Körpers in sich schließt. Solange also der Geist sich das vorstellt, was das Tätigkeitsvermögen unsres Körpers vermehrt oder fördert, solange ist der Körper auf eine Weise erregt, welche sein Tätigkeitsvermögen vermehrt oder fördert (s. Postulat 1 dieses Teils); und demgemäß (nach Lehrsatz 11 dieses Teils) wird auch so lange das Denkvermögen des Geistes vermehrt oder gefördert. Folglich wird (nach Lehrsatz 6 oder 9 dieses Teils) der Geist, soviel er vermag, dasselbe vorzustellen bestrebt sein. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 12, demo  - Quanto a lungo il Corpo umano è toccato (o interessato) in una maniera che implica la natura di un corpo esterno, tanto a lungo la Mente umana considererà lo stesso corpo come presente, e, di conseguenza, quanto a lungo la Mente umana considera un corpo esterno come presente, cioè l'immagina, tanto a lungo il Corpo umano è toccato o interessato in una maniera che implica la natura del medesimo corpo esterno; e, quindi, quanto a lungo la Mente immagina cose che accrescono o favoriscono la potenza d'agire del nostro Corpo, tanto a lungo il Corpo è toccato o interessato in maniere che accrescono o favoriscono la sua potenza d'agire, e di conseguenza altrettanto a lungo è accresciuta o favorita la potenza di pensare della Mente: ragion per cui la Mente, per quanto può, si sforza d'immaginare proprio quelle cose. (P. II, Prop. 7; Prop. 17 e suo Chiarim.; P. III, Convenz. 1; Prop. 6; Prop. 9; Prop. 11). (Peri - it)

3, prop 12, demo  - Zoolang het menschelijk Lichaam een inwerking ondergaat welke den aard van eenig uitwendig voorwerp in zich sluit, zoolang zal (vlg. St. XVII D. II) de menschelijke Geest ditzelfde voorwerp als aanwezig beschouwen, en bijgevolg (vlg. St. VII D. II): zoolang de menschelijke Geest eenig uitwendig voorwerp als aanwezig beschouwt, d.w.z. (vlg. dezelfde St. XVII en Opmerking) zoolang hij het zich voorstelt, zoolang ook ondergaat het menschelijk Lichaam een inwerking welke den aard van juist dit uitwendige voorwerp in zich sluit. Derhalve: zoolang de Geest zich datgene voorstelt wat het vermogen tot handelen van ons Lichaam vermeerdert of bevordert, zoolang ondergaat het Lichaam inwerkingen welke zijn vermogen tot handelen vermeerderen of bevorderen (zie Postulaat I v.d. D.) en bijgevolg zal dan ook zóólang (vlg. St. XI v.d. D.) het vermogen tot denken van den Geest worden vermeerderd of bevorderd. Daarom tracht de Geest zich (vlg. St. VI of IX v.d. D.) zooveel mogelijk dergelijke dingen voor te stellen. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 12, demo  - Mientras el cuerpo humano esté afectado por un modo que implica la naturaleza de algún cuerpo exterior, el alma humana considerará ese cuerpo como presente (por la Proposición 17 de la Parte II), y, consiguientemente (por la Proposición 7 de la Parte II), mientras el alma humana considera como presente un cuerpo externo, esto es (por el Escolio de la misma Proposición 17), mientras lo imagina, el cuerpo humano está afectado por un modo que implica la naturaleza de ese cuerpo externo, y así, mientras el alma imagina aquellas cosas que aumentan o favorecen la potencia de obrar de nuestro cuerpo, éste es afectado por modos que aumentan o favorecen su potencia de obrar (ver Postulado 1 de esta Parte), y, consiguientemente (por la Proposición 11 de esta Parte) es aumentada o favorecida la potencia de pensar del alma, y, por ende (por la Proposición 6 o la 9 de esta Parte), el alma se esfuerza cuanto puede en imaginar esas cosas. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 12, demo  - Aussi longtemps que le Corps humain est affecté selon une modalité qui enveloppe la nature de quelque corps extérieur, l'Esprit humain considère ce corps comme présent (par la Proposition 17, Partie II) et par conséquent (par la Proposition 7, Partie II), aussi longtemps que l'Esprit humain considère un corps extérieur comme présent, c'est-à-dire l'imagine (par le Scolie de la même Proposition 17), le Corps humain est affecté selon une modalité qui enveloppe la nature de ce corps extérieur. Ainsi donc, aussi longtemps que l'Esprit imagine ce qui accroît ou ce qui seconde la puissance d'agir de notre Corps, le Corps est affecté selon des modalités qui accroissent ou secondent sa puissance d'agir (voir le Postulat 1), et par suite (par la Proposition 11), durant tout ce temps, la puissance de penser de l'Esprit est accrue ou secondée. Par conséquent (par la Proposition 6 ou 9), l'Esprit, autant qu'il le peut, s'efforce d'imaginer un tel objet. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

2, prop 17 - Si humanum corpus affectum est modo qui naturam corporis alicujus externi involvit, mens humana idem corpus externum ut actu existens vel ut sibi praesens contemplabitur donec corpus afficiatur affectu qui ejusdem corporis existentiam vel praesentiam secludat.

2, prop 7 - Ordo et connexio idearum idem est ac ordo et connexio rerum.

2, prop 17, sc  - Videmus itaque qui fieri potest ut ea quae non sunt veluti praesentia contemplemur, ut saepe fit. Et fieri potest ut hoc aliis de causis contingat sed mihi hic sufficit ostendisse unam per quam rem sic possim explicare ac si ipsam per veram causam ostendissem nec tamen credo me a vera longe aberrare quandoquidem omnia illa quae sumpsi postulata, vix quicquam continent quod non constet experientia de qua nobis non licet dubitare postquam ostendimus corpus humanum prout ipsum sentimus, existere (vide corollarium post propositionem 13 hujus). Praeterea (ex corollario praecedentis et corollario II propositionis 16 hujus) clare intelligimus quaenam sit differentia inter ideam exempli gratia Petri quae essentiam mentis ipsius Petri constituit et inter ideam ipsius Petri quae in alio homine, puta in Paulo, est. Illa enim essentiam corporis ipsius Petri directe explicat nec existentiam involvit nisi quamdiu Petrus existit; haec autem magis constitutionem corporis Pauli quam Petri naturam indicat et ideo durante illa corporis Pauli constitutione mens Pauli quamvis Petrus non existat, ipsum tamen ut sibi praesentem contemplabitur. Porro ut verba usitata retineamus, corporis humani affectiones quarum ideae corpora externa velut nobis praesentia repraesentant, rerum imagines vocabimus tametsi rerum figuras non referunt. Et cum mens hac ratione contemplatur corpora, eandem imaginari dicemus. Atque hic ut quid sit error indicare incipiam, notetis velim mentis imaginationes in se spectatas nihil erroris continere sive mentem ex eo quod imaginatur, non errare sed tantum quatenus consideratur carere idea quae existentiam illarum rerum quas sibi praesentes imaginatur, secludat. Nam si mens dum res non existentes ut sibi praesentes imaginatur, simul sciret res illas revera non existere, hanc sane imaginandi potentiam virtuti suae naturae, non vitio tribueret praesertim si haec imaginandi facultas a sola sua natura penderet hoc est (per definitionem 7 partis I) si haec mentis imaginandi facultas libera esset.

3, post 1 - Corpus humanum potest multis affici modis quibus ipsius agendi potentia augetur vel minuitur et etiam aliis qui ejusdem agendi potentiam nec majorem nec minorem reddunt.

3, prop 11 - Quicquid corporis nostri agendi potentiam auget vel minuit, juvat vel coercet, ejusdem rei idea mentis nostrae cogitandi potentiam auget vel minuit, juvat vel coercet.

3, prop 6 - Unaquaeque res quantum in se est, in suo esse perseverare conatur.

3, prop 9 - Mens tam quatenus claras et distinctas quam quatenus confusas habet ideas, conatur in suo esse perseverare indefinita quadam duratione et hujus sui conatus est conscia.

utilizzato da : 3, prop 13, demo   |  3, prop 15, cor , demo  |  3, prop 19, demo   |  3, prop 25, demo   |  3, prop 28, demo   |  3, prop 33, demo   |  3, prop 42, demo   |  3, prop 52, sc   |  4, prop 60, demo 

propositio 13

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (7)  |  alto ^

Cum mens ea imaginatur quae corporis agendi potentiam minuunt vel coercent, conatur quantum potest rerum recordari quae horum existentiam secludunt.

Cum mens ea imaginatur quae corporis agendi potentiam minuunt vel coercent, conatur quantum potest rerum recordari quae horum existentiam secludunt.

Quand l'âme imagine ce qui diminue ou réduit la puissance d'agir du Corps, elle s'efforce, autant qu'elle peut, de se souvenir de choses qui excluent l'existence de ce qu'elle imagine. (Appuhn - fr)

When the mind conceives things which diminish or hinder the body's power of activity, it endeavours, as far as possible, to remember things which exclude the existence of the first-named things. (Elwes - en)

Wenn der Geist etwas vorstellt, was das Tätigkeitsvermögen des Körpers vermindert oder hemmt, so ist er bestrebt, soviel er vermag, sich solcher Dinge zu erinnern, welche die Existenz von jenem ausschließen. (Stern - de)

Quando la Mente immagina cose che diminuiscono o coartano la potenza d'agire del Corpo si sforza, per quanto può, di ricordare altre cose che escludano l'esistenza delle prime. (Peri - it)

Wanneer de Geest zich dingen voorstelt, welke het vermogen tot handelen des Lichaams verminderen of belemmeren, tracht hij zooveel mogelijk zich andere dingen te herinneren welke het bestaan van deze eerste uitsluiten. (Suchtelen - nl)

Cuando el alma imagina aquellas cosas que disminuyen o reprimen la potencia de obrar del cuerpo, se esfuerza cuanto puede por acordarse de otras cosas que excluyan la existencia de aquéllas. (Peña - es)

Quand l'Esprit imagine des objets qui réduisent ou répriment la puissance d'agir du Corps, il s'efforce de se rappeler, autant qu'il le peut, ce qui exclut l'existence de ces objets. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 12  |  2, prop 17  |  3, prop 9

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 13, demo  - Quamdiu mens quicquam tale imaginatur tamdiu mentis et corporis potentia minuitur vel coercetur (ut in praecedenti propositione demonstravimus) et nihilominus id tamdiu imaginabitur donec mens aliud imaginetur quod hujus praesentem existentiam secludat (per propositionem 17 partis II) hoc est (ut modo ostendimus) mentis et corporis potentia tamdiu minuitur vel coercetur donec mens aliud imaginetur quod hujus existentiam secludit quodque adeo mens (per propositionem 9 hujus) quantum potest imaginari vel recordari conabitur. Q.E.D.

3, prop 13, demo  - Aussi longtemps que l'Âme imagine quelque chose de tel, la puissance de l'Âme et du Corps est diminuée ou réduite (comme nous l'avons démontré dans la Prop. précédente) ; et, néanmoins, elle imaginera cette chose jusqu'à ce qu'elle en imagine une autre qui exclue l'existence présente de la première (Prop. 17, p. II) ; c'est-à-dire (comme nous venons de le montrer) la puissance de l'Âme et du Corps est diminuée ou réduite jusqu'à ce que l'Âme imagine une autre chose qui exclut l'existence de celle qu'elle imagine ; elle s'efforcera donc (Prop. 9, p. III), autant qu'elle peut, d'imaginer cette autre chose ou de s'en souvenir. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 13, demo  - So long as the mind conceives anything of the kind alluded to, the power of the mind and body is diminished or constrained (cf. III. xii. Proof); nevertheless it will continue to conceive it, until the mind conceives something else, which excludes the present existence thereof (II. xvii.); that is (as I have just shown), the power of the mind and of the body is diminished, or constrained, until the mind conceives something else, which excludes the existence of the former thing conceived: therefore the mind (III. ix.), as far as it can, will endeavour to conceive or remember the latter. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 13, demo  - Solange der Geist etwas Derartiges vorstellt, solange wird das Tätigkeitsvermögen des Geistes oder Körpers vermindert oder gehemmt (wie ich im vorigen Lehrsatz bewiesen habe). Dennoch wird es der Geist so lange vorstellen, bis er etwas anderes vorstellt, was die gegenwärtige Existenz von jenem ausschließt (nach Lehrsatz 17, Teil 2). Das heißt (wie ich soeben gezeigt), das Vermögen des Geistes und Körpers wird so lange vermindert oder gehemmt, bis der Geist etwas anderes vorstellt, was die Existenz von jenem ausschließt und welches daher der Geist (nach Lehrsatz 9 dieses Teils), solange er vermag, vorzustellen oder ins Gedächtnis zu rufen bestrebt sein wird. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 13, demo  - Quanto a lungo la Mente immagina cose siffatte, tanto a lungo la potenza della Mente e del Corpo è ridotta o coartata, come si può ragionevolmente dedurre dalla Proposizione precedente; e ciononostante la Mente continuerà ad immaginare tali cose finché non ne immagini altre che escludono l'esistenza presente delle prime (P. II, Prop. 17): vale a dire come ho mostrato or ora che la potenza della Mente e del Corpo è in tali circostanze ridotta o coartata fino a quando la Mente non immagini qualcos'altro che escluda l'esistenza delle cose negative, e che perciò la Mente, per quanto può, si sforzerà di immaginare o di ricordare (Prop. 9 qui sopra). (Peri - it)

3, prop 13, demo  - Zoolang de Geest zich iets dergelijks voorstelt worden de vermogens, zoowel van den Geest als van het Lichaam verminderd of belemmerd (gelijk wij in de voorgaande stelling hebben aangetoond). Niettemin zal hij zich (vlg. St. XVII D. II) zooiets zoolang voorstellen tot hij zich iets anders voorstelt dat het tegenwoordig bestaan van het eerste uitsluit, d.w.z. (gelijk wij daareven aantoonden): de vermogens van Geest en Lichaam worden zóólang verminderd of belemmerd totdat de Geest zich iets anders voorstelt dat het bestaan ervan [dier belemmering] uitsluit, zoodat (vlg. St. IX v.d. D.) de Geest zooveel mogelijk zal trachten zich dit andere voor te stellen of te herinneren. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 13, demo  - Mientras el alma imagina una cosa así, es disminuida o reprimida la potencia del alma y el cuerpo (como hemos demostrado en la Proposición anterior); no por ello dejará de imaginarla, hasta que imagine otra que excluya la existencia presente de aquélla (por la Proposición 17 de la Parte II); esto es (como acabamos de mostrar), la potencia del alma y del cuerpo queda disminuida o reprimida hasta que el alma imagine otra que excluya la existencia de aquélla; por tanto, el alma (por la Proposición 9 de esta Parte) se esforzará cuanto pueda en imaginar o recordar esa otra cosa. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 13, demo  - Tant que l'Esprit imagine une telle chose, la puissance de l'Esprit et du Corps est réduite ou réprimée (comme nous l'avons démontré dans la Proposition précédente) ; et pourtant l'Esprit l'imaginera jusqu'à ce qu'il imagine un autre objet qui exclut l'existence présente du premier (par la Proposition 17, Partie II). C'est-à-dire (comme nous venons de le montrer) que la puissance de l'Esprit et du Corps est réduite ou réprimée jusqu'à ce que l'Esprit imagine un autre objet qui exclut l'existence du premier, par conséquent (par la Proposition 9) l'Esprit s'efforcera, autant qu'il le peut, d'imaginer cet autre objet ou de s'en souvenir. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 12 - Mens quantum potest ea imaginari conatur quae corporis agendi potentiam augent vel juvant.

2, prop 17 - Si humanum corpus affectum est modo qui naturam corporis alicujus externi involvit, mens humana idem corpus externum ut actu existens vel ut sibi praesens contemplabitur donec corpus afficiatur affectu qui ejusdem corporis existentiam vel praesentiam secludat.

3, prop 9 - Mens tam quatenus claras et distinctas quam quatenus confusas habet ideas, conatur in suo esse perseverare indefinita quadam duratione et hujus sui conatus est conscia.

corollarium

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (3)

3, prop 13, cor  - Hinc sequitur quod mens ea imaginari aversatur quae ipsius et corporis potentiam minuunt vel coercent.

3, prop 13, cor  - Il suit de là que l'Âme a en aversion d'imaginer ce qui diminue ou réduit sa propre puissance d'agir et celle du Corps. (Appuhn - fr)

3, prop 13, cor  - Hence it follows, that the mind shrinks from conceiving those things, which diminish or constrain the power of itself and of the body. (Elwes - en)

3, prop 13, cor  - Hieraus folgt, daß der Geist abgeneigt sein wird, sich etwas vorzustellen, was sein Vermögen und das des Körpers vermindert oder hemmt. (Stern - de)

3, prop 13, cor  - Di qui deriva che la Mente rifugge dall'immaginare le cose che riducono o coartano la potenza d'agire sua e del Corpo. (Peri - it)

3, prop 13, cor  - Hieruit volgt dat de Geest afkeerig is zich dingen voor te stellen welke zijn eigen vermogen [kracht] of dat van het Lichaam verminderen of belemmeren. (Suchtelen - nl)

3, prop 13, cor  - De aquí se sigue que el alma tiene aversión a imaginar lo que disminuye o reprime su potencia y la del cuerpo. (Peña - es)

3, prop 13, cor  - Il suit de là que l'Esprit répugne à imaginer ce qui réduit ou réprime sa propre puissance d'agir et celle de son Corps. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 15, cor , demo  |  3, prop 38, demo   |  3, prop 44, demo 

scholium

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (21)

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 13, sc  - Nous connaissons clairement par là ce qu'est l'Amour et ce qu'est la Haine. L'Amour, dis-je, n'est autre chose qu'une Joie qu'accompagne l'idée d'une cause extérieure ; et la Haine n'est autre chose qu'une Tristesse qu'accompagne l'idée d'une cause extérieure. Nous voyons en outre que celui qui aime, s'efforce nécessairement d'avoir présente et de conserver la chose qu'il aime ; et au contraire celui qui hait s'efforce d'écarter et de détruire la chose qu'il a en haine. Mais il sera traité plus amplement de tout cela par la suite. (Appuhn - fr)

3, prop 13, sc  - From what has been said we may, clearly understand the nature of Love and Hate. Love is nothing else but pleasure accompanied by the idea, of an external cause: Hate is nothing else but pain accompanied by the idea of an external cause. We further see, that he who loves necessarily endeavours to have, and to keep present to him, the object of his love; while he who hates endeavours to remove and destroy the object of his hatred. But I will treat of these matters at more length hereafter. (Elwes - en)

3, prop 13, sc  - Hieraus ist klar ersichtlich, was Liebe und was Haß ist. Nämlich Liebe ist nichts anderes als Lust, verbunden mit der Idee einer äußern Ursache, und Haß nichts anderes als Unlust, verbunden mit der Idee einer äußern Ursache. -Wir sehen auch, daß der Liebende notwendig bestrebt ist, den geliebten Gegenstand gegenwärtig zu haben und zu erhalten, und daß dagegen der Hassende bestrebt ist, den verhaßten Gegenstand zu entfernen und zu zerstören. Doch hierüber später ausführlicher. (Stern - de)

3, prop 13, sc  - Da quanto precede comprendiamo chiaramente che cosa siano l'Amore e l'Odio. L'Amore non è appunto altro che Letizia accompagnata dall'idea di una causa esterna; e l'Odio non è altro che Tristezza accompagnata dall'idea di una causa esterna. Da quanto precede vediamo inoltre che chi ama si sforza necessariamente di aver presente e di conservare la cosa che egli ama, mentre al contrario chi odia si sforza di allontanare e di distruggere la cosa che egli ha in odio. Ma di tutto questo dirò più largamente nelle pagine seguenti. (Peri - it)

3, prop 13, sc  - Wij kunnen thans helder inzien wat Liefde is en wat Haat. Liefde namelijk is niets anders dan Blijheid, vergezeld door de voorstelling eener uitwendige oorzaak, terwijl Haat niets anders is dan Droefheid vergezeld door de voorstelling eener uitwendige oorzaak. Verder begrijpen wij dat wie liefheeft noodzakelijk er naar streeft datgene wat hij liefheeft te bezitten en te behouden, terwijl daarentegen wie haat datgene wat hij haat tracht te verwijderen en te vernietigen. Doch over dit alles later breedvoeriger. (Suchtelen - nl)

3, prop 13, sc  - En virtud de esto entendemos claramente qué es el amor y qué es el odio. El amor no es sino la alegría, acompañada por la idea de una causa exterior, y el odio no es sino la tristeza, acompañada por la idea de una causa exterior. Vemos, además, que el que ama se esfuerza necesariamente por tener presente y conservar la cosa que ama, y, al contrario, el que odia se esfuerza por apartar y destruir la cosa que odia. Pero de todo esto trataré más adelante con mayor prolijidad. (Peña - es)

3, prop 13, sc  - Nous pouvons ainsi comprendre clairement ce qu'est l'Amour et ce qu'est la Haine. L'Amour n'est rien d'autre qu'une Joie accompagnée de l'idée d'une cause extérieure et la Haine n'est rien d'autre qu'une Tristesse accompagnée de l'idée d'une cause extérieure. Nous voyons en outre que celui qui aime s'efforce nécessairement de conserver l'objet de son amour et de le rendre présent, celui qui hait s'efforçant au contraire d'éloigner et de détruire l'objet de sa haine. Mais on en traitera plus amplement par la suite. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 15, cor , demo  |  3, prop 17, demo   |  3, prop 19, demo   |  3, prop 20, demo   |  3, prop 22, demo   |  3, prop 24, demo   |  3, prop 28, demo   |  3, prop 29, demo   |  3, prop 30, sc   |  3, prop 33, demo   |  3, prop 34, demo   |  3, prop 35, demo   |  3, prop 38, demo   |  3, prop 39, demo   |  3, prop 40, demo   |  3, prop 44, demo   |  3, prop 45, demo   |  3, prop 48, demo   |  3, prop 49, demo   |  3, aff def 7, expl  |  4, prop 57, demo 

utilizzato da : 3, prop 20, demo   |  3, prop 23, demo   |  3, prop 25, demo   |  3, prop 27, cor 3, demo  |  3, prop 28, demo   |  3, prop 55, cor 2, demo  |  3, aff def 29, expl

propositio 14

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (4)  |  alto ^

Si mens duobus affectibus simul affecta semel fuit, ubi postea eorum alterutro afficietur, afficietur etiam altero.

Si mens duobus affectibus simul affecta semel fuit, ubi postea eorum alterutro afficietur, afficietur etiam altero.

Si l'Âme a été affectée une fois de deux affections en même temps, sitôt que plus tard elle sera affectée de l'une, elle sera affectée aussi de l'autre. (Appuhn - fr)

If the mind has once been affected by two emotions at the same time, it will, whenever it is afterwards affected by one of the two, be also affected by the other. (Elwes - en)

Wenn der Geist einmal von zwei Affekten zugleich erregt gewesen ist, so wird er, wenn er später von einem derselben wieder erregt wird, auch von dem andern wieder erregt werden. (Stern - de)

Se la Mente è stata una volta interessata simultaneamente da due sentimenti, quando in seguito sia interessata dall'uno dei due risentirà anche dell'altro. (Peri - it)

Indien de Geest ééns twee aandoeningen tegelijk heeft ondervonden, zal hij later, wanneer hij opnieuw ééne daarvan ondergaat, tevens de tweede gevoelen. (Suchtelen - nl)

Si el alma ha sido afectada una vez por dos afectos al mismo tiempo, cuando más tarde sea afectada por uno de ellos, también será afectada por el otro. (Peña - es)

Si l'Esprit fut une fois simultanément affecté par deux affects, dès qu'il sera affecté par l'un, il sera également affecté par l'autre. (Misrahi - fr)

demonstratio by 2, prop 18  |  2, prop 16, cor 2  |  3, def 3

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 14, demo  - Si corpus humanum a duobus corporibus simul affectum semel fuit, ubi mens postea eorum alterutrum imaginatur, statim et alterius recordabitur (per propositionem 18 partis II). At mentis imaginationes magis nostri corporis affectus quam corporum externorum naturam indicant (per corollarium II propositionis 16 partis II) : ergo si corpus et consequenter mens (vide definitionem 3 hujus) duobus affectibus semel affecta fuit, ubi postea eorum alterutro afficietur, afficietur etiam altero. Q.E.D.

3, prop 14, demo  - Si une première fois le corps humain a été affecté en même temps par deux corps, sitôt que plus tard l'Âme imagine l'un, il lui souviendra aussitôt de l'autre (Prop. 18, p. II). Mais les imaginations de l'Âme indiquent plutôt les affections de notre Corps que la nature des corps extérieurs (Coroll. 2 de la Prop. 16, p. II) ; donc si le corps et conséquemment l'Âme ont été affectés une fois de deux affections en même temps, sitôt que plus tard ils le seront de l'une d'elles, ils le seront aussi de l'autre. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 14, demo  - If the human body has once been affected by two bodies at once, whenever afterwards the mind conceives one of them, it will straightway remember the other also (II. xviii.). But the mind's conceptions indicate rather the emotions of our body than the nature of external bodies (II. xvi. Coroll. ii.); therefore, if the body, and consequently the mind (III. Def. iii.) has been once affected by two emotions at the same time, it will, whenever it is afterwards affected by one of the two, be also affected by the other.
(Elwes - en)

3, prop 14, demo  - Wenn der menschliche Körper einmal von zwei Körpern zugleich erregt gewesen ist, so wird der Geist, wenn er später einen derselben vorstellt, sich sofort auch des andern erinnern (nach Lehrsatz 18, Teil 2). Die Vorstellungen des Geistes aber zeigen mehr die Erregungen unseres Körpers an als die Natur der äußern Körper (nach Zusatz II zu Lehrsatz 16, Teil 2). Wenn also der Körper und folglich auch der Geist (s. Definition 3 dieses Teils) einmal von zwei Affekten zugleich erregt gewesen ist, so wird er, wenn er später von einem derselben wieder erregt wird, auch von dem andern wieder erregt werden. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 14, demo  - Se il Corpo umano è stato una volta interessato simultaneamente da due corpi, quando in seguito la Mente immaginerà uno qualsiasi di essi sùbito ricorderà anche l'altro. Ma le immaginazioni della Mente indicano, più che la natura dei corpi esterni, ciò che il nostro Corpo ne risente; e dunque se il Corpo, e di conseguenza la Mente, hanno provato simultaneamente due sentimenti, quando poi siano toccati dall'uno risentiranno anche dell'altro. (P. II, Conseg. d. Prop. 16; Prop. 18; P. III, Def. 3). (Peri - it)

3, prop 14, demo  - Indien het menschelijk Lichaam ééns tegelijkertijd inwerking van twee voorwerpen ondervond, zal de Geest, wanneer hij zich later één dier beiden voorstelt, zich (vlg. St. XVIII D. II) terzelfdertijd het andere herinneren. De verbeeldingen van den Geest echter geven (vlg. Gevolg II St. XVI D. II) meer de inwerkingen op ons Lichaam dan den aard der uitwendige voorwerpen weer. Derhalve: indien het Lichaam, en bijgevolg ook de Geest (zie Definitie III v.d. D.) ééns twee inwerkingen tegelijk onderging, zal de Geest later, wanneer hij opnieuw een dier aandoeningen ondergaat, ook de tweede weer gevoelen. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 14, demo  - Si el cuerpo humano ha sido afectado una vez por dos cuerpos al mismo tiempo, cuando más tarde imagine el alma uno de ellos, al punto recordará al otro (por la Proposición 18 de la Parte II). Ahora bien, las imaginaciones del alma revelan los afectos de nuestro cuerpo más bien que la naturaleza de los cuerpos exteriores (por el Corolario 2 de la Proposición 16 de la Parte II). Luego si el cuerpo y, consiguientemente, el alma (ver Definición 3 de esta Parte), han experimentado una vez dos afectos, cuando más tarde el alma sea afectada por uno de ellos, también lo será por el otro. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 14, demo  - Si le Corps humain fut une fois simultanément affecté par deux corps, dès que l'Esprit imaginera l'un, il se souviendra aussitôt de l'autre (par la Proposition 18, Partie II). Mais les imaginations de l'Esprit révèlent plutôt les affects de notre Corps que la nature des corps extérieurs (par le Corollaire 2 de la Proposition 16, Partie II). Si, par conséquent, le Corps et par suite l'Esprit (voir la Définition 3) furent une fois simultanément affectés par deux affects, dès qu'ils seront affectés par l'un, ils seront également affectés par l'autre. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

2, prop 18 - Si corpus humanum a duobus vel pluribus corporibus simul affectum fuerit semel, ubi mens postea eorum aliquod imaginabitur, statim et aliorum recordabitur.

2, prop 16, cor 2 - Sequitur secundo quod ideae quas corporum externorum habemus, magis nostri corporis constitutionem quam corporum externorum naturam indicant; quod in appendice partis primae multis exemplis explicui.

3, def 3 - Per affectum intelligo corporis affectiones quibus ipsius corporis agendi potentia augetur vel minuitur, juvatur vel coercetur et simul harum affectionum ideas.

utilizzato da : 3, prop 15, demo   |  3, prop 15, cor , demo  |  3, prop 16, demo   |  3, prop 50, demo 

propositio 15

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Res quaecunque potest esse per accidens causa laetitiae, tristitiae vel cupiditatis.

Res quaecunque potest esse per accidens causa laetitiae, tristitiae vel cupiditatis.

Une chose quelconque peut être par accident cause de Joie, de Tristesse ou de Désir. (Appuhn - fr)

Anything can, accidentally, be the cause of pleasure, pain, or desire. (Elwes - en)

Jedes Ding kann zufällig (gelegentlich, durch einen Nebenumstand) Ursache der Lust, Unlust oder Begierde sein. (Stern - de)

Una cosa qualsiasi può, indirettamente e casualmente, essere causa di Letizia o di Tristezza o di Cupidità. (Peri - it)

Elk willekeurig ding kan bij gelegenheid oorzaak van Blijheid, Droefheid of Begeerte zijn. (Suchtelen - nl)

Cualquiera cosa puede ser, por accidente, causa de alegría, tristeza o deseo. (Peña - es)

Tout objet peut-être par accident cause de Joie, de Tristesse ou de Désir. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, post 1  |  3, prop 14  |  3, prop 11, sc 

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3, prop 15, demo  - Ponatur mens duobus affectibus simul affici, uno scilicet qui ejus agendi potentiam neque auget neque minuit et altero qui eandem vel auget vel minuit (vide postulatum 1 hujus). Ex praecedenti propositione patet quod ubi mens postea illo a sua vera causa quae (per hypothesin) per se ejus cogitandi potentiam nec auget nec minuit, afficietur, statim et hoc altero qui ipsius cogitandi potentiam auget vel minuit hoc est (per scholium propositionis 11 hujus) laetitia vel tristitia afficietur atque adeo illa res non per se sed per accidens causa erit laetitiae vel tristitiae. Atque hac eadem via facile ostendi potest rem illam posse per accidens causam esse cupiditatis. Q.E.D.

3, prop 15, demo  - Supposons que l'Âme soit affectée en même temps de deux affections, dont l'une n'accroît ni ne diminue sa puissance d'agir et dont l'autre ou l'accroît ou la diminue (voir Post. 1). Il est évident par la Proposition précédente que, si l'Âme plus tard vient à être affectée de la première par l'action d'une cause la produisant vraiment et qui (suivant l'hypothèse) n'accroît par elle-même ni ne diminue la puissance de penser de l'Âme, elle éprouvera aussitôt la deuxième affection qui accroît ou diminue sa puissance de penser, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 11) qu'elle sera affectée de Joie ou de Tristesse ; et, par suite, la chose qui cause la première affection sera, non par elle-même, mais par accident, cause de Joie ou de Tristesse. On peut voir aisément de la même façon que cette chose peut par accident être cause d'un Désir. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 15, demo  - Let it be granted that the mind is simultaneously affected by two emotions, of which one neither increases nor diminishes its power of activity, and the other does either increase or diminish the said power (III. Post. i.). From the foregoing proposition it is evident that, whenever the mind is afterwards affected by the former, through its true cause, which (by hypothesis) neither increases nor diminishes its power of action, it will be at the same time affected by the latter, which does increase or diminish its power of activity, that is (III. xi. note) it will be affected with pleasure or pain. Thus the former of the two emotions will, not through itself, but accidentally, be the cause of pleasure or pain. In the same way also it can be easily shown, that a thing may be accidentally the cause of desire. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 15, demo  - Angenommen, der Geist würde von zwei Affekten zugleich erregt, nämlich von einem, der sein Tätigkeitsvermögen weder vermehrt noch vermindert, und von einem andern, der es vermehrt oder vermindert (s. Postulat 1 dieses Teils). Aus dem vorigen Lehrsatz erhellt, daß, wenn der Geist später von jenem Affekt durch seine wahre Ursache, welche an sich (nach der Voraussetzung) sein Denkvermögen weder vermehrt noch vermindert, erregt wird, er sofort auch von diesem andern, welcher sein Denkvermögen vermehrt oder vermindert, d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils) von Lust oder Unlust, erregt wird. Also wird jenes Ding nicht durch sich, sondern zufällig Ursache der Lust oder Unlust sein. Und mit diesem Verfahren kann auch leicht gezeigt werden, daß jenes Ding zufällig Ursache der Begierden sein kann. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 15, demo  - Poniamo che la Mente sia interessata simultaneamente da due sentimenti: uno che non aumenta né diminuisce la sua potenza d'agire; uno che aumenta o diminuisce tale potenza (v. la .Convenz. 1 di questa Parte). Dalla Proposizione precedente risulta chiaro che quando in seguito la Mente sia di nuovo interessata dalla vera causa del primo sentimento, che per l'Ipotesi non aumenta né diminuisce la sua potenza di pensare, sùbito risentirà anche del secondo, che aumenta o diminuisce tale sua potenza; cioè (v. Chiarim. d. Prop. 11 qui sopra) sarà affetta da Letizia o da Tristezza: e perciò la cosa che nella realtà produce il secondo sentimento sarà causa non per se stessa, ma indirettamente e casualmente di Letizia o di Tristezza. E per questa stessa via si può facilmente mostrare che quella cosa può essere indirettamente e casualmente causa di Cupidità. (Peri - it)

3, prop 15, demo  - Stel dat de Geest twee inwerkingen tegelijkertijd ondergaat, waarvan de eene zijn vermogen tot handelen noch vermeerdert noch vermindert en de tweede dit wèl vermeerdert of vermindert (zie Postulaat I v.d. D.). Uit de vorige Stelling blijkt, dat wanneer de Geest later wederom die eerste inwerking door haar eigen oorzaak (welke volgens het onderstelde op zichzelf zijn vermogen tot denken noch vermeerdert noch vermindert) ondergaat, dadelijk ook de tweede, welke zijn vermogen tot denken wèl vermeerdert of vermindert, zal ondergaan, d.w.z. (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) Blijheid of Droefheid zal gevoelen. Derhalve zal deze eerste inwerking niet uit zichzelf, maar door toevallige omstandigheden oorzaak van Blijheid of Droefheid zijn. En op dezelfde wijze kan gemakkelijk worden aangetoond dat zij ook bij gelegenheid oorzaak kan zijn van Begeerte. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 15, demo  - Supongamos que el alma es afectada a la vez por dos afectos, uno de los cuales no aumenta ni disminuye su potencia de obrar, y el otro sí (ver Postulado 1 de esta Parte). Por la Proposición anterior es evidente que cuando el alma, más tarde, sea afectada por el primero en virtud de su verdadera causa, la cual (según la hipótesis) de por sí no aumenta ni disminuye su potencia de obrar, al punto será también afectada por el otro, que aumenta o disminuye su potencia de obrar, esto es (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte), será afectada de alegría o tristeza. Y, por tanto, aquella primera cosa será causa, no por sí misma, sino por accidente, de alegría o tristeza. Por esta misma vía puede mostrarse fácilmente que esa cosa puede, por accidente, ser causa de deseo. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 15, demo  - Supposons que l'Esprit soit simultanément affecté de deux affects dont l'un n'accroît ni ne réduit sa puissance d'agir, tandis que l'autre l'accroît ou la réduit (voir le Postulat 1). Il est évident par la Proposition précédente que si l'Esprit est ultérieurement affecté du premier affect par sa cause véritable, cause (par hypothèse) ne produisant par elle-même ni accroissement ni réduction de la puissance de penser de l'Esprit, celui-ci sera aussitôt affecté du second affect, celui qui accroît ou réduit sa puissance de penser. C'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 11) qu'il sera affecté de Joie et de Tristesse. Par conséquent ce n'est pas par soi mais par accident que le premier objet sera cause de Joie ou de Tristesse. On peut aisément montrer par la même méthode que cet objet peut, par accident, être cause de Désir. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, post 1 - Corpus humanum potest multis affici modis quibus ipsius agendi potentia augetur vel minuitur et etiam aliis qui ejusdem agendi potentiam nec majorem nec minorem reddunt.

3, prop 14 - Si mens duobus affectibus simul affecta semel fuit, ubi postea eorum alterutro afficietur, afficietur etiam altero.

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

corollarium

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3, prop 15, cor  - Ex eo solo quod rem aliquam affectu laetitiae vel tristitiae cujus ipsa non est causa efficiens, contemplati sumus, eandem amare vel odio habere possumus.

3, prop 15, cor  - Par cela seul que nous avons considéré une chose étant affectés d'une Joie ou d'une Tristesse dont elle n'était pas la cause efficiente, nous pouvons l'aimer ou l'avoir en haine. (Appuhn - fr)

3, prop 15, cor  - Simply from the fact that we have regarded a thing with the emotion of pleasure or pain, though that thing be not the efficient cause of the emotion, we can either love or hate it. (Elwes - en)

3, prop 15, cor  - Deshalb allein schon, weil wir ein Ding mit dem Affekt der Lust oder Unlust betrachtet haben, können wir es lieben oder hassen, obgleich es nicht selbst die wirkende Ursache dieser Affekte ist. (Stern - de)

3, prop 15, cor  - Il solo aver considerato una cosa con un sentimento di Letizia o di Tristezza, del quale la cosa stessa non è causa efficiente, può far sì che noi l'amiamo o l'abbiamo in odio. (Peri - it)

3, prop 15, cor  - Alleen reeds op grond daarvan dat wij een of andere zaak beschouwd hebben met een aandoening van Blijheid of Droefheid, ofschoon zij zelf niet de bewerkende oorzaak daarvan was, kunnen wij die zaak liefhebben of haten. (Suchtelen - nl)

3, prop 15, cor  - En virtud del solo hecho de haber considerado una cosa con alegría o tristeza, de las que esa cosa no es causa eficiente, podemos amarla u odiarla. (Peña - es)

3, prop 15, cor  - Du seul fait que nous avons considéré un objet en même temps que nous étions affectés d'une Joie ou d'une Tristesse dont il n'était pourtant pas la cause efficiente, nous pouvons l'aimer ou le haïr. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 16, demo   |  3, prop 35, demo   |  3, prop 35, sc   |  3, prop 50, sc   |  3, prop 52, sc 

demonstratio by 3, prop 14  |  3, prop 11, sc   |  3, prop 12  |  3, prop 13, cor   |  3, prop 13, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 15, cor , demo - Nam ex hoc solo fit (per propositionem 14 hujus) ut mens hanc rem postea imaginando affectu laetitiae vel tristitiae afficiatur hoc est (per scholium propositionis 11 hujus) ut mentis et corporis potentia augeatur vel minuatur etc. Et consequenter (per propositionem 12 hujus) ut mens eandem imaginari cupiat vel (per corollarium propositionis 13 hujus) aversetur hoc est (per scholium propositionis 13 hujus) ut eandem amet vel odio habeat. Q.E.D.

3, prop 15, cor , demo - Par cela seul en effet il arrive (Prop. 14) que l'Âme, en imaginant cette chose plus tard, éprouve une affection de Joie, ou de Tristesse, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 11) que la puissance de l'Âme et du Corps soit accrue ou diminuée, etc. ; et conséquemment (Prop. 12) que l'Âme désire l'imaginer ou (Coroll. de la Prop. 13) ait en aversion de l'imaginer ; c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 13) l'aime ou l'ait en haine. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 15, cor , demo - For from this fact alone it arises (III. xiv.), that the mind afterwards conceiving the said thing is affected with the emotion of pleasure or pain, that is (III. xi. note), according as the power of the mind and body may be increased or diminished, &c.; and consequently (III. xii.), according as the mind may desire or shrink from the conception of it (III. xiii. Coroll.), in other words (III. xiii. note), according as it may love or hate the same. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 15, cor , demo - Denn bloß daher kommt es (nach Lehrsatz 14 dieses Teils), daß der Geist, wenn er dieses Ding später vorstellt, vom Affekt der Lust oder Unlust erregt wird, d. Il. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils), daß das Vermögen des Geistes und Körpers vermehrt oder vermindert wird etc. Daraus folgt weitet (nach Lehrsatz 12 dieses Teils), daß der Geist geneigt oder (nach Zusatz zu Lehrsatz 13 dieses Teils) abgeneigt ist, dasselbe vorzustellen, d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils), daß er es liebt oder haßt. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 15, cor , demo - Solo per questo infatti accade che la Mente, immaginando in seguito la cosa in parola, provi un sentimento di Letizia o di Tristezza, cioè che la potenza della Mente e del Corpo sia aumentata o diminuita, eccetera; e di conseguenza che la Mente desideri o rifiuti di immaginare quella cosa, cioè l'ami o l'abbia in odio. (P. III, Chiarim. d. Prop. 11; Prop. 12; Conseg. e Chiarim. d. Prop. 13; Prop. 14). (Peri - it)

3, prop 15, cor , demo - Want alleen daardoor komt het dat (vlg. St. XIV v.d. D.) de Geest, zich die zaak later voorstellende, wederom een aandoening van Blijheid of Droefheid ondergaat, d.w.z. (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) dat de levenskracht van Geest en Lichaam wordt vermeerderd of verminderd enz. En bijgevolg (vlg. St. XII v.d. D.) dat hij verlangt zich die zaak voor te stellen ofwel (vlg. Gevolg St. XIII v.d. D.) daarvan afkeerig is, d.w.z. (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) dat hij die zaak liefheeft of haat. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 15, cor , demo - Efectivamente, en virtud de ese solo hecho (por la Proposición 14 de esta Parte) sucede que el alma, al imaginar más tarde esa cosa, sea afectada por un afecto de alegría o tristeza; es decir (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte) sucede que aumenta o disminuye la potencia del alma y del cuerpo, etc. Y, por consiguiente (por la Proposición 12 de esta Parte), sucede que el alma desee imaginar esa cosa, o bien (por el Corolario de la Proposición 13 de esta Parte) que le repugne hacerlo; esto es (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), que la ame o la odie. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 15, cor , demo - De ce seul fait, en effet, il résulte (par la Proposition 14) que l'Esprit imaginant ultérieurement cet objet est affecté d'un affect de Joie ou de Tristesse, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 11) que la puissance de l'Esprit et du Corps est accrue ou réduite. Par conséquent (par la Proposition 12) il en résulte que l'Esprit désire imaginer cet objet ou (par le Corollaire de la Proposition 13) répugne à l'imaginer, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 13) qu'il l'aime ou le hait. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 14 - Si mens duobus affectibus simul affecta semel fuit, ubi postea eorum alterutro afficietur, afficietur etiam altero.

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

3, prop 12 - Mens quantum potest ea imaginari conatur quae corporis agendi potentiam augent vel juvant.

3, prop 13, cor  - Hinc sequitur quod mens ea imaginari aversatur quae ipsius et corporis potentiam minuunt vel coercent.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

scholium

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3, prop 15, sc  - Hinc intelligimus qui fieri potest ut quaedam amemus vel odio habeamus absque ulla causa nobis cognita sed tantum ex sympathia (ut aiunt) et antipathia. Atque huc referenda etiam ea objecta quae nos laetitia vel tristitia afficiunt ex eo solo quod aliquid simile habent objectis quae nos iisdem affectibus afficere solent ut in sequentibus propositionibus ostendam. Scio equidem auctores qui primi haec nomina sympathiae et antipathiae introduxerunt, significare iisdem voluisse rerum occultas quasdam qualitates sed nihilominus credo nobis licere per eadem notas vel manifestas etiam qualitates intelligere.

3, prop 15, sc  - Nous connaissons par là comment il peut arriver que nous aimions certaines choses ou les ayons en haine sans aucune cause de nous connue, mais seulement par Sympathie (comme on dit) ou par Antipathie. Il faut y ramener ces objets qui nous affectent de Joie ou de Tristesse par cela seul qu'ils ont quelque trait de ressemblance avec des objets nous affectant habituellement de ces sentiments, ainsi que je le montrerai dans la Proposition suivante. Je sais bien que les Auteurs qui, les premiers, ont introduit ces noms de Sympathie et d'Antipathie, ont voulu signifier par là certaines qualités occultes des choses ; je crois néanmoins qu'il nous est permis aussi d'entendre par ces mots des qualités connues ou manifestes. (Appuhn - fr)

3, prop 15, sc  - Hence we understand how it may happen, that we love or hate a thing without any cause for our emotion being known to us; merely, as the phrase is, from sympathy or antipathy. We should refer to the same category those objects, which affect us pleasurably or painfully, simply because they resemble other objects which affect us in the same way. This I will show in the next Prop. I am aware that certain authors, who were the first to introduce these terms "sympathy" and "antipathy," wished to signify thereby some occult qualities in things; nevertheless I think we may be permitted to use the same terms to indicate known or manifest qualities. (Elwes - en)

3, prop 15, sc  - Daraus ersehen wir, wie es kommen kann, daß wir etwas lieben oder hassen ohne eine uns bekannte Ursache; bloß aus Sympathie oder Antipathie (wie man sagt). Hierher gehören auch die Gegenstände, die uns bloß deshalb mit Lust oder Unlust erregen, weil sie mit Gegenständen die uns mit diesen Affekten zu erregen pflegen, irgendeine Ähnlichkeit haben, wie ich im folgenden Lehrsatz zeigen werde. Zwar weiß ich wohl, daß die Schriftsteller, welcher dieseWorte Sympathie und Antipathie zuerst eingeführt haben,gewisse geheime Eigenschaften der Dinge damit bezeichnen wollten gleichwohl wird es mir, denke ich, gestattet sein, auch bekannte oder offenbare Eigenschaften darunter zu verstehen. (Stern - de)

3, prop 15, sc  - Di qui comprendiamo come può accadere che noi amiamo od abbiamo in odio qualcuno senza affatto conoscerne la causa, ma soltanto, come si dice, per Simpatia o Antipatia. E a questo titolo debbono riferirsi anche gli oggetti che ci fanno provare Letizia o Tristezza solo perché hanno qualche somiglianza con oggetti che di solito ci fanno provare gli stessi sentimenti (come mostrerò nella Proposizione seguente). So bene che gli Autori che per primi hanno parlato di Simpatia e di Antipatia volevano indicare con questi termini certe qualità occulte delle cose; ma credo nondimeno che ci sia lecito intendere con i termini suddetti anche qualità note o manifeste. (Peri - it)

3, prop 15, sc  - Hierdoor kunnen wij begrijpen hoe het komt dat wij sommige zaken liefhebben of haten zonder eenige ons bekende reden, maar alleen uit (zooals men dat noemt) sympathie of antipathie. En dit geldt ook voor die voorwerpen welke Blijheid of Droefheid in ons teweeg brengen, alleen omdat zij eenigerlei gelijkenis vertoonen met voorwerpen welke die aandoeningen in ons plegen op te wekken, gelijk ik in de volgende stelling zal aantoonen. Weliswaar weet ik dat de schrijvers die de woorden sympathie en antipathie het eerst hebben ingevoerd, daarmede zekere verborgen eigenschappen der dingen hebben willen aanduiden, maar ik meen niettemin dat het ons vrijstaat er ook bekende en voor de hand liggende eigenschappen onder te verstaan. (Suchtelen - nl)

3, prop 15, sc  - Por ello entendemos cómo puede ocurrir que amemos u odiemos ciertas cosas sin que conozcamos la causa de ello, sino sólo (como dicen) por "simpatía" o "antipatía". Y con esto tienen que ver también esos objetos que nos afectan de alegría o tristeza por el solo hecho de ser semejantes en algo a otros que suelen afectarnos así, como mostraré en la Proposición siguiente. Ya sé que los autores que introdujeron por primera vez esos nombres de "simpatía" o "antipatía" quisieron significar con ellos ciertas cualidades ocultas de las cosas; con todo, creo que podemos entenderlos como significando cualidades notorias o manifiestas. (Peña - es)

3, prop 15, sc  - Nous comprenons ainsi comment il peut se faire que nous aimions ou haïssions certains objets sans que nous puissions déceler aucune cause à cet amour ou à cette haine, qui se produit donc seulement par Sympathie (comme on dit) et par Antipathie. Il convient de ramener à ce cas celui des objets qui nous affectent de Joie ou de Tristesse par le seul fait qu'ils ont quelque ressemblance avec des objets nous affectant habituellement de ces affects, comme je le montrerai dans la Proposition suivante. Je sais bien que les Auteurs qui les premiers ont introduit ces termes de Sympathie et d'Antipathie ont voulu signifier par là certaines qualités occultes. Je crois cependant que nous pouvons aussi entendre par ces termes des qualités connues ou manifestes. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 16, demo   |  3, prop 36, demo   |  3, prop 50, demo   |  3, prop 52, sc 

propositio 16

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (3)  |  alto ^

Ex eo solo quod rem aliquam aliquid habere imaginamur simile objecto quod mentem laetitia vel tristitia afficere solet, quamvis id in quo res objecto est similis, non sit horum affectuum efficiens causa, eam tamen amabimus vel odio habebimus.

Ex eo solo quod rem aliquam aliquid habere imaginamur simile objecto quod mentem laetitia vel tristitia afficere solet, quamvis id in quo res objecto est similis, non sit horum affectuum efficiens causa, eam tamen amabimus vel odio habebimus.

Par cela seul que nous imaginons qu'une chose a quelque trait de ressemblance avec un objet affectant habituellement l'Âme de Joie ou de Tristesse, et bien que le trait par lequel cette chose ressemble à cet objet, ne soit pas la cause efficiente de ces affections, nous aimerons cependant cette chose ou l'aurons en haine. (Appuhn - fr)

Simply from the fact that we conceive, that a given object has some point of resemblance with another object which is wont to affect the mind pleasurably or painfully, although the point of resemblance be not the efficient cause of the said emotions, we shall still regard the first-named object with love or hate. (Elwes - en)

Deshalb allein schon, weil wir uns vorstellen, daß ein Ding irgendeine Ähnlichkeit mit einem Gegenstand hat, welcher den Geist mit Lust oder Unlust zu erregen pflegt, werden wir dasselbe lieben oder hassen, auch wenn das, worin das Ding dem Gegenstand ähnlich ist, nicht die wirkende Ursache dieser Affekte ist. (Stern - de)

Il solo immaginare che una cosa (A) abbia una qualche somiglianza con un oggetto (B) che solitamente fa provare alla nostra Mente Letizia o Tristezza sebbene ciò che costituisce la somiglianza fra A e B non sia la causa efficiente di questi sentimenti farà tuttavia sì che noi amiamo la cosa A o l'abbiamo in odio. (Peri - it)

Alleen om het feit dat wij ons voorstellen dat een of ander ding in eenig opzicht gelijkt op een voorwerp dat in den Geest Blijheid of Droefheid pleegt teweeg te brengen, zullen wij dit ding liefhebben of haten, hoewel datgene, waarin het op dit voorwerp gelijkt, niet de bewerkende [directe] oorzaak dier aandoeningen is. (Suchtelen - nl)

En virtud del solo hecho de imaginar que una cosa es semejante en algo a un objeto que suele afectar al alma de alegría o tristeza, aunque eso en que se asemejan no sea la causa eficiente de tales afectos, amaremos u odiaremos esa cosa. (Peña - es)

Du seul fait que nous imaginons qu'un objet a quelque chose de semblable à un autre objet, qui habituellement affecte l'Esprit de Joie ou de Tristesse, et, bien que ce par quoi cet objet ressemble au précédent ne soit pas la cause efficiente de ces affects, nous aurons pour lui, cependant, de l'amour ou de la haine. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 14  |  3, prop 15  |  3, prop 15, cor 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 16, demo  - Id quod simile est objecto, in ipso objecto (per hypothesin) cum affectu laetitiae vel tristitiae contemplati sumus atque adeo (per propositionem 14 hujus) cum mens ejus imagine afficietur, statim etiam hoc vel illo afficietur affectu et consequenter res quam hoc idem habere percipimus, erit (per propositionem 15 hujus) per accidens laetitiae vel tristitiae causa adeoque (per praecedens corollarium) quamvis id in quo objecto est similis, non sit horum affectuum causa efficiens, eam tamen amabimus vel odio habebimus. Q.E.D.

3, prop 16, demo  - Nous avons considéré avec une affection de Joie ou de Tristesse dans l'objet lui-même (par hypothèse) le trait de ressemblance qu'a la chose avec l'objet ; par suite (Prop. 14), quand l'Âme sera affectée de l'image de ce trait, elle éprouvera aussitôt l'une ou l'autre de ces affections, et en conséquence la chose que nous percevons qui a ce trait, sera par accident (Prop. 15) cause de Joie ou de Tristesse ; et ainsi (par le Coroll. préc.) nous l'aimerons ou l'aurons en haine, bien que ce trait par où elle ressemble à l'objet, ne soit pas la cause efficiente de ces affections. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 16, demo  - The point of resemblance was in the object (by hypothesis), when we regarded it with pleasure or pain, thus (III. xiv.), when the mind is affected by the image thereof, it will straightway be affected by one or the other emotion, and consequently the thing, which we perceive to have the same point of resemblance, will be accidentally (III. xv.) a cause of pleasure or pain. Thus (by the foregoing Corollary), although the point in which the two objects resemble one another be not the efficient cause of the emotion, we shall still regard the first-named object with love or hate. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 16, demo  - Das, worin es dem Gegenstand ähnlich ist, haben wir in diesem Gegenstand selbst (nach der Voraussetzung) mit dem Affekt der Lust oder Unlust betrachtet. Wenn also (nach Lehrsatz 14 dieses Teils) der Geist von der Vorstellung dieser Eigenschaft erregt wird, so wird er sogleich auch von diesem oder jenem Affekt erregt werden. Folglich wird ein Ding, in dem wir diese Eigenschaft wieder wahrnehmen (nach Lehrsatz 15 dieses Teils), zufällig die Ursache der Lust oderUnlust sein. Also werden wir (nach dem vorigen Zusatz) das Ding lieben oder hassen, obgleich das, worin es dem Objekt ähnlich ist, nicht die wirkende Ursache dieser Affekte ist. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 16, demo  - Secondo l'Ipotesi, noi abbiamo considerato con un sentimento di Letizia o di Tristezza, nell'oggetto B, ciò che nella cosa A è simile a B; e quindi, tosto che sia toccata dall'immagine di quella somiglianza, la Mente proverà questo o quel sentito: e conseguentemente la cosa A, di cui noi percepiamo la specifica somiglianza con B, sarà, indirettamente e casualmente, causa di Letizia o di Tristezza; e quindi noi l'ameremo o l'avremo in odio, sebbene il particolare in cui essa è simile a B non sia la causa efficiente di questi sentimenti (P. III, Prop. 14; Prop. 15 e sua Conseg.). (Peri - it)

3, prop 16, demo  - Datgene, wat op het voorwerp gelijkt, werd (volgens het onderstelde) in dit voorwerp zelf door ons met een aandoening van Blijheid of Droefheid beschouwd. Daarom zal ook (vlg. St. XIV v.d. D.) telkens wanneer het beeld daarvan op den Geest inwerkt, deze dadelijk de eerste of de tweede aandoening ondergaan, en bijgevolg zal (vlg. St. XV v.d. D.) het ding waarin wij hetzelfde waarnemen, door deze toevallige omstandigheid oorzaak van Blijheid of Droefheid zijn. Derhalve zullen wij (vlg. voorgaande Gevolg) dit ding liefhebben of haten, hoewel datgene waarin het op het voorwerp gelijkt, niet de bewerkende [directe] oorzaak dier aandoeningen is. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 16, demo  - Aquello en que es semejante la cosa al objeto lo hemos considerado (por hipótesis), en el objeto mismo, con un afecto de alegría o tristeza, y, de esta suerte (por la Proposición 14 de esta Parte), cuando el alma sea afectada por la imagen de ello, será también afectada, al punto, por uno u otro afecto, y, por consiguiente, la cosa en la que percibimos eso mismo será (por la Proposición 15 de esta Parte) causa, por accidente, de alegría o tristeza. Por lo tanto (por el Corolario anterior), aunque eso en que se asemeja la cosa al objeto no sea causa eficiente de dichos afectos, sin embargo la amaremos u odiaremos. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 16, demo  - Ce qui est semblable à l'objet, nous l'avons considéré (par hypothèse) dans l'objet lui-même avec un affect de Joie ou de Tristesse. Par suite (par la Proposition 14), lorsque l'Esprit sera affecté par l'image de cette similitude, il sera aussitôt affecté de l'un ou l'autre de ces affects, et par conséquent l'objet, dont nous percevons qu'il a cette ressemblance, sera par accident (par la Proposition 15) cause de Joie ou de Tristesse, et ainsi (par le Corollaire précédent), bien que ce par quoi l'objet est ressemblant ne soit pas la cause efficiente de ces affects, nous aurons cependant pour lui ou de l'amour ou de la haine. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 14 - Si mens duobus affectibus simul affecta semel fuit, ubi postea eorum alterutro afficietur, afficietur etiam altero.

3, prop 15 - Res quaecunque potest esse per accidens causa laetitiae, tristitiae vel cupiditatis.

3, prop 15, cor  - Ex eo solo quod rem aliquam affectu laetitiae vel tristitiae cujus ipsa non est causa efficiens, contemplati sumus, eandem amare vel odio habere possumus.

utilizzato da : 3, prop 17, demo   |  3, prop 46, demo   |  4, prop 34, demo 

propositio 17

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr  |  alto ^

Si rem quae nos tristitiae affectu afficere solet, aliquid habere imaginamur simile alteri quae nos aeque magno laetitiae affectu solet afficere, eandem odio habebimus et simul amabimus.

Si rem quae nos tristitiae affectu afficere solet, aliquid habere imaginamur simile alteri quae nos aeque magno laetitiae affectu solet afficere, eandem odio habebimus et simul amabimus.

Si nous imaginons qu'une chose qui nous fait éprouver habituellement une affection de Tristesse a quelque trait de ressemblance avec une autre qui nous fait éprouver habituellement une affection de Joie également grande, nous l'aurons en haine et l'aimerons en même temps. (Appuhn - fr)

If we conceive that a thing, which is wont to affect us painfully, has any point of resemblance with another thing which is wont to affect us with an equally strong emotion of pleasure, we shall hate the first-named thing, and at the same time we shall love it. (Elwes - en)

Wenn wir uns vorstellen, daß ein Ding, das uns mit dem Affekt der Unlust zu erregen pflegt, eine Ähnlichkeit mit einem andern Ding hat, das uns mit dem gleich starken Affekt der Lust zu erregen pflegt, so werden wir es zugleich hassen und lieben. (Stern - de)

Se immaginiamo che una cosa, la quale solitamente ci fa provare un sentimento di Tristezza, abbia alcunché di somigliante a un'altra cosa che solitamente ci fa provare un egualmente grande sentimento di Letizia, noi l'odieremo e insieme l'ameremo. (Peri - it)

Wanneer wij ons voorstellen dat een zaak, welke Droefheid in ons pleegt teweeg te brengen, in eenig opzicht gelijkt op iets anders dat ons evengroote Blijheid pleegt te schenken, zullen wij deze zaak tegelijkertijd haten en liefhebben. (Suchtelen - nl)

Si imaginamos que una cosa que suele afectarnos de tristeza se asemeja en algo a otra que suele afectarnos, con igual intensidad, de alegría, la odiaremos y amaremos a la vez. (Peña - es)

Si, d'un objet qui nous affecte habituellement de tristesse, nous imaginons qu'il a quelque chose de semblable à un autre objet qui nous affecte habituellement d'une Joie aussi grande, nous aurons simultanément pour lui de la haine et de l'amour. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 13, sc   |  3, prop 16

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 17, demo  - Est enim (per hypothesin) haec res per se tristitiae causa et (per scholium propositionis 13 hujus) quatenus eandem hoc affectu imaginamur, eandem odio habemus et quatenus praeterea aliquid habere imaginamur simile alteri quae nos aeque magno laetitiae affectu afficere solet, aeque magno laetitiae conamine amabimus (per propositionem praecedentem) atque adeo eandem odio habebimus et simul amabimus. Q.E.D.

3, prop 17, demo  - Cette chose est, en effet (par hypothèse), cause de Tristesse par elle-même et (Scolie de la Prop. 13), en tant que nous l'imaginons affectés de la sorte, nous l'avons en haine ; et de plus, en tant qu'elle a quelque trait de ressemblance avec une autre qui nous fait éprouver habituellement une affection de Joie également grande, nous l'aimerons d'un égal élan joyeux (Prop. précéd.) ; nous l'aurons donc en haine et l'aimerons en même temps. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 17, demo  - The given thing is (by hypothesis) in itself a cause of pain, and (III. xiii. note), in so far as we imagine it with this emotion, we shall hate it: further, inasmuch as we conceive that it has some point of resemblance to something else, which is wont to affect us with an equally strong emotion of pleasure, we shall with an equally strong impulse of pleasure love it (III. xvi.); thus we shall both hate and love the same thing. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 17, demo  - Denn dieses Ding ist (nach der Voraussetzung) an sich Ursache der Unlust, und (nach der Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils) sofern wir es mit diesem Affekt vorstellen, werden wir es hassen. Sofern wir uns außerdem vorstellen, daß es mit einem andern Ding Ähnlichkeit hat, das uns mit dem gleich starken Affekt der Lust zu erregen pflegt, werden wir es mit gleich starkem Gefühl der Lust lieben (nach dem vorigen Lehrsatz). Folglich werden wir es hassen und lieben zugleich. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 17, demo  - Una tale cosa è infatti, per l'Ipotesi, causa per sé di Tristezza, e (Chiarim. d. Prop. 13 qui sopra), in quanto l'immaginiamo con questo sentimento, noi l'abbiamo in odio; e inoltre, in quanto immaginiamo che essa abbia una somiglianza con un'altra cosa che di solito ci fa provare un sentimento egualmente grande di Letizia, noi l'ameremo con un impeto egualmente grande di Letizia (v. Prop. preced.): e quindi avremo quella cosa in odio, e simultaneamente l'ameremo. (Peri - it)

3, prop 17, demo  - Immers deze zaak is (vlg. het onderstelde) op zichzelf oorzaak van Droefheid en dus zullen wij haar (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) haten, voorzoover wij ons haar voorstellen onder invloed van deze aandoening. Maar voorzoover wij ons voorstellen dat zij bovendien nog in eenig opzicht gelijkt op iets anders dat ons evengroote Blijheid pleegt te schenken, zullen wij haar (vlg. voorgaande St.) met een evengroot verlangen naar Blijheid liefhebben; zoodat wij die zaak tegelijkertijd zullen haten en liefhebben. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 17, demo  - En efecto, esa cosa es (por hipótesis) causa, por sí misma, de tristeza, y (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte) en cuanto la imaginamos con tal afecto, la odiamos, y, además, en cuanto imaginamos que se asemeja en algo a otra que suele afectarnos de alegría con igual intensidad, la amaremos con un impulso de alegría de igual intensidad (por la Proposición anterior), y, por tanto, la odiaremos y amaremos a la vez. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 17, demo  - En effet, cet objet (par hypothèse) est par soi cause de Tristesse, et (par le Scolie de la proposition 13) en tant que nous l'imaginons, tout en étant ainsi affectés, nous l'avons en haine. En outre, en tant que nous imaginons qu'il a quelque chose de semblable à un autre objet qui nous affecte habituellement d'une Joie aussi grande, nous l'aimerons d'un mouvement de Joie aussi grand (par la Proposition précédente), nous aurons donc simultanément pour lui et de la haine et de l'amour. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 16 - Ex eo solo quod rem aliquam aliquid habere imaginamur simile objecto quod mentem laetitia vel tristitia afficere solet, quamvis id in quo res objecto est similis, non sit horum affectuum efficiens causa, eam tamen amabimus vel odio habebimus.

scholium by 2, prop 13, post, 1  |  2, prop 13, lem 3, ax 1

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (1)

3, prop 17, sc  - Haec mentis constitutio quae scilicet ex duobus contrariis affectibus oritur, animi vocatur fluctuatio, quae proinde affectum respicit ut dubitatio imaginationem (vide scholium propositionis 44 partis II) nec animi fluctuatio et dubitatio inter se differunt nisi secundum majus et minus. Sed notandum me in propositione praecedenti has animi fluctuationes ex causis deduxisse quae per se unius et per accidens alterius affectus sunt causa; quod ideo feci quia sic facilius ex praecedentibus deduci poterant; at non quod negem animi fluctuationes plerumque oriri ab objecto quod utriusque affectus sit efficiens causa. Nam corpus humanum (per postulatum 1 partis II) ex plurimis diversae naturae individuis componitur atque adeo (per axioma 1 post lemma 3, quod vide post propositionem 13 partis II) ab uno eodemque corpore plurimis diversisque modis potest affici et contra quia una eademque res multis modis potest affici, multis ergo etiam diversisque modis unam eandemque corporis partem afficere poterit. Ex quibus facile concipere possumus unum idemque objectum posse esse causam multorum contrariorumque affectuum.

3, prop 17, sc  - Cet état de l'Âme, qui naît de deux affections contraires, s'appelle Fluctuation de l'Âme ; il est à l'égard de l'affection ce que le doute est à l'égard de l'imagination (voir Scolie de la Prop. 44, p. II), et il n'y a de différence entre la Fluctuation de l'Âme et le doute que du plus au moins. Il faut noter seulement que, si j'ai dans la Proposition précédente déduit les fluctuations de l'âme de causes qui produisent l'une des deux affections par elles-mêmes, l'autre par accident, je l'ai fait parce que les Propositions précédentes rendaient ainsi la déduction plus aisée ; mais je ne nie pas que les fluctuations de l'âme ne naissent le plus souvent d'un objet qui est cause efficiente de l'une et l'autre affections. Le Corps humain en effet est composé (Post. 1, p. II) d'un très grand nombre d'individus de nature différente, et, par suite (voir l'Ax. 1 venant après le Lemme 3 qui suit la Prop. 13, p. II), il peut être affecté par un seul et même corps de manières très nombreuses et diverses ; d'autre part, comme une seule et même chose peut-être affectée de beaucoup de manières, elle pourra aussi affecter une seule et même partie du Corps de manières multiples et diverses. Par où nous pouvons facilement concevoir qu'un seul et même objet peut être cause d'affections multiples et contraires. (Appuhn - fr)

3, prop 17, sc  - This disposition of the mind, which arises from two contrary emotions, is called vacillation; it stands to the emotions in the same relation as doubt does to the imagination (II. xliv. note); vacillation and doubt do not differ one from the other, except as greater differs from less. But we must bear in mind that I have deduced this vacillation from causes, which give rise through themselves to one of the emotions, and to the other accidentally. I have done this, in order that they might be more easily deduced from what went before; but I do not deny that vacillation of the disposition generally arises from an object, which is the efficient cause of both emotions. The human body is composed (II. Post. i.) of a variety of individual parts of different nature, and may therefore (Ax. i. after Lemma iii. after II. xiii.) be affected in a variety of different ways by one and the same body; and contrariwise, as one and the same thing can be affected in many ways, it can also in many different ways affect one and the same part of the body. Hence we can easily conceive, that one and the same object may be the cause of many and conflicting emotions.
(Elwes - en)

3, prop 17, sc  - Dieser Zustand des Geistes, welcher nämlich aus zwei entgegengesetzten Affekten entsteht, heißt Schwanken des Gemüts, und es verhält sich zum Affekt wie der Zweifel zur Vorstellung (s. Anmerkung zu Lehrsatz 44, Teil 2). Beide, das Schwanken des Gemüts und der Zweifel, unterscheiden sich voneinander nur nach dem Mehr oderWeniger. Es ist nun noch zu beachten, daß ich im vorigen Lehrsatz diese Schwankungen des Gemüts aus Ursachen abgeleitet habe, wovon die eine an sich die Ursache des einen Affekts, die andere zufällig die Ursache des andern Affekts ist. Ich habe dies deshalb getan, weil ich sie so leichter aus dem Vorhergehenden ableiten konnte; nicht aber, weil ich bestreite, daß die Schwankungen des Gemüts häufig von Einem Gegenstand herrühren, welcher die wirkende Ursache beider Affekte ist. Denn der menschliche Körper ist (nach Postulat 1, Teil 2) aus vielen Individuen von verschiedener Natur zusammengesetzt und kann daher (nach Axiom I hinter Hilfssatz 3, der auf Lehrsatz 13, Teil 2, folgt) von einem und demselben Körper auf mannigfaltige und verschiedene Weisen erregt werden. Und ebenso umgekehrt: Weil ein und dasselbe Ding auf viele Weisen erregt werden kann, wird er folglich auch einen und denselben Körperteil auf verschiedene Weisen erregen können. Hieraus können wir leicht ersehen, daß ein und derselbe Gegenstand die Ursache vieler einander entgegengesetzter Affekte sein kann. (Stern - de)

3, prop 17, sc  - Questa condizione della Mente, che ha origine da due sentimenti contrastanti, si chiama Fluttuazion d'Animo, e sta al sentimento come il dubbio sta all'immaginazione; la Fluttuazion d'Animo poi e il Dubbio non differiscono se non quantitativamente. Si noti che nella Prop. 16 qui sopra io ho fatto derivare queste fluttuazioni d'animo da oggetti che di uno dei due sentimenti considerati sono causa per sé, e dell'altro sono causa indirettamente e casualmente; e questo perché le fluttuazioni stesse potevano risultare più facilmente giustificate da quanto detto nelle Proposizioni precedenti; ma non perché io neghi che perlopiù le fluttuazioni d'animo derivino da un oggetto che è causa efficiente di entrambi i sentimenti. Il Corpo umano, infatti, si compone di moltissimi individui di diversa natura, e pertanto può essere interessato da un solo corpo in moltissimi modi diversi; e, viceversa, un'unica cosa, come può essere interessata in molti modi, cosi potrà anche in tempi diversi interessare in molti e diversi modi la medesima parte del corpo. Da queste considerazioni possiamo facilmente dedurre che un solo oggetto, e sempre lo stesso, può essere causa di molti e contrari sentimenti. (P. II, Convenz. 1; II, Ass. B1; Chiarim. d. Prop. 44). (Peri - it)

3, prop 17, sc  - Deze geestesgesteldheid, welke dus uit twee tegenovergestelde aandoeningen ontspringt, noemt men weifelmoedigheid, [tweestrijd], welke dus onder de zielsaandoeningen hetzelfde is als twijfel bij het voorstellen (zie Opmerking St. XLIV D. II). Weifeling en twijfel verschillen dan ook alleen maar naar den graad. Ik doe echter opmerken dat ik in de vorige Stelling deze weifeling des gemoeds heb afgeleid uit oorzaken, waarvan de eene op zichzelf oorzaak is van de eerste aandoening, de andere door toevallige omstandigheden van de tweede. Ik deed dit wijl ik ze aldus gemakkelijker uit het voorgaande kon afleiden, doch niet wijl ik zou willen loochenen dat zulk een zielestrijd meestal ontspringt uit één voorwerp dat van bèide aandoeningen de bewerkende oorzaak is. Het Lichaam toch is (vlg. Postulaat I D. II) uit tal van enkeldingen van verschillenden aard samengesteld en kan dus (vlg. Axioma I achter Hulpst. III, zie achter St. XIII D. II) van één en hetzelfde voorwerp op de meest verschillende wijzen inwerking ondervinden. Omgekeerd, wijl één en hetzelfde ding op tal van verschillende wijzen inwerking ondergaan kan, zal het ook op tal van verschillende wijzen op éénzelfde deel van het Lichaam kunnen inwerken. Waaruit wij gemakkelijk kunnen begrijpen dat één en hetzelfde voorwerp oorzaak van vele en tegenstrijdige aandoeningen kan zijn. (Suchtelen - nl)

3, prop 17, sc  - Esa disposición del alma, que brota de dos afectos contrarios, se llama fluctuación del ánimo; y es, por ende, respecto de la afección, lo que es la duda respecto de la imaginación (ver Escolio de la Proposición 44 de la Parte II); la fluctuación del ánimo y la duda no difieren entre sí sino en el más y el menos. Debe observarse que, en la Proposición anterior, he deducido esas fluctuaciones del ánimo a partir de causas que lo son "por sí" de un afecto y "por accidente" del otro; lo he hecho así porque, de esa manera, podían deducirse más fácilmente de las Proposiciones anteriores, y no porque yo niegue que las fluctuaciones del ánimo broten, por lo regular, de un objeto que es causa eficiente de uno y otro afecto. Pues el cuerpo humano (por el Postulado 1 de la Parte II) está compuesto de muchísimos individuos de diversa naturaleza, y, de esta suerte (por el Axioma 1, que sigue al Lema 3, que sigue —véase— a la Proposición 13 de la Parte II), puede ser afectado de muchas y distintas maneras por un solo y mismo cuerpo; y, al contrario, como una sola y misma cosa puede ser afectada de muchas maneras, también podrá afectar de muchas y distintas maneras, por consiguiente, a una sola y misma parte del cuerpo. Por ello, podemos concebir fácilmente que un solo y mismo objeto pueda ser causa de muchos y contrarios afectos. (Peña - es)

3, prop 17, sc  - Cette structure de l'Esprit qui naît de deux affects contraires s'appelle Fluctuation de l'Âme. Elle est à l'affect ce que le doute est à l'imagination (voir le Scolie de la Proposition 44, Partie II) ; et il n'y a entre la Fluctuation de l'Âme et le doute qu'une différence de degré. Il convient de noter que si, dans la Proposition précédente, j'ai déduit cette fluctuation de l'âme à partir de causes qui produisent l'un des deux affects par elles-mêmes et l'autre, par accident, c'est que cette méthode de déduction était plus aisée à partir des Propositions antérieures ; mais cela ne signifie pas que je nie que la plupart des fluctuations de l'âme naissent d'un objet qui est la cause efficiente des deux affects de Joie et de Tristesse. Le Corps humain est en effet composé (par le Postulat 1, Partie II) d'un très grand nombre d'individus de nature différente, et par suite (voir l'Axiome 1 après le Lemme 3 qui suit la Proposition 13, Partie II) il peut être affecté par un seul et même corps selon des modalités fort nombreuses et diverses. Inversement, une seule et même partie du Corps pourra également être affectée selon des modalités nombreuses et diverses puisqu'une seule et même chose peut être affectée selon de nombreuses modalités. Ainsi nous pouvons aisément comprendre qu'un seul et même objet puisse être la cause d'affects nombreux et contraires. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 31, demo 

2, prop 13, post, 1 - Corpus humanum componitur ex plurimis (diversae naturae) individuis quorum unumquodque valde compositum est.

2, prop 13, lem 3, ax 1 - Omnes modi quibus corpus aliquod ab alio afficitur corpore, ex natura corporis affecti et simul ex natura corporis afficientis sequuntur ita ut unum idemque corpus diversimode moveatur pro diversitate naturae corporum moventium et contra ut diversa corpora ab uno eodemque corpore diversimode moveantur.

propositio 18

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Homo ex imagine rei praeteritae aut futurae eodem laetitiae et tristitiae affectu afficitur ac ex imagine rei praesentis.

Homo ex imagine rei praeteritae aut futurae eodem laetitiae et tristitiae affectu afficitur ac ex imagine rei praesentis.

L'homme éprouve par l'image d'une chose passée ou future la même affection de Joie ou de Tristesse que par l'image d'une chose présente. (Appuhn - fr)

A man is as much affected pleasurably or painfully by the image of a thing past or future as by the image of a thing present. (Elwes - en)

Der Mensch wird durch die Vorstellung eines vergangenen oder zukünftigen Dinges mit dem gleichen Affekt der Lust und Unlust erregt wie durch die Vorstellung eines gegenwärtigen Dinges. (Stern - de)

Dall'immagine di una cosa passata o futura l'Uomo è toccato con lo stesso sentimento di Letizia o di Tristezza col quale è toccato dall'immagine di una cosa presente. (Peri - it)

De mensch ondergaat bij het beeld [voorstelling] van een verleden of toekomstige zaak dezelfde aandoening van Blijheid of Droefheid als bij het beeld [voorstelling] eener aanwezige. (Suchtelen - nl)

El hombre es afectado por la imagen de una cosa pretérita o futura con el mismo afecto de alegría o tristeza que por la imagen de una cosa presente. (Peña - es)

L'homme est affecté par l'image d'une chose passée ou future du même affect de Joie ou de Tristesse que celui dont l'affecte l'image d'une chose présente. (Misrahi - fr)

demonstratio by 2, prop 17  |  2, prop 17, cor   |  2, prop 16, cor 2  |  2, prop 44, sc 

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3, prop 18, demo  - Quamdiu homo rei alicujus imagine affectus est, rem ut praesentem tametsi non existat, contemplabitur (per propositionem 17 partis II cum ejusdem corollario) nec ipsam ut praeteritam aut futuram imaginatur nisi quatenus ejus imago juncta est imagini temporis praeteriti aut futuri (vide scholium propositionis 44 partis II). Quare rei imago in se sola considerata eadem est sive ad tempus futurum vel praeteritum sive ad praesens referatur hoc est (per corollarium II propositionis 16 partis II) corporis constitutio seu affectus idem est sive imago sit rei praeteritae vel futurae sive praesentis atque adeo affectus laetitiae et tristitiae idem est sive imago sit rei praeteritae aut futurae sive praesentis. Q.E.D.

3, prop 18, demo  - Aussi longtemps que l'homme est affecté de l'image d'une chose, il la considérera comme présente encore qu'elle n'existe pas (Prop. 17, p. II, avec son Coroll.), et il ne l'imagine comme passée ou future qu'en tant que l'image en est jointe à l'image du temps passé ou futur (voir Scolie de la Prop. 44, p. II) ; considérée en elle seule, l'image d'une chose est donc la même, soit qu'on la rapporte au futur ou au passé, soit qu'on la rapporte au présent ; c'est-à-dire (Coroll. 2 de la Prop. 16, p. II) l'état du Corps, ou son affection, est le même, que l'image soit celle d'une chose passée ou future, ou qu'elle soit celle d'une chose présente ; et, par suite, l'affection de Joie et de Tristesse sera la même, que l'image soit celle d'une chose passée ou future, ou celle d'une chose présente. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 18, demo  - So long as a man is affected by the image of anything, he will regard that thing as present, even though it be non-existent (II. xvii. and Coroll.), he will not conceive it as past or future, except in so far as its image is joined to the image of time past or future (II. xliv. note). Wherefore the image of a thing, regarded in itself alone, is identical, whether it be referred to time past, time future, or time present; that is (II. xvi. Coroll.), the disposition or emotion of the body is identical, whether the image be of a thing past, future, or present. Thus the emotion of pleasure or pain is the same, whether the image be of a thing past or future. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 18, demo  - Solange der Mensch von der Vorstellung eines Dinges erregt ist, wird er das Ding, wenn es auch nicht existiert, als gegenwärtig betrachten (nach Lehrsatz 17, Teil 2, und dessen Zusatz), und er wird es als vergangen oder zukünftig nur vorstellen, sofern die Vorstellung des Dinges mit der Vorstellung der vergangenen oder zukünftigen Zeit verbunden ist (s. Anmerkung zu Lehrsatz 44, Teil 2). Die Vorstellung eines Dinges ist daher, an sich allein betrachtet, dieselbe, ob sie auf die zukünftige oder vergangene oder ob sie auf die gegenwärtige Zeit bezogen wird. Das heißt (nach Zusatz II zu Lehrsatz 16, Teil 2), derZustand oder Affekt des Körpers ist der gleiche, ob die Vorstellung ein vergangenes oder zukünftiges oder ob sie ein gegenwärtiges Ding betrifft. Also ist der Affekt der Lust und Unlust derselbe, mag die Vorstellung ein vergangenes oder zukünftiges oder mag sie ein gegenwärtiges Ding betreffen. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 18, demo  - Per tutto il tempo in cui è interessato dall'immagine di una cosa, l'Uomo considera quella cosa come presente, e non l'immagina né come passata né come futura se non in quanto l'immagine della cosa è collegata a un'immagine del tempo passato o futuro. Ragion per cui l'immagine della cosa, considerata in sé sola, è la stessa sia che si riferisca ad un tempo futuro o passato, sia che si riferisca ad un tempo presente: cioè la condizione (o sentimento) del Corpo è la stessa sia che l'immagine riguardi una cosa passata o futura, sia che riguardi una cosa presente; e quindi il sentimento di Letizia o di Tristezza è lo stesso, sia che l'immagine riguardi una cosa passata o futura, sia che riguardi una cosa presente. (P. II, Conseg. 2 d. Prop. 16; Prop. 17 e sua Conseg.; Chiarim. d. Prop. 44). (Peri - it)

3, prop 18, demo  - Zoolang het beeld van eenig ding op den mensch inwerkt, zal hij (vlg. St. XVII en Gevolg D. II) dit ding als aanwezig beschouwen, ook al bestaat het niet en het zich noch als verleden noch als toekomstig denken, tenzij zijn beeld verbonden is met de voorstelling van den verleden of toekomstigen tijd (zie Opmerking St. XLIV D. II). Vandaar dat het beeld van een ding, op zichzelf beschouwd, hetzelfde is, onverschillig of het met de toekomst, het verleden, danwel met het heden in verband gebracht wordt. D.w.z. (vlg. Gevolg II St. XVI D. II): de toestand of aandoening van ons Lichaam, is dezelfde, onverschillig of het beeld er een is van een verleden, van een toekomstig, danwel van een tegenwoordig ding. En derhalve is ook de aandoening van Blijheid of Droefheid dezelfde, onverschillig of het beeld er een is van een verleden, van een toekomstig, danwel van een tegenwoordig ding. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 18, demo  - Mientras el hombre esté afectado por la imagen de una cosa, considerará esa cosa como presente, aunque no exista (por la Proposición 17 de la Parte II, con su Corolario), y no la imaginará como pretérita o futura, sino en cuanto su imagen se vincule a la de un tiempo pretérito o futuro (ver Escolio de la Proposición 44 de la Parte II). Por lo cual, la imagen de una cosa, considerada aisladamente, es la misma, ya se refiera a un tiempo futuro, pretérito o presente: esto es (por el Corolario 2 de la Proposición 16 de la Parte II), la disposición del cuerpo —o sea, su afección— es la misma, sea la imagen la de una cosa pretérita o futura, sea la de una presente. Y de este modo, el afecto de alegría o tristeza es el mismo, ya la imagen lo sea de una cosa pretérita o futura, ya lo sea de una presente. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 18, demo  - Tant que l'homme est affecté par l'image d'un objet, il le considère comme présent, même s'il n'existe pas (par la Proposition 17, Partie II, avec son Corollaire), et il ne l'imagine comme passé ou futur que dans la mesure où l'image de cet objet est jointe à l'image du temps passé ou futur (voir le Scolie de la Proposition 44, Partie II). C'est pourquoi, considérée en elle seule, l'image d'une chose est la même, qu'on la rapporte au futur ou au passé, ou qu'on la rapporte au présent. Ainsi (par le Corollaire 2 de la Proposition 16, Partie II), que l'image soit celle d'une chose passée ou future, ou celle d'une chose présente, la structure du Corps ou son affect est identique. Par conséquent, l'affect de Joie ou de Tristesse est le même, que l'image soit celle d'une chose passée ou future, ou bien celle d'une chose présente. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

2, prop 17 - Si humanum corpus affectum est modo qui naturam corporis alicujus externi involvit, mens humana idem corpus externum ut actu existens vel ut sibi praesens contemplabitur donec corpus afficiatur affectu qui ejusdem corporis existentiam vel praesentiam secludat.

2, prop 17, cor  - Mens corpora externa a quibus corpus humanum semel affectum fuit, quamvis non existant nec praesentia sint, contemplari tamen poterit velut praesentia essent.

2, prop 16, cor 2 - Sequitur secundo quod ideae quas corporum externorum habemus, magis nostri corporis constitutionem quam corporum externorum naturam indicant; quod in appendice partis primae multis exemplis explicui.

2, prop 44, sc  - Qua autem ratione hoc fiat paucis explicabo. Ostendimus supra (propositione 17 hujus cum ejus corollario) mentem, quamvis res non existant, eas tamen semper ut sibi praesentes imaginari nisi causae occurrant quae earum praesentem existentiam secludant. Deinde (propositione 18 hujus) ostendimus quod si corpus humanum semel a duobus corporibus externis simul affectum fuit, ubi mens postea eorum alterutrum imaginabitur, statim et alterius recordabitur hoc est ambo ut sibi praesentia contemplabitur nisi causae occurrant quae eorum praesentem existentiam secludant. Praeterea nemo dubitat quin etiam tempus imaginemur nempe ex eo quod corpora alia aliis tardius vel celerius vel aeque celeriter moveri imaginemur. Ponamus itaque puerum qui heri prima vice hora matutina viderit Petrum, meridiana autem Paulum et vespertina Simeonem atque hodie iterum matutina hora Petrum. Ex propositione 18 hujus patet quod simulac matutinam lucem videt, illico solem eandem caeli quam die praecedenti viderit partem percurrentem sive diem integrum et simul cum tempore matutino Petrum, cum meridiano autem Paulum et cum vespertino Simeonem imaginabitur hoc est Pauli et Simeonis existentiam cum relatione ad futurum tempus imaginabitur et contra si hora vespertina Simeonem videat, Paulum et Petrum ad tempus praeteritum referet, eosdem scilicet simul cum tempore praeterito imaginando atque haec eo constantius quo saepius eos eodem hoc ordine viderit. Quod si aliquando contingat ut alia quadam vespera loco Simeonis Jacobum videat, tum sequenti mane cum tempore vespertino jam Simeonem jam Jacobum, non vero ambos simul imaginabitur. Nam alterutrum tantum, non autem ambos simul tempore vespertino vidisse supponitur. Fluctuabitur itaque ejus imaginatio et cum futuro tempore vespertino jam hunc jam illum imaginabitur hoc est neutrum certo sed utrumque contingenter futurum contemplabitur. Atque haec imaginationis fluctuatio eadem erit si imaginatio rerum sit quas eodem modo cum relatione ad tempus praeteritum vel praesens contemplamur et consequenter res tam ad tempus praesens quam ad praeteritum vel futurum relatas ut contingentes imaginabimur.

scholium 1 by 2, prop 17  |  2, prop 44, sc 

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3, prop 18, sc 1 - Rem eatenus praeteritam aut futuram hic voco quatenus ab eadem affecti fuimus aut afficiemur exempli gratia quatenus ipsam vidimus aut videbimus, nos refecit aut reficiet, nos laesit aut laedet etc. Quatenus enim eandem sic imaginamur eatenus ejus existentiam affirmamus hoc est corpus nullo affectu afficitur qui rei existentiam secludat atque adeo (per propositionem 17 partis II) corpus ejusdem rei imagine eodem modo afficitur ac si res ipsa praesens adesset. Verumenimvero quia plerumque fit ut ii qui plura sunt experti, fluctuent quamdiu rem ut futuram vel praeteritam contemplantur deque rei eventu ut plurimum dubitent (vide scholium propositionis 44 partis II) hinc fit ut affectus qui ex similibus rerum imaginibus oriuntur, non sint adeo constantes sed ut plerumque aliarum rerum imaginibus perturbentur donec homines de rei eventu certiores fiant.

3, prop 18, sc 1 - J'appelle ici une chose passée ou future, en tant que nous avons été ou serons affectés par elle. Par exemple en tant que nous l'avons vue ou la verrons, qu'elle a servi à notre réfection ou y servira, nous a causé du dommage ou nous en causera, etc. En tant que nous l'imaginons ainsi, nous en affirmons l'existence ; c'est-à-dire le Corps n'éprouve aucune affection qui exclue l'existence de la chose, et ainsi (Prop. 17, p. II) le corps est affecté par l'image de cette chose de la même manière que si elle était présente. Comme, toutefois, il arrive la plupart du temps que les personnes ayant déjà fait plus d'une expérience, pendant le temps qu'elles considèrent une chose comme future ou passée, sont flottantes et en tiennent le plus souvent l'issue pour douteuse (voir Scolie de la Prop. 44, p. II), il en résulte que les affections nées de semblables images ne sont pas aussi constantes et sont généralement troublées par des images de choses différentes, jusqu'à ce que l'on ait acquis quelque certitude au sujet de l'issue de la chose. (Appuhn - fr)

3, prop 18, sc 1 - I call a thing past or future, according as we either have been or shall be affected thereby. For instance, according as we have seen it, or are about to see it, according as it has recreated us, or will recreate us, according as it has harmed us, or will harm us. For, as we thus conceive it, we affirm its existence; that is, the body is affected by no emotion which excludes the existence of the thing, and therefore (II. xvii.) the body is affected by the image of the thing, in the same way as if the thing were actually present. However, as it generally happens that those, who have had many experiences, vacillate, so long as they regard a thing as future or past, and are usually in doubt about its issue (II. xliv. note); it follows that the emotions which arise from similar images of things are not so constant, but are generally disturbed by the images of other things, until men become assured of the issue. (Elwes - en)

3, prop 18, sc 1 - Ich nenne hier ein Ding insofern vergangen oder zukünftig, sofern wir von ihm erregt gewesen sind oder erregt werden; z.B. sofern wir es gesehen haben oder sehen werden, sofern es uns gelabt hat oder laben wird, verletzt hat oder verletzen wird etc. Denn sofern wir es so vorstellen, insofern bejahen wir seine Existenz; d.h., der Körper wird von keinem Affekt erregt, welcher die Existenz des Dinges ausschließt. Daher wird der Körper (nach Lehrsatz 17, Teil 2) durch die Vorstellung dieses Dinges auf dieselbe Weise erregt, als ob das Ding selbst gegenwärtig wäre. Weil es nun aber häufig vorkommt, daß Menschen, welche viele Erfahrungen gemacht haben, schwanken, solange sie ein Ding (eine Sache) als zukünftig oder vergangen betrachten und über den Ausgang des Dinges (der Sache) häufig im Zweifel sind (s. Anmerkung zu Lehrsatz 44 Teil 2), so kommt es, daß die Affekte,welche aus solchen Vorstellungen der Dinge entstehen nicht sehr anhaltend sind, sondern häufig von den Vorstellungen anderer Dinge verdunkelt werden, bis die Menschen über den Ausgang des Dinges Gewißheit erlangt haben. (Stern - de)

3, prop 18, sc 1 - Chiamo qui passata o futura una cosa in quanto da essa noi siamo stati o saremo interessati o toccati: p. es. in quanto noi l'abbiamo vista o la vedremo, o in quanto essa ci ha consolato o ci consolerà, ci ha ferito o ci ferirà, eccetera. Infatti, in quanto immaginiamo in questo modo quella cosa, in tanto noi affermiamo la sua esistenza, cioè il nostro Corpo non prova alcuna sensazione che escluda l'esistenza della cosa in parola: e quindi (P. II, Prop. 17) il Corpo è interessato (o toccato) dall'immagine di quella cosa nello stesso modo in cui ne sarebbe toccato se la cosa fosse proprio li. Tuttavia, poiché perlopiù accade che coloro che hanno avuto molte esperienze oscillino nel loro sentimento fin che considerano una cosa come futura o come passata, e dubitino in genere del suo esito (P. II, Chiarim. d. Prop. 44), da questo fatto deriva che i sentimenti che sorgono da siffatte immagini di cose non siano proprio stabili, ma siano perlopiù turbati da immagini di altre cose finché il soggetto non abbia raggiunto una certezza maggiore sull'esito della cosa considerata. (Peri - it)

3, prop 18, sc 1 - Ik noem een ding in zoover verleden of toekomstig als het op ons heeft ingewerkt of zal inwerken, bijvoorbeeld voorzoover wij het gezien hebben of zullen zien, voorzoover het ons verkwikt heeft of zal verkwikken, geschaad heeft of zal schaden enz. Immers in zoover als wij het ons aldus voorstellen, beamen wij zijn bestaan; d.w.z. ons Lichaam ondervindt geenerlei inwerking welke het bestaan van het ding uitsluit en zal derhalve (vlg. St. XVII D. II) van het beeld ervan dezelfde inwerking ondergaan alsof het ding zelf aanwezig ware. Wijl echter inderdaad lieden met veel ervaring meestal weifelen, zoolang zij iets als toekomstig of verleden beschouwen en omtrent den afloop ervan meestal twijfelen. (Zie Opmerking St. XLIV D. II) is het gevolg daarvan dat aandoeningen welke uit dergelijke voorstellingen der dingen ontstaan, niet zeer standvastig zijn, maar dat zij meestal door beelden van andere dingen worden verward, totdat men omtrent dien afloop zekerder is. (Suchtelen - nl)

3, prop 18, sc 1 - Llamo aquí pretérita o futura a una cosa, según hayamos sido o vayamos a ser afectados por ella. Por ejemplo, según que la hayamos visto o la vayamos a ver, nos haya sido o nos vaya a ser útil, o dañosa, etc. En cuanto la imaginamos así, afirmamos su existencia, esto es, el cuerpo no experimenta afecto alguno que excluya la existencia de la cosa; y de esta suerte (por la Proposición 17 de la Parte II), el cuerpo es afectado por la imagen de esa cosa de igual modo que si ella estuviera presente. Sin embargo, puesto que sucede, en general, que los que han experimentado muchas cosas, al considerar una de ellas como futura o pretérita, fluctúan, y dudan muy seriamente acerca de su efectividad (ver Escolio de la Proposición 44 de la Parte II), resulta de ello que los afectos surgidos a partir de tales imágenes no son muy constantes, sino que, por lo general, están perturbados por las imágenes de otras cosas, hasta que los hombres adquieren una mayor certeza sobre la efectiva realización de la cosa. (Peña - es)

3, prop 18, sc 1 - Je dis qu'une chose est passée ou future en tant que nous avons été ou serons affectés par elle. Par exemple, en tant que nous l'avons vue ou que nous la verrons, qu'elle a servi à notre substance ou qu'elle y servira, qu'elle nous a lésés ou qu'elle nous lèsera. En effet, dans la mesure où nous l'imaginons ainsi, nous en affirmons l'existence ; c'est-à-dire que le Corps n'est affecté d'aucun affect qui exclut l'existence de la chose, et ainsi (par la Proposition 17, Partie II) le Corps est affecté par l'image de cette chose, de la même façon que si cette chose était présente. Mais, comme il arrive, le plus souvent, que ceux dont l'expérience est multiple sont indécis tant qu'ils considèrent une réalité comme future ou comme passée, et sont donc dans l'incertitude quant à l'avenir (voir le Scolie de la Proposition 44, Partie II), les affects nés de semblables images ne sont pas constants. Ils sont généralement perturbés par d'autres images jusqu'à ce que l'on soit plus assuré de l'issue des événements. (Misrahi - fr)

2, prop 17 - Si humanum corpus affectum est modo qui naturam corporis alicujus externi involvit, mens humana idem corpus externum ut actu existens vel ut sibi praesens contemplabitur donec corpus afficiatur affectu qui ejusdem corporis existentiam vel praesentiam secludat.

2, prop 44, sc  - Qua autem ratione hoc fiat paucis explicabo. Ostendimus supra (propositione 17 hujus cum ejus corollario) mentem, quamvis res non existant, eas tamen semper ut sibi praesentes imaginari nisi causae occurrant quae earum praesentem existentiam secludant. Deinde (propositione 18 hujus) ostendimus quod si corpus humanum semel a duobus corporibus externis simul affectum fuit, ubi mens postea eorum alterutrum imaginabitur, statim et alterius recordabitur hoc est ambo ut sibi praesentia contemplabitur nisi causae occurrant quae eorum praesentem existentiam secludant. Praeterea nemo dubitat quin etiam tempus imaginemur nempe ex eo quod corpora alia aliis tardius vel celerius vel aeque celeriter moveri imaginemur. Ponamus itaque puerum qui heri prima vice hora matutina viderit Petrum, meridiana autem Paulum et vespertina Simeonem atque hodie iterum matutina hora Petrum. Ex propositione 18 hujus patet quod simulac matutinam lucem videt, illico solem eandem caeli quam die praecedenti viderit partem percurrentem sive diem integrum et simul cum tempore matutino Petrum, cum meridiano autem Paulum et cum vespertino Simeonem imaginabitur hoc est Pauli et Simeonis existentiam cum relatione ad futurum tempus imaginabitur et contra si hora vespertina Simeonem videat, Paulum et Petrum ad tempus praeteritum referet, eosdem scilicet simul cum tempore praeterito imaginando atque haec eo constantius quo saepius eos eodem hoc ordine viderit. Quod si aliquando contingat ut alia quadam vespera loco Simeonis Jacobum videat, tum sequenti mane cum tempore vespertino jam Simeonem jam Jacobum, non vero ambos simul imaginabitur. Nam alterutrum tantum, non autem ambos simul tempore vespertino vidisse supponitur. Fluctuabitur itaque ejus imaginatio et cum futuro tempore vespertino jam hunc jam illum imaginabitur hoc est neutrum certo sed utrumque contingenter futurum contemplabitur. Atque haec imaginationis fluctuatio eadem erit si imaginatio rerum sit quas eodem modo cum relatione ad tempus praeteritum vel praesens contemplamur et consequenter res tam ad tempus praesens quam ad praeteritum vel futurum relatas ut contingentes imaginabimur.

scholium 2

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3, prop 18, sc 2 - Ex modo dictis intelligimus quid sit spes, metus, securitas, desperatio, gaudium et conscientiae morsus. Spes namque nihil aliud est quam inconstans laetitia orta ex imagine rei futurae vel praeteritae de cujus eventu dubitamus, metus contra inconstans tristitia ex rei dubiae imagine etiam orta. Porro si horum affectuum dubitatio tollatur, ex spe sit securitas et ex metu desperatio nempe laetitia vel tristitia orta ex imagine rei quam metuimus vel speravimus. Gaudium deinde est laetitia orta ex imagine rei praeteritae de cujus eventu dubitavimus. Conscientiae denique morsus est tristitia opposita gaudio.

3, prop 18, sc 2 - Nous connaissons par ce qui vient d'être dit ce que sont l'Espoir, la Crainte, la Sécurité, le Désespoir, l'Épanouissement et le Resserrement de conscience. L'Espoir n'est rien d'autre qu'une Joie inconstante née de l'image d'une chose future ou passée dont l'issue est tenue pour douteuse. La Crainte, au contraire, est une Tristesse inconstante également née de l'image d'une chose douteuse. Si maintenant de ces affections on ôte le doute, l'Espoir devient la Sécurité, et la Crainte le Désespoir ; j'entends une Joie ou une Tristesse née de l'image d'une chose qui nous affectés de crainte ou d'espoir. L'Épanouissement ensuite est une Joie née de l'image d'une chose passée dont l'issue a été tenue par nous pour douteuse. Le Resserrement de conscience enfin est la Tristesse opposée à l'Épanouissement. (Appuhn - fr)

3, prop 18, sc 2 - -From what has just been said, we understand what is meant by the terms Hope, Fear, Confidence, Despair, Joy, and Disappointment. Hope is nothing else but an inconstant pleasure, arising from the image of something future or past, whereof we do not yet know the issue. Fear, on the other hand, is an inconstant pain also arising from the image of something concerning which we are in doubt. If the element of doubt be removed from these emotions, hope becomes Confidence and fear becomes Despair. In other words, Pleasure or Pain arising from the image of something concerning which we have hoped or feared. Again, Joy is Pleasure arising from the image of something past whereof we doubted the issue. Disappointment is the Pain opposed to Joy. (Elwes - en)

3, prop 18, sc 2 - Durch das soeben Gesagte verstehen wir, was Hoffnung, Furcht, Zuversicht, Verzweiflung, Freude und Gewissensbiß sind. Hoffnung ist nämlich nichts anderes als unbeständige Lust, entsprungen aus der Vorstellung eines zukünftigen oder vergangenen Dinges, über dessen Ausgang wir im Zweifel sind. Furcht dagegen ist unbeständige Unlust, ebenfalls entsprungen aus der Vorstellung eines zweifelhaften Dinges.Wenn nun der Zweifel bei diesen Affekten schwindet, so wird aus Hoffnung Zuversicht, aus Furcht Verzweiflung, nämlich Lust oder Unlust, entsprungen aus der Vorstellung eines Dinges, das wir gehofft oder gefürchtet haben. Freude sodann ist Lust, entsprungen aus der Vorstellung eines vergangenen Dinges, über dessen Ausgang wir im Zweifel waren. Gewissensbiß endlich ist Unlust, welche der Lust entgegengesetzt ist. (Stern - de)

3, prop 18, sc 2 - Da quanto è stato appena detto comprendiamo che cosa siano la Speranza, il Timore, la Sicurezza, l'Angoscia senza rimedio, la Gioia, il Rincrescimento. La Speranza infatti non è altro che una Letizia instabile originata dall'immagine di una cosa futura (o anche passata) del cui esito dubitiamo. Il Timore, al contrario, è una Tristezza, anch'essa instabile, originata dall'immagine di una cosa dall'esito dubbio. Se da questi due sentimenti si toglie il fattore dubbio se ne ottiene rispettivamente la Sicurezza e l'Angoscia senza rimedio, ossia una Letizia, o una Tristezza, originata dall'immagine della cosa che abbiamo sperato o temuto. La Gioia poi è una Letizia nata dall'immagine di una cosa passata, del cui esito abbiamo dubitato. Il Rincrescimento, infine, è la Tristezza opposta alla Gioia. (Peri - it)

3, prop 18, sc 2 - Na het zooeven gezegde kunnen wij begrijpen wat Hoop, Vrees, Gerustheid, Wanhoop, Verheuging en Spijt [Hartzeer] is. Hoop namelijk is niets anders dan onbestendige Blijheid, opgewekt door het beeld van een toekomstige of verleden zaak, omtrent welker verloop wij twijfelen. Vrees daarentegen is een onbestendige Droefheid, eveneens door het beeld eener twijfelachtige zaak opgewekt. Indien verder de twijfel in deze aandoeningen wordt opgeheven, worden Hoop tot Gerustheid, Vrees tot Wanhoop; tot een Blijheid of Droefheid namelijk, te weeg gebracht door het beeld der zaak welke wij vreesden of hoopten. Verheuging vervolgens is Blijheid, opgewekt door het beeld eener verleden zaak, omtrent welker afloop wij twijfelden. Spijt eindelijk is een Droefheid, tegenovergesteld aan Verheuging. (Suchtelen - nl)

3, prop 18, sc 2 - En virtud de lo que acabamos de decir, entendemos qué son la esperanza, el miedo, la seguridad, la desesperación, la satisfacción y la insatisfacción . En efecto: la esperanza no es sino una alegría inconstante, surgida de la imagen de una cosa futura o pretérita, de cuya realización dudamos. Por contra, el miedo es una tristeza inconstante, surgida también de la imagen de una cosa dudosa. Si de estos afectos se suprime la duda, de la esperanza resulta la seguridad, y del miedo, la desesperación; es decir, una alegría o tristeza surgida de la imagen de una cosa que hemos tenido o esperado. La satisfacción, a su vez, es una alegría surgida de la imagen de una cosa pretérita de cuya realización hemos dudado. La insatisfacción, por último, es una tristeza opuesta a la satisfacción. (Peña - es)

3, prop 18, sc 2 - Ce qui précède nous permet de comprendre ce que sont l'Espoir, la Crainte, la Sécurité, le Désespoir, le Contentement et la Déception. L'Espoir n'est rien d'autre qu'une Joie inconstante née de l'image d'une chose future ou passée et dont l'issue reste incertaine pour nous. La Crainte, par contre, est une Tristesse inconstante, également née de l'image d'une chose incertaine. Si, de ces affects, on ôte le doute, de l'Espoir naît la Sécurité, et de la Crainte, le Désespoir, c'est-à-dire une Joie, ou une Tristesse, née de l'image d'une chose que nous avons crainte ou que nous avons espérée. Ensuite, le Contentement est une Joie née de l'image d'une chose passée et dont l'issue était incertaine pour nous. La Déception, enfin, est une Tristesse, opposée au Contentement. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 50, demo   |  3, prop 50, sc 

utilizzato da : 3, prop 55, cor 1, sc  |  4, prop 9, sc   |  4, prop 12, demo 

propositio 19

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (5)  |  alto ^

Qui id quod amat destrui imaginatur, contristabitur; si contra autem conservari, laetabitur.

Qui id quod amat destrui imaginatur, contristabitur; si contra autem conservari, laetabitur.

Qui imagine que ce qu'il aime est détruit, sera contristé ; et joyeux, s'il l'imagine conservé. (Appuhn - fr)

He who conceives that the object of his love is destroyed will feel pain; if he conceives that it is preserved he will feel pleasure. (Elwes - en)

Wer sich vorstellt, daß das, was er liebt, zerstört wird, der wird Unlust empfinden; stellt er sich aber vor, daß es erhalten wird, so wird er Lust empfinden. (Stern - de)

Chi immagini che ciò che egli ama sia distrutto si rattristerà; ma si rallegrerà se immagini che ciò stesso duri in buono stato. (Peri - it)

Wie zich voorstelt dat iets wat hij liefheeft, te niet gaat, zal zich bedroeven; daarentegen zal hij zich verheugen bij de gedachte dat het behouden blijft. (Suchtelen - nl)

Quien imagina que se destruye lo que ama, se entristecerá, pero si imagina que se conserva, se alegrará. (Peña - es)

Quand on imagine que l'objet aimé est détruit, on est attristé, mais si l'on imagine qu'il est sauf, on se réjouit. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 12  |  3, prop 13, sc   |  2, prop 17  |  3, prop 11, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 19, demo  - Mens quantum potest ea imaginari conatur quae corporis agendi potentiam augent vel juvant (per propositionem 12 hujus) hoc est (per scholium propositionis 13 hujus) ea quae amat. At imaginatio ab iis juvatur quae rei existentiam ponunt et contra coercetur iis quae rei existentiam secludunt (per propositionem 17 partis II); ergo rerum imagines quae rei existentiam ponunt, mentis conatum quo rem amatam imaginari conatur, juvant hoc est (per scholium propositionis 11 hujus) laetitia mentem afficiunt et quae contra rei amatae existentiam secludunt, eundem mentis conatum coercent hoc est (per idem scholium) tristitia mentem afficiunt. Qui itaque id quod amat destrui imaginatur, contristabitur, etc. Q.E.D.

3, prop 19, demo  - L'Âme, autant qu'elle peut, s'efforce d'imaginer ce qui accroît ou seconde la puissance d'agir du Corps (Prop. 12), c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 13) ce qu'elle aime. Mais l'imagination est secondée par ce qui pose l'existence de la chose, et réduite au contraire par ce qui l'exclut (Prop. 17, p. II) ; donc les images des choses qui posent l'existence de la chose aimée secondent l'effort de l'Âme par lequel elle s'efforce de l'imaginer, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 11) affectent l'Âme de Joie ; et, au contraire, les choses qui excluent l'existence de la chose aimée, réduisent cet effort de l'Âme, c'est-à-dire (même Scolie) affectent l'Âme de Tristesse. Qui donc imagine que ce qu'il aime est détruit, sera contristé, etc. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 19, demo  - The mind, as far as possible, endeavours to conceive those things which increase or help the body's power of activity (III. xii.); in other words (III. xiii. note), those things which it loves. But conception is helped by those things which postulate the existence of a thing, and contrariwise is hindered by those which exclude the existence of a thing (II. xvii.); therefore the images of things, which postulate the existence of an object of love, help the mind's endeavour to conceive the object of love, in other words (III. xi. note), affect the mind pleasurably; contrariwise those things, which exclude the existence of an object of love, hinder the aforesaid mental endeavour; in other words, affect the mind painfully. He, therefore, who conceives that the object of his love is destroyed will feel pain, &c. Q.E.D.
(Elwes - en)

3, prop 19, demo  - Der Geist ist bestrebt, soviel er vermag, das vorzustellen was das Tätigkeitsvermögen des Körpers vermehrt oder fördert (nach Lehrsatz 12 dieses Teils); d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils) das, was er liebt. Die Vorstellung aber wird von dem gefördert, was die Existenz des Dinges setzt, und umgekehrt, von dem gehemmt, was die Existenz des Dinges ausschließt (nach Lehrsatz 17, Teil 2). Demnach fördern die Vorstellungen der Dinge, welche die Existenz des geliebten Dinges setzen, das Bestreben des Geistes, sich das geliebte Ding vorzustellen, d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 1I dieses Teils), sie erregen den Geist mit Lust. Die Vorstellungen dagegen, welche die Existenz des geliebten Dinges ausschließen, hemmen dieses Bestreben des Geistes, d.h. (nach derselben Anmerkung), sie erregen den Geist mit Unlust. Folglichwird, wer sich vorstellt, daß das, was er liebt, zerstört wird, Unlust empfinden. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 19, demo  - La Mente, per quanto può, si sforza di immaginare le cose che accrescono o favoriscono la potenza di agire del Corpo, cioè le cose che essa ama. Ma questo immaginare è aiutato da ciò che pone (o afferma) l'esistenza della cosa amata, e al contrario è limitato da ciò che toglie o nega quell'esistenza; e dunque le immagini delle cose che pongono l'esistenza della cosa amata favoriscono lo sforzo con cui la Mente s'impegna nell'immaginare la cosa stessa, cioè fanno si che la Mente provi una Letizia; viceversa, le immagini di cose che escludono l'esistenza della cosa amata coartano quello sforzo della Mente, cioè fanno sì che la Mente provi una Tristezza. Pertanto, chi immagini che ciò che egli ama sia distrutto si rattristerà; ma si rallegrerà se immagini che ciò stesso duri in buono stato. (P. II, Prop. 17; P. III, Chiarim. d. Prop. 11; Prop. 12; Chiarim. d. Prop. 13). (Peri - it)

3, prop 19, demo  - De Geest tracht zich (vlg. St. XII v.d. D.) zooveel mogelijk datgene voor te stellen wat het vermogen tot handelen des Lichaams vermeerdert of bevordert, d.w.z. (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) dingen welke hij liefheeft. De verbeeldingskracht evenwel wordt (vlg. St. XVII D. II) geholpen door wat het bestaan van iets [onder]stelt, belemmerd daarentegen door wat het bestaan van iets uitsluit. Derhalve helpen beelden van dingen, welke het bestaan der geliefde zaak [onder]stellen, den Geest bij zijn streven om zich die geliefde zaak voor te stellen; d.w.z. (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) zij brengen Blijheid in den Geest te weeg. En omgekeerd: beelden van dingen welke het bestaan der geliefde zaak uitsluiten belemmeren den Geest bij dit streven; d.w.z. (vlg. dezelfde Opmerking) zij brengen Droefheid in hem te weeg. Wie zich dus voorstelt dat iets wat hij lief heeft, te niet gaat, zal zich bedroeven enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 19, demo  - El alma se esfuerza cuanto puede por imaginar aquellas cosas que aumentan o favorecen la potencia de obrar del cuerpo (por la Proposición 12 de esta Parte), es decir (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), aquellas cosas que ama. Ahora bien: la imaginación es favorecida por aquello que afirma la existencia de la cosa, y, al contrario, es reprimida por lo que excluye esa existencia (por la Proposición 17 de la Parte II); por consiguiente, las imágenes de las cosas que afirman la existencia de la cosa amada favorecen el esfuerzo que el alma realiza por imaginarla, esto es (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte), afectan el alma de alegría, y las que, por el contrario, excluyen la existencia de la cosa amada reprimen ese esfuerzo del alma, esto es (por el mismo Escolio), afectan el alma de tristeza. Así pues, quien imagina que se destruye lo que ama, se entristecerá, etc. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 19, demo  - L'Esprit, autant qu'il le peut, s'efforce d'imaginer ce qui accroît ou seconde la puissance d'agir du Corps (par la Proposition 12), c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 13) ce qu'il aime. Mais l'imagination est secondée par ce qui pose l'existence de l'objet, et réprimée par ce qui l'exclut (par la Proposition 17, Partie II). Par conséquent, les images des choses qui posent l'existence de l'objet aimé secondent l'effort de l'Esprit par lequel il s'efforce d'imaginer cet objet, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 11) qu'elles l'affectent de Joie. Au contraire, les choses qui excluent l'existence de l'objet aimé répriment cet effort de l'Esprit, c'est-à-dire (par le même Scolie) qu'elles l'affectent de Tristesse. Ainsi, quand on imagine que ce que l'on aime est détruit, on est attristé, etc. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 12 - Mens quantum potest ea imaginari conatur quae corporis agendi potentiam augent vel juvant.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

2, prop 17 - Si humanum corpus affectum est modo qui naturam corporis alicujus externi involvit, mens humana idem corpus externum ut actu existens vel ut sibi praesens contemplabitur donec corpus afficiatur affectu qui ejusdem corporis existentiam vel praesentiam secludat.

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

utilizzato da : 3, prop 21, demo   |  3, prop 36, cor , demo  |  3, prop 42, demo   |  3, aff def 13, expl  |  5, prop 19, demo 

propositio 20

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (4)  |  alto ^

Qui id quod odio habet, destrui imaginatur, laetabitur.

Qui id quod odio habet, destrui imaginatur, laetabitur.

Qui imagine que ce qu'il a en haine est détruit, sera joyeux. (Appuhn - fr)

He who conceives that the object of his hate is destroyed will feel pleasure. (Elwes - en)

Wer sich vorstellt, daß das, was er haßt, zerstört wird, der wird Lust empfinden. (Stern - de)

Chi immagini che ciò che egli odia sia distrutto si rallegrerà. (Peri - it)

Wie zich voorstelt dat iets wat hij haat te niet gaat, zal zich verblijden. (Suchtelen - nl)

Quien imagina que se destruye aquello que odia, se alegrará. (Peña - es)

Quand on imagine que l'objet de sa haine est détruit, on se réjouit. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 13  |  3, prop 13, sc   |  3, prop 11, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 20, demo  - Mens (per 13 propositionem hujus) ea imaginari conatur quae rerum existentiam quibus corporis agendi potentia minuitur vel coercetur, secludunt hoc est (per scholium ejusdem propositionis) ea imaginari conatur quae rerum quas odio habet, existentiam secludunt atque adeo rei imago quae existentiam ejus quod mens odio habet, secludit, hunc mentis conatum juvat hoc est (per scholium propositionis 11 hujus) mentem laetitia afficit. Qui itaque id quod odio habet, destrui imaginatur, laetabitur. Q.E.D.

3, prop 20, demo  - L'Âme (Prop. 13) s'efforce d'imaginer ce qui exclut l'existence des choses par où la puissance d'agir du Corps est diminuée ou réduite ; c'est-à-dire (Scolie de la même Prop.) elle s'efforce d'imaginer ce qui exclut l'existence des choses qu'elle a en haine ; et ainsi l'image d'une chose qui exclut l'existence de ce que l'Âme a en haine, seconde cet effort de l'Âme, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 11) l'affecte de Joie. Qui donc imagine que ce qu'il a en haine est détruit, sera joyeux. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 20, demo  - The mind (III. xiii.) endeavours to conceive those things, which exclude the existence of things whereby the body's power of activity is diminished or constrained; that is (III. xiii. note), it endeavours to conceive such things as exclude the existence of what it hates; therefore the image of a thing, which excludes the existence of what the mind hates, helps the aforesaid mental effort, in other words (III. xi. note), affects the mind pleasurably. Thus he who conceives that the object of his hate is destroyed will feel pleasure. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 20, demo  - Der Geist ist bestrebt (nach Lehrsatz 13 dieses Teils), sich das vorzustellen, was die Existenz der Dinge, durch welche das Tätigkeitsvermögen des Körpers vermindert oder gehemmt wird, ausschließt. Das heißt (nach Anmerkung zu dem angeführten Lehrsatz), er ist bestrebt, sich das vorzustellen, was die Existenz der Dinge, welche er haßt, ausschließt. Die Vorstellung eines Dinges, welche die Existenz von dem, was der Geist haßt, ausschließt, fördert somit dieses Bestreben des Geistes, d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils), sie erregt den Geist mit Lust. Folglich wird, wer sich vorstellt, daß das, was er haßt, zerstört wird, Lust empfinden. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 20, demo  - La Mente (Prop. 13 qui sopra) si sforza di immaginare ciò che esclude o nega l'esistenza delle cose che riducono o limitano la potenza d'agire del Corpo, cioè (Chiarim. d. citata Prop. 13) si sforza d'immaginare ciò che esclude o nega l'esistenza di cose che essa ha in odio; e perciò l'immagine di una cosa che esclude l'esistenza di ciò che la Mente ha in odio favorisce questo sforzo della Mente, cioè (Chiarim. d. Prop. 11 qui sopra) fa sì che la Mente provi una Letizia. Pertanto chi immagini che ciò che egli odia sia distrutto proverà Letizia, ossia si allieterà. (P. III, Chiarim. d. Prop. 11; Prop. 13 e suo Chiarim.). (Peri - it)

3, prop 20, demo  - De Geest tracht zich (vlg. St. XIII v.d. D.) datgene voor te stellen wat het bestaan van zaken, waardoor het vermogen tot handelen des Lichaams verminderd of belemmerd wordt, uitsluit; d.w.z. (vlg. Opmerking bij dezelfde St.) hij tracht zich datgene voor te stellen wat het bestaan van zaken welke hij haat uitsluit. Derhalve steunt het beeld eener zaak, welke het bestaan van wat de Geest haat uitsluit, dit streven van den Geest; d.w.z. (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) het verwekt Blijheid in hem. Wie zich dus voorstelt dat iets wat hij haat te niet gaat, zal zich verblijden. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 20, demo  - El alma (por la Proposición 13 de esta Parte) se esfuerza por imaginar aquello que excluye la existencia de las cosas que disminuyen o reprimen la potencia de obrar del cuerpo, esto es (por el Escolio de la misma Proposición), se esfuerza por imaginar aquello que excluye la existencia de las cosas que odia, y, por tanto, la imagen de una cosa que excluye la existencia de aquello que el alma odia favorece ese esfuerzo del alma, esto es (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte), afecta el alma de alegría. Así, pues, quien imagina que se destruye aquello que odia, se alegrará. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 20, demo  - L'Esprit (par la Proposition 13) s'efforce d'imaginer ce qui exclut l'existence des choses qui réduisent ou répriment la puissance d'agir du Corps. C'est-à-dire (par le Scolie de la même Proposition) qu'il s'efforce d'imaginer ce qui exclut l'existence des choses qu'il hait. Ainsi l'image d'une chose qui exclut l'existence de ce que l'Esprit hait seconde son effort, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 11) qu'il affecte de Joie. Par suite, quand on imagine que l'objet de sa haine est détruit, on se réjouit. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 13 - Cum mens ea imaginatur quae corporis agendi potentiam minuunt vel coercent, conatur quantum potest rerum recordari quae horum existentiam secludunt.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

utilizzato da : 3, prop 23, demo   |  3, prop 28, demo   |  3, aff def 11, expl  |  3, aff def 13, expl

propositio 21

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (7)  |  alto ^

Qui id quod amat laetitia vel tristitia affectum imaginatur, laetitia etiam vel tristitia afficietur et uterque hic affectus major aut minor erit in amante prout uterque major aut minor est in re amata.

Qui id quod amat laetitia vel tristitia affectum imaginatur, laetitia etiam vel tristitia afficietur et uterque hic affectus major aut minor erit in amante prout uterque major aut minor est in re amata.

Qui imagine ce qu'il aime affecté de Joie ou de Tristesse, sera également affecté de Joie ou de Tristesse et l'une et l'autre affections seront plus grandes ou moindres dans l'amant, selon qu'elles le seront dans la chose aimée. (Appuhn - fr)

He who conceives, that the object of his love is affected pleasurably or painfully, will himself be affected pleasurably or painfully; and the one or the other emotion will be greater or less in the lover according as it is greater or less in the thing loved. (Elwes - en)

Wer sich vorstellt, daß das, was er liebt, mit Lust oder Unlust erregt wird, der wird selbst ebenfalls mit Lust oder Unlust erregt werden; und jeder dieser beiden Affekte wird im Liebenden stärker oder schwächer sein, je nachdem der Affekt in dem geliebten Gegenstand stärker oder schwächer ist. (Stern - de)

Chi immagini che ciò che egli ama provi Letizia o Tristezza proverà anch'egli Letizia o Tristezza; e l'uno e l'altro di questi sentimenti saranno in colui che ama maggiori o minori a seconda che essi siano maggiori o minori nella cosa amata. (Peri - it)

Wie zich voorstelt dat wat hij liefheeft Blijheid of Droefheid ondervindt, zal zelf Blijheid of Droefheid gevoelen en elk dezer aandoeningen zal sterker of zwakker zijn in den liefhebbende naarmate zij sterker of zwakker is in het geliefde ding [wezen]. (Suchtelen - nl)

Quien imagina lo que ama afectado de alegría o tristeza, también será afectado de alegría o tristeza, y ambos afectos serán mayores o menores en el amante, según lo sean en la cosa amada. (Peña - es)

Quand on imagine que l'objet aimé est affecté de Joie ou de Tristesse, on est également affecté de Joie ou de Tristesse ; et chacun de ces affects est plus ou moins grand chez l'amant selon qu'il est plus ou moins grand dans l'objet aimé. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 19  |  3, prop 11, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 21, demo  - Rerum imagines (ut in propositione 19 hujus demonstravimus) quae rei amatae existentiam ponunt, mentis conatum quo ipsam rem amatam imaginari conatur, juvant. Sed laetitia existentiam rei laetae ponit et eo magis quo laetitiae affectus major est : est enim (per scholium propositionis 11 hujus) transitio ad majorem perfectionem : ergo imago laetitiae rei amatae in amante ipsius mentis conatum juvat hoc est (per scholium propositionis 11 hujus) amantem laetitia afficit et eo majore quo major hic affectus in re amata fuerit. Quod erat primum. Deinde quatenus res aliqua tristitia afficitur eatenus destruitur et eo magis quo majore afficitur tristitia (per idem scholium propositionis 11 hujus) adeoque (per propositionem 19 hujus) qui id quod amat tristitia affici imaginatur, tristitia etiam afficietur et eo majore quo major hic affectus in re amata fuerit. Q.E.D.

3, prop 21, demo  - Les images des choses (comme nous l'avons montré dans la Prop. 19) qui posent l'existence de la chose aimée, secondent l'effort de l'Âme par lequel elle s'efforce d'imaginer cette chose. Mais la Joie pose l'existence de la chose joyeuse, et cela d'autant plus que l'affection de Joie est plus grande, car elle est (Scolie de la Prop. 11) un passage à une perfection plus grande ; donc l'image de la Joie de la chose aimée seconde dans l'amant l'effort de l'Âme, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 11) affecte l'amant de Joie, et cela d'autant plus que cette affection aura été plus grande dans la chose aimée. Ce qui était le premier point. De plus, quand une chose est affectée de Tristesse, elle est dans une certaine mesure détruite, et cela d'autant plus qu'elle est affectée d'une Tristesse plus grande (même Scolie de la Prop. 11) ; et ainsi (Prop. 19) qui imagine que ce qu'il aime est affecté de Tristesse, en est également affecté, et cela d'autant plus que cette affection aura été plus grande dans la chose aimée. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 21, demo  - The images of things (as we showed in III. xix.) which postulate the existence of the object of love, help the mind's endeavour to conceive the said object. But pleasure postulates the existence of something feeling pleasure, so much the more in proportion as the emotion of pleasure is greater; for it is (III. xi. note) a transition to a greater perfection; therefore the image of pleasure in the object of love helps the mental endeavour of the lover; that is, it affects the lover pleasurably, and so much the more, in proportion as this emotion may have been greater in the object of love. This was our first point. Further, in so far as a thing is affected with pain, it is to that extent destroyed, the extent being in proportion to the amount of pain (III. xi. note); therefore (III. xix.) he who conceives, that the object of his love is affected painfully, will himself be affected painfully, in proportion as the said emotion is greater or less in the object of love. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 21, demo  - Die Vorstellungen der Dinge (wie ich im Lehrsatz 19 dieses Teils gezeigt habe), welche die Existenz des geliebten Dinges setzen, fördern das Bestreben des Geistes, das geliebte Ding sich vorzustellen. Die Lust aber setzt die Existenz des Lust empfindenden Gegenstandes, und das um so mehr, je stärker der Affekt der Lust ist; denn sie ist (nach Anmerkung zu Lehrsatz 1 I dieses Teils) Übergang zu größerer Vollkommenheit. Mithin fördert die Vorstellung der Lust des geliebten Gegenstandes in dem Liebenden jenes Bestreben seines Geistes, d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils), sie erregt den Liebenden mit Lust, und um so mehr, je stärker dieser Affekt in dem geliebten Gegenstand ist. Damit ist das erste bewiesen. - Ferner, sofern ein Gegenstand mit Unlust erregt wird,insofern wird es zerstört, und um so mehr, mit je stärkerer Unlust er erregt wird (nach derselben Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils). Also wird (nach Lehrsatz 19 dieses Teils), wer sich vorstellt, daß das, was er liebt, mit Unlust erregt wird ebenfalls mit Unlust erregt, und um so mehr, je stärker dieser Affekt in dem geliebten Gegenstand ist. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 21, demo  - Le immagini delle cose che pongono l'esistenza di una cosa amata favoriscono, come ho dimostrato nella precedente Prop. 19, lo sforzo con cui la Mente procura di immaginare la cosa amata in parola. Ma la Letizia pone l'esistenza della cosa lieta, e ciò tanto più quanto più grande è il sentimento di Letizia (esso è infatti v. il Chiarim. d. Prop. 11 qui sopra il passaggio ad una maggiore perfezione): e dunque l'immagine della Letizia della cosa amata favorisce in chi ama lo sforzo della sua Mente, cioè (v. il Chiarim. predetto) fa sì che chi ama provi una Letizia, e questa tanto maggiore quanto maggiore sia lo stesso sentimento nella cosa amata. Quanto, poi, una cosa è affetta da Tristezza, tanto essa è orientata al venire distrutta, e questo tanto più quanto maggiore è la Tristezza che essa prova (v. ancora il Chiarim. predetto): e pertanto (Prop. 19 qui sopra) chi immagina che una cosa amata sia affetta da Tristezza si rattristerà anch'egli, e questo tanto più quanto maggiore sarà il sentimento di Tristezza nella cosa amata. (Peri - it)

3, prop 21, demo  - De beelden van dingen, welke het bestaan eener geliefde zaak onderstellen, steunen (gelijk wij in St. XIX v.d. D. hebben bewezen) het streven van den Geest om zich die geliefde zaak voor te stellen. Maar Blijheid onderstelt het bestaan van iets dat blijde is en dat wel te meer naarmate de aandoening van Blijheid sterker is. Immers zij is (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) een overgang tot grooter volmaaktheid. Derhalve steunt de gedachte aan de Blijheid van het geliefde wezen het streven van den Geest des liefhebbenden zelf; d.w.z. (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) zij wekt in den liefhebbende Blijheid op en wel des te meer hoe sterker deze aandoening in het geliefde wezen was. Dit wat het eerste betreft. Voorzoover voorts eenig wezen Droefheid gevoelt, gaat het te niet [wordt er iets van zijn bestaanskracht vernietigd] en wel des te meer (vlg. dezelfde Opmerking bij St. XI v.d. D.) hoe heviger die Droefheid is. Derhalve zal (vlg. St. XIX v.d. D.) wie zich voorstelt dat wat hij liefheeft Droefheid ondervindt, zelf ook Droefheid gevoelen en dat wel des te meer, hoe sterker deze aandoening was in het geliefde wezen. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 21, demo  - Las imágenes de las cosas que afirman la existencia de la cosa amada (según hemos demostrado en la Proposición 19 de esta Parte), favorecen el esfuerzo que el alma realiza por imaginar esa cosa amada. Ahora bien, la alegría afirma la existencia de la cosa alegre, y ello tanto más cuanto mayor es ese afecto de alegría, pues se trata (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte) de la transición a una mayor perfección; por consiguiente, la imagen de la alegría de la cosa amada favorece en el amante ese esfuerzo de su alma, esto es (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte), afecta al amante de alegría, y tanto mayor cuanto mayor haya sido ese afecto en la cosa amada. Que era lo primero. Además, en cuanto una cosa está afectada de tristeza, en esa medida se destruye, y ello tanto más cuanto mayor es la tristeza que la afecta (por el mismo Escolio de la Proposición 11). Y, de esta suerte, quien imagina lo que ama afectado de tristeza, será también afectado de tristeza, y tanto mayor cuanto mayor fuere dicho afecto en la cosa amada. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 21, demo  - Les images des choses (comme nous l'avons démontré dans la proposition 19) qui posent l'existence de l'objet aimé, secondent l'effort de l'Esprit par lequel il s'efforce d'imaginer cet objet. Mais la Joie pose l'existence de l'être joyeux, et cela d'autant plus que l'affect de Joie est plus intense : elle est en effet (par le Scolie de la Proposition 11) le passage à une perfection plus grande et par conséquent l'image de la Joie de l'objet aimé, seconde, dans l'amant, l'effort de l'Esprit, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 11) qu'elle affecte l'amant de Joie, et cela d'autant plus que cet affect aura été plus grand dans l'objet aimé. C'était le premier point. De plus, dans la mesure où une chose est affectée de Tristesse, elle est détruite, et cela d'autant plus que sa Tristesse est plus grande (selon le même Scolie de la même proposition 11). Ainsi (par la Proposition 19) quand on imagine que ce que l'on aime est affecté de Tristesse, on est également affecté de Tristesse, et cela d'autant plus que cet affect aura été plus grand dans l'objet aimé. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 19 - Qui id quod amat destrui imaginatur, contristabitur; si contra autem conservari, laetabitur.

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

utilizzato da : 3, prop 22, demo   |  3, prop 22, sc   |  3, prop 24, demo   |  3, prop 25, demo   |  3, prop 38, demo   |  3, prop 44, demo   |  3, prop 45, demo 

propositio 22

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Si aliquem imaginamur laetitia afficere rem quam amamus, amore erga eum afficiemur. Si contra eundem imaginamur tristitia eandem afficere, contra odio etiam contra ipsum afficiemur.

Si aliquem imaginamur laetitia afficere rem quam amamus, amore erga eum afficiemur. Si contra eundem imaginamur tristitia eandem afficere, contra odio etiam contra ipsum afficiemur.

Si nous imaginons que quelqu'un affecte de Joie la chose que nous aimons, nous serons affectés d'Amour à son égard. Si, au contraire, nous imaginons qu'il l'affecte de Tristesse, nous serons tout au rebours affectés de Haine contre lui. (Appuhn - fr)

If we conceive that anything pleasurably affects some object of our love, we shall be affected with love towards that thing. Contrariwise, if we conceive that it affects an object of our love painfully, we shall be affected with hatred towards it. (Elwes - en)

Wenn wir uns vorstellen, daß jemand einen Gegenstand, den wir lieben, mit Lust erregt, so werden wir mit Liebe zu ihm erregt werden. Umgekehrt, wenn wir uns vorstellen, daß er denselben mit Unlust erregt, so werden wir mit Haß gegen ihn erregt werden. (Stern - de)

Se immaginiamo che qualcuno faccia provare Letizia a una cosa che amiamo, noi sentiremo di amarlo. Viceversa, se immaginiamo che egli faccia provare Tristezza a quella cosa, noi sentiremo di odiarlo. (Peri - it)

Indien wij ons voorstellen dat iemand in een wezen dat wij liefhebben Blijheid te weeg brengt, zal hij ook ons Blijheid schenken. Stellen wij ons daarentegen voor dat hij dit wezen Droefheid brengt, zoo zullen ook wij Haat jegens hem gevoelen. (Suchtelen - nl)

Si imaginamos que alguien afecta de alegría a la cosa que amamos, seremos afectados de amor hacia él. Si, por contra, imaginamos que la afecta de tristeza, seremos afectados de odio contra él. (Peña - es)

Si nous imaginons que quelqu'un affecte de Joie l'objet que nous aimons, nous serons affectés d'Amour pour lui. Si nous imaginons au contraire qu'il l'affecte de Tristesse, nous serons inversement affectés de Haine contre lui. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 21  |  3, prop 13, sc 

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3, prop 22, demo  - Qui rem quam amamus laetitia vel tristitia afficit, ille nos laetitia vel tristitia etiam afficit si nimirum rem amatam laetitia illa vel tristitia affectam imaginamur (per praecedentem propositionem). At haec laetitia vel tristitia in nobis supponitur dari concomitante idea causae externae; ergo (per scholium propositionis 13 hujus) si aliquem imaginamur laetitia vel tristitia afficere rem quam amamus, erga eundem amore vel odio afficiemur. Q.E.D.

3, prop 22, demo  - Qui affecte de Joie ou de Tristesse la chose que nous aimons, il nous affecte aussi de Joie ou de Tristesse, puisque nous imaginons la chose que nous aimons affectée de cette Joie ou de cette Tristesse (Prop. préc.). Mais on suppose que l'idée d'une cause extérieure accompagne cette Joie ou cette Tristesse ; donc (Scolie de la Prop. 13), si nous imaginons que quelqu'un affecte de Joie ou de Tristesse la chose que nous aimons, nous serons affectés d'Amour ou de Haine à son égard. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 22, demo  - He, who affects pleasurably or painfully the object of our love, affects us also pleasurably or painfully--that is, if we conceive the loved object as affected with the said pleasure or pain (III. xxi.). But this pleasure or pain is postulated to come to us accompanied by the idea of an external cause; therefore (III. xiii. note), if we conceive, that anyone affects an object of our love pleasurably or painfully, we shall le affected with love or hatred towards him. Q.E.D.
(Elwes - en)

3, prop 22, demo  - Wer einen Gegenstand, den wir lieben, mit Lust oder Unlust erregt, der erregt zugleich uns selbst mit Lust oder Unlust, wenn wir uns nämlich den geliebten Gegenstand mit diesem Gefühl der Lust oder Unlust erregt vorstellen (nach dem vorigen Lehrsatz). Diese Lust oder Unlust aber ist, der Annahme gemäß, einesolche, welche mit der Idee einer äußern Ursache verbunden ist. Also werden wir (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils) gegen jemand mit Liebe oder Haß erregt werden, von dem wir uns vorstellen, daß er einen Gegenstand, den wir lieben, mit Lust oder Unlust erregt. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 22, demo  - Chi fa sì che una cosa da noi amata provi Letizia o Tristezza allieta o rattrista anche noi, come è ovvio (v. la Prop. preced.) se noi immaginiamo la cosa amata affetta da Letizia o da Tristezza. Ma si suppone che questa Letizia (o Tristezza) sorga in noi accompagnata dall'idea di una causa esterna: e dunque (Chiarim. d. Prop. 13 qui sopra) se immaginiamo che qualcuno faccia sì che una cosa da noi amata provi Letizia o Tristezza noi sentiremo nei suoi riguardi Amore o Odio. (Peri - it)

3, prop 22, demo  - Wie in een wezen dat wij liefhebben Blijheid of Droefheid te weeg brengt, schenkt ook onszelf Blijheid of Droefheid, wanneer wij ons wel te verstaan (vlg. voorgaande St.) het geliefde wezen als door Blijheid of Droefheid aangedaan voorstellen. Er wordt evenwel ondersteld dat deze Blijheid of Droefheid vergezeld gaat van de voorstelling eener uitwendige oorzaak. Derhalve zullen wij (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) indien wij ons voorstellen dat iemand in een wezen dat wij liefhebben Blijheid of Droefheid te weeg brengt, Liefde of Haat jegens hem gevoelen. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 22, demo  - Quien afecta de alegría o tristeza a la cosa que amamos, nos afecta también de alegría o tristeza, si imaginamos la cosa amada afectada de esa alegría o tristeza (por la Proposición anterior). Ahora bien: se supone que esa alegría o tristeza se da en nosotros acompañada por la idea de una causa exterior; por consiguiente (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), si imaginamos que alguien afecta de alegría o tristeza a la cosa que amamos, seremos afectados de amor u odio hacia él. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 22, demo  - Celui qui affecte de Joie ou de Tristesse l'objet que nous aimons, nous affecte aussi de Joie ou de Tristesse, puisque nous imaginons l'objet aimé affecté de cette Joie ou de cette Tristesse (par la Proposition précédente). Mais l'on suppose que cette Joie ou cette Tristesse s'accompagne en nous de l'idée d'une cause extérieure. Par suite (par le Scolie de la Proposition 13) si nous imaginons que quelqu'un affecte de Joie ou de Tristesse l'objet que nous aimons, nous serons affectés d'Amour ou de Haine à son égard. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 21 - Qui id quod amat laetitia vel tristitia affectum imaginatur, laetitia etiam vel tristitia afficietur et uterque hic affectus major aut minor erit in amante prout uterque major aut minor est in re amata.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

scholium by 3, prop 21

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3, prop 22, sc  - Propositio 21 nobis explicat quid sit commiseratio quam definire possumus quod sit tristitia orta ex alterius damno. Quo autem nomine appellanda sit laetitia quae ex alterius bono oritur, nescio. Porro amorem erga illum qui alteri bene fecit, favorem et contra odium erga illum qui alteri male fecit, indignationem appellabimus. Denique notandum nos non tantum misereri rei quam amavimus (ut in propositione 21 ostendimus) sed etiam ejus quam antea nullo affectu prosecuti sumus modo eam nobis similem judicemus (ut infra ostendam) atque adeo ei etiam favere qui simili bene fecit et contra in eum indignari qui simili damnum intulit.

3, prop 22, sc  - La Proposition 21 nous explique ce qu'est la Commisération, que nous pouvons définir comme la Tristesse née du dommage d'autrui. Pour la Joie née du bien d'autrui, je ne sais de quel nom il faut l'appeler. Nous appellerons, en outre, Faveur l'Amour qu'on a pour celui qui a fait du bien à autrui et, au contraire, Indignation la Haine qu'on a pour celui qui a fait du mal à autrui. Il faut noter enfin que nous n'avons pas seulement de la commisération pour une chose que nous avons aimée (comme nous l'avons montré dans la Proposition 21), mais aussi pour une chose à l'égard de laquelle nous n'avons eu d'affection d'aucune sorte pourvu que nous la jugions semblable à nous (comme je le ferai voir plus bas). Et, par suite, nous voyons aussi avec faveur celui qui a fait du bien à notre semblable, et sommes indignés contre celui qui lui a porté dommage. (Appuhn - fr)

3, prop 22, sc  - Prop. xxi. explains to us the nature of Pity, which we may define as pain arising from another's hurt. What term we can use for pleasure arising from another's gain, I know not.
We will call the love towards him who confers a benefit on another, Approval; and the hatred towards him who injures another, we will call Indignation. We must further remark, that we not only feel pity for a thing which we have loved (as shown in III. xxi.), but also for a thing which we have hitherto regarded without emotion, provided that we deem that it resembles ourselves (as I will show presently). Thus, we bestow approval on one who has benefited anything resembling ourselves, and, contrariwise, are indignant with him who has done it an injury.
(Elwes - en)

3, prop 22, sc  - Der 21. Lehrsatz erklärt uns, was Mitleid ist; wir können es definieren als Unlust, entsprungen aus dem Unglück eines andern. Mit welchem Namen aber die Lust zu nennen ist, die aus dem Glück eines andern entspringt, weiß ich nicht. Ferner wollen wir die Liebe zu dem, der einem andern Gutes getan, Gunst, dagegen den Haß gegen den, der einem andern Böses getan, Entrüstung nennen. Endlich ist darauf aufmerksam zu machen, daß wir nicht bloß einen Gegenstand, den wir lieben, bemitleiden (wie in Lehrsatz 21 gezeigt worden), sondern auch einen solchen, für den wir vorher von keinem Affekt ergriffen waren, wenn wir ihn nur für unseresgleichen halten (wie ich später zeigen werde). Daher fühlen wir auch gegen denjenigen Gunst, der jemand unseresgleichen Gutes getan, und sind über denjenigen entrüstet, der jemand unseresgleichen Böses zufügt. (Stern - de)

3, prop 22, sc  - La Prop. 21 precedente ci spiega che cosa sia la Compassione, che possiamo definire una Tristezza nata dal danno di un altro essere. Non so invece come debba chiamarsi la Letizia che sorge dal vantaggio di un altro: forse Compiacimento. Chiameremo poi Approvazione l'Amore verso chi ha fatto del bene a un altro, e Sdegno l'Odio verso chi ha fatto altrui del male. Si noti infine che noi possiamo provar compassione non soltanto per una cosa che abbiamo amato (come ho mostrato nella precedente Prop. 21), ma anche per qualcosa o qualcuno verso cui in precedenza non abbiamo provato alcun affetto: purché si tratti di un essere che giudichiamo simile a noi, come mostrerò più avanti. Alla stessa maniera noi approviamo anche chi ha fatto del bene a un nostro simile e ci sdegniamo con chi a un nostro simile ha procurato un danno. (Peri - it)

3, prop 22, sc  - Stelling XXI verklaart ons wat Medelijden is; wij kunnen het omschrijven als Droefheid om eens anders leed. Welken naam ik nu evenwel moet geven aan die Blijheid, welke uit eens anders welzijn voortkomt, weet ik niet. Voorts zullen wij Liefde jegens hem die een ander wèl-deed, Ingenomenheid en daarentegen Haat jegens hem die een ander kwaad deed Verontwaardiging noemen. Tenslotte doe ik opmerken dat wij niet slechts medelijden hebben met wezens die wij hebben liefgehad (gelijk wij in St. XXI aantoonden) maar ook met wezens, voor welke wij voordien niets [bepaalds] gevoelden, mits wij slechts oordeelen (gelijk ik hierna zal aantoonen) dat zij op ons gelijken. Derhalve zullen wij ingenomen zijn met wie onzen gelijke weldeed, daarentegen ons verontwaardigen over wie onzen gelijke schade berokkende. (Suchtelen - nl)

3, prop 22, sc  - La Proposición 21 nos explica qué es la conmiseración; podemos definirla como una tristeza surgida del daño de otro. Pero no sé con qué nombre debe llamarse la alegría que surge del bien de otro. Llamaremos aprobación al amor hada aquel que ha hecho bien a otro, y, por contra, indignación, al odio hacia aquel que ha hecho mala otro. Debe notarse, en fin, que sentimos conmiseración no sólo hacia la cosa que hemos amado (como hemos mostrado en la Proposición 21), sino también hacia aquella sobre la que no hemos proyectado con anterioridad afecto alguno, con tal que la juzguemos semejante a nosotros (como mostraré más adelante). Y, de esta suerte, aprobamos también al que ha hecho bien a un semejante, y nos indignamos contra el que le ha inferido un daño. (Peña - es)

3, prop 22, sc  - La Proposition 21 nous explique ce qu'est la Commisération que nous pouvons définir comme la Tristesse née d'un dommage subi par autrui. Comment il convient de nommer la Joie qui naît du bien qui échoit à autrui, je ne le sais pas. Nous appellerons en outre Faveur, l'Amour pour celui qui a bien agi envers un autre, et au contraire Indignation, la Haine pour celui qui a mal agi envers un autre. Il convient enfin de noter que nous avons de la commisération non pas seulement pour un objet que nous avons aimé (comme nous l'avons montré dans la Proposition 21), mais encore pour un objet qui n'avait produit en nous aucun affect, à condition que nous le jugions semblable à nous (comme je le montrerai plus loin). Par conséquent, nous considérons aussi avec faveur celui qui a bien agi à l'égard de notre semblable, et sommes indignés contre celui qui lui a causé un dommage. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 27, sc   |  3, prop 27, cor 3, sc  |  3, aff def 18, expl  |  3, aff def 20, expl

3, prop 21 - Qui id quod amat laetitia vel tristitia affectum imaginatur, laetitia etiam vel tristitia afficietur et uterque hic affectus major aut minor erit in amante prout uterque major aut minor est in re amata.

utilizzato da : 3, prop 24, demo 

propositio 23

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (6)  |  alto ^

Qui id quod odio habet, tristitia affectum imaginatur, laetabitur; si contra idem laetitia affectum esse imaginetur, contristabitur et uterque hic affectus major aut minor erit prout ejus contrarius major aut minor est in eo quod odio habet.

Qui id quod odio habet, tristitia affectum imaginatur, laetabitur; si contra idem laetitia affectum esse imaginetur, contristabitur et uterque hic affectus major aut minor erit prout ejus contrarius major aut minor est in eo quod odio habet.

Qui imagine affecté de Tristesse ce qu'il a en haine, sera joyeux ; si, au contraire, il l'imagine affecté de Joie, il sera contristé ; et l'une et l'autre affections seront plus grandes ou moindres, selon que l'affection contraire sera plus grande ou moindre dans la chose haïe. (Appuhn - fr)

He who conceives, that an object of his hatred is painfully affected, will feel pleasure. Contrariwise, if he thinks that the said object is pleasurably affected, he will feel pain. Each of these emotions will be greater or less, according as its contrary is greater or less in the object of hatred. (Elwes - en)

Wer sich vorstellt, daß das, was er haßt, von Unlust erregt ist, wird Lust empfinden. Stellt er sich dagegen vor, daß es von Lust erregt ist, so wird er Unlust empfinden. Und jeder dieser beiden Affekte wird stärker oder schwächer sein, je nachdem der entgegengesetzte Affekt in dem gehaßten Gegenstand stärker oder schwächer ist. (Stern - de)

Chi immagina che ciò che egli ha in odio sia affetto da Tristezza si allieterà; se invece l'immagina affetto da Letizia si rattristerà: ed entrambi i sentimenti del soggetto saranno più o meno forti in proporzione dell'intensità che i sentimenti contrari hanno nella cosa odiata. (Peri - it)

Wie zich voorstelt dat een wezen dat hij haat, door Droefheid wordt aangedaan, zal zich verheugen; bedroeven zal hij zich echter indien hij zich voorstelt dat het door Blijheid wordt aangedaan; en elk dezer aandoeningen zal sterker of zwakker zijn naarmate de haar tegengestelde sterker of zwakker is in het wezen dat hij haat. (Suchtelen - nl)

Quien imagina lo que odia afectado de tristeza, se alegrará; si, por el contrario, lo imagina afectado de alegría, se entristecerá, y ambos afectos serán mayores o menores, según lo sean sus contrarios en la cosa odiada. (Peña - es)

Si l'on imagine l'objet de sa Haine comme affecté de Tristesse on se réjouit, si on l'imagine au contraire comme affecté de Joie, on s'attriste ; et chacun de ces affects sera plus ou moins grand selon que l'affect contraire sera plus ou moins grand dans l'objet haï. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 11, sc   |  3, prop 20  |  3, prop 13

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 23, demo  - Quatenus res odiosa tristitia afficitur eatenus destruitur et eo magis quo majore tristitia afficitur (per scholium propositionis 11 hujus). Qui igitur (per propositionem 20 hujus) rem quam odio habet, tristitia affici imaginatur, laetitia contra afficietur et eo majore quo majore tristitia rem odiosam affectam esse imaginatur; quod erat primum. Deinde laetitia existentiam rei laetae ponit (per idem scholium propositionis 11 hujus) et eo magis quo major laetitia concipitur. Si quis eum quem odio habet, laetitia affectum imaginatur, haec imaginatio (per propositionem 13 hujus) ejusdem conatum coercebit hoc est (per scholium propositionis 11 hujus) is qui odio habet, tristitia afficietur etc. Q.E.D.

3, prop 23, demo  - Quand une chose odieuse est affectée de Tristesse, elle est dans une certaine mesure détruite et cela d'autant plus qu'elle est affectée d'une Tristesse plus grande (Scolie de la Prop. 11). Qui donc (Prop. 20) imagine affectée de Tristesse la chose qu'il a en haine, éprouvera l'affection contraire qui est la Joie ; et cela d'autant plus qu'il imagine la chose odieuse affectée d'une Tristesse plus grande ; ce qui était le premier point. Maintenant la Joie pose l'existence de la chose joyeuse (même Scolie de la Prop. 11), et cela d'autant plus qu'on la conçoit plus grande. Si quelqu'un imagine affectée de Joie la chose qu'il a en haine, cette imagination (Prop. 13), réduira son effort, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 11) qu'il sera affecté de Tristesse, etc. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 23, demo  - In so far as an object of hatred is painfully affected, it is destroyed, to an extent proportioned to the strength of the pain (III. xi. note). Therefore, he (III. xx.) who conceives, that some object of his hatred is painfully affected, will feel pleasure, to an extent proportioned to the amount of pain he conceives in the object of his hatred. This was our first point. Again, pleasure postulates the existence of the pleasurably affected thing (III. xi. note), in proportion as the pleasure is greater or less. If anyone imagines that an object of his hatred is pleasurably affected, this conception (III. xiii.) will hinder his own endeavour to persist; in other words (III. xi. note), he who hates will be painfully affected. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 23, demo  - Sofern ein gehaßter Gegenstand von Unlust erregt wird, insofern wird er zerstört, und zwar um so mehr, je stärker die Unlust ist, von welcher er erregt wird (nach Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils). Wer also (nach Lehrsatz 20 dieses Teils) einen Gegenstand, den er haßt, von Unlust erregt sich vorstellt, der wird umgekehrt von Lust erregt werden; und zwar um so mehr, je stärker die Unlust ist, von welcher er den gehaßten Gegenstand erregt sich vorstellt. Damit ist das erste bewiesen. - Ferner setzt die Lust die Existenz des Lust empfindenden Gegenstands (nach derselben Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils), und um so mehr, je stärker die Lust gedacht wird. Wenn nun jemand den, welchen er haßt, von Lusterregt sich vorstellt, so wird diese Vorstellung (nach Lehrsatz 13 dieses Teils) sein Streben hemmen; d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils) der, welcher haßt, wird von Unlust erregt werden. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 23, demo  - In quanto una cosa (che qui poniamo oggetto d'odio) è affetta da Tristezza, in tanto essa è orientata all'essere distrutta, e ciò tanto più quanto è maggiore la sua Tristezza. Chi dunque immagina che una cosa che egli odia sia affetta da Tristezza proverà per contrasto una Letizia, e una Letizia tanto maggiore quanto maggiore sia la Tristezza da cui egli immagina affetta la cosa odiata. La Letizia, invece, pone l'esistenza della cosa lieta, e questo tanto più quanto maggiore si concepisca la Letizia. Se, quindi, qualcuno immagina affetto da Letizia colui che egli odia, questa immaginazione contrasta il suo sforzo (cioè il suo orientamento vitale): vale a dire che produce in lui Tristezza. (P. III, Chiarim. d. Prop. 11; Prop. 13; Prop. 20). (Peri - it)

3, prop 23, demo  - Voorzoover het gehate wezen door Droefheid wordt aangedaan, voorzóóver gaat het te niet [wordt zijn levenskracht verminderd] en wel des te meer (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) hoe heviger die Droefheid is. Wie zich dus voorstelt dat een wezen dat hij haat Droefheid ondervindt, zal zich (vlg. St. XX v.d. D.) verheugen, en wel des te meer, hoe heviger hij zich die Droefheid van het gehate wezen voorstelt. Dit wat het eerste betreft. Voorts onderstelt Blijheid (vlg. dezelfde Opmerking St. XI v.d. D.) het bestaan van een wezen dat blijde is en dit wel te meer hoe sterker die Blijheid gedacht wordt. Indien dus iemand zich een ander, dien hij haat, voorstelt als door Blijheid aangedaan, zal deze voorstelling (vlg. St. XIII v.d. D.) zijn streven belemmeren; d.w.z. (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.): hij die haat zal Droefheid gevoelen indien enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 23, demo  - En cuanto una cosa odiosa es afectada de tristeza, en esa medida se destruye, y tanto más cuanto mayor sea la tristeza (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte). Así pues, quien imagina afectada de tristeza la cosa que odia (por la Proposición 20 de esta Parte) será afectado de alegría, y tanto mayor cuanto mayor sea la tristeza por la que imagina estar afectada la cosa odiosa. Que era lo primero. Además, la alegría afirma la existencia de la cosa alegre (por el mismo Escolio de la Proposición 11), y ello tanto más cuanto mayor se concibe esa alegría. Si alguien imagina afectado de alegría a quien odia, esa imaginación (por la Proposición 13 de esta Parte) reprimirá su esfuerzo, esto es (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte), el que odia será afectado de tristeza, etc. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 23, demo  - Dans la mesure où un objet haïssable est affecté de Tristesse, il est détruit, et cela d'autant plus qu'il est affecté d'une Tristesse plus grande (par le Scolie de la Proposition 11). Donc (par la Proposition 20) celui qui imagine que l'objet qu'il hait est affecté de Tristesse, sera au contraire affecté de Joie, et cela d'autant plus qu'il imaginera l'objet de sa haine attristé d'une Tristesse plus grande, c'était le premier point. Ensuite, la Joie pose l'existence de l'objet joyeux (par le même Scolie de la proposition 11) et cela d'autant plus que cette Joie est conçue comme plus grande. Si quelqu'un imagine l'objet qu'il hait comme affecté de Joie, cette imagination (par la Proposition 13) réprimera son effort, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 11) que celui qui a de la haine sera affecté de Tristesse, etc. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

3, prop 20 - Qui id quod odio habet, destrui imaginatur, laetabitur.

3, prop 13 - Cum mens ea imaginatur quae corporis agendi potentiam minuunt vel coercent, conatur quantum potest rerum recordari quae horum existentiam secludunt.

scholium by 3, prop 27

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 23, sc  - Haec laetitia vix solida et absque ullo animi conflictu esse potest. Nam (ut statim in propositione 27 hujus ostendam) quatenus rem sibi similem tristitiae affectu affici imaginatur eatenus contristari debet et contra si eandem laetitia affici imaginetur. Sed hic ad solum odium attendimus.

3, prop 23, sc  - Cette Joie ne peut guère être solide et sans combat intérieur. Car (je vais le montrer dans la Proposition 27), en tant qu'on imagine éprouvant une affection de Tristesse une chose semblable à soi, on doit dans une certaine mesure être contristé ; et inversement, si on l'imagine affectée de Joie. Mais nous n'avons égard ici qu'à la Haine. (Appuhn - fr)

3, prop 23, sc  - This pleasure can scarcely be felt unalloyed, and without any mental conflict. For (as I am about to show in Prop. xxvii.), in so far as a man conceives that something similar to himself is affected by pain, he will himself be affected in like manner; and he will have the contrary emotion in contrary circumstances. But here we are regarding hatred only. (Elwes - en)

3, prop 23, sc  - Diese Lust kann kaum eine innige und vom Zwiespalt des Gemüts frei sein. Denn (wie ich bald in Lehrsatz 27 dieses Teils zeigen werde) sofern sich jemand vorstellt, daß ein Gegenstand seinesgleichen von dem Affekt der Unlust erregt wird, insofern muß er Unlust empfinden, und das Gegenteil, wenn er ihn von Lust erregt sich vorstellt. Doch habe ich hier nur den Haß im Auge. (Stern - de)

3, prop 23, sc  - La Letizia descritta nella prima parte di questa Dimostrazione può però a stento essere piena e durevole e non intaccata da alcun conflitto d'animo. Infatti, come mostrerò nella prossima Prop. 27, chi immagina affetto da Tristezza un essere simile a lui non può mancar di rattristarsi anch'egli, e proporzionalmente; e, viceversa, di allietarsi, se immagina che quell'essere provi Letizia. Ma qui teniamo in considerazione solo l'Odio. (Peri - it)

3, prop 23, sc  - Deze Blijheid kan bezwaarlijk duurzaam zijn of zonder tweestrijd in ons gemoed bestaan. Want (gelijk ik straks in St. XXVII v.d. D. zal aantoonen) voorzoover men zich zijns gelijke voorstelt als door Droefheid aangedaan, voorzóóver moet men zich ook zelf bedroeven, en omgekeerd, indien men zich voorstelt dat hij door Blijheid wordt aangedaan. Hier echter hebben wij alleen het oog op den haat. (Suchtelen - nl)

3, prop 23, sc  - Esa alegría no puede ser sólida, ni libre de todo conflicto del ánimo. Pues (como mostraré en la Proposición 27 de esta Parte) en cuanto alguien imagina afectada de tristeza una cosa que le es semejante, debe entristecerse en cierto modo, y lo contrario, si la imagina afectada de alegría. Pero aquí nos fijamos sólo en el odio. (Peña - es)

3, prop 23, sc  - Cette Joie peut difficilement être ferme et libre de tout conflit intérieur. Car (comme je vais le montrer dans la Proposition 27 de cette Partie), dans la mesure où l'on imagine qu'un objet semblable à soi est affecté de Tristesse, on doit être attristé, et inversement si nous imaginons qu'il est affecté de Joie. Mais nous ne nous occupons ici que de la Haine. (Misrahi - fr)

3, prop 27 - Ex eo quod rem nobis similem et quam nullo affectu prosecuti sumus, aliquo affectu affici imaginamur, eo ipso simili affectu afficimur.

utilizzato da : 3, prop 26, demo   |  3, prop 27, demo   |  3, prop 27, cor 2, demo  |  3, prop 35, demo   |  3, prop 38, demo   |  3, prop 44, demo 

propositio 24

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (2)  |  alto ^

Si aliquem imaginamur laetitia afficere rem quam odio habemus, odio etiam erga eum afficiemur. Si contra eundem imaginamur tristitia eandem rem afficere, amore erga ipsum afficiemur.

Si aliquem imaginamur laetitia afficere rem quam odio habemus, odio etiam erga eum afficiemur. Si contra eundem imaginamur tristitia eandem rem afficere, amore erga ipsum afficiemur.

Si nous imaginons que quelqu'un affecte de Joie une chose que nous avons en haine, nous serons affectés de Haine à son égard. Si, au contraire, nous imaginons qu'il l'affecte de Tristesse, nous serons affectés d'Amour à son égard. (Appuhn - fr)

If we conceive that anyone pleasurably affects an object of our hate, we shall feel hatred towards him also. If we conceive that he painfully affects the said object, we shall feel love towards him. (Elwes - en)

Wenn wir uns vorstellen, daß jemand einen Gegenstand, den wir hassen, mit Lust erregt, so werden wir auch gegen ihn von Haß erregt werden. Stellen wir uns dagegen vor, daß er diesen Gegenstand mit Unlust erregt, so werden wir gegen ihn von Liebe erregt werden. (Stern - de)

Se immaginiamo che qualcuno sia causa di Letizia per una cosa che abbiamo in odio, noi sentiremo di odiare anche lui; se, al contrario, immaginiamo che egli sia causa di Tristezza per quella cosa, noi sentiremo di amarlo. (Peri - it)

Indien wij ons voorstellen dat iemand in een wezen dat wij haten Blijheid te weeg brengt, zullen wij ook jegens hem Haat gevoelen. Stellen wij ons daarentegen voor dat hij in datzelfde wezen Droefheid te weeg brengt, zoo zullen wij Liefde jegens hem gevoelen. (Suchtelen - nl)

Si imaginamos que alguien afecta de alegría a una cosa que odiamos, seremos afectados también de odio hacia él. Si, por el contrario, imaginamos que afecta a esa cosa de tristeza, seremos afectados de amor hacia él. (Peña - es)

Si nous imaginons que quelqu'un affecte de Joie un objet que nous haïssons, nous serons affectés de Haine à son égard. Si nous imaginons au contraire qu'il l'affecte de Tristesse, nous serons affectés d'Amour à son égard. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 22  |  3, prop 13, sc   |  3, prop 21

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 24, demo  - Demonstratur eodem modo haec propositio ac propositio 22 hujus, quam vide.

3, prop 24, demo  - Cette Proposition se démontre de la même manière que la Proposition 22 ci-dessus. (Appuhn - fr)

3, prop 24, demo  - This proposition is proved in the same way as III. xxii., which see. (Elwes - en)

3, prop 24, demo  - Dieser Lehrsatz wird auf die gleiche Weise bewiesen wie Lehrsatz 22 dieses Teils; siehe diesen. (Stern - de)

3, prop 24, demo  - Questa Proposizione si dimostra allo stesso modo della Prop. 22 qui sopra, alla quale si rimanda. (Peri - it)

3, prop 24, demo  - Deze stelling wordt op dezelfde wijze bewezen als Stelling XXII van dit Deel; zie dus deze. (Suchtelen - nl)

3, prop 24, demo  - Esta Proposición se demuestra del mismo modo que la 22 de esta Parte: véase. (Peña - es)

3, prop 24, demo  - Cette Proposition se démontre de la même manière que la Proposition 22 de cette Partie, à laquelle on se reportera. (Misrahi - fr)

3, prop 22 - Si aliquem imaginamur laetitia afficere rem quam amamus, amore erga eum afficiemur. Si contra eundem imaginamur tristitia eandem afficere, contra odio etiam contra ipsum afficiemur.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 21 - Qui id quod amat laetitia vel tristitia affectum imaginatur, laetitia etiam vel tristitia afficietur et uterque hic affectus major aut minor erit in amante prout uterque major aut minor est in re amata.

scholium

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (3)

3, prop 24, sc  - Hi et similes odii affectus ad invidiam referuntur, quae propterea nihil aliud est quam ipsum odium quatenus id consideratur hominem ita disponere ut malo alterius gaudeat et contra ut ejusdem bono contristetur.

3, prop 24, sc  - Ces affections de Haine et celles qui leur ressemblent, se ramènent à l'Envie, qui n'est donc rien d'autre que la Haine même, en tant qu'on la considère comme disposant un homme à s'épanouir du mal d'autrui, et à se contrister de son bien. (Appuhn - fr)

3, prop 24, sc  - These and similar emotions of hatred are attributable to envy, which, accordingly, is nothing else but hatred, in so far as it is regarded as disposing a man to rejoice in another's hurt, and to grieve at another's advantage. (Elwes - en)

3, prop 24, sc  - Diese und ähnliche Affekte des Hasses gehören zur Mißgunst. Diese ist daher nichts anderes als der Haß selbst, sofern er betrachtet wird als den Menschen so disponierend, daß er sich über das Unglück eines andern freut und sich dagegen über dessen Glück betrübt. (Stern - de)

3, prop 24, sc  - Il sentimento d'Odio or ora citato, e gli altri simili, fanno riferimento alla Malevolenza, che perciò non è altro che l'Odio stesso considerato come fattore della disposizione degli umani a godere del male altrui e, viceversa, a rattristarsi dell'altrui bene. (Peri - it)

3, prop 24, sc  - Deze en soortgelijke aandoeningen van Haat behooren onder het begrip "Nijd", welke dus niets anders is dan Haat zelf, voorzoover hij den mensch brengt in zoodanigen toestand dat hij zich verheugt over het ongeluk van een ander [Leedvermaak] en omgekeerd zich bedroeft over zijn geluk. [Afgunst]. (Suchtelen - nl)

3, prop 24, sc  - Estos afectos de odio, y otros similares, se resumen en la envidia, la cual, por ello, no es sino el odio mismo, en cuanto considerado como disponiendo al hombre a gozarse en el mal de otro, y a entristecerse con su bien. (Peña - es)

3, prop 24, sc  - Ces affects de Haine et ceux qui leur ressemblent se rapportent à l'Envie, qui n'est rien d'autre que la Haine elle-même, en tant qu'on la considère comme disposant un homme à se réjouir du mal subi par autrui et à s'attrister du bien qui lui arrive. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 55, cor 1, sc  |  3, aff def 23, expl  |  3, aff def 24, expl

utilizzato da : 3, prop 35, sc   |  3, prop 55, cor 2, demo

propositio 25

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (5)  |  alto ^

Id omne de nobis deque re amata affirmare conamur quod nos vel rem amatam laetitia afficere imaginamur et contra id omne negare quod nos vel rem amatam tristitia afficere imaginamur.

Id omne de nobis deque re amata affirmare conamur quod nos vel rem amatam laetitia afficere imaginamur et contra id omne negare quod nos vel rem amatam tristitia afficere imaginamur.

Nous nous efforçons d'affirmer de nous et de la chose aimée tout ce que nous imaginons qui l'affecte ou nous affecte de Joie ; et, au contraire, de nier tout ce que nous imaginons qui l'affecte ou nous affecte de Tristesse. (Appuhn - fr)

We endeavour to affirm, concerning ourselves, and concerning what we love, everything that we conceive to affect pleasurably ourselves, or the loved object. Contrariwise, we endeavour to negative everything, which we conceive to affect painfully ourselves or the loved object. (Elwes - en)

Wir sind bestrebt, von uns und von einem geliebten Gegenstand alles das zu bejahen, wovon wir uns vorstellen, daß es uns oder den geliebten Gegenstand mit Lust erregt, und dagegen alles das zu verneinen, wovon wir uns vorstellen, daß es uns oder den geliebten Gegenstand mit Unlust erregt. (Stern - de)

Noi ci sforziamo di affermare di noi e della cosa amata tutto ciò che immaginiamo arrecare Letizia a noi o alla cosa amata; e, all'opposto, ci sforziamo di negare tutto ciò che immaginiamo arrecare Tristezza a noi o alla cosa amata. (Peri - it)

Al wat naar onze voorstelling onszelf of een geliefd wezen Blijheid brengt, trachten wij van onszelf of van het geliefde wezen te bevestigen, en omgekeerd trachten wij al wat naar onze voorstelling onszelf of het geliefde wezen bedroeft, te ontkennen. (Suchtelen - nl)

Nos esforzamos en afirmar de nosotros y de la cosa amada todo aquello que imaginamos nos afecta o la afecta de alegría, y, al contrario, en negar todo aquello que imaginamos nos afecta o la afecta de tristeza. (Peña - es)

Nous nous efforçons d'affirmer de nous-même et de l'objet aimé tout ce que nous imaginons affecter de Joie nous-même ou l'objet aimé, et au contraire nous nous efforçons de nier tout ce que nous imaginons affecter de Tristesse nous-même ou l'objet aimé. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 21  |  3, prop 12  |  2, prop 17  |  2, prop 17, cor   |  3, prop 13

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 25, demo  - Quod rem amatam laetitia vel tristitia afficere imaginamur, id nos laetitia vel tristitia afficit (per propositionem 21 hujus). At mens (per propositionem 12 hujus) ea quae nos laetitia afficiunt, quantum potest conatur imaginari hoc est (per propositionem 17 partis II et ejus corollarium) ut praesentia contemplari et contra (per propositionem 13 hujus) quae nos tristitia afficiunt, eorum existentiam secludere; ergo id omne de nobis deque re amata affirmare conamur quod nos vel rem amatam laetitia afficere imaginamur et contra. Q.E.D.

3, prop 25, demo  - Ce que nous imaginons qui affecte la chose aimée de Joie ou de Tristesse, nous affecte aussi de Joie ou de Tristesse (Prop. 21). Mais l'Âme (Prop. 12) s'efforce, autant qu'elle peut, d'imaginer ce qui nous affecte de Joie, c'est-à-dire (Prop. 17, p. II et son Coroll.) de le considérer comme présent ; et, au contraire (Prop. 13), d'exclure l'existence de ce qui nous affecte de Tristesse ; nous nous efforçons donc d'affirmer de nous et de la chose aimée tout ce que nous imaginons qui l'affecte ou nous affecte de Joie, et inversement. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 25, demo  - That, which we conceive to affect an object of our love pleasurably or painfully, affects us also pleasurably or painfully (III. xxi.). But the mind (III. xii.) endeavours, as far as possible, to conceive those things which affect us pleasurably; in other words (II. xvii. and Coroll.), it endeavours to regard them as present. And, contrariwise (III. xiii.), it endeavours to exclude the existence of such things as affect us painfully; therefore, we endeavour to affirm concerning ourselves, and concerning the loved object, whatever we conceive to affect ourselves, or the loved object pleasurably. Q.E.D.
(Elwes - en)

3, prop 25, demo  - Das, wovon wir uns vorstellen, daß es uns oder den geliebten Gegenstand mit Lust oder Unlust erregt, das erregt uns selbst mit Lust oder Unlust (nach Lehrsatz 21 dieses Teils). Der Geist aber strebt (nach Lehrsatz 12 dieses Teils) das, was uns mit Lust erregt, soviel er vermag, sich vorzustellen, d.h. (nach Lehrsatz 17, Teil 2, und seinem Zusatz), es als gegenwärtig zu betrachten; dagegen von dem, was uns mit Unlust erregt (nach Lehrsatz 13 dieses Teils), die Existenz auszuschließen. Folglich sind wir bestrebt, von uns und von einem geliebten Gegenstand alles das zu bejahen, wovon wir uns vorstellen, daß es uns oder den geliebten Gegenstand mit Lust erregt; und umgekehrt. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 25, demo  - Ciò che noi immaginiamo arrecare Letizia o Tristezza a una cosa amata ci allieta o ci rattrista. Ma la Mente si sforza, per quanto può, di immaginare cioè di considerare come presenti le cose che ci arrecano Letizia; e al contrario si sforza di escludere l'esistenza delle cose che ci arrecano Tristezza: e dunque noi ci sforziamo di affermare di noi e della cosa amata tutto ciò che immaginiamo arrecare Letizia a noi o alla cosa amata, e viceversa. (P. II, Prop. 17 e sua Conseg.; P. III, Prop. 12; Prop. 13; Prop.21). (Peri - it)

3, prop 25, demo  - Datgene, waarvan wij ons voorstellen dat het in het geliefde wezen Blijheid of Droefheid te weeg brengt, schenkt (vlg. St. XXI v.d. D.) ook onszelf Blijheid of Droefheid. Maar de Geest tracht (vlg. St. XII v.d. D.) zich zooveel mogelijk datgene wat ons Blijheid schenkt voor te stellen, d.w.z. (vlg. St. XVII en Gevolg D. II) als aanwezig te beschouwen. En omgekeerd tracht hij (vlg. St. XIII v.d. D.) het bestaan van wat ons droef maakt uit te sluiten. Derhalve trachten wij al wat naar onze voorstelling onszelf of een geliefd wezen blij maakt, van onszelf of van het geliefde wezen te bevestigen, en omgekeerd. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 25, demo  - Lo que imaginamos afecta a la cosa amada de alegría o tristeza, nos afecta de alegría o tristeza (por la Proposición 21 de esta Parte). Ahora bien, el alma (por la Proposición 12 de esta Parte) se esfuerza cuanto puede en imaginar aquellas cosas que nos afectan de alegría, esto es (por la Proposición 17 de la Parte II, y su Corolario), se esfuerza en contemplarlas como presentes, y, al contrario (por la Proposición 13 de esta Parte), se esfuerza por excluir la existencia de las que nos afectan de tristeza. Por consiguiente, nos esforzamos en afirmar de nosotros y de la cosa amada todo aquello que imaginamos nos afecta o la afecta de alegría, y al contrario. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 25, demo  - Ce que nous imaginons affecter de Joie ou de Tristesse l'objet aimé nous affecte aussi de Joie ou de Tristesse (par la Proposition 21). Mais l'Esprit (par la Proposition 12) s'efforce autant qu'il le peut d'imaginer ce qui nous affecte de Joie, c'est-à-dire (par la Proposition 17 Partie II et son Corollaire) de le considérer comme présent, et au contraire (par la Proposition 13) d'exclure l'existence de ce qui nous affecte de Tristesse : nous nous efforçons donc d'affirmer de nous-même et de l'objet aimé ce que nous imaginons nous affecter ou affecter l'objet aimé de Joie, et inversement. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 21 - Qui id quod amat laetitia vel tristitia affectum imaginatur, laetitia etiam vel tristitia afficietur et uterque hic affectus major aut minor erit in amante prout uterque major aut minor est in re amata.

3, prop 12 - Mens quantum potest ea imaginari conatur quae corporis agendi potentiam augent vel juvant.

2, prop 17 - Si humanum corpus affectum est modo qui naturam corporis alicujus externi involvit, mens humana idem corpus externum ut actu existens vel ut sibi praesens contemplabitur donec corpus afficiatur affectu qui ejusdem corporis existentiam vel praesentiam secludat.

2, prop 17, cor  - Mens corpora externa a quibus corpus humanum semel affectum fuit, quamvis non existant nec praesentia sint, contemplari tamen poterit velut praesentia essent.

3, prop 13 - Cum mens ea imaginatur quae corporis agendi potentiam minuunt vel coercent, conatur quantum potest rerum recordari quae horum existentiam secludunt.

utilizzato da : 3, prop 30, sc   |  3, prop 40, sc   |  3, prop 41, sc   |  3, prop 50, sc   |  4, prop 49, demo 

propositio 26

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (3)  |  alto ^

Id omne de re quam odio habemus, affirmare conamur quod ipsam tristitia afficere imaginamur et id contra negare quod ipsam laetitia afficere imaginamur.

Id omne de re quam odio habemus, affirmare conamur quod ipsam tristitia afficere imaginamur et id contra negare quod ipsam laetitia afficere imaginamur.

Nous nous efforçons d'affirmer d'une chose que nous avons en haine, tout ce que nous imaginons qui l'affecte de Tristesse, et, au contraire, de nier tout ce que nous imaginons qui l'affecte de Joie. (Appuhn - fr)

We endeavour to affirm, concerning that which we hate, everything which we conceive to affect it painfully; and, contrariwise, we endeavour to deny, concerning it, everything which we conceive to affect it pleasurably. (Elwes - en)

Wir sind bestrebt, von einem Gegenstand, den wir hassen, alles das zu bejahen, wovon wir uns vorstellen, daß es ihn mit Unlust erregt, und dagegen alles das zu verneinen, wovon wir uns vorstellen, daß es ihn mit Lust erregt. (Stern - de)

Noi ci sforziamo di affermare, della cosa che abbiamo in odio, tutto ciò che immaginiamo arrecarle Tristezza; e, al contrario, ci sforziamo di negare ciò che immaginiamo arrecarle Letizia. (Peri - it)

Van een wezen dat wij haten trachten wij alles te bevestigen wat het naar onze voorstelling bedroeft en omgekeerd trachten wij er van te ontkennen al wat het naar onze voorstelling verblijdt. (Suchtelen - nl)

Nos esforzamos en afirmar, de una cosa que odiamos, todo aquello que imaginamos la afecta de tristeza, y, por contra, en negar aquello que imaginamos la afecta de alegría. (Peña - es)

Nous nous efforçons d'affirmer d'un objet que nous haïssons tout ce que nous imaginons l'affecter de Tristesse, et au contraire d'en nier tout ce que nous imaginons l'affecter de Joie. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 23

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 26, demo  - Sequitur haec propositio ex propositione 23 ut praecedens ex propositione 21 hujus.

3, prop 26, demo  - Cette Proposition suit de la Proposition 23, comme la précédente de la Proposition 21. (Appuhn - fr)

3, prop 26, demo  - This proposition follows from III. xxiii., as the foregoing proposition followed from III. xxi. (Elwes - en)

3, prop 26, demo  - Dieser Lehrsatz folgt aus Lehrsatz 23 wie der vorige Lehrsatz aus Lehrsatz 21 dieses Teils. (Stern - de)

3, prop 26, demo  - Questa Proposizione discende dalla Prop. 23 qui sopra come la Proposizione precedente discende dalla Prop. 21 parimente qui sopra. (Peri - it)

3, prop 26, demo  - Deze stelling volgt uit Stelling XXIII, gelijk de voorgaande uit Stelling XXI van dit Deel. (Suchtelen - nl)

3, prop 26, demo  - Esta Proposición se sigue de la Proposición 23, como la anterior de la Proposición 21 de esta Parte. (Peña - es)

3, prop 26, demo  - Cette Proposition découle de la Proposition 23, comme la précédente de la Proposition 21. (Misrahi - fr)

3, prop 23 - Qui id quod odio habet, tristitia affectum imaginatur, laetabitur; si contra idem laetitia affectum esse imaginetur, contristabitur et uterque hic affectus major aut minor erit prout ejus contrarius major aut minor est in eo quod odio habet.

scholium

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (2)

3, prop 26, sc  - His videmus facile contingere ut homo de se deque re amata plus justo et contra de re quam odit, minus justo sentiat, quae quidem imaginatio quando ipsum hominem respicit qui de se plus justo sentit, superbia vocatur et species delirii est quia homo oculis apertis somniat se omnia illa posse quae sola imaginatione assequitur quaeque propterea veluti realia contemplatur iisque exultat quamdiu ea imaginari non potest quae horum existentiam secludunt et ipsius agendi potentiam determinant. Est igitur superbia laetitia ex eo orta quod homo de se plus justo sentit. Deinde laetitia quae ex eo oritur quod homo de alio plus justo sentit, existimatio vocatur et illa denique despectus quae ex eo oritur quod de alio minus justo sentit.

3, prop 26, sc  - Nous le voyons par là, il arrive facilement que l'homme fasse cas de lui-même et de la chose aimée plus qu'il n'est juste et, au contraire, de la chose qu'il hait moins qu'il n'est juste ; cette imagination, quand elle concerne l'homme lui-même qui fait de lui plus de cas qu'il n'est juste, s'appelle Orgueil, et est une espèce de Délire, puisque l'homme rêve les yeux ouverts qu'il peut tout ce qu'il embrasse par sa seule imagination, le considère pour cette raison comme réel et en est ravi, tandis qu'il ne peut imaginer ce qui en exclut l'existence et limite sa propre puissance d'agir. L'Orgueil donc est une Joie née de ce que l'homme fait de lui-même plus de cas qu'il n'est juste. La Joie ensuite, qui naît de ce que l'homme fait d'un autre plus de cas qu'il n'est juste, s'appelle Surestime ; et enfin Mésestime, celle qui naît de ce qu'il fait d'un autre moins de cas qu'il n'est juste. (Appuhn - fr)

3, prop 26, sc  - Thus we see that it may readily happen, that a man may easily think too highly of himself, or a loved object, and, contrariwise, too meanly of a hated object. This feeling is called pride, in reference to the man who thinks too highly of himself, and is a species of madness, wherein a man dreams with his eyes open, thinking that he can accomplish all things that fall within the scope of his conception, and thereupon accounting them real, and exulting in them, so long as he is unable to conceive anything which excludes their existence, and determines his own power of action. Pride, therefore, is pleasure springing from a man thinking too highly of himself. Again, the pleasure which arises from a man thinking too highly of another is called over-esteem. Whereas the pleasure which arises from thinking too little of a man is called disdain. (Elwes - en)

3, prop 26, sc  - Hieraus ersehen wir, wie leicht es geschieht, daß der Mensch von sich und dem geliebten Gegenstand eine größere Meinung hat, als recht ist, dagegen von einem verhaßten Gegenstand eine geringere Meinung, als recht ist. Diese Vorstellung heißt, soweit sie sich auf den Menschen selbst bezieht, der also von sich selbst eine größere Meinung hat, als recht ist, Hochmut und ist eine ArtWahnwitz, weil ein solcher Mensch mit offenen Augen träumt, er vermöge alles, was er bloß in der Einbildung erreicht. Er betrachtet daher dies alles als Wirklichkeit und bläht sich darob, solange er sich das nicht vorstellen kann, was die Existenz seiner Einbildungen ausschließt und sein Tätigkeitsvermögen beschränkt. Hochmut ist also Lust, daraus entsprungen, daß der Mensch eine größere Meinung von sich hat, als recht ist. - Die Lust ferner, welche daraus entspringt, daß der Mensch von einem andern eine größere Meinung hat, als recht ist, wird Überschätzung, diejenige endlich, welche daraus entspringt, daß er von einem andern eine geringereMeinung hat, als recht ist, wird Unterschätzung genannt. (Stern - de)

3, prop 26, sc  - Da questo vediamo come accada facilmente che un umano valuti se stesso e la cosa amata più di quanto è giusto, e al contrario valuti meno del giusto la cosa che egli odia. Questa immaginazione, quando si riferisce all'individuo stesso che si considera più del giusto, si chiama Superbia, ed è una specie di delirio: perché quell'individuo sogna ad occhi aperti di poter davvero compiere le cose che egli semplicemente immagina di compiere, e che perciò considera reali, e delle quali esulta: fin che non gli accada di immaginare altre cose che escludono l'esistenza di quelle su cui egli costruisce la sua grandezza, e che gli chiariscono i limiti della sua reale potenza d'agire. La Superbia è dunque una Letizia che sorge da questo, che un umano valuta se stesso più del giusto. La Letizia poi che sorge in un umano dal valutare un altro più del giusto si chiama Considerazione; e, infine, si chiama Disistima la Letizia che sorge dal valutare un altro meno del giusto. (Peri - it)

3, prop 26, sc  - Wij zien hieruit, dat het licht kan gebeuren dat de mensch over zichzelf of een geliefd wezen beter dan gerechtvaardigd, en omgekeerd dat hij over een gehaat wezen slechter dan billijk is oordeelt, welke verbeelding, indien zij dien mensch zelf betreft die beter over zichzelf oordeelt dan gerechtvaardigd is, Hoogmoed [verwaandheid] genoemd wordt en een vorm is van waanzin, aangezien zulk een persoon met open oogen droomt dat hij allerlei dingen kan welke hij alleen in zijn verbeelding bereikt; welke hij dus als werkelijkheden beschouwt en waarop hij zich verheft, zoolang hij niet bij machte is zich iets voor te stellen dat hun bestaan uitsluit en zijn eigen vermogen tot handelen beperkt.

Hoogmoed [verwaandheid] is dus een aandoening van Blijheid, ontstaan doordat iemand beter van zichzelf denkt dan gerechtvaardigd is. Verder wordt de Blijheid, ontstaan doordat iemand beter van een ander denkt dan gerechtvaardigd is, Overschatting genoemd, en Geringschatting tenslotte die, welke ontstaat doordat men van een ander slechter denkt dan billijk is. (Suchtelen - nl)

3, prop 26, sc  - Vemos, según esto, que fácilmente acontece que el hombre se estime a sí mismo y estime la cosa amada en más de lo justo y, al contrario, en menos de lo justo la cosa que odia, y esa imaginación, cuando concierne al hombre que se estima a sí mismo en más de lo justo, se llama soberbia, y es una especie de delirio, porque el hombre sueña con los ojos abiertos que puede realizar todas las cosas que alcanza con la sola imaginación, a las que, por ello, considera como reales, y exulta con ellas, mientras no puede imaginar otras que excluyen la existencia de aquéllas y limitan su potencia de obrar. Así pues, la soberbia es una alegría surgida del hecho de que el hombre se estima en más de lo justo. Además, la alegría que surge del hecho de que un hombre estime a otro en más de lo justo, se llama sobreestimación, y, por último, se llama menosprecio, la que surge del hecho de estimar a otro en menos de lo justo. (Peña - es)

3, prop 26, sc  - On le voit, il arrive aisément que l'homme s'estime lui-même et estime l'objet aimé au-dessus de leur juste valeur, et au contraire estime au-dessous de sa juste valeur l'objet haï. Cette imagination, quand elle concerne l'homme qui s'estime plus qu'à sa juste valeur, s'appelle Orgueil, lequel est une espèce de Délire, puisque l'homme rêve tout éveillé qu'il peut accomplir tout ce qu'il poursuit par la seule imagination, le considérant ainsi comme réel, et puisqu'il s'en émerveille dès lors qu'il ne peut imaginer ce qui en exclut l'existence et limite sa propre puissance d'agir. L'Orgueil est donc une Joie née du fait que l'homme s'estime au-dessus de sa juste valeur. Ensuite, la Joie qui naît du fait qu'un homme estime un autre homme au-dessus de sa juste valeur s'appelle Surestime et enfin Mésestime, celle qui naît du fait qu'il estime un autre homme au-dessous de sa juste valeur. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, aff def 22, expl  |  3, aff def 28, expl

utilizzato da : 3, prop 27, cor 1, demo  |  3, prop 40, cor 2, demo  |  3, prop 43, demo 

propositio 27

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (15)  |  alto ^

Ex eo quod rem nobis similem et quam nullo affectu prosecuti sumus, aliquo affectu affici imaginamur, eo ipso simili affectu afficimur.

Ex eo quod rem nobis similem et quam nullo affectu prosecuti sumus, aliquo affectu affici imaginamur, eo ipso simili affectu afficimur.

Si nous imaginons qu'une chose semblable à nous et à l'égard de laquelle nous n'éprouvons d'affection d'aucune sorte éprouve quelque affection, nous éprouvons par cela même une affection semblable. (Appuhn - fr)

By the very fact that we conceive a thing, which is like ourselves, and which we have not regarded with any emotion, to be affected with any emotion, we are ourselves affected with a like emotion (affectus). (Elwes - en)

Wenn wir einen Gegenstand unseresgleichen, für den wir keinen Affekt empfinden, von irgendeinem Affekt erregt vorstellen, so werden wir eben dadurch von dem gleichen Affekt erregt. (Stern - de)

Se immaginiamo che una cosa simile a noi, con la quale non siamo legati da alcun sentimento, provi un qualche sentimento, per il fatto stesso di questo immaginare proveremo anche noi un sentimento simile. (Peri - it)

Door het feit dat wij ons voorstellen dat een wezen, hetwelk ons gelijkt en waarvoor wij niets [bepaalds] gevoelen, een of andere aandoening ondergaat, wordt ook in onszelf een dergelijke aandoening opgewekt. (Suchtelen - nl)

Por el hecho de imaginar que experimenta algún afecto una cosa semejante a nosotros, y sobre la cual no hemos proyectado afecto alguno, experimentamos nosotros un afecto semejante. (Peña - es)

De ce que nous imaginons une chose semblable à nous, et que nous n'avons poursuivie d'aucun affect, affectée d'un certain affect, nous sommes par là même affectés d'un affect semblable. (Pautrat - fr)

Du fait que nous imaginons qu'un objet semblable à nous et pour lequel nous n'éprouvons aucun affect, est quant à lui affecté d'un certain affect, nous sommes par là affectés d'un affect semblable. (Misrahi - fr)

demonstratio by 2, prop 17, sc   |  2, prop 16  |  3, prop 23

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 27, demo  - Rerum imagines sunt corporis humani affectiones quarum ideae corpora externa veluti nobis praesentia repraesentant (per scholium propositionis 17 partis II) hoc est (per propositionem 16 partis II) quarum ideae naturam nostri corporis et simul praesentem externi corporis naturam involvunt. Si igitur corporis externi natura similis sit naturae nostri corporis, tum idea corporis externi quod imaginamur affectionem nostri corporis involvet similem affectioni corporis externi et consequenter si aliquem nobis similem aliquo affectu affectum imaginamur, haec imaginatio affectionem nostri corporis huic affectui similem exprimet adeoque ex hoc quod rem aliquam nobis similem aliquo affectu affici imaginamur, simili cum ipsa affectu afficimur. Quod si rem nobis similem odio habeamus, eatenus (per propositionem 23 hujus) contrario affectu cum ipsa afficiemur, non autem simili. Q.E.D.

3, prop 27, demo  - Les images des choses sont des affections du Corps humain dont les idées nous représentent les corps extérieurs comme nous étant présents (Scolie de la Prop. 17, p. II), c'est-à-dire (Prop. 16, p. II) dont les idées enveloppent la nature de notre Corps et en même temps la nature présente d'un corps extérieur. Si donc la nature d'un corps extérieur est semblable à celle de notre Corps, l'idée du corps extérieur que nous imaginons, enveloppera une affection de notre Corps semblable à celle du corps extérieur ; et, conséquemment, si nous imaginons quelqu'un de semblable à nous affecté de quelque affection, cette imagination enveloppera une affection semblable de notre Corps. Par cela même donc que nous imaginons qu'une chose semblable à nous éprouve quelque affection, nous éprouvons une affection semblable à la sienne. Que si, au contraire, nous avions en haine une chose semblable à nous, nous éprouverions (Prop. 23) dans la mesure de notre haine une affection contraire et non semblable à la sienne. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 27, demo  - The images of things are modifications of the human body, whereof the ideas represent external bodies as present to us (II. xvii.); in other words (II. x.), whereof the ideas involve the nature of our body, and, at the same time, the nature of external bodies as present. If, therefore, the nature of the external body be similar to the nature of our body, then the idea which we form of the external body will involve a modification of our own body similar to the modification of the external body. Consequently, if we conceive anyone similar to ourselves as affected by any emotion, this conception will express a modification of our body similar to that emotion. Thus, from the fact of conceiving a thing like ourselves to be affected with any emotion, we are ourselves affected with a like emotion. If, however, we hate the said thing like ourselves, we shall, to that extent, be affected by a contrary, and not similar, emotion. Q.E.D.
(Elwes - en)

3, prop 27, demo  - Die Vorstellungen der Dinge sind Erregungen des menschlichen Körpers, deren Ideen die äußern Körper uns darstellen, als ob sie uns gegenwärtig wären (nach Anmerkung zu Lehrsatz 17, Teil 2); d.h. (nach Lehrsatz 16, Teil 2), deren Ideen die Natur unseres Körpers und zugleich die gegenwärtige Natur des äußern Körpers in sich schließen. Wenn also die Natur des äußern Körpers der Natur unseres Körpers ähnlich ist, so wird die Idee des äußern Körpers, den wir vorstellen, eine Erregung unseres Körpers in sich schließen, welche der Erregung des äußern Körpers ähnlich ist. Wenn wir uns daher vorstellen, daß jemand unseresgleichen von einem Affekt erregt ist, so wird diese Vorstellung eine Erregung unseres Körpersausdrücken, welche diesem Affekt ähnlich ist. Dadurch also, daß wir einen Gegenstand unseresgleichen von irgendeinem Affekt erregt vorstellen, werden wir von dem gleichen Affekt erregt wie dieser Gegenstand. Denn wenn wir einen Gegenstand unseresgleichen hassen, so werden wir insofern (nach Lehrsatz 23 dieses Teils) von einem dem seinigen entgegengesetzten Affekt erregt werden, nicht aber von dem gleichen. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 27, demo  - Le immagini delle cose sono affezioni del Corpo umano, le idee delle quali ci raffigurano i corpi esterni come presenti a noi; le idee delle quali, cioè, implicano insieme la natura del nostro Corpo e la natura (presente) del corpo esterno. Ma se la natura del corpo esterno sia simile alla natura del nostro Corpo, allora l'idea del corpo esterno, che immaginiamo, implicherà un'affezione del nostro Corpo simile all'affezione del corpo esterno; e di conseguenza, se immaginiamo qualcuno simile a noi interessato da un qualche sentimento, questa immaginazione esprimerà un'affezione del nostro Corpo analoga a questo sentimento: e, pertanto, il nostro immaginare che un essere simile a noi provi un qualche sentimento farà sì che noi proviamo, insieme con quell'essere, un sentimento simile al suo. (Se però noi abbiamo in odio quell'essere simile a noi, proveremo insieme con lui un sentimento contrario, e non simile, al suo, e d'intensità proporzionale). (P. II, Prop. 16; Chiarim. d. Prop. 17; P. III, Prop. 23). (Peri - it)

3, prop 27, demo  - De beelden der dingen zijn (vlg. Opmerking St. XVII D. II) inwerkingen op het menschelijk Lichaam, welker voorstellingen ons de uitwendige voorwerpen als aanwezig voorstellen; d.w.z. (vlg. St. XVI D. II) welker voorstellingen den aard van ons Lichaam en tegelijk den aanwezigen aard van het uitwendig voorwerp in zich sluiten. Indien dus de aard van een uitwendig voorwerp gelijkt op den aard van ons Lichaam, zal de voorstelling van dit uitwendig voorwerp dat wij ons verbeelden, een inwerking op ons Lichaam in zich sluiten, welke gelijkt op den toestand van het uitwendig voorwerp. Bijgevolg zal, indien wij ons voorstellen dat een wezen dat ons gelijkt een of andere aandoening ondergaat, deze voorstelling een toestand van ons Lichaam weergeven welke op deze aandoening gelijkt [aan deze aandoening beantwoordt]. Derhalve: door het feit dat wij ons voorstellen dat een wezen hetwelk ons gelijkt een of andere aandoening ondergaat, wordt ook in onszelf een dergelijke aandoening opgewekt. Wanneer wij echter een wezen dat ons gelijkt haten, zullen wij een tegenovergestelde aandoening dan dit wezen ondergaan en niet een dergelijke. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 27, demo  - Las imágenes de las cosas son afecciones del cuerpo humano, cuyas ideas representan los cuerpos exteriores como presentes a nosotros (por el Escolio de la Proposición 17 de la Parte II), esto es (por la Proposición 16 de la Parte II), cuyas ideas implican a la vez la naturaleza de nuestro cuerpo y la naturaleza presente de un cuerpo exterior. Así pues, si la naturaleza de un cuerpo exterior es semejante a la naturaleza de nuestro cuerpo, entonces la idea del cuerpo exterior que imaginamos implicará una afección de nuestro cuerpo semejante a la afección del cuerpo exterior, y, consiguientemente, si imaginamos a alguien semejante a nosotros experimentando algún afecto, esa imaginación expresará una afección de nuestro cuerpo semejante a ese afecto, y, de esta suerte, en virtud del hecho de imaginar una cosa semejante a nosotros experimentando algún afecto, somos afectados por un afecto semejante al suyo. Y si odiamos una cosa semejante a nosotros, en esa medida (por la Proposición 23 de esta Parte) seremos afectados por un afecto contrario, y no semejante, al suyo. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 27, demo  - Les images des choses sont des affections du Corps humain dont les idées nous représentent les corps extérieurs comme nous étant présents (par le Scolie de la Proposition 17, Partie II), c'est-à-dire (par la Proposition 16, Partie II) dont les idées enveloppent simultanément et la nature de notre Corps et la nature présente d'un corps extérieur. Donc, si la nature d'un corps extérieur est semblable à celle de notre Corps, l'idée du corps extérieur que nous imaginons enveloppera une affection de notre Corps semblable à celle du corps extérieur. Par suite, si nous imaginons quelqu'un de semblable à nous comme étant affecté d'un affect quelconque, cette imagination exprimera une affection de notre Corps semblable à celle du corps extérieur. Ainsi donc, par le fait même que nous imaginons une chose semblable à nous comme affectée d'un affect donné, nous sommes affectés d'un affect semblable. Mais si nous haïssons cette chose semblable à nous, nous serons alors affectés (par la Proposition 23) non pas d'un affect semblable mais d'un affect contraire. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

2, prop 17, sc  - Videmus itaque qui fieri potest ut ea quae non sunt veluti praesentia contemplemur, ut saepe fit. Et fieri potest ut hoc aliis de causis contingat sed mihi hic sufficit ostendisse unam per quam rem sic possim explicare ac si ipsam per veram causam ostendissem nec tamen credo me a vera longe aberrare quandoquidem omnia illa quae sumpsi postulata, vix quicquam continent quod non constet experientia de qua nobis non licet dubitare postquam ostendimus corpus humanum prout ipsum sentimus, existere (vide corollarium post propositionem 13 hujus). Praeterea (ex corollario praecedentis et corollario II propositionis 16 hujus) clare intelligimus quaenam sit differentia inter ideam exempli gratia Petri quae essentiam mentis ipsius Petri constituit et inter ideam ipsius Petri quae in alio homine, puta in Paulo, est. Illa enim essentiam corporis ipsius Petri directe explicat nec existentiam involvit nisi quamdiu Petrus existit; haec autem magis constitutionem corporis Pauli quam Petri naturam indicat et ideo durante illa corporis Pauli constitutione mens Pauli quamvis Petrus non existat, ipsum tamen ut sibi praesentem contemplabitur. Porro ut verba usitata retineamus, corporis humani affectiones quarum ideae corpora externa velut nobis praesentia repraesentant, rerum imagines vocabimus tametsi rerum figuras non referunt. Et cum mens hac ratione contemplatur corpora, eandem imaginari dicemus. Atque hic ut quid sit error indicare incipiam, notetis velim mentis imaginationes in se spectatas nihil erroris continere sive mentem ex eo quod imaginatur, non errare sed tantum quatenus consideratur carere idea quae existentiam illarum rerum quas sibi praesentes imaginatur, secludat. Nam si mens dum res non existentes ut sibi praesentes imaginatur, simul sciret res illas revera non existere, hanc sane imaginandi potentiam virtuti suae naturae, non vitio tribueret praesertim si haec imaginandi facultas a sola sua natura penderet hoc est (per definitionem 7 partis I) si haec mentis imaginandi facultas libera esset.

2, prop 16 - Idea cujuscunque modi quo corpus humanum a corporibus externis afficitur, involvere debet naturam corporis humani et simul naturam corporis externi.

3, prop 23 - Qui id quod odio habet, tristitia affectum imaginatur, laetabitur; si contra idem laetitia affectum esse imaginetur, contristabitur et uterque hic affectus major aut minor erit prout ejus contrarius major aut minor est in eo quod odio habet.

scholium by 3, prop 22, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (1)

3, prop 27, sc  - Haec affectuum imitatio quando ad tristitiam refertur, vocatur commiseratio (de qua vide scholium propositionis 22 hujus) sed ad cupiditatem relata aemulatio, quae proinde nihil aliud est quam alicujus rei cupiditas quae in nobis ingeneratur ex eo quod alios nobis similes eandem cupiditatem habere imaginamur.

3, prop 27, sc  - Cette imitation des affections, quand elle a lieu à l'égard d'une Tristesse s'appelle Commisération (voir Scolie de la Prop. 22) ; mais, si c'est à l'égard d'un Désir, elle devient l'Émulation qui n'est rien d'autre que le Désir d'une chose engendré en nous de ce que nous imaginons que d'autres êtres semblables à nous en ont le Désir. (Appuhn - fr)

3, prop 27, sc  - This imitation of emotions, when it is referred to pain, is called compassion (cf. III. xxii. note); when it is referred to desire, it is called emulation, which is nothing else but the desire of anything, engendered in us by the fact that we conceive that others have the like desire. (Elwes - en)

3, prop 27, sc  - Diese Nachahmung der Affekte heißt, wenn sie Unlust betrifft, Mitleid (s. darüber die Anmerkung zu Lehrsatz 22 dieses Teils). Betrifft sie aber die Begierde, so heißt sie Wetteifer. Diese ist also nichts anders als die Begierde nach einem Ding, welche in uns durch die Vorstellung erzeugt wird, daß andere unseresgleichen diese Begierde haben. (Stern - de)

3, prop 27, sc  - Questa imitazione (o piuttosto risonanza) di sentimenti, quando si riferisca alla Tristezza, si chiama Compassione (v. il Chiarim. d. Prop. 22 qui sopra); quando invece si riferisca alla Cupidità (ossia a un Appetito che si ha la coscienza d'avere) si chiama Competizione: la quale pertanto non è altro che la Cupidità di una cosa, che sorge in noi dal nostro immaginare che altri simili a noi abbiano la stessa Cupidità. (Peri - it)

3, prop 27, sc  - Deze nabootsing van aandoeningen heet, voorzoover zij onder Droefheid thuis behooren, Medelijden (waarover men zie Opmerking St. XXII v.d. D.); behooren zij evenwel tot de Begeerte, zoo noemt men haar wedijver, welke dus niets anders is dan een Begeerte tot een of ander ding, welke in ons ontstaat door ons voor te stellen dat anderen, die ons gelijken, dezelfde begeerte hebben. (Suchtelen - nl)

3, prop 27, sc  - Esta imitación de los afectos, cuando se refiere a la tristeza, se llama conmiseración (acerca de la cual, ver el Escolio de la Proposición 22 de esta Parte), pero referida al deseo se llama emulación que, por ende, no es sino el deseo de alguna cosa, engendrado en nosotros en virtud del hecho de imaginar que otros, semejantes a nosotros, tienen el mismo deseo. (Peña - es)

3, prop 27, sc  - Cette imitation des affects s'appelle Commisération, quand elle concerne la Tristesse (voir à ce propos le Scolie de la Proposition 22) ; mais si elle est relative au Désir, elle s'appelle Émulation, celle-ci n'étant donc rien d'autre que le Désir d'une chose, provoqué en nous par le fait que nous imaginons que d'autres êtres semblables à nous ont le même Désir. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, aff def 33, expl

3, prop 22, sc  - Propositio 21 nobis explicat quid sit commiseratio quam definire possumus quod sit tristitia orta ex alterius damno. Quo autem nomine appellanda sit laetitia quae ex alterius bono oritur, nescio. Porro amorem erga illum qui alteri bene fecit, favorem et contra odium erga illum qui alteri male fecit, indignationem appellabimus. Denique notandum nos non tantum misereri rei quam amavimus (ut in propositione 21 ostendimus) sed etiam ejus quam antea nullo affectu prosecuti sumus modo eam nobis similem judicemus (ut infra ostendam) atque adeo ei etiam favere qui simili bene fecit et contra in eum indignari qui simili damnum intulit.

corollarium 1

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (3)

3, prop 27, cor 1 - Si aliquem quem nullo affectu prosecuti sumus, imaginamur laetitia afficere rem nobis similem, amore erga eundem afficiemur. Si contra eundem imaginamur eandem tristitia afficere, odio erga ipsum afficiemur.

3, prop 27, cor 1 - Si nous imaginons que quelqu'un à l'égard de qui nous n'éprouvions d'affection d'aucune sorte, affecte de Joie une chose semblable à nous, nous serons affectés d'Amour envers lui. Si, au contraire, nous imaginons qu'il l'affecte de Tristesse, nous serons affectés de haine envers lui. (Appuhn - fr)

3, prop 27, cor 1 - If we conceive that anyone, whom we have hitherto regarded with no emotion, pleasurably affects something similar to ourselves, we shall be affected with love towards him. If, on the other hand, we conceive that he painfully affects the same, we shall be affected with hatred towards him. (Elwes - en)

3, prop 27, cor 1 - Wenn wir uns vorstellen, daß jemand, für den wir keinen Affekt empfinden, einen Gegenstand unseresgleichen mit Lust erregt, so werden wir von Liebe zu ihm erregt werden. Stellen wir uns dagegen vor, daß er ihn mit Unlust erregt, so werden wir von Haß gegen ihn erregt werden. (Stern - de)

3, prop 27, cor 1 - Se immaginiamo che qualcuno, col quale non siamo legati da alcun sentimento, faccia provare Letizia ad una cosa simile a noi, noi sentiremo di amarlo. Al contrario, se immaginiamo che alla cosa simile a noi quegli faccia provare Tristezza, noi sentiremo di odiarlo. (Peri - it)

3, prop 27, cor 1 - Wanneer wij ons voorstellen dat iemand, die geenerlei aandoening in ons te weeg brengen, een ons gelijkend wezen verblijdt, zullen wij Liefde jegens hem gevoelen. Stellen wij ons daarentegen voor dat hij dit wezen bedroeft, zoo zullen wij hem haten. (Suchtelen - nl)

3, prop 27, cor 1 - Si imaginamos que alguien, sobre quien no hemos proyectado ningún afecto, afecta de alegría a una cosa semejante a nosotros, seremos afectados de amor hacia él. Si, por contra, imaginamos que la afecta de tristeza, seremos afectados de odio hacia él. (Peña - es)

3, prop 27, cor 1 - Si nous imaginons que quelqu'un pour lequel nous n'éprouvons aucun affect, affecte de Joie un objet semblable à nous, nous serons affectés d'Amour à son égard. Si au contraire nous imaginons qu'il l'affecte de Tristesse, nous serons à son égard affectés de Haine. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 32, demo   |  3, aff def 18, expl  |  3, aff def 20, expl

demonstratio by 3, prop 26

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 27, cor 1, demo - Hoc eodem modo ex propositione praecedenti demonstratur ac propositio 22 hujus ex propositione 21.

3, prop 27, cor 1, demo - Cela se démontre par la Proposition précédente de même manière que la Proposition 22 par la Proposition 21. (Appuhn - fr)

3, prop 27, cor 1, demo - This is proved from the last proposition in the same manner as III. xxii. is proved from III. xxi. (Elwes - en)

3, prop 27, cor 1, demo - Dieser Satz wird ebenso aus dem vorigen Lehrsatz bewiesen wie Lehrsatz 22 dieses Teils aus Lehrsatz 21. (Stern - de)

3, prop 27, cor 1, demo - Questa affermazione si dimostra ricorrendo alla Proposizione precedente, così come la Prop. 22 qui sopra si dimostra ricorrendo alla Prop. 21. (Peri - it)

3, prop 27, cor 1, demo - Dit wordt op dezelfde wijze uit de voorgaande stelling bewezen als Stelling XXII van dit Deel uit Stelling XXI. (Suchtelen - nl)

3, prop 27, cor 1, demo - Esto se demuestra por la Proposición anterior, del mismo modo que la Proposición 22 de esta Parte por la Proposición 21. (Peña - es)

3, prop 27, cor 1, demo - Cela se démontre par la Proposition précédente, de la même manière que la Proposition 22 de cette Partie par la Proposition 21. (Misrahi - fr)

3, prop 26 - Id omne de re quam odio habemus, affirmare conamur quod ipsam tristitia afficere imaginamur et id contra negare quod ipsam laetitia afficere imaginamur.

corollarium 2

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 27, cor 2 - Rem cujus nos miseret, odio habere non possumus ex eo quod ipsius miseria nos tristitia afficit.

3, prop 27, cor 2 - Si une chose nous inspire de la commisération, nous ne pouvons l'avoir en haine à cause de la Tristesse dont sa misère nous affecte. (Appuhn - fr)

3, prop 27, cor 2 - We cannot hate a thing which we pity, because its misery affects us painfully. (Elwes - en)

3, prop 27, cor 2 - Einen Gegenstand, den wir bemitleiden, können wir nicht deshalb hassen, weil sein Leid uns mit Unlust erregt. (Stern - de)

3, prop 27, cor 2 - Se una cosa ci ispira compassione non possiamo averla in odio perché la sua miseria ci rattrista (v. il Chiarim. qui sopra). (Peri - it)

3, prop 27, cor 2 - Een wezen waarvoor wij medelijden gevoelen, kunnen wij niet haten op grond daarvan dat zijn ongeluk ons bedroeft. (Suchtelen - nl)

3, prop 27, cor 2 - No podemos odiar una cosa que nos mueve a conmiseración, pues su miseria nos afecta de tristeza. (Peña - es)

3, prop 27, cor 2 - Un objet pour lequel nous avons de la commisération ne peut pas nous inspirer de haine en raison de la Tristesse dont sa souffrance nous affecte. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 23

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 27, cor 2, demo - Si enim ex eo nos eandem odio habere possemus, tum (per propositionem 23 hujus) ex ipsius tristitia laetaremur, quod est contra hypothesin.

3, prop 27, cor 2, demo - Si en effet nous pouvions l'avoir en haine, alors (Prop. 23) nous serions joyeux de sa Tristesse, ce qui est contre l'hypothèse. (Appuhn - fr)

3, prop 27, cor 2, demo - If we could hate it for this reason, we should rejoice in its pain, which is contrary to the hypothesis. (Elwes - en)

3, prop 27, cor 2, demo - Denn wenn wir ihn deshalb hassen könnten, so würden wir uns (nach Lehrsatz 23 dieses Teils) über seine Unlust freuen, was gegen die Voraussetzung ist. (Stern - de)

3, prop 27, cor 2, demo - Se per questo essere rattristati noi potessimo odiare la cosa in questione, allora (Prop. 23 qui sopra) ci rallegreremmo della sua Tristezza: il che è contro l'Ipotesi. (Peri - it)

3, prop 27, cor 2, demo - Immers indien wij het om die reden konden haten, zouden wij ons (vlg. St. XXIII v.d. D.) over zijn droefheid verblijden, hetgeen in strijd is met het onderstelde. (Suchtelen - nl)

3, prop 27, cor 2, demo - En efecto, si por ello pudiéramos odiarla, entonces (por la Proposición 23 de esta Parte) nos alegraríamos de su tristeza, lo cual va contra la hipótesis. (Peña - es)

3, prop 27, cor 2, demo - Si, en effet, nous pouvions le haïr par ce motif, nous nous réjouirions de sa Tristesse (par la Proposition 23), ce qui est contraire à l'hypothèse. (Misrahi - fr)

3, prop 23 - Qui id quod odio habet, tristitia affectum imaginatur, laetabitur; si contra idem laetitia affectum esse imaginetur, contristabitur et uterque hic affectus major aut minor erit prout ejus contrarius major aut minor est in eo quod odio habet.

corollarium 3

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (1)

3, prop 27, cor 3 - Rem cujus nos miseret, a miseria quantum possumus liberare conabimur.

3, prop 27, cor 3 - Si un objet nous inspire de la commisération nous nous efforcerons, autant que nous pourrons, de le délivrer de sa misère. (Appuhn - fr)

3, prop 27, cor 3 - We seek to free from misery, as far as we can, a thing which we pity. (Elwes - en)

3, prop 27, cor 3 - Einen Gegenstand, den wir bemitleiden, werden wir, soviel wir können, von seinem Leid zu befreien suchen. (Stern - de)

3, prop 27, cor 3 - Noi ci sforzeremo, per quanto possiamo, di liberare dalla sua miseria la cosa di cui abbiamo compassione. (Peri - it)

3, prop 27, cor 3 - Een wezen waarvoor wij medelijden gevoelen, trachten wij zooveel mogelijk van zijn ongeluk te bevrijden. (Suchtelen - nl)

3, prop 27, cor 3 - Nos esforzamos cuanto podemos por librar de su miseria a una cosa que nos mueve a conmiseración. (Peña - es)

3, prop 27, cor 3 - Nous nous efforcerons, autant que nous le pouvons, de libérer de sa souffrance l'objet pour lequel nous avons de la commisération. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 4, prop 50, demo 

demonstratio by 3, prop 27  |  3, prop 13  |  3, prop 9, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 27, cor 3, demo - Id quod rem cujus nos miseret, tristitia afficit, nos simili etiam tristitia afficit (per propositionem praecedentem) adeoque omne id quod ejus rei existentiam tollit sive quod rem destruit, comminisci conabimur (per propositionem 13 hujus) hoc est (per scholium propositionis 9 hujus) id destruere appetemus sive ad id destruendum determinabimur atque adeo rem cujus miseremur, a sua miseria liberare conabimur. Q.E.D.

3, prop 27, cor 3, demo - Ce qui affecte de Tristesse l'objet qui nous inspire de la commisération, nous affecte d'une Tristesse semblable (Prop. préc.) ; par suite, nous nous efforcerons de nous rappeler tout ce qui ôte l'existence de cette chose ou la détruit (Prop. 13), c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 9) nous aurons l'appétit de le détruire ou serons déterminés vers sa destruction ; et ainsi nous nous efforcerons de délivrer de sa misère l'objet qui nous inspire de la commisération. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 27, cor 3, demo - That, which painfully affects the object of our pity, affects us also with similar pain (by the foregoing proposition); therefore, we shall endeavour to recall everything which removes its existence, or which destroys it (cf. III. xiii.); in other words (III. ix. note), we shall desire to destroy it, or we shall be determined for its destruction; thus, we shall endeavour to free from misery a thing which we pity. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 27, cor 3, demo - Das, was einen Gegenstand, den wir bemitleiden, mit Unlust erregt, erregt uns selbst mit gleicher Unlust (nach dem vorigen Lehrsatz). Daher werden wir bestrebt sein, alles zu ersinnen, was die Existenz dieses Dinges aufhebt oder was das Ding zerstört (nach Lehrsatz 13 dieses Teils); d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 9 dieses Teils), wir werden das Verlangen haben, es zu zerstören, oder wir werden bestimmt werden, es zu zerstören. Somit werden wir einen Gegenstand, den wir bemitleiden, von seinem Leid zu befreien suchen. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 27, cor 3, demo - Ciò che fa sì che la cosa di cui noi abbiamo compassione provi Tristezza arreca anche a noi una Tristezza simile (Prop. preced.): e perciò noi ci sforzeremo di escogitare tutto ciò che esclude o toglie l'esistenza di quel fattore di Tristezza, ossia tutto ciò che può distruggerlo (P. III, Prop. 13); in altri termini desidereremo di distruggerlo, o saremo decisi a distruggerlo (P. III, Chiarim. d. Prop. 9): e a questo nostro sforzo apparterrà necessariamente lo sforzo che occorre per liberare dalla sua miseria la cosa di cui abbiamo compassione. (Peri - it)

3, prop 27, cor 3, demo - Datgene wat het wezen waarvoor wij medelijden gevoelen bedroeft, brengt ook in ons (vlg. de voorgaande St.) een dergelijke Droefheid teweeg en wij zullen dus (vlg. St. XIII v.d. D.) alles trachten te verzinnen wat het bestaan dier aanleiding tot Droefheid opheft ofwel wat haar vernietigt; d.w.z. (vlg. Opmerking St. IX v.d. D.) wij zullen verlangen of er toe gedreven worden haar te vernietigen. Derhalve zullen wij een wezen waarvoor wij medelijden gevoelen van zijn ongeluk trachten te bevrijden. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 27, cor 3, demo - Aquello que afecta de tristeza a una cosa que nos mueve a conmiseración, nos afecta también de una tristeza semejante (por la Proposición anterior), y así, nos esforzaremos por recordar todo aquello que prive de existencia a esa cosa o que la destruya (por la Proposición 13 de esta Parte), esto es (por el Escolio de la Proposición 9 de esta Parte), apeteceremos destruirlo o nos determinaremos a destruirlo, y así, nos esforzaremos por librar de su miseria a una cosa que nos mueve a conmiseración. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 27, cor 3, demo - Ce qui affecte de Tristesse l'objet pour lequel nous avons de la commisération nous affecte d'une Tristesse semblable (par la Proposition précédente). Par suite nous nous efforcerons de nous souvenir de tout ce qui supprime l'existence de cette cause, ou la détruit (par la Proposition 13) ; c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 9) que nous aurons une propension à la détruire, ou serons déterminés à poursuivre sa destruction. Ainsi donc, nous nous efforcerons de libérer de sa souffrance l'objet pour lequel nous avons de la commisération. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 27 - Ex eo quod rem nobis similem et quam nullo affectu prosecuti sumus, aliquo affectu affici imaginamur, eo ipso simili affectu afficimur.

3, prop 13 - Cum mens ea imaginatur quae corporis agendi potentiam minuunt vel coercent, conatur quantum potest rerum recordari quae horum existentiam secludunt.

3, prop 9, sc  - Hic conatus cum ad mentem solam refertur, voluntas appellatur sed cum ad mentem et corpus simul refertur, vocatur appetitus, qui proinde nihil aliud est quam ipsa hominis essentia ex cujus natura ea quae ipsius conservationi inserviunt, necessario sequuntur atque adeo homo ad eadem agendum determinatus est. Deinde inter appetitum et cupiditatem nulla est differentia nisi quod cupiditas ad homines plerumque referatur quatenus sui appetitus sunt conscii et propterea sic definiri potest nempe cupiditas est appetitus cum ejusdem conscientia. Constat itaque ex his omnibus nihil nos conari, velle, appetere neque cupere quia id bonum esse judicamus sed contra nos propterea aliquid bonum esse judicare quia id conamur, volumus, appetimus atque cupimus.

scholium by 3, prop 22, sc 

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3, prop 27, cor 3, sc - Haec voluntas sive appetitus benefaciendi qui ex eo oritur quod rei in quam beneficium conferre volumus, nos miseret, benevolentia vocatur, quae proinde nihil aliud est quam cupiditas ex commiseratione orta. Caeterum de amore et odio erga illum qui rei quam nobis similem esse imaginamur, bene aut male fecit, vide scholium propositionis 22 hujus.

3, prop 27, cor 3, sc - Cette volonté ou cet appétit de faire du bien qui naît de notre commisération à l'égard de la chose à laquelle nous voulons faire du bien, s'appelle Bienveillance, et ainsi la Bienveillance n'est rien d'autre qu'un Désir né de la Commisération. Au sujet de l'Amour et de la Haine pour celui qui fait du bien ou du mal à la chose que nous imaginons semblable à nous, voir d'ailleurs Scolie de la Proposition 22. (Appuhn - fr)

3, prop 27, cor 3, sc - This will or appetite for doing good, which arises from pity of the thing whereon we would confer a benefit, is called benevolence, and is nothing else but desire arising from compassion. Concerning love or hate towards him who has done good or harm to something, which we conceive to be like ourselves, see III. xxii. note. (Elwes - en)

3, prop 27, cor 3, sc - DieserWille oder dieses Verlangen, wohlzutun, welches daraus entspringt, daß wir den Gegenstand bemitleiden, dem wir dieWohltat erweisen wollen, heißt Wohlwollen, welches also nichts anderes ist als eine aus Mitleid entsprungene Begierde. Siehe übrigens über Liebe und Haß gegen jemand, der einem Gegenstand, den wir uns als unseresgleichen vorstellen, Gutes oder Böses tut, die Anmerkung zu Lehrsatz 22 dieses Teils. (Stern - de)

3, prop 27, cor 3, sc - Questa volontà, o appetito, di beneficare, che nasce dal nostro aver compassione di una cosa a cui vogliamo conferire un beneficio, si chiama Benevolenza: e non è altro che una Cupidità originata dalla compassione. Quanto poi all'Amore e all'Odio verso chi ha fatto del bene o del male ad una cosa che immaginiamo simile a noi, si veda il Chiarimento della Prop. 22 qui sopra. (Peri - it)

3, prop 27, cor 3, sc - Deze wil of dit verlangen om wèl te doen, welke daaruit voortspruit dat wij voor het wezen waaraan wij een weldaad willen bewijzen, medelijden gevoelen, wordt Welwillendheid genoemd, welke dus niets anders is dan Begeerte, ontstaan uit medelijden. Zie overigens over Liefde en Haat jegens dengene die een wezen dat wij als ons gelijkend beschouwen goed of kwaad deed, de Opmerking bij Stelling XXII van dit Deel. (Suchtelen - nl)

3, prop 27, cor 3, sc - Esa voluntad o apetito de hacer bien, que surge de nuestra conmiseración hacia la cosa a la que queremos beneficiar, se llama benevolencia, la cual, por ende, no es sino un deseo surgido de la conmiseración. Tocante al amor y el odio hacia aquel que ha hecho bien o mal a la cosa que imaginamos ser semejante a nosotros, ver el Escolio de la Proposición 22 de esta Parte. (Peña - es)

3, prop 27, cor 3, sc - Cette volonté ou, en d'autres termes, cet appétit de bien agir, qui naît de notre commisération à l'égard de l'objet pour lequel nous voulons un bien, s'appelle Bienveillance, celle-ci n'étant donc rien d'autre qu'un Désir né de la commisération. A propos de l'Amour ou de la Haine pour celui qui agit bien ou mal à l'égard de l'objet que nous imaginons semblable à nous, voir le Scolie de la Proposition 22 de cette Partie. (Misrahi - fr)

3, prop 22, sc  - Propositio 21 nobis explicat quid sit commiseratio quam definire possumus quod sit tristitia orta ex alterius damno. Quo autem nomine appellanda sit laetitia quae ex alterius bono oritur, nescio. Porro amorem erga illum qui alteri bene fecit, favorem et contra odium erga illum qui alteri male fecit, indignationem appellabimus. Denique notandum nos non tantum misereri rei quam amavimus (ut in propositione 21 ostendimus) sed etiam ejus quam antea nullo affectu prosecuti sumus modo eam nobis similem judicemus (ut infra ostendam) atque adeo ei etiam favere qui simili bene fecit et contra in eum indignari qui simili damnum intulit.

utilizzato da : 3, prop 23, sc   |  3, prop 27, cor 3, demo  |  3, prop 29, demo   |  3, prop 30, demo   |  3, prop 31, demo   |  3, prop 32, demo   |  3, prop 40, demo   |  3, prop 47, demo   |  3, prop 49, sc   |  3, prop 52, sc   |  3, prop 53, cor   |  3, aff def 33, expl  |  3, aff def 44, expl  |  4, prop 50, sc   |  4, prop 68, sc 

propositio 28

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (15)  |  alto ^

Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

Tout ce que nous imaginons qui mène à la Joie, nous nous efforçons d'en procurer la venue ; tout ce que nous imaginons qui lui est contraire ou mène à la Tristesse, nous nous efforçons de l'écarter ou de le détruire. (Appuhn - fr)

We endeavour to bring about whatsoever we conceive to conduce to pleasure; but we endeavour to remove or destroy whatsoever we conceive to be truly repugnant thereto, or to conduce, to pain. (Elwes - en)

Alles, wovon wir uns vorstellen, daß es zur Lust beiträgt, suchen wir zu fördern, um seine Verwirklichung herbeizuführen. Alles hingegen, wovon wir uns vorstellen, daß es jenem widerstrebt oder daß es zur Unlust beiträgt, suchen wir zu entfernen und zu zerstören. (Stern - de)

Noi ci sforziamo di render possibile il verificarsi di tutto ciò che immaginiamo condurre alla Letizia; ci sforziamo, invece, di rimuovere o di distruggere ciò che immaginiamo contrastare alla Letizia o condurre alla Tristezza. (Peri - it)

Al wat naar onze voorstelling tot Blijheid leidt trachten wij tot stand te brengen; wat daarentegen naar onze voorstelling daarmede in strijd is, ofwel wat tot Droefheid leidt, trachten wij uit den weg te ruimen of te vernietigen. (Suchtelen - nl)

Nos esforzamos en promover que suceda todo aquello que imaginamos conduce a la alegría, pero nos esforzamos por apartar o destruir lo que imaginamos que la repugna, o sea, que conduce a la tristeza. (Peña - es)

Nous nous efforçons de promouvoir l'avènement de tout ce dont nous imaginons que cela conduit à la Joie, mais nous nous efforçons d'éloigner ou de détruire tout ce qui s'y oppose, c'est-à-dire tout ce dont nous imaginons que cela conduit à la Tristesse. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 12  |  2, prop 17  |  2, prop 7, cor   |  2, prop 11, cor   |  3, prop 9, sc   |  3, prop 13, sc   |  3, prop 20  |  3, prop 13

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3, prop 28, demo  - Quod ad laetitiam conducere imaginamur, quantum possumus imaginari conamur (per propositionem 12 hujus) hoc est (per propositionem 17 partis II) id quantum possumus conabimur ut praesens sive ut actu existens contemplari. Sed mentis conatus seu potentia in cogitando aequalis et simul natura est cum corporis conatu seu potentia in agendo (ut clare sequitur ex corollario propositionis 7 et corollario propositionis 11 partis II) : ergo ut id existat absolute conamur sive (quod per scholium propositionis 9 hujus idem est) appetimus et intendimus; quod erat primum. Deinde si id quod tristitiae causam esse credimus hoc est (per scholium propositionis 13 hujus) si id quod odio habemus, destrui imaginamur, laetabimur (per propositionem 20 hujus) adeoque idem (per primam hujus partem) conabimur destruere sive (per propositionem 13 hujus) a nobis amovere ne ipsum ut praesens contemplemur, quod erat secundum. Ergo id omne quod ad laetitiam etc. Q.E.D.

3, prop 28, demo  - Ce que nous imaginons qui mène à la Joie, nous nous efforçons, autant que nous pouvons, de l'imaginer (Prop. 12), c'est-à-dire (Prop. 17, p. II) nous nous efforçons, autant que nous pouvons, de le considérer comme présent ou comme existant en acte. Mais entre l'effort de l'Âme ou la puissance qu'elle a en pensant et l'effort du Corps ou la puissance qu'il a en agissant, il y a par nature parité et simultanéité (comme il suit clairement du Coroll. de la Prop. 7 et du Coroll. de la Prop. 11, p. II). Donc nous faisons effort absolument parlant pour que cette chose existe, c'est-à-dire (ce qui revient au même d'après le Scolie de la Prop. 9) nous en avons l'appétit et y tendons ; ce qui était le premier point. Maintenant, si nous imaginons que ce que nous croyons être cause de Tristesse, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 13) ce que nous avons en haine, est détruit, nous serons joyeux (Prop. 20) ; et ainsi, nous nous efforcerons de le détruire (pour la première partie de cette démonstration), c'est-à-dire (Prop. 13) de l'écarter de nous, afin de ne le point considérer comme présent ; ce qui était le second point. Donc tout ce qui peut mener à la Joie, etc. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 28, demo  - We endeavour, as far as possible, to conceive that which we imagine to conduce to pleasure (III. xii.); in other words (II. xvii.) we shall endeavour to conceive it as far as possible as present or actually existing. But the endeavonr of the mind, or the mind's power of thought, is equal to, and simultaneous with, the endeavour of the body, or the body's power of action. (This is clear from II. vii. Coroll. and II. xi. Coroll.) Therefore we make an absolute endeavour for its existence, in other words (which by III. ix. note come to the same thing) we desire and strive for it; this was our first point. Again, if we conceive that something, which we believed to be the cause of pain, that is (III. xiii. note), which we hate, is destroyed, we shall rejoice (III. xx.). We shall, therefore (by the first part of this proof), endeavour to destroy the same, or (III. xiii.) to remove it from us, so that we may not regard it as present; this was our second point. Wherefore whatsoever conduces to pleasure, &c. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 28, demo  - Das, wovon wir uns vorstellen, daß es zur Lust beiträgt, suchen wir, soviel wir vermögen, uns vorzustellen (nach Lehrsatz 12 dieses Teils); d.h. (nach Lehrsatz 17, Teil 2), wir werden bestrebt sein, soviel wir vermögen, es als gegenwärtig oder als wirklich existierend zu betrachten. Aber das Bestreben des Geistes oder sein Vermögen im Denken ist von Natur gleich und gleichzeitig mit dem Bestreben des Körpers und seinem Vermögen im Handeln (was deutlich hervorgeht aus Zusatz zu Lehrsatz 7 und Zusatz zu Lehrsatz 11, Teil 2). Wir suchen also absolut, oder (was nach Anmerkung zu Lehrsatz 9 dieses Teils dasselbe ist) wir verlangen und streben, daß es existiere. Damit ist das erste bewiesen. - Ferner: wenn wir uns vorstellen, daß das, was wir für die Ursache der Unlust halten, d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13dieses Teils), daß das, was wir hassen, zerstört wird, so werden wir Lust empfinden (nach Lehrsatz 12 dieses Teils). Also werden wir es (nach dem ersten Teil dieses Beweises) zu zerstören oder (nach Lehrsatz 13 dieses Teils) von uns zu entfernen suchen, damit wir es nicht als gegenwärtig betrachten. Damit ist das zweite bewiesen. - Folglich werden wir alles, wovon wir uns vorstellen, daß es zur Lust etc. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 28, demo  - Noi ci sforziamo, per quanto possiamo, d'immaginare ciò che immaginiamo condurre alla Letizia: cioè ci sforziamo, per quanto possiamo, di considerarlo come presente, o come esistente in atto.
Ma lo sforzo (o potenza) della Mente nel pensare è per natura eguale e simultaneo allo sforzo (o potenza) del Corpo nell'agire (come risulta chiaramente dalla Conseg. d. Prop. 7 e dalla Conseg. d. Prop. 11 d. Parte II): dunque alla voluta esistenza di ciò che conduce alla Letizia noi dedichiamo uno sforzo complessivo ed assoluto, ossia ciò che è la stessa cosa: v. il Chiarim. d. Prop. 9 di questa Parte desideriamo quell'esistenza con tutto il nostro essere e tendiamo ad essa totalmente. Se invece immaginiamo che sia distrutta una cosa che crediamo essere causa di Tristezza, cioè una cosa che abbiamo in odio, ci allieteremo; e pertanto (come abbiamo messo or ora in evidenza per il caso opposto) ci sforzeremo di distruggere quella cosa, ossia di toglierla di mezzo per non considerarla presente. (P. II, Prop. 17; P. III, Prop. 12; Prop. 13 e suo Chiarim.; Prop. 20). (Peri - it)

3, prop 28, demo  - Wat naar onze voorstelling tot Blijheid leidt, trachten wij ons (vlg. St. XII v.d. D.) zooveel mogelijk voor te stellen; d.w.z. (vlg. St. XVII D. II) wij zullen trachten het zooveel mogelijk als aanwezig ofwel werkelijk bestaande te beschouwen. Maar het streven of denkvermogen van den Geest is van nature gelijk aan en gelijktijdig met het streven of het vermogen tot handelen van het Lichaam (gelijk duidelijk volgt uit Gevolg St. VII en Gevolg St. XI D. II). Derhalve streven wij onvoorwaardelijk naar zijn bestaan, of (wat vlg. Opmerking St. IX v.d. D. hetzelfde is) wij verlangen er naar en stellen het ons ten doel. Dit wat het eerste betreft. Voorts zullen wij ons (vlg. St. XX v.d. D.) verblijden wanneer wij ons voorstellen dat iets, dat naar onze meening oorzaak van Droefheid is, d.w.z. (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) iets dat wij hatende niet gaat. Derhalve zullen wij (vlg. het eerste gedeelte van dit bewijs) dit trachten te vernietigen of (vlg. St. XIII v.d. D.) van ons te verwijderen, opdat wij het niet langer als aanwezig beschouwen. Dit wat het tweede betreft. Derhalve zullen wij al wat naar onze voorstelling tot Blijheid leidt enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 28, demo  - Nos esforzamos cuanto podemos por imaginar aquello que imaginamos conduce a la alegría (por la Proposición 12 de esta Parte), eso es (por la Proposición 17 de la Parte II), nos esforzamos cuanto podemos por considerarlo como presente o existente en acto. Ahora bien, el esfuerzo o potencia del alma al pensar es igual, y simultáneo por naturaleza, al esfuerzo o potencia del cuerpo al obrar (como claramente se sigue del Corolario de la Proposición 7 y el Corolario de la Proposición 11 de la Parte II); por consiguiente, nos esforzamos absolutamente para que eso exista, o sea (lo que es lo mismo: por el Escolio de la Proposición 9 de esta Parte), lo apetecemos y tendemos hacia ello. Que era lo primero. Además, si imaginamos que se destruye lo que creemos ser causa de tristeza, esto es (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), lo que odiamos, nos alegraremos (por la Proposición 20 de esta Parte), y así (por la primera parte de esta demostración) nos esforzaremos en destruirlo, o sea (por la Proposición 13 de esta Parte), en apartarlo de nosotros, para no considerarlo como presente. Que era lo segundo. Luego nos esforzamos en promover todo aquello que imaginamos conduce a la alegría, etc. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 28, demo  - Nous nous efforçons, autant que nous le pouvons, d'imaginer tout ce qui conduit à la Joie (par la Proposition 12), c'est-à-dire (par la Proposition 17, Partie II) que nous nous efforçons, autant que nous le pouvons, de le considérer comme présent ou existant en acte. Mais l'effort de l'Esprit, c'est-à-dire la puissance qu'il a en pensant, est par nature l'égal et le contemporain de l'effort du Corps, c'est-à-dire de la puissance qu'il a en agissant (comme cela suit clairement du Corollaire de la Proposition 7 et du Corollaire de la Proposition 11, Partie II). Donc, absolument parlant, nous nous efforçons de faire qu'il existe, ou (ce qui par le Scolie de la Proposition 9 est la même chose) nous en avons l'appétit et nous tendons vers lui. C'était le premier point. Si, ensuite, nous imaginons que ce que nous croyons être cause de Tristesse, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 13) ce que nous haïssons, est détruit, nous nous réjouissons (par la Proposition 20). Ainsi, nous nous efforcerons de le détruire (par la première partie de cette Démonstration), c'est-à-dire (par la Proposition 13) de l'éloigner de nous afin de n'en pas voir la présence. C'était le second point. Donc, nous nous efforçons, etc. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 12 - Mens quantum potest ea imaginari conatur quae corporis agendi potentiam augent vel juvant.

2, prop 17 - Si humanum corpus affectum est modo qui naturam corporis alicujus externi involvit, mens humana idem corpus externum ut actu existens vel ut sibi praesens contemplabitur donec corpus afficiatur affectu qui ejusdem corporis existentiam vel praesentiam secludat.

2, prop 7, cor  - Hinc sequitur quod Dei cogitandi potentia aequalis est ipsius actuali agendi potentiae. Hoc est quicquid ex infinita Dei natura sequitur formaliter, id omne ex Dei idea eodem ordine eademque connexione sequitur in Deo objective.

2, prop 11, cor  - Hinc sequitur mentem humanam partem esse infiniti intellectus Dei ac proinde cum dicimus mentem humanam hoc vel illud percipere, nihil aliud dicimus quam quod Deus non quatenus infinitus est sed quatenus per naturam humanae mentis explicatur sive quatenus humanae mentis essentiam constituit, hanc vel illam habet ideam et cum dicimus Deum hanc vel illam ideam habere non tantum quatenus naturam humanae mentis constituit sed quatenus simul cum mente humana alterius rei etiam habet ideam, tum dicimus mentem humanam rem ex parte sive inadaequate percipere.

3, prop 9, sc  - Hic conatus cum ad mentem solam refertur, voluntas appellatur sed cum ad mentem et corpus simul refertur, vocatur appetitus, qui proinde nihil aliud est quam ipsa hominis essentia ex cujus natura ea quae ipsius conservationi inserviunt, necessario sequuntur atque adeo homo ad eadem agendum determinatus est. Deinde inter appetitum et cupiditatem nulla est differentia nisi quod cupiditas ad homines plerumque referatur quatenus sui appetitus sunt conscii et propterea sic definiri potest nempe cupiditas est appetitus cum ejusdem conscientia. Constat itaque ex his omnibus nihil nos conari, velle, appetere neque cupere quia id bonum esse judicamus sed contra nos propterea aliquid bonum esse judicare quia id conamur, volumus, appetimus atque cupimus.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 20 - Qui id quod odio habet, destrui imaginatur, laetabitur.

3, prop 13 - Cum mens ea imaginatur quae corporis agendi potentiam minuunt vel coercent, conatur quantum potest rerum recordari quae horum existentiam secludunt.

utilizzato da : 3, prop 29, demo   |  3, prop 31, cor   |  3, prop 32, demo   |  3, prop 35, demo   |  3, prop 36, demo   |  3, prop 38, demo   |  3, prop 39, demo   |  3, prop 39, sc   |  3, prop 44, demo   |  3, prop 50, sc   |  3, prop 51, sc   |  3, prop 55, cor 1, sc  |  4, prop 19, demo   |  4, prop 37, sc 2  |  5, prop 19, demo 

propositio 29

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Nos id omne etiam agere conabimur quod homines cum laetitia aspicere imaginamur et contra id agere aversabimur quod homines aversari imaginamur.

Nos id omne etiam agere conabimur quod homines cum laetitia aspicere imaginamur et contra id agere aversabimur quod homines aversari imaginamur.

Nous nous efforcerons aussi à faire tout ce que nous imaginons que les hommes verront avec joie, et nous aurons en aversion de faire ce que nous imaginons que les hommes ont en aversion. (Appuhn - fr)

We shall also endeavour to do whatsoever we conceive men* to regard with pleasure, and contrariwise we shall shrink from doing that which we conceive men to shrink from. (Elwes - en)

Alles das, wovon wir uns vorstellen, daß es die Menschen1 mit Lust ansehen, werden wir ebenfalls zu tun bestrebt sein; dagegen das, wovon wir uns vorstellen, daß die Menschen ihm abgeneigt sind, werden wir zu tun abgeneigt sein. (Stern - de)

Noi ci sforzeremo anche (oltre a ciò che abbiamo considerato nella Prop. 28) di fare tutto ciò che immaginiamo che gli umani vedano con Letizia (si intenda, qui e in sèguito, gli umani coi quali noi non siamo legati da alcun sentimento); e, al contrario, eviteremo di fare ciò che immaginiamo che agli umani dispiaccia o ripugni. (Peri - it)

Evenzoo zullen wij trachten alles te doen wat naar onze voorstelling de menschen met vreugde zien en omgekeerd zullen wij afkeerig zijn datgene te doen waarvan naar onze voorstelling de menschen afkeerig zijn. (Suchtelen - nl)

Nos esforzaremos también por hacer todo aquello que imaginamos que los hombres miran con alegría, y, al contrario, detestaremos hacer aquello que imaginamos que los hombres aborrecen. (Peña - es)

Nous nous efforcerons aussi d’accomplir tout ce que nous imaginons être considéré avec Joie par les hommes, et au contraire nous répugnerons à accomplir ce que nous imaginons être tenu en aversion par les hommes. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 27  |  3, prop 13, sc   |  3, prop 28

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3, prop 29, demo  - Ex eo quod imaginamur homines aliquid amare vel odio habere, nos idem amabimus vel odio habebimus (per propositionem 27 hujus) hoc est (per scholium propositionis 13 hujus) eo ipso ejus rei praesentia laetabimur vel contristabimur adeoque (per praecedentem propositionem) id omne quod homines amare sive cum laetitia aspicere imaginamur, conabimur agere etc. Q.E.D.

3, prop 29, demo  - Si nous imaginons que les hommes aiment une chose ou l'ont en haine, par cela même nous l'aimerons ou l'aurons en haine (Prop. 27), c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 13) par cela même la présence de cette chose nous rendra joyeux ou nous contristera ; et ainsi (Prop. préc.), nous nous efforcerons à faire tout ce que nous imaginons qu'aiment les hommes ou qu'ils verront avec Joie, etc.
C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 29, demo  - From the fact of imagining, that men love or hate anything, we shall love or hate the same thing (III. xxvii.). That is (III. xiii. note), from this mere fact we shall feel pleasure or pain at the thing's presence. And so we shall endeavour to do whatever we conceive men to love or regard with pleasure, etc. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 29, demo  - Dadurch, daß wir uns etwas von den Menschen geliebt oder gehaßt vorstellen, werden wir es ebenfalls lieben oder hassen (nach Lehrsatz 27 dieses Teils); d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils), eben dadurch werden wir über die Gegenwart dieses Dinges Lust oder Unlust empfinden. Folglich (nach dem vorigen Lehrsatz) werden wir alles das, wovon wir uns vorstellen, daß es die Menschen lieben oder mit Lust ansehen, zu tun bestrebt sein etc. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 29, demo  - Noi ameremo o avremo in odio una cosa per il solo immaginare che gli altri umani l'amino o l'abbiano in odio (Prop. 27 qui sopra), cioè (Chiarim. d. Prop. 13 qui sopra) per questo immaginare noi ci allieteremo o ci rattristeremo della presenza di quella cosa: e pertanto (v. la Prop. preced.) ci sforzeremo di fare tutto ciò che immaginiamo che gli umani amino, ossia vedano con Letizia; e viceversa quando si tratti di Tristezza. (P. III, Chiarim. d. Prop. 13; Prop. 27; Prop. 28). (Peri - it)

3, prop 29, demo  - Op grond daarvan dat wij ons voorstellen dat menschen iets liefhebben of haten zullen (vlg. St. XXVII v.d. D.) ook wij het liefhebben of haten; d.w.z. (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) door dit feit zelf zullen wij ons over de aanwezigheid ervan verblijden of bedroeven. Derhalve zullen wij (vlg. voorgaande St.) trachten alles te doen wat naar onze voorstelling de menschen met vreugde zien enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 29, demo  - Por el hecho de imaginar que los hombres aman u odian algo, amaremos u odiaremos eso mismo (por la Proposición 27 de esta Parte), es decir (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), por ese hecho nos alegraremos o entristeceremos de la presencia de esa cosa, y así (por la Proposición anterior), nos esforzaremos por hacer todo aquello que imaginamos que los hombres aman, o sea, miran con alegría, etc. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 29, demo  - Du fait que nous imaginons que les hommes aiment ou haïssent quelque objet, nous l'aimerons ou le haïrons (par la Proposition 27) ; c'est-à-dire que (par le Scolie de la Proposition 13), par ce fait même, nous nous réjouirons ou nous nous attristerons de la présence de cet objet ; et ainsi (par la Proposition précédente) nous nous efforcerons d'accomplir tout ce que nous imaginons être aimé ou considéré avec Joie par les hommes. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 27 - Ex eo quod rem nobis similem et quam nullo affectu prosecuti sumus, aliquo affectu affici imaginamur, eo ipso simili affectu afficimur.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 28 - Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

scholium

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3, prop 29, sc  - Hic conatus aliquid agendi et etiam omittendi ea sola de causa ut hominibus placeamus, vocatur ambitio praesertim quando adeo impense vulgo placere conamur ut cum nostro aut alterius damno quaedam agamus vel omittamus; alias humanitas appellari solet. Deinde laetitiam qua alterius actionem qua nos conatus est delectari, imaginamur, laudem voco; tristitiam vero qua contra ejusdem actionem aversamur, vituperium voco.

3, prop 29, sc  - Cet effort pour faire une chose et aussi pour nous en abstenir afin seulement de plaire aux hommes s'appelle Ambition, surtout quand nous nous efforçons à plaire au vulgaire avec une propension telle que nous agissons ou nous abstenons à notre propre dommage ou à celui d'autrui ; autrement on a coutume de l'appeler Humanité. J'appelle ensuite Louange la Joie que nous éprouvons à imaginer l'action d'autrui par laquelle il s'efforce de nous être agréable, et Blâme la Tristesse que nous éprouvons quand nous avons l'action d'autrui en aversion. (Appuhn - fr)

3, prop 29, sc  - This endeavour to do a thing or leave it undone, solely in order to please men, we call ambition, especially when we so eagerly endeavour to please the vulgar, that we do or omit certain things to our own or another's hurt: in other cases it is generally called kindliness. Furthermore I give the name of praise to the pleasure, with which we conceive the action of another, whereby he has endeavoured to please us; but of blame to the pain wherewith we feel aversion to his action. (Elwes - en)

3, prop 29, sc  - Dieses Bestreben, etwas zu tun wie auch zu unterlassen, bloß aus dem Grunde, damit wir den Menschen gefallen, heißt Ehrgeiz, besonders wenn wir so übermäßig der Menge zu gefallen streben, daß wir etwas tun oder unterlassen, selbst wenn es uns oder andern zum Schaden gereicht; andernfalls pflegt man es Menschenfreundlichkeit zu nennen. Die Lust, womit wir uns die Tat eines andern vorstellen, mit welcher er uns zu erfreuen bestrebt war, nenne ich Lob; die Unlust dagegen, womit wir die Tat eines andern mißbilligen, nenne ich Tadel. (Stern - de)

3, prop 29, sc  - Questo sforzo di fare qualcosa, o di non farlo, per la sola ragione di piacere agli umani, si chiama Ambizione, soprattutto quando ci sforziamo di piacere alla gente con tanto impegno da fare o non fare qualcosa con danno nostro o altrui; altrimenti suole chiamarsi Gentilezza. Chiamo poi Consenso la Letizia con la quale immaginiamo l'azione di un altro, che egli ha voluto compiere per farci piacere; e chiamo Riprovazione la Tristezza che sentiamo per un'azione fatta da altri allo scopo di dispiacerci. (Peri - it)

3, prop 29, sc  - Dit streven om iets te doen, of ook wel iets te laten alleen om den menschen te behagen, wordt Eerzucht genoemd, vooral wanneer wij zoo hevig de menigte zoeken te behagen dat wij iets doen of laten tot ons eigen of anderer nadeel, anders pleegt men het Menschenmin [Vriendelijkheid] te noemen. Voorts noem ik de Blijheid over een handeling waardoor een ander ons heeft willen verheugen Goedkeuring, de Droefheid daarentegen waarmede wij ons van eens anders handelingen afwenden, Afkeuring. (Suchtelen - nl)

3, prop 29, sc  - Este esfuerzo por hacer algo (y también por omitirlo) a causa solamente de complacer a los hombres, se llama ambición, sobre todo cuando nos esforzamos por agradar al vulgo con tal celo que hacemos u omitimos ciertas cosas en daño nuestro o ajeno; de otro modo, suele llamarse humanidad. Además, llamo alabanza a la alegría con que imaginamos la acción con la que otro se ha esforzado en deleitarnos, y vituperio, a la tristeza con que aborrecemos, al contrario, la acción de otro. (Peña - es)

3, prop 29, sc  - Cet effort pour accomplir des actions, et nous en abstenir afin seulement de plaire, s'appelle Ambition, notamment lorsque nous nous efforçons de plaire à la foule avec une propension telle que nous agissons et nous abstenons à notre propre détriment ou à celui d'autrui. Autrement, on a coutume d'appeler cet effort Humanité. J'appelle ensuite Louange la Joie que nous avons à imaginer l'action par laquelle autrui s'efforce de nous plaire, et Blâme la Tristesse par laquelle nous avons en aversion l'action d'autrui. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 31, sc   |  3, prop 53, cor   |  3, aff def 48, expl  |  4, prop 37, sc 2

utilizzato da : 3, prop 33, demo   |  3, prop 43, demo 

propositio 30

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Si quis aliquid egit quod reliquos laetitia afficere imaginatur, is laetitia concomitante idea sui tanquam causa afficietur sive se ipsum cum laetitia contemplabitur. Si contra aliquid egit quod reliquos tristitia afficere imaginatur, se ipsum cum tristitia contra contemplabitur.

Si quis aliquid egit quod reliquos laetitia afficere imaginatur, is laetitia concomitante idea sui tanquam causa afficietur sive se ipsum cum laetitia contemplabitur. Si contra aliquid egit quod reliquos tristitia afficere imaginatur, se ipsum cum tristitia contra contemplabitur.

Si quelqu'un a fait quelque chose qu'il imagine qui affecte les autres de Joie, il sera affecté d'une Joie qu'accompagnera l'idée de lui-même comme cause, si au contraire il fait quelque chose qu'il imagine qui affecte les autres de Tristesse, il se considérera lui-même avec Tristesse. (Appuhn - fr)

If anyone has done something which he conceives as affecting other men pleasurably, he will be affected by pleasure, accompanied by the idea of himself as cause; in other words, he will regard himself with pleasure. On the other hand, if he has done anything which he conceives as affecting others painfully, he will regard himself with pain. (Elwes - en)

Wenn jemand etwas getan hat, wovon er sich vorstellt, daß es andere mit Lust erregt, so wird er von Lust, verbunden mit der Idee seiner selbst als deren Ursache, erregt werden, oder er wird sich selbst mit Lust betrachten. Wenn dagegen jemand etwas tut, wovon er sich vorstellt, daß es andere mit Unlust erregt, so wird er sich selbst mit Unlust betrachten. (Stern - de)

Chi ha fatto qualcosa che egli immagina arrecare Letizia agli altri proverà una Letizia accompagnata dall'idea di se stesso come causa: ossia considererà se stesso con Letizia. Chi invece ha fatto qualcosa che egli immagina arrecare agli altri Tristezza considererà se stesso, al contrario, con Tristezza. (Peri - it)

Wanneer iemand iets gedaan heeft dat naar zijn voorstelling anderen verblijdt, zal hij Blijheid, vergezeld van de gedachte aan zichzelf als oorzaak daarvan gevoelen; ofwel hij zal zichzelf met Blijheid beschouwen. Wanneer hij daarentegen iets gedaan heeft dat naar zijn voorstelling anderen bedroeft, zal hij zichzelf met Droefheid beschouwen. (Suchtelen - nl)

Si alguien ha hecho algo que imagina afecta a los demás de alegría, será afectado de una alegría, acompañada de la idea de sí mismo como causa, o sea: se considerará a sí mismo con alegría. Si, por el contrario, ha hecho algo que imagina afecta a los demás de tristeza, se considerará a sí mismo con tristeza. (Peña - es)

Si l'on agit d'une manière dont on imagine qu'elle affecte les autres de Joie, on sera affecté d'une Joie accompagnée de l'Idée de soi-même comme cause, c'est-à- dire qu'on se considérera soi-même avec Joie. Si l'on agit au contraire d'une manière dont on imagine qu'elle affecte les autres de Tristesse, on se considérera soi-même avec Tristesse. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 27  |  2, prop 19  |  2, prop 23

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3, prop 30, demo  - Qui se reliquos laetitia vel tristitia afficere imaginatur, eo ipso (per propositionem 27 hujus) laetitia vel tristitia afficietur. Cum autem homo (per propositiones 19 et 23 partis II) sui sit conscius per affectiones quibus ad agendum determinatur, ergo qui aliquid egit quod ipse imaginatur reliquos laetitia afficere, laetitia cum conscientia sui tanquam causa afficietur sive seipsum cum laetitia contemplabitur et contra. Q.E.D.

3, prop 30, demo  - Qui imagine qu'il affecte les autres de Joie ou de Tristesse, sera, par cela même (Prop. 27) affecté de Joie ou de Tristesse. Puis donc que l'homme (Prop. 19 et 23, p. II) a conscience de lui-même par les affections qui le déterminent à agir, qui a fait quelque chose qu'il imagine qui affecte les autres de Joie, sera affecté de Joie avec conscience de lui-même comme cause, c'est-à-dire se considérera lui-même avec Joie, et inversement. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 30, demo  - He who conceives, that he affects others with pleasure or pain, will, by that very fact, himself be affected with pleasure or pain (III. xxvii.), but, as a man (II. xix. and xxiii.) is conscious of himself through the modifications whereby he is determined to action, it follows that he who conceives, that he affects others pleasurably, will be affected with pleasure accompanied by the idea of himself as cause; in other words, will regard himself with pleasure. And so mutatis mutandis in the case of pain. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 30, demo  - Wer sich vorstellt, daß er andere mit Lust oder Unlust erregt, der wird eben dadurch (nach Lehrsatz 27 dieses Teils) von Lust oder Unlust erregt werden. Da aber der Mensch (nach den Lehrsätzen 19 und 23, Teil 2) sich seiner bewußt ist durch die Erregungen, von denen er zum Handeln bestimmt wird, so wird, wer etwas getan hat, wovon er sich vorstellt, daß es andere mit Lust erregt, von Lust, mit dem Bewußtsein seiner selbst als Ursache, erregt werden, oder er wird sich selbst mit Lust betrachten; und umgekehrt. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 30, demo  - Chi immagina di arrecare agli altri Letizia o Tristezza, per questo stesso proverà Letizia o Tristezza. Ma l'Uomo è consapevole di se stesso mediante le affezioni da cui è determinato ad agire: e dunque chi ha fatto qualcosa che egli immagina arrecare Letizia agli altri proverà Letizia sapendo di esserne egli stesso causa; ossia considererà se stesso con Letizia; e viceversa quando si tratti di Tristezza. (P. II, Prop. 19; Prop. 23; P. III, Prop. 27). (Peri - it)

3, prop 30, demo  - Wie zich voorstelt dat hij anderen verblijdt of bedroeft, zal (vlg. St. XXVII v.d. D.) reeds dáárdoor zelf Blijheid of Droefheid gevoelen. Aangezien evenwel de mensch (vlg. St. XIX en XXIII D. II) zich [van zichzelf] bewust is door de aandoeningen waardoor hij tot handelen wordt genoopt, zal iemand die iets gedaan heeft wat naar zijn meening anderen verblijdt, zelf Blijheid gevoelen, met het bewustzijn dat hijzelf daarvan de oorzaak is, ofwel hij zal zichzelf met Blijheid beschouwen, en omgekeerd. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 30, demo  - Quien imagina que afecta a los demás de alegría o tristeza, será afectado, por ese motivo, de alegría o tristeza (por la Proposición 27 de esta Parte). Ahora bien, siendo así que el hombre (por las Proposiciones 19 y 23 de la Parte II) es consciente de sí por medio de las afecciones que lo determinan a obrar, entonces quien ha hecho algo que imagina afecta a los demás de alegría, será afectado por una alegría junto con la conciencia de sí como causa, o sea, se considerará a sí mismo con alegría, y al contrario, etc. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 30, demo  - Celui qui s'imagine affecter les autres de Joie ou de Tristesse sera par là même (par la Proposition 27) affecté de Joie ou de Tristesse. Mais comme l'homme (par les Propositions 19 et 23, Partie II) est conscient de soi par les affections qui le déterminent à l'action, celui qui agit d'une manière dont il imagine, quant à lui, qu'elle affecte les autres de Joie, sera affecté de Joie avec la conscience de lui-même comme cause, c'est-à-dire qu'il se considérera lui-même avec Joie et inversement. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 27 - Ex eo quod rem nobis similem et quam nullo affectu prosecuti sumus, aliquo affectu affici imaginamur, eo ipso simili affectu afficimur.

2, prop 19 - Mens humana ipsum humanum corpus non cognoscit nec ipsum existere scit nisi per ideas affectionum quibus corpus afficitur.

2, prop 23 - Mens se ipsam non cognoscit nisi quatenus corporis affectionum ideas percipit.

scholium by 3, prop 13, sc   |  2, prop 17, cor   |  3, prop 25

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (7)

3, prop 30, sc  - Cum amor (per scholium propositionis 13 hujus) sit laetitia concomitante idea causae externae et odium tristitia concomitante etiam idea causae externae, erit ergo haec laetitia et tristitia amoris et odii species. Sed quia amor et odium ad objecta externa referuntur, ideo hos affectus aliis nominibus significabimus nempe laetitiam concomitante idea causae internae gloriam et tristitiam huic contrariam pudorem appellabimus : intellige quando laetitia vel tristitia ex eo oritur quod homo se laudari vel vituperari credit, alias laetitiam concomitante idea causae internae acquiescentiam in se ipso, tristitiam vero eidem contrariam poenitentiam vocabo. Deinde quia (per corollarium propositionis 17 partis II) fieri potest ut laetitia qua aliquis se reliquos afficere imaginatur, imaginaria tantum sit et (per propositionem 25 hujus) unusquisque de se id omne conatur imaginari quod se laetitia afficere imaginatur, facile ergo fieri potest ut gloriosus superbus sit et se omnibus gratum esse imaginetur quando omnibus molestus est.

3, prop 30, sc  - L'Amour étant une Joie qu'accompagne l'idée d'une cause extérieure (Scolie de la Prop. 13), et la Haine une Tristesse qu'accompagne aussi l'idée d'une cause extérieure, cette Joie et cette Tristesse seront donc également une espèce d'Amour et de Haine. Comme, toutefois, l'Amour et la Haine se rapportent à des objets extérieurs, nous désignerons ici ces Affections par d'autres noms ; nous appellerons Gloire une Joie qu'accompagne l'idée d'une cause intérieure, et Honte la Tristesse contraire, quand la Joie et la Tristesse naissent de ce que les hommes se croient loués ou blâmés. Dans d'autres cas, j'appellerai Contentement de soi la Joie qu'accompagne l'idée d'une cause intérieure, et Repentir la Tristesse opposée à cette Joie. Comme il peut arriver maintenant (Coroll. de la Prop. 17, p. II) que la Joie dont quelqu'un imagine qu'il affecte les autres soit seulement imaginaire, et que (Prop. 25) chacun s'efforce d'imaginer au sujet de lui-même tout ce qu'il imagine qui l'affecte de Joie, il pourra facilement arriver que le glorieux soit orgueilleux et s'imagine être agréable à tous alors qu'il leur est insupportable. (Appuhn - fr)

3, prop 30, sc  - As love (III. xiii.) is pleasure accompanied by the idea of an external cause, and hatred is pain accompanied by the idea of an external cause; the pleasure and pain in question will be a species of love and hatred. But, as the terms love and hatred are used in reference to external objects, we will employ other names for the emotions now under discussion: pleasure accompanied by the idea of an external cause we will style Honour, and the emotion contrary thereto we will style Shame: I mean in such cases as where pleasure or pain arises from a man's belief, that he is being praised or blamed: otherwise pleasure accompanied by the idea of an external cause is called self-complacency, and its contrary pain is called repentance. Again, as it may happen (II. xvii. Coroll.) that the pleasure, wherewith a man conceives that he affects others, may exist solely in his own imagination, and as (III. xxv.) everyone endeavours to conceive concerning himself that which he conceives will affect him with pleasure, it may easily come to pass that a vain man may be proud and may imagine that he is pleasing to all, when in reality he may be an annoyance to all. (Elwes - en)

3, prop 30, sc  - Da die Liebe (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils) Lust ist, verbunden mit der Idee einer äußern Ursache, und der Haß Unlust, verbunden mit der Idee einer äußern Ursache, so wird demnach diese Lust und Unlust eine Art Liebe und Haß sein. Weil sich aber Liebe und Haß auf die äußern Gegenstände beziehen, so wollen wir diese Affekte mit andern Namen bezeichnen. Wir wollen nämlich diese mit der Idee einer äußern Ursache verbundene Lust Ehre (Ehrfreude), die ihr entgegengesetzte Unlust Scham Unlust daraus entsteht, daß sich der Mensch gelobt oder getadelt glaubt; andernfalls nenne ich diese mit der Idee einer äußern Ursache verbundene Lust Selbstzufriedenheit, die ihr entgegengesetzte Unlust aber Reue. Weil es ferner (nach Zusatz zu Lehrsatz 17, Teil 2) vorkommen kann, daß die Lust, womit jemand andere zu erregen sich vorstellt, nur eine eingebildete ist und (nach Lehrsatz 25 dieses Teils) jeder von sich alles das vorzustellen sucht, wovon er sich vorstellt, daß es ihn mit Lust erregt, so kann es leicht geschehen, daß der Ehrsüchtige hochmütig wird und sich einbildet, er sei allen angenehm, während er allen widerwärtig ist. (Stern - de)

3, prop 30, sc  - Essendo l'Amore e l'Odio, rispettivamente (Chiarim. d. Prop. 13 di questa Parte), una Letizia e una Tristezza accompagnate dall'idea di una causa esterna, la Letizia e la Tristezza di cui alla Dimostrazione qui sopra saranno dunque specie di Amore e di Odio; ma poiché l'Amore e l'Odio si riferiscono ad oggetti esterni, esprimerò i sentimenti or ora considerati con termini diversi e propri: e chiamerò appunto Gloria, o Convincimento della propria Realizzazione, la Letizia accompagnata dall'idea di una causa riferita all'esterno, come vedremo meglio qui sotto; e Vergogna la Tristezza contraria. Questo – vorrei sottolineare – quando la Letizia o la Tristezza nascono in un umano dal suo credere di esser lodato o biasimato da estranei; altrimenti cioè quando la Letizia o la Tristezza nascono in un umano propriamente dall'interno, cioè dal suo giudizio su se stesso chiamerò la Letizia in parola Soddisfazione interiore, o Autocompiacimento, o Pace dell'Anima; e la Tristezza contraria chiamerò Rimorso. Può darsi (P. II, Conseg. d. Prop. 17) che la Letizia, che qualcuno immagina di arrecare agli altri, sia soltanto immaginaria: e siccome ognuno si sforza di immaginare di sé tutto ciò che egli immagina procurargli Letizia, può anche darsi (facilmente) che chi si sente glorioso sia superbo e si figuri di esser gradito a tutti, mentre invece a tutti è fastidioso. (Peri - it)

3, prop 30, sc  - Aangezien (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) Liefde is: Blijheid, vergezeld door de voorstelling eener uitwendige oorzaak, en Haat Droefheid, eveneens vergezeld door de voorstelling eener uitwendige oorzaak, zijn dus deze Blijheid en Droefheid eigenlijk soorten van Liefde en Haat. Maar wijl Liefde en Haat betrekking hebben op uitwendige voorwerpen, zullen wij de thans bedoelde aandoeningen met andere namen aanduiden, en wel zullen wij déze Blijheid, vergezeld door de voorstelling eener uitwendige[A55] oorzaak Zelfverheerlijking en de aan haar tegenovergestelde Droefheid Schaamte noemen. Wel te verstaan: wanneer namelijk die Blijheid of Droefheid daaruit voortkomt dat iemand in de meening verkeert geprezen of berispt te worden; anders zal ik die Blijheid, vergezeld door de gedachte aan een uitwendige oorzaak Tevredenheid met zichzelf en de tegenovergestelde Droefheid Berouw noemen. Wijl het vervolgens (vlg. Gevolg St. XVII D. II) kan voorkomen dat de Blijheid welke iemand meent anderen te schenken, slechts denkbeeldig is en (vlg. St. XXV v.d. D.) ieder van zichzelf tracht te denken wat hem naar zijn meening zal verblijden, is het dus licht mogelijk dat een roemzuchtige trotsch [verwaand] wordt en zich inbeeldt iedereen welgevallig te zijn, terwijl hij in werkelijkheid iedereen tot last is. (Suchtelen - nl)

3, prop 30, sc  - Siendo el amor (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte) una alegría acompañada por la idea de una causa exterior, y el odio una tristeza acompañada de esa misma idea, dichas tristeza y alegría serán, pues, formas del odio y del amor. Pero puesto que el amor y el odio se refieren a objetos exteriores, designaremos esos afectos con otros nombres. A saber: a la alegría acompañada de la idea de una causa exterior la llamaremos gloria, y vergüenza, a la tristeza contraria: entiéndase, cuando la alegría o la tristeza surge de que el hombre se cree alabado o vituperado; en otro caso, llamaré contento de sí mismo a la alegría acompañada de la idea de una causa interior, y arrepentimiento a la tristeza contraria. Además, puesto que (por el Corolario de la Proposición 17 de la Parte II) puede ocurrir que la alegría con que alguien piensa afectar a los demás sea sólo imaginaria, y (por la Proposición 25 de esta Parte) puesto que cada cual se esfuerza por imaginar respecto de sí mismo todo lo que imagina le afecta de alegría, puede suceder fácilmente que el que se gloría sea soberbio, e imagine ser grato a todos, cuando a todos es molesto. (Peña - es)

3, prop 30, sc  - Puisque (par le scolie de la Proposition 13) l'Amour est une Joie qu'accompagne l'idée d'une cause extérieure, et la Haine une Tristesse qu'accompagne aussi l'idée d'une cause extérieure, cette Joie et cette Tristesse seront une espèce d'Amour et une espèce de Haine. Mais comme l'Amour et la Haine se rapportent à des objets extérieurs, nous désignerons les Affects dont il s'agit ici par d'autres noms. Gloire signifiera la Joie qu'accompagne l'idée d'une cause interne, et Honte signifiera la Tristesse contraire : à savoir, lorsque la Joie et la Tristesse naissent du fait qu'on se croit loué ou blâmé. Dans d'autres cas, j'appellerai Satisfaction de soi la Joie qu'accompagne l'idée d'une cause intérieure, et Repentir la Tristesse contraire à cette Joie. Mais comme il peut arriver (par le Corollaire de la Proposition 17, Partie II) que la Joie dont quelqu'un imagine affecter les autres soit purement imaginaire, et que (par la Proposition 25) chacun s'efforce d'imaginer de soi-même tout ce dont il imagine que cela l'affecte de Joie, il pourra aisément se faire que le glorieux soit orgueilleux et qu'il s'imagine être estimé de tous alors qu'il est pour tous un fardeau. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 34, demo   |  3, prop 35, demo   |  3, prop 40, sc   |  3, prop 41, sc   |  3, prop 42, demo   |  3, aff def 29, expl  |  3, aff def 31, expl

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

2, prop 17, cor  - Mens corpora externa a quibus corpus humanum semel affectum fuit, quamvis non existant nec praesentia sint, contemplari tamen poterit velut praesentia essent.

3, prop 25 - Id omne de nobis deque re amata affirmare conamur quod nos vel rem amatam laetitia afficere imaginamur et contra id omne negare quod nos vel rem amatam tristitia afficere imaginamur.

utilizzato da : 3, prop 34, demo   |  3, prop 40, sc   |  3, prop 41, sc   |  3, prop 43, demo 

propositio 31

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (5)  |  alto ^

Si aliquem imaginamur amare vel cupere vel odio habere aliquid quod ipsi amamus, cupimus vel odio habemus, eo ipso rem constantius amabimus, etc. Si autem id quod amamus, eum aversari imaginamur vel contra, tum animi fluctuationem patiemur.

Si aliquem imaginamur amare vel cupere vel odio habere aliquid quod ipsi amamus, cupimus vel odio habemus, eo ipso rem constantius amabimus, etc. Si autem id quod amamus, eum aversari imaginamur vel contra, tum animi fluctuationem patiemur.

Si nous imaginons que quelqu'un aime, ou désire, ou a en haine ce que nous-même aimons, désirons, ou avons en haine, notre amour, etc., deviendra par cela même plus constant. Si, au contraire, nous imaginons qu'il a en aversion ce que nous aimons, ou inversement, nous éprouverons la passion dite Fluctuation de l'Âme. (Appuhn - fr)

If we conceive that anyone loves, desires, or hates anything which we ourselves love, desire, or hate, we shall thereupon regard the thing in question with more steadfast love, &c. On the contrary, if we think that anyone shrinks from something that we love, we shall undergo vacillation of soul. (Elwes - en)

Wenn wir uns vorstellen, daß jemand etwas liebt oder begehrt oder haßt, was wir selbst lieben, begehren oder hassen, so werden wir eben dadurch dieses Ding beharrlicher lieben usw. Stellen wir uns dagegen vor, daß jemand ein Ding, das wir lieben, verschmäht, oder umgekehrt, so werden wir ein Schwanken des Gemüts erleiden. (Stern - de)

Se immaginiamo che qualcuno ami o desìderi o abbia in odio una cosa che anche noi amiamo o desideriamo o abbiamo in odio, per questo stesso saranno rafforzati il nostro amore o il nostro desiderio o il nostro odio. Ma se immaginiamo che quegli senta repulsione per una cosa che noi amiamo, o viceversa, allora soffriremo di fluttuazion d'animo. (Peri - it)

Indien wij ons voorstellen dat iemand liefheeft of begeert, of haat wat wijzelf liefhebben, begeeren of haten, zullen wij dáárdoor reeds deze zaak des te standvastiger liefhebben enz. Indien wij ons echter voorstellen dat hij afkeerig is van wat wij liefhebben, of omgekeerd [liefheeft wat wij haten] zal ons gemoed in tweestrijd geraken. (Suchtelen - nl)

Si imaginamos que alguien ama, o desea, u odia algo que nosotros mismos amamos, deseamos u odiamos, por eso mismo amaremos, etc., esa cosa de un modo más constante. Si, por el contrario, imaginamos que tiene aversión a lo que amamos, o a la inversa, entonces padeceremos fluctuación del ánimo. (Peña - es)

Si nous imaginons qu'un autre aime, ou désire, ou hait ce que nous-mêmes aimons, désirons ou haïssons, par là même nous aimerons, désirons ou haïrons l'objet avec plus de constance. Mais si nous imaginons qu'autrui a en aversion ce que nous aimons, ou, inversement, qu'il aime ce que nous haïssons, nous subirons alors une fluctuation de l'âme. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 27  |  3, prop 17, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 31, demo  - Ex eo solo quod aliquem aliquid amare imaginamur, eo ipso idem amabimus (per propositionem 27 hujus). At sine hoc nos idem amare supponimus; accedit ergo amori nova causa a qua fovetur atque adeo id quod amamus hoc ipso constantius amabimus. Deinde ex eo quod aliquem aliquid aversari imaginamur, idem aversabimur (per eandem propositionem). At si supponamus nos eodem tempore id ipsum amare, eodem ergo tempore hoc idem amabimus et aversabimur sive (vide scholium propositionis 17 hujus) animi fluctuationem patiemur. Q.E.D.

3, prop 31, demo  - Si nous imaginons que quelqu'un aime quelque chose, nous aimerons cette chose par cela même (Prop. 27). Mais nous supposons que nous l'aimons sans cela, cet Amour sera donc alimenté par la survenue d'une cause nouvelle ; et, par suite, nous aimerons par cela même de façon plus constante ce que nous aimons. Si maintenant nous imaginons que quelqu'un a quelque chose en aversion, nous aurons cette chose en aversion (même Prop.). Si nous supposons qu'à ce moment nous l'aimons, nous aurons en même temps pour cette même chose de l'amour et de l'aversion, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 17) que nous éprouverons la passion dite fluctuation de l'âme. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 31, demo  - From the mere fact of conceiving that anyone loves anything we shall ourselves love that thing (III. xxvii.): but we are assumed to love it already; there is, therefore, a new cause of love, whereby our former emotion is fostered; hence we shall thereupon love it more steadfastly. Again, from the mere fact of conceiving that anyone shrinks from anything, we shall ourselves shrink from that thing (III. xxvii.). If we assume that we at the same time love it, we shall then simultaneously love it and shrink from it; in other words, we shall be subject to vacillation (III. xvii. note). Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 31, demo  - Dadurch allein schon, daß wir uns vorstellen, daß jemand etwas liebt, werden wir es lieben (nach Lehrsatz 27 dieses Teils). Wir nehmen aber an, daß wir es auch ohne dem lieben. Es tritt also eine neue Ursache zur Liebe hinzu, durch welche sie genährt wird. Daher werden wir das was wir lieben, eben dadurch beharrlicher lieben. Ferner werden wir dadurch, daß wir uns vorstellen, daß jemand etwas verschmäht, dasselbe gleichfalls verschmähen (nach demselben Lehrsatz). Wenn wir aber annehmen, daß wir es zu gleicher Zeit lieben, so werden wir demnach dieses selbe Ding gleichzeitig lieben und verschmähen, oder (s. Anmerkung zu Lehrsatz 17 dieses Teils) wir werden ein Schwanken des Gemüts erleiden. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 31, demo  - Soltanto perché immaginiamo che qualcuno ami una qualche cosa, anche noi ameremo la stessa cosa. Ma supponiamo di amare quella cosa indipendentemente dall'immaginarla amata da altri; e questo immaginarla, quando sopravvenga, sarà un nuovo motivo del nostro Amore, e lo alimenterà: e pertanto il nostro amore verso la cosa amata sarà rafforzato. Dall'immaginare, poi, che a qualcuno ripugni una qualche cosa, sorgerà in noi ripugnanza per quella cosa: ma se supponiamo che si tratti d'una cosa che noi in quel momento amiamo, accadrà che nello stesso tempo noi avremo per quella cosa amore e avversione, ossia soffriremo di fluttuazion d'animo. (P. III, Chiarim. d. Prop. 17; Prop. 27). (Peri - it)

3, prop 31, demo  - Alleen reeds door het feit dat wij ons voorstellen dat iemand iets liefheeft, zullen wijzelf (vlg. St. XXVII v.d. D.) deze zaak ook liefhebben. Wij onderstellen evenwel dat wij die zaak reeds zonder dat liefhebben. Bij deze Liefde komt dus een nieuwe reden, waardoor zij wordt aangewakkerd en derhalve zullen wij wat wij reeds liefhebben, om deze reden des te standvastiger liefhebben. Voorts wenden wij ons (vlg. dezelfde St.) af van datgene waarvan wij ons voorstellen, dat iemand anders afkeerig is. Veronderstellen wij echter dat wij deze zelfde zaak terzelfder tijd liefhebben, dan zullen wij haar dus terzelfder tijd liefhebben en er een afkeer van hebben, ofwel (zie Opmerking St. XVII v.d. D.) ons gemoed zal in tweestrijd geraken. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 31, demo  - Por el solo hecho de que imaginamos que alguien ama algo, amaremos eso mismo (por la Proposición 27 de esta Parte). Pero supongamos que lo amamos sin esto: se añade entonces al amor una nueva causa que lo alienta, y así amaremos lo que amamos, por eso mismo, con más constancia. Además, por el hecho de que imaginamos que alguien aborrece algo, lo aborreceremos nosotros (por la misma Proposición). Ahora bien, si suponemos que a un tiempo amamos eso mismo, entonces lo amaremos y aborreceremos al mismo tiempo, o sea (ver Escolio de la Proposición 17 de esta Parte), padeceremos fluctuación del ánimo. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 31, demo  - Du seul fait que nous imaginons que quelqu'un aime quelque objet, nous aimons cet objet (par la Proposition 27). Or nous supposons que nous l'aimons sans cela. Il s'ajoute donc à l'Amour une nouvelle cause qui le renforce, par la même nous aimons donc cet objet avec plus de constance. Ensuite, du seul fait que nous imaginons que quelqu'un hait quelque objet, nous avons cet objet en aversion (par la même Proposition). Si nous supposons qu'en même temps nous l'aimons, nous aimerons et haïrons en même temps (voir le Scolie de la Proposition 17), c'est-à-dire que nous subirons une fluctuation de l'âme. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 27 - Ex eo quod rem nobis similem et quam nullo affectu prosecuti sumus, aliquo affectu affici imaginamur, eo ipso simili affectu afficimur.

3, prop 17, sc  - Haec mentis constitutio quae scilicet ex duobus contrariis affectibus oritur, animi vocatur fluctuatio, quae proinde affectum respicit ut dubitatio imaginationem (vide scholium propositionis 44 partis II) nec animi fluctuatio et dubitatio inter se differunt nisi secundum majus et minus. Sed notandum me in propositione praecedenti has animi fluctuationes ex causis deduxisse quae per se unius et per accidens alterius affectus sunt causa; quod ideo feci quia sic facilius ex praecedentibus deduci poterant; at non quod negem animi fluctuationes plerumque oriri ab objecto quod utriusque affectus sit efficiens causa. Nam corpus humanum (per postulatum 1 partis II) ex plurimis diversae naturae individuis componitur atque adeo (per axioma 1 post lemma 3, quod vide post propositionem 13 partis II) ab uno eodemque corpore plurimis diversisque modis potest affici et contra quia una eademque res multis modis potest affici, multis ergo etiam diversisque modis unam eandemque corporis partem afficere poterit. Ex quibus facile concipere possumus unum idemque objectum posse esse causam multorum contrariorumque affectuum.

corollarium by 3, prop 28

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (2)

3, prop 31, cor  - Hinc et ex propositione 28 hujus sequitur unumquemque quantum potest conari ut unusquisque id quod ipse amat, amet et quod ipse odit, odio etiam habeat; unde illud poetae:
Speremus pariter, pariter metuamus amantes;
Ferreus est si quis quod sinit alter, amat.

3, prop 31, cor  - Il suit de là et de la Proposition 28 que chacun, autant qu'il peut, fait effort pour que tous aiment ce qu'il aime lui-même et haïssent ce qu'il a lui-même en haine ; d'où ce mot du Poète :
Amants, nous voulons tout ensemble et espérer et craindre ; il est de fer celui qui aime avec la permission d'un autre. (Appuhn - fr)

3, prop 31, cor  - From the foregoing, and also from III. xxviii. it follows that everyone endeavours, as far as possible, to cause others to love what he himself loves, and to hate what he himself hates: as the poet says: "As lovers let us share every hope and every fear: ironhearted were he who should love what the other leaves." [Ovid, Amores, II. xix. 4, 5.] (Elwes - en)

3, prop 31, cor  - Hieraus und aus Lehrsatz 28 dieses Teils folgt, daß jeder, soviel er vermag, darnach strebt, daß alle das lieben, was er selbst liebt, und alle das hassen, was er selbst haßt. Darum singt der Dichter2: "Hoffen zugleich und fürchten zugleich muß jeder, der liebet;Eisern ist, wer da liebt, das, was der andre verließ". (Stern - de)

3, prop 31, cor  - Da quanto sopra e dalla precedente Prop. 28 deriva che ognuno, per quanto può, si sforza affinché tutti amino ciò che egli ama e abbiano in odio ciò che egli odia. (Peri - it)

3, prop 31, cor  - Hieruit, alsmede uit Stelling XXVIII van dit Deel, volgt dat ieder zooveel mogelijk er naar streeft dat ieder ander zal liefhebben wat hijzelf liefheeft en zal haten wat hijzelf haat. Vandaar het woord des dichters:
Allen gevoelen we eenzelfde hoop en vrees zoo wij minnen;
Hij heeft een hart van staal, die mint wat een ander haat.
(Ovidius, Amor. II. 19) (Suchtelen - nl)

3, prop 31, cor  - De aquí, y de la Proposición 28 de esta Parte, se sigue que cada cual se esfuerza, cuanto puede, en que todos amen lo que él ama y odien lo que él odia; de ahí aquello del poeta:

Amantes, conviene que esperemos y temamos a la vez; hay que ser insensible para amar lo que nadie nos disputa . (Peña - es)

3, prop 31, cor  - De là, ainsi que de la Proposition 28 de cette Partie, il suit que chacun s'efforce, autant qu'il le peut, d'obtenir que les autres aiment ce qu'il aime et haïssent ce qu'il hait ; d'où ce mot du poète :
Amants, nous espérons ensemble et ensemble nous craignons
Il est de fer celui qui aime avec le consentement de l'autre.
(Misrahi - fr)

utilizzato da : 4, prop 37, alit  |  5, prop 4, sc 

3, prop 28 - Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

scholium by 3, prop 29, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (1)

3, prop 31, sc  - Hic conatus efficiendi ut unusquisque probet id quod ipse amat vel odio habet, revera est ambitio (vide scholium propositionis 29 hujus) atque adeo videmus unumquemque ex natura appetere ut reliqui ex ipsius ingenio vivant, quod dum omnes pariter appetunt, pariter sibi impedimento et dum omnes ab omnibus laudari seu amari volunt, odio invicem sunt.

3, prop 31, sc  - Cet effort pour faire que chacun approuve l'objet de notre Amour et de notre Haine, est, en réalité, de l'Ambition (voir Scolie de la Prop. 29) ; nous voyons ainsi que chacun a, de nature, l'appétit de voir vivre les autres selon sa propre complexion, et, comme tous ont pareil appétit, on se fait ensuite obstacle l'un à l'autre, et parce que tous veulent être loués ou aimés par tous, on en vient à une haine mutuelle. (Appuhn - fr)

3, prop 31, sc  - This endeavour to bring it about, that our own likes and dislikes should meet with universal approval, is really ambition (see III. xxix. note); wherefore we see that everyone by nature desires (appetere), that the rest of mankind should live according to his own individual disposition: when such a desire is equally present in all, everyone stands in everyone else's way, and in wishing to be loved or praised by all, all become mutually hateful. (Elwes - en)

3, prop 31, sc  - Dieses Streben, es dahin zu bringen, daß alle uns beistimmen, wenn wir etwas lieben oder hassen, ist eigentlich Ehrgeiz (s. Anmerkung zu Lehrsatz 29). Wir sehen daher, daß von Natur aus jeder verlangt, andere sollen nach Seinem Sinn leben. Wenn freilich alle dieses gleicherweise verlangen, so sind sich alle einander gleich hinderlich, und während alle von allen gelobt oder geliebt werden wollen, werden sie sich vielmehr gegenseitig hassen. (Stern - de)

3, prop 31, sc  - Questo sforzo di far sì che tutti abbiano la nostra opinione su ciò che noi amiamo o abbiamo in odio è in realtà un'Ambizione (Chiarim. d. Prop. 29 qui sopra): e quindi accade per natura che ciascuno desìderi e cerchi che gli altri vivano secondo i suoi criteri. Ma siccome tutti hanno questo stesso desiderio, tutti si sono d'ostacolo l'uno all'altro; e mentre tutti vogliono essere lodati o amati da tutti, tutti si hanno in odio a vicenda. (Peri - it)

3, prop 31, sc  - Dit streven om te bewerken dat ieder instemme, wanneer men zelf lief heeft of haat, is welbeschouwd eerzucht (zie Opmerking St. XXIX v.d. D.) Wij zien dus dat ieder van nature er naar streeft, dat anderen naar zijn zin leven, met het gevolg dat, waar allen dit gelijkelijk beoogen, zij elkaar gelijkelijk tot last zijn en waar allen door iedereen geprezen en bemind willen worden, allen elkaar haten. (Suchtelen - nl)

3, prop 31, sc  - Este esfuerzo por conseguir que todos apruébenlo que uno ama u odia es, en realidad, ambición (ver Escolio de la Proposición 29 de esta Parte), y así vemos que cada cual, por naturaleza, apetece que los demás vivan como él lo haría según su índole propia, y como todos apetecen lo mismo, se estorban los unos a los otros, y, queriendo todos ser amados o alabados por todos, resulta que se odian entre sí. (Peña - es)

3, prop 31, sc  - Cet effort pour faire que les autres approuvent notre amour ou notre haine est en réalité l'Ambition (voir le Scolie de la Proposition 29). Nous voyons donc ainsi que chacun, par nature, désire que les autres vivent selon sa propre constitution, mais comme tous désirent la même chose, tous se font également obstacle, et parce que tous veulent être loués ou aimés par tous, ils se tiennent tous réciproquement en haine. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 4, app, cap 19

3, prop 29, sc  - Hic conatus aliquid agendi et etiam omittendi ea sola de causa ut hominibus placeamus, vocatur ambitio praesertim quando adeo impense vulgo placere conamur ut cum nostro aut alterius damno quaedam agamus vel omittamus; alias humanitas appellari solet. Deinde laetitiam qua alterius actionem qua nos conatus est delectari, imaginamur, laudem voco; tristitiam vero qua contra ejusdem actionem aversamur, vituperium voco.

utilizzato da : 3, prop 35, demo   |  3, aff def 44, expl  |  4, prop 34, sc   |  4, prop 37, alit  |  5, prop 20, demo 

propositio 32

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (3)  |  alto ^

Si aliquem re aliqua qua unus solus potiri potest, gaudere imaginamur, conabimur efficere ne ille illa re potiatur.

Si aliquem re aliqua qua unus solus potiri potest, gaudere imaginamur, conabimur efficere ne ille illa re potiatur.

Si nous imaginons que quelqu'un tire de la joie d'une chose qu'un seul peut posséder, nous nous efforcerons de faire qu'il n'en ait plus la possession. (Appuhn - fr)

If we conceive that anyone takes delight in something, which only one person can possess, we shall endeavour to bring it about that the man in question shall not gain possession thereof. (Elwes - en)

Wenn wir uns vorstellen, daß jemand sich eines Dinges erfreut, das nur Einer allein besitzen kann, so werden wir zu bewirken suchen, daß jener dieses Ding nicht besitzt. (Stern - de)

Se immaginiamo che qualcuno sia in condizion di godere di una cosa che uno solo può possedere, noi ci sforzeremo di far sì che egli non arrivi a possederla. (Peri - it)

Indien wij ons voorstellen dat iemand zich verheugt over een zaak, welke slechts één mensch bezitten kan, zullen wij trachten te bewerken dat hij deze zaak niet in zijn bezit krijgt. (Suchtelen - nl)

Si imaginamos que alguien goza de alguna cosa que sólo uno puede poseer, nos esforzaremos por conseguir que no posea esa cosa. (Peña - es)

Si nous imaginons que quelqu'un prend de la joie à un objet qu'un seul peut posséder, nous nous efforcerons d'obtenir qu'il n'en ait plus la possession. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 27  |  3, prop 27, cor 1  |  3, prop 28

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 32, demo  - Ex eo solo quod aliquem re aliqua gaudere imaginamur (per propositionem 27 hujus cum ejusdem I corollario) rem illam amabimus eaque gaudere cupiemus. At (per hypothesin) huic laetitiae obstare imaginamur quod ille eadem hac re gaudeat; ergo (per propositionem 28 hujus) ne ille eadem potiatur, conabimur. Q.E.D.

3, prop 32, demo  - Par cela seul que nous imaginons que quelqu'un tire d'une chose de la joie (Prop. 27 avec son Coroll. 1), nous aimerons cette chose et désirerons en tirer de la joie. Mais (par hypothèse) nous imaginons que l'obstacle à cette Joie vient de ce qu'un autre en tire de la joie ; nous ferons donc effort (Prop. 28) pour qu'il n'en ait plus la possession. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 32, demo  - From the mere fact of our conceiving that another person takes delight in a thing (III. xxvii. and Coroll.) we shall ourselves love that thing and desire to take delight therein. But we assumed that the pleasure in question would be prevented by another's delight in its object; we shall, therefore, endeavour to prevent his possession thereof (III. xxviii.). Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 32, demo  - Dadurch allein schon, daß wir uns vorstellen, daß jemand sich eines Dinges erfreut, werden wir (nach Lehrsatz 27 dieses Teils und dessen Zusatz II) dieses Ding lieben und uns seiner zu erfreuen suchen. Aber den Umstand, daß jener sich eben dieses Dinges erfreut, stellen wir uns (nach der Voraussetzung) als Hindernis dieser Lust vor. Folglich werden wir (nach Lehrsatz 28 dieses Teils) dahin streben, daß jener dieses Ding nicht besitzt. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 32, demo  - Per il solo immaginare che qualcuno goda di una cosa noi ameremo quella cosa e desidereremo di goderne. Ma per l'Ipotesi a questo nostro godere, cioè a questa nostra Letizia, è d'ostacolo, come immaginiamo, la possibilità che un altro, egli solo, goda di quella cosa: e dunque noi ci sforzeremo affinché quegli non arrivi a possederla. (P. III, Prop. 27 e sua Conseg. la; Prop. 28). (Peri - it)

3, prop 32, demo  - Om het feit alleen dat wij ons voorstellen dat iemand zich over iets verheugt, zullen wij (vlg. St. XXVII en Gevolg I v.d. D.) die zaak liefhebben en begeeren en ons er over verheugen. Maar wij stellen ons (vlg. het onderstelde) juist voor dat het feit, dat deze persoon zich in het bezit dier zaak zou verheugen, deze Blijheid in den weg staat. Derhalve zullen wij (vlg. St. XXVIII v.d. D.) er naar streven dat hij haar niet bemachtigt. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 32, demo  - Por el solo hecho de imaginar que alguien goza de una cosa (por la Proposición 27 de esta Parte, con su Corolario I), amaremos esa cosa y desearemos gozar de ella. Ahora bien (por hipótesis), imaginamos que se opone a esta alegría el hecho de que él goce de esa misma cosa; por consiguiente (por la Proposición 28 de esta Parte), nos esforzaremos para que no la posea. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 32, demo  - Du seul fait que nous imaginons que quelqu'un prend de la joie à quelque objet (par la Proposition 27, avec son Corollaire), nous aimerons cet objet et désirerons en jouir. Or (par hypothèse) nous imaginons qu'à cette Joie fait obstacle le fait qu'un autre prenne de la joie à cet objet : nous nous efforcerons donc (par la Proposition 28) d'obtenir qu'il n'en ait plus la possession. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 27 - Ex eo quod rem nobis similem et quam nullo affectu prosecuti sumus, aliquo affectu affici imaginamur, eo ipso simili affectu afficimur.

3, prop 27, cor 1 - Si aliquem quem nullo affectu prosecuti sumus, imaginamur laetitia afficere rem nobis similem, amore erga eundem afficiemur. Si contra eundem imaginamur eandem tristitia afficere, odio erga ipsum afficiemur.

3, prop 28 - Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

scholium by 3, prop 32

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (5)

3, prop 32, sc  - Videmus itaque cum hominum natura plerumque ita comparatum esse ut eorum quibus male est, misereantur et quibus bene est, invideant et (per propositionem praecedentem) eo majore odio quo rem qua alium potiri imaginantur, magis amant. Videmus deinde ex eadem naturae humanae proprietate ex qua sequitur homines esse misericordes, sequi etiam eosdem esse invidos et ambitiosos. Denique si ipsam experientiam consulere velimus, ipsam haec omnia docere experiemur praesertim si ad priores nostrae aetatis annos attenderimus. Nam pueros quia eorum corpus continuo veluti in aequilibrio est, ex hoc solo ridere vel flere experimur quod alios ridere vel flere vident et quicquid praeterea vident alios facere, id imitari statim cupiunt et omnia denique sibi cupiunt quibus alios delectari imaginantur; nimirum quia rerum imagines uti diximus sunt ipsae humani corporis affectiones sive modi quibus corpus humanum a causis externis afficitur disponiturque ad hoc vel illud agendum.

3, prop 32, sc  - Nous voyons ainsi qu'en vertu de la disposition de leur nature les hommes sont généralement prêts à avoir de la commisération pour ceux qui sont malheureux et à envier ceux qui sont heureux, et que leur haine pour ces derniers est (Prop. préc.) d'autant plus grande qu'ils aiment davantage ce qu'ils imaginent dans la possession d'un autre. Nous voyons, en outre, que la même propriété de la nature humaine d'où suit qu'ils sont miséricordieux, fait aussi qu'ils sont envieux et ambitieux. Enfin, si nous voulions consulter l'expérience, nous éprouverions qu'elle nous enseigne tout cela, surtout si nous avions égard à nos premières années. L'expérience nous montre en effet que les enfants, dont le corps est continuellement comme en équilibre, rient ou pleurent par cela seul qu'ils voient d'autres personnes rire ou pleurer, tout ce qu'ils voient faire par autrui ils désirent aussitôt l'imiter, et ils désirent enfin tout ce à quoi ils imaginent que d'autres prennent plaisir ; c'est qu'en effet, nous l'avons dit, les images des choses sont les affections mêmes du Corps humain, c'est-à-dire les manières dont ce Corps est affecté par les causes extérieures et disposé à faire ceci ou cela. (Appuhn - fr)

3, prop 32, sc  - We thus see that man's nature is generally so constituted, that he takes pity on those who fare ill, and envies those who fare well with an amount of hatred proportioned to his own love for the goods in their possession. Further, we see that from the same property of human nature, whence it follows that men are merciful, it follows also that they are envious and ambitious. Lastly, if we make appeal to Experience, we shall find that she entirely confirms what we have said; more especially if we turn our attention to the first years of our life. We find that children, whose body is continually, as it were, in equilibrium, laugh or cry simply because they see others laughing or crying; moreover, they desire forthwith to imitate whatever they see others doing, and to possess themselves whatever they conceive as delighting others: inasmuch as the images of things are, as we have said, modifications of the human body, or modes wherein the human body is affected and disposed by external causes to act in this or that manner. (Elwes - en)

3, prop 32, sc  - Wir sehen daher, daß die Natur des Menschen meist so beschaffen ist, daß man diejenigen, denen es schlecht geht, bemitleidet und die, denen es gut geht, beneidet, und zwar (nach dem vorigen Lehrsatz) um so stärker, je mehr man das Ding liebt, in dessen Besitz man sich einen andern vorstellt. - Wir sehen ferner, daß aus derselben Eigenschaft der menschlichen Natur, aus welcher folgt, daß die Menschen mitleidig sind, auch folgt, daß sie neidisch und ehrgeizig sind. Wenn wir die Erfahrung selbst befragen, so werden wir finden, daß sie dies alles bestätigt, besonders wenn wir unsere Jugendjahre ins Auge fassen. Denn wir machen die Erfahrung, daß die Kinder, weil ihr Körper fortwährend wie im Gleichgewicht ist, deshalb allein schon lachen oder weinen, weil sie andere lachen oder weinen sehen. Auch suchen sie das, was sie andere tun sehen, sofort nachzuahmen, und ebenso begehren sie alles für sich, wovon sie sich vorstellen, daß sich andere daran erfreuen. Der Grund ist, weil die Vorstellung der Dinge, wie gesagt, Erregungen des menschlichen Körpers selbst sind oder die Arten, wie der menschliche Körper von äußern Ursachen erregt und disponiert wird, dies oder jenes zu tun. (Stern - de)

3, prop 32, sc  - Vediamo quindi che per natura gli umani sono perlopiù congegnati in modo da aver compassione di chi deve sopportare un male, e da aver invidia di chi può godersi un bene e ciò (Prop. preced.) con una malevolenza tanto maggiore quanto maggiore è l'amore per la cosa che essi immaginano posseduta da un altro. Vediamo inoltre che dalla stessa proprietà della natura umana dalla quale deriva che gli umani sono compassionevoli deriva anche il loro essere invidiosi e ambiziosi. Infine, se vi riflettiamo, vedremo che l'esperienza stessa c'insegna tutto questo: soprattutto se poniamo attenzione ai primi anni di nostra vita. I bambini, infatti, il cui organismo è per così dire in equilibrio, e sempre pronto per inclinarsi ora qui ora là, ridono e piangono solo perché vedono qualcun altro ridere o piangere; e sùbito vogliono imitare ciò che vedono fatto da altri; e infine vogliono per loro tutte le cose da cui immaginano che gli altri traggano diletto. E di questo non c'è da stupirsi, poiché le immagini delle cose, come abbiamo detto, sono le stesse affezioni del Corpo umano, ossia i modi in cui il Corpo umano è toccato, o interessato, dalle cause esterne, e da tali cause è disposto a fare questa cosa o quella. (Peri - it)

3, prop 32, sc  - Wij zien dus hoe het met den menschelijken aard meestal zoo gesteld is, dat men medelijden heeft met hen wien het slecht gaat en benijdt wien het goed gaat, en wel dit laatste (vlg. voorgaande St.) met een des te grooteren haat, naarmate men de zaak, welke men zich in het bezit van een ander voorstelt, meer liefheeft. Wij zien voorts hoe uit dezelfde eigenschap van den menschelijken aard, waaruit volgt dat de menschen medelijdend zijn, ook volgt dat zij afgunstig en eerzuchtig zijn. En indien wij tenslotte de ervaring zelve willen raadplegen, zullen wij bevinden dat ook zij dit alles leert; in het bijzonder wanneer wij letten op de eerste jaren van ons leven. Wij zien toch immers dat kinderen, omdat hun lichaam als het ware in voortdurend [wankelbaar] evenwicht is, plegen te lachen of te schreien alléén reeds, doordat zij anderen zien lachen of schreien; dat zij bovendien alles wat zij anderen zien doen, dadelijk begeeren na te bootsen; dat zij tenslotte alles voor zichzelf begeeren waarover anderen zich naar hun voorstelling verheugen. Geen wonder, daar toch de beelden der dingen, zooals wij reeds zeiden, inwerkingen zijn op het menschelijk Lichaam zelf, ofwel wijzen waarop het menschelijk Lichaam inwerking ondergaat van uitwendige voorwerpen en genoodzaakt wordt zus of zoo te handelen. (Suchtelen - nl)

3, prop 32, sc  - Vemos, pues, cómo la naturaleza de los hombres está ordinariamente dispuesta de tal modo que sienten conmiseración por aquellos a quienes les va mal, y envidian a quienes les va bien, y ello (por la Proposición anterior) con tanto mayor odio cuanto más aman la cosa que imaginan posee otro. Vemos, además, que de la misma propiedad de la naturaleza humana de la que se sigue que los hombres sean misericordes, se sigue también que sean envidiosos y ambiciosos. Si queremos consultar, por último, a la experiencia, veremos que ella también nos enseña todo esto, sobre todo si nos fijamos en los primeros años de nuestra vida. Pues la experiencia nos muestra que los niños, a causa de que su cuerpo está continuamente como en oscilación, ríen o lloran por el mero hecho de ver reír o llorar a otros, desean imitar en seguida todo cuando ven hacer a los demás, y, en fin, quieren para ellos todo lo que imaginan que deleita a los otros, porque, en efecto, las imágenes de las cosas -como hemos dicho— son las afecciones mismas del cuerpo humano, o sea, las maneras que el cuerpo humano tiene de ser afectado por las causas exteriores y de estar dispuesto para hacer esto o aquello. (Peña - es)

3, prop 32, sc  - Nous voyons ainsi que par nature les hommes sont ainsi constitués qu'ils ont de la commisération pour ceux qui sont dans le malheur, qu'ils envient les heureux, et que (par la Proposition précédente) ils haïssent ceux-ci d'autant plus que leur amour est plus grand pour l'objet qu'ils imaginent être en la possession d'un autre. Nous voyons aussi que de la même propriété de la nature humaine d'où il suit que les hommes sont miséricordieux, il suit aussi qu'ils sont envieux et ambitieux. Si nous voulions enfin consulter l'expérience, nous constaterions qu'elle-même nous enseigne tout cela, en particulier si nous observons les premières années de notre vie. Nous constatons en effet que les enfants, dont le corps est pour ainsi dire en état de perpétuel équilibre, rient ou pleurent pour la seule raison qu'ils voient les autres rire ou pleurer, tout ce qu'ils voient faire par autrui, ils désirent aussitôt l'imiter, et, enfin, ils désirent tout ce à quoi ils imaginent que les autres prennent plaisir. C'est qu'en effet, comme nous l'avons dit, les images des choses sont les affections mêmes du Corps humain, ou, en d'autres termes, les modalités selon lesquelles le Corps humain est affecté par les causes extérieures et disposé de telle sorte qu'il accomplisse tel ou tel acte. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 55, cor 1, sc  |  3, aff def 23, expl  |  3, aff def 24, expl  |  3, aff def 33, expl  |  4, prop 34, demo 

3, prop 32 - Si aliquem re aliqua qua unus solus potiri potest, gaudere imaginamur, conabimur efficere ne ille illa re potiatur.

utilizzato da : 3, prop 32, sc   |  3, aff def 33, expl  |  4, prop 34, demo 

propositio 33

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (4)  |  alto ^

Cum rem nobis similem amamus, conamur quantum possumus efficere ut nos contra amet.

Cum rem nobis similem amamus, conamur quantum possumus efficere ut nos contra amet.

Quand nous aimons une chose semblable à nous, nous nous efforçons, autant que nous pouvons, de faire qu'elle nous aime à son tour. (Appuhn - fr)

When we love a thing similar to ourselves we endeavour, as far as we can, to bring about that it should love us in return. (Elwes - en)

Wenn wir einen Gegenstand unseresgleichen lieben, so suchen wir, soviel wir vermögen, zu bewirken, daß er uns wiederum liebt. (Stern - de)

Quando amiamo una cosa simile a noi, noi ci sforziamo, per quanto possiamo, di far sì che essa ci ami a sua volta. (Peri - it)

Wanneer wij een ons gelijkend wezen liefhebben, trachten wij zooveel mogelijk te bewerken dat het ons wederkeerig liefheeft. (Suchtelen - nl)

Cuando amamos una cosa semejante a nosotros, nos esforzamos cuanto podemos por conseguir que ella nos ame a su vez. (Peña - es)

Quand nous aimons un objet semblable à nous, nous nous efforçons, autant que nous le pouvons, de faire en sorte qu'il nous aime en retour. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 12  |  3, prop 29  |  3, prop 13, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 33, demo  - Rem quam amamus prae reliquis quantum possumus imaginari conamur (per propositionem 12 hujus). Si igitur res nobis sit similis, ipsam prae reliquis laetitia afficere conabimur (per propositionem 29 hujus) sive conabimur quantum possumus efficere ut res amata laetitia afficiatur concomitante idea nostri hoc est (per scholium propositionis 13 hujus) ut nos contra amet. Q.E.D.

3, prop 33, demo  - Si nous aimons une chose par-dessus les autres, nous nous efforçons, autant que nous pouvons, de l'imaginer (Prop. 12). Si donc la chose nous est semblable, nous nous efforcerons de l'affecter de Joie par-dessus les autres (Prop. 29), autrement dit nous nous efforcerons, autant que nous pouvons, de faire que la chose aimée soit affectée d'une Joie qu'accompagne l'idée de nous-mêmes, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 13) qu'elle nous aime à son tour. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 33, demo  - That which we love we endeavour, as far as we can, to conceive in preference to anything else (III. xii.). If the thing be similar to ourselves, we shall endeavour to affect it pleasurably in preference to anything else (III. xxix.). In other words, we shall endeavour, as far as we can, to bring it about, that the thing should be affected with pleasure accompanied by the idea of ourselves, that is (III. xiii. note), that it should love us in return. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 33, demo  - Einen Gegenstand, den wir lieben, suchen wir, soviel wir vermögen, uns vor allen andern vorzustellen (nach Lehrsatz 12 dieses Teils). Wenn also der Gegenstand unseresgleichen ist, so werden wir ihn vor allen andern mit Lust zu erregen suchen (nach Lehrsatz 29 dieses Teils), oder wir werden, soviel wirvermögen, zu bewirken suchen, daß der geliebte Gegenstand von Lust erregt werde, verbunden mit der Idee unserer selbst; d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils), daß er uns wiederliebe. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 33, demo  - Noi ci sforziamo, per quanto sta in noi, d'immaginare, più d'ogni altra, la cosa che amiamo. Se poi quella cosa è simile a noi, noi ci sforzeremo di procurarle Letizia più che alle altre cose, ossia ci sforzeremo, per quanto possiamo, di far sì che la cosa amata provi una Letizia accompagnata dall'idea di noi stessi: cioè che a sua volta essa ci ami. (P. III, Prop. 12; Chiarim. d. Prop. 13; Prop. 29). (Peri - it)

3, prop 33, demo  - Een ding dat wij liefhebben, trachten wij ons (vlg. St. XII v.d. D.) zooveel mogelijk boven andere dingen voor te stellen. Als dus dit ding een ons gelijkend wezen is, zullen wij (vlg. St. XXIX v.d. D.) het boven alle andere trachten te verblijden, ofwel wij zullen zooveel mogelijk trachten te bewerken, dat dit geliefde wezen bewogen worde door een Blijheid, vergezeld door de gedachte aan onszelf; d.w.z. (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) dat het ons wederkeerig liefheeft. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 33, demo  - Nos esforzamos cuanto podemos por imaginar una cosa que amamos por encima de las demás (por la Proposición 12 de esta Parte). Si la cosa es semejante a nosotros, nos esforzaremos (por la Proposición 29 de esta Parte) en afectarla de alegría por encima de las demás, o sea, nos esforzaremos cuanto podamos por conseguir que la cosa amada sea afectada de una alegría acompañada de la idea de nosotros mismos, esto es (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), por conseguir que nos ame a su vez. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 33, demo  - Autant que nous le pouvons, nous nous efforçons d'imaginer, plus que tout autre, l'objet que nous aimons (par la proposition 12). Si donc l'objet nous est semblable, nous nous efforçons de l'affecter de Joie plus que tout autre (par la Proposition 29), autrement dit nous nous efforcerons, autant que nous le pouvons, de faire en sorte que l'objet aimé soit affecté d'une Joie accompagnée de l'Idée de nous-même, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 13) qu'il nous aime en retour. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 12 - Mens quantum potest ea imaginari conatur quae corporis agendi potentiam augent vel juvant.

3, prop 29 - Nos id omne etiam agere conabimur quod homines cum laetitia aspicere imaginamur et contra id agere aversabimur quod homines aversari imaginamur.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

utilizzato da : 3, prop 34, demo   |  3, prop 38, demo   |  3, prop 42, demo   |  3, prop 44, demo 

propositio 34

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (3)  |  alto ^

Quo majore affectu rem amatam erga nos affectam esse imaginamur, eo magis gloriabimur.

Quo majore affectu rem amatam erga nos affectam esse imaginamur, eo magis gloriabimur.

Plus grande est l'affection que nous imaginons que la chose aimée éprouve à notre égard, plus nous nous glorifierons. (Appuhn - fr)

The greater the emotion with which we conceive a loved object to be afected towards us, the greater will be our complacency. (Elwes - en)

Je stärker wir uns den Affekt vorstellen, von dem der geliebte Gegenstand gegen uns erregt ist, desto mehr werden wir uns geehrt fühlen. (Stern - de)

Quanto più grande è il sentimento d'amore che immaginiamo provato verso di noi dalla cosa che noi amiamo, tanto maggiore sarà la nostra esaltazione, ossia tanto più noi ci glorieremo. (Peri - it)

Hoe grooter wij ons de genegenheid voorstellen welke een geliefd wezen voor ons gevoelt, hoe meer wij ons daarop zullen verheffen. (Suchtelen - nl)

Cuanto mayor es el afecto que imaginamos experimenta hacia nosotros la cosa amada, tanto más nos gloriaremos. (Peña - es)

Plus grand est l'affect dont nous imaginons que l'objet aimé est affecté envers nous, plus nous nous glorifierons. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 33  |  3, prop 13, sc   |  3, prop 11  |  3, prop 11, sc   |  3, prop 30  |  3, prop 30, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 34, demo  - Nos (per propositionem praecedentem) conamur quantum possumus ut res amata nos contra amet hoc est (per scholium propositionis 13 hujus) ut res amata laetitia afficiatur concomitante idea nostri. Quo itaque rem amatam majore laetitia nostra de causa affectam esse imaginamur, eo magis hic conatus juvatur hoc est (per propositionem 11 hujus cum ejus scholio) eo majore laetitia afficimur. At cum ex eo laetemur quod alium nobis similem laetitia affecimus, tum nosmet cum laetitia contemplamur (per propositionem 30 hujus) : ergo quo majore affectu rem amatam erga nos affectam esse imaginamur, eo majore laetitia nosmet contemplabimur sive (per scholium propositionis 30 hujus) eo magis gloriabimur. Q.E.D.

3, prop 34, demo  - Nous faisons effort, autant que nous pouvons (Prop. préc.), pour faire que la chose aimée nous aime à son tour ; c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 13) que la chose aimée soit affectée d'une Joie qu'accompagne l'idée de nous-mêmes. Plus grande donc est la Joie dont nous imaginons que la chose est affectée à cause de nous, plus cet effort est secondé, c'est-à-dire (Prop. 11 avec son Scolie) plus grande est la Joie dont nous sommes affectés. Mais, puisque notre Joie provient de ce que nous avons affecté de Joie un de nos semblables, nous nous considérons nous-même avec Joie (Prop. 30) donc, plus grande est l'affection que nous imaginons que la chose aimée éprouve à notre égard, plus grande est la Joie avec laquelle nous nous considérerons nous-mêmes, c'est-à-dire plus nous nous glorifierons. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 34, demo  - We endeavour (III. xxxiii.), as far as we can, to bring about, that what we love should love us in return: in other words, that what we love should be affected with pleasure accompanied by the idea of ourself as cause. Therefore, in proportion as the loved object is more pleasurably affected because of us, our endeavour will be assisted.--that is (III. xi. and note) the greater will be our pleasure. But when we take pleasure in the fact, that we pleasurably affect something similar to ourselves, we regard ourselves with pleasure (III. 30); therefore the greater the emotion with which we conceive a loved object to be affected, &c. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 34, demo  - Wir streben, soviel wir vermögen (nach dem vorigen Lehrsatz), daß der geliebte Gegenstand uns wiederum liebe; d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils), daß der geliebte Gegenstand von Lust erregt werde, verbunden mit der Idee unserer selbst. Je stärker wir uns also die Lust vorstellen, von welcher der geliebte Gegenstand um unseretwillen erregt ist, desto mehr wird dieses Streben gefördert; d.h. (nach Lehrsatz 11 dieses Teils mit seiner Anmerkung) von desto stärkerer Lust werden wir erregt. Wenn wir aber darüber Lust empfinden, daß wir einen andern unseresgleichen mit Lust erregt haben, so betrachtenwir uns selbst mit Lust (nach Lehrsatz 30 dieses Teils). Je stärker wir uns also den Affekt vorstellen, von dem der geliebte Gegenstand gegen uns erregt ist, mit um so stärkerer Lust werden wir uns selbst betrachten oder (nach Anmerkung zu Lehrsatz 30 dieses Teils) desto mehr werden wir uns geehrt fühlen. - W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 34, demo  - Noi ci sforziamo, per quanto possiamo (Prop. preced.), affinché la cosa da noi amata ci ami a sua volta, cioè (Chiarim. d. Prop. 13 di questa Parte) affinché la cosa amata provi una Letizia accompagnata dall'idea di noi stessi. Quanto maggiore dunque immaginiamo che sia la Letizia provata dalla cosa amata per causa nostra, tanto più il nostro sforzo è assecondato, cioè (Prop. 11 di questa Parte, e suo Chiarim.) tanto maggiore è la Letizia che noi proviamo. Ma quanto noi ci allietiamo d'aver arrecato Letizia a un nostro simile, tanto consideriamo noi stessi con Letizia (Prop. 30 qui sopra): e dunque, quanto maggiore è il sentimento d'amore che immaginiamo provato verso di noi dalla cosa che noi amiamo, tanto maggiore è la Letizia con cui considereremo noi stessi, ossia (Chiarim d. Prop. 30 qui sopra) tanto più ci glorieremo. (Peri - it)

3, prop 34, demo  - Wij trachten (vlg. voorgaande St.) zooveel mogelijk te bewerken dat een geliefde wezen ons wedermint, d.w.z. (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) dat het geliefde wezen een Blijheid ondervinde, vergezeld door de gedachte aan ons zelf. Hoe grooter dus de Blijheid is, welke naar onze voorstelling het geliefde wezen door ons toedoen ondervindt, hoe meer dit streven wordt bevorderd; d.w.z. (vlg. St. XI en Opmerking v.d. D.) hoe grooter Blijheid ook wij gevoelen. Wanneer wij ons evenwel verblijden, omdat wij een ander, ons gelijkend wezen, Blijheid schonken, dan zullen wij (vlg. St. XXX v.d. D.) ook onszelf met Blijheid beschouwen. Derhalve: hoe grooter wij ons de genegenheid voorstellen, welke een geliefd wezen voor ons gevoelt, met hoe grooter Blijheid wij onszelf zullen beschouwen, ofwel (vlg. Opmerking St. XXX v.d. D.) hoemeer wij ons daarop zullen verheffen. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 34, demo  - Nos esforzamos cuanto podemos (por la Proposición anterior) para que la cosa amada nos ame a su vez, esto es (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), para que la cosa amada sea afectada por una alegría acompañada de la idea de nosotros mismos. Así pues, cuanto mayor imaginamos la alegría de que es afectada la cosa amada por causa nuestra, tanto más favorecido resulta ese esfuerzo, es decir (por la Proposición 11 de esta Parte, con su Escolio), tanto mayor es la alegría que nos afecta. Ahora bien, como nos alegramos porque hemos afectado de alegría a un semejante nuestro, entonces nos consideramos a nosotros mismos con alegría (por la Proposición 30 de esta Parte); por consiguiente, cuanto mayor es el afecto que imaginamos experimenta hacia nosotros la cosa amada, con tanta mayor alegría nos consideraremos a nosotros mismos, o sea (por el Escolio de la Proposición 30 de esta Parte), tanto más nos gloriaremos. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 34, demo  - Autant que nous le pouvons, nous nous efforçons (par la Proposition précédente) de faire que l'objet aimé nous aime en retour, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 13) que l'objet aimé soit affecté d'une Joie accompagnée de l'idée de nous-même. Plus grande est donc la Joie dont nous imaginons que l'aimé est affecté à cause de nous, plus cet effort est secondé, c'est-à-dire (par la Proposition 11 avec son Scolie) plus grande est la Joie dont nous sommes affecté. Mais puisque notre Joie vient du fait que nous avons affecté de Joie un autre semblable à nous, nous nous considérerons nous-même avec Joie (par la Proposition 30) : donc, plus grand est l'affect dont nous imaginons que l'aimé est affecté à notre égard, plus grande sera la Joie avec laquelle nous nous considérerons nous-même, c'est-à-dire (par le Scolie de la même Proposition 30) plus nous nous glorifierons. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 33 - Cum rem nobis similem amamus, conamur quantum possumus efficere ut nos contra amet.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 11 - Quicquid corporis nostri agendi potentiam auget vel minuit, juvat vel coercet, ejusdem rei idea mentis nostrae cogitandi potentiam auget vel minuit, juvat vel coercet.

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

3, prop 30 - Si quis aliquid egit quod reliquos laetitia afficere imaginatur, is laetitia concomitante idea sui tanquam causa afficietur sive se ipsum cum laetitia contemplabitur. Si contra aliquid egit quod reliquos tristitia afficere imaginatur, se ipsum cum tristitia contra contemplabitur.

3, prop 30, sc  - Cum amor (per scholium propositionis 13 hujus) sit laetitia concomitante idea causae externae et odium tristitia concomitante etiam idea causae externae, erit ergo haec laetitia et tristitia amoris et odii species. Sed quia amor et odium ad objecta externa referuntur, ideo hos affectus aliis nominibus significabimus nempe laetitiam concomitante idea causae internae gloriam et tristitiam huic contrariam pudorem appellabimus : intellige quando laetitia vel tristitia ex eo oritur quod homo se laudari vel vituperari credit, alias laetitiam concomitante idea causae internae acquiescentiam in se ipso, tristitiam vero eidem contrariam poenitentiam vocabo. Deinde quia (per corollarium propositionis 17 partis II) fieri potest ut laetitia qua aliquis se reliquos afficere imaginatur, imaginaria tantum sit et (per propositionem 25 hujus) unusquisque de se id omne conatur imaginari quod se laetitia afficere imaginatur, facile ergo fieri potest ut gloriosus superbus sit et se omnibus gratum esse imaginetur quando omnibus molestus est.

utilizzato da : 3, prop 35, demo   |  3, prop 42, demo   |  3, prop 49, sc 

propositio 35

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Si quis imaginatur rem amatam eodem vel arctiore vinculo amicitiae quo ipse eadem solus potiebatur, alium sibi jungere, odio erga ipsam rem amatam afficietur et illi alteri invidebit.

Si quis imaginatur rem amatam eodem vel arctiore vinculo amicitiae quo ipse eadem solus potiebatur, alium sibi jungere, odio erga ipsam rem amatam afficietur et illi alteri invidebit.

Si quelqu'un imagine qu'un autre s'attache la chose aimée par le même lien d'Amitié, ou un plus étroit, que celui par lequel il l'avait seul en sa possession, il sera affecté de Haine envers la chose aimée elle-même, et sera envieux de l'autre. (Appuhn - fr)

If anyone conceives, that an object of his love joins itself to another with closer bonds of friendship than he himself has attained to, he will be affected with hatred towards the loved object and with envy towards his rival. (Elwes - en)

Wenn sich jemand vorstellt, daß der geliebte Gegenstand mit einem andern durch ein gleiches oder engeres Band der Freundschaft, als das war, wodurch er allein dasselbe in Besitz hatte, sich verbindet. so wird er von Haß gegen den geliebten Gegenstand erregt werden und jenen andern Gegenstand beneiden. (Stern - de)

Se A immagina che una cosa da lui amata sia da B stretta a sé con un vincolo d'amicizia (o d'Amore) eguale a quello con cui A pensava d'essere il solo a possederla, o con un vincolo ancor più forte, A sentirà di odiare la cosa amata e avrà Malevolenza e Invidia per B. (Peri - it)

Wie zich voorstelt dat een geliefd wezen met een nauwen of nog nauweren band van vriendschap zich aan een ander bindt, dan waarmede het aan ons-zelf verbonden was, zal jegens dit geliefde wezen haat gevoelen en dien ander benijden. (Suchtelen - nl)

Si alguien imagina que la cosa amada se une a otro con el mismo vínculo de amistad, o con uno más estrecho, que aquel por el que él solo la poseía, será afectado de odio hacia la cosa amada, y envidiará a ese otro. (Peña - es)

Si l'on imagine qu'un autre s'attache l'objet aimé d'un lien d'Amitié identique à, ou plus étroit que celui par lequel on était seul à le posséder, on sera affecté de Haine envers l'objet aimé lui-même, et l'on sera envieux de l'autre. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 34  |  3, prop 30, sc   |  3, prop 28  |  3, prop 31  |  3, prop 11, sc   |  3, prop 13, sc   |  3, prop 15, cor   |  3, prop 23

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 35, demo  - Quo quis majore amore rem amatam erga se affectam esse imaginatur, eo magis gloriabitur (per praecedentem propositionem) hoc est (per scholium propositionis 30 hujus) laetabitur adeoque (per propositionem 28 hujus) conabitur quantum potest imaginari rem amatam ipsi quam arctissime devinctam, qui quidem conatus sive appetitus fomentatur si alium idem sibi cupere imaginatur (per propositionem 31 hujus). At hic conatus sive appetitus ab ipsius rei amatae imagine, concomitante imagine illius quem res amata sibi jungit, coerceri supponitur; ergo (per scholium propositionis 11 hujus) eo ipso tristitia afficietur concomitante idea rei amatae tanquam causa et simul imagine alterius hoc est (per scholium propositionis 13 hujus) odio erga rem amatam afficietur et simul erga illum alterum (per corollarium propositionis 15 hujus) cui propterea (per propositionem 23 hujus) quod re amata delectatur, invidebit. Q.E.D.

3, prop 35, demo  - Plus grand est l'amour dont il imagine la chose aimée affectée à son égard, plus il se glorifiera (Prop. préc.), c'est-à-dire sera joyeux (Scolie de la Prop. 30) ; il s'efforcera donc (Prop. 28), autant qu'il peut, d'imaginer la chose aimée attachée à lui le plus étroitement possible ; et cet effort ou cet appétit est encore alimenté s'il imagine qu'un tiers désire pour lui la même chose (Prop. 31). Mais on suppose cet effort ou appétit réduit par l'image de la chose aimée elle-même, accompagnée de l'image de celui qu'elle se joint ; il sera donc (Scolie de la Prop. 11) par cela même affecté d'une Tristesse qu'accompagne comme cause l'idée de la chose aimée, et en même temps l'image d'un autre ; c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 13) il sera affecté de haine envers la chose aimée et en même temps envers cet autre (Coroll. de la Prop. 15), et il sera envieux de lui (Prop. 23) parce qu'il tire du plaisir de la chose aimée. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 35, demo  - In proportion as a man thinks, that a loved object is well affected towards him, will be the strength of his self-approval (by the last Prop.), that is (III. xxx. note), of his pleasure; he will, therefore (III. xxviii.), endeavour, as far as he can, to imagine the loved object as most closely bound to him: this endeavour or desire will be increased, if he thinks that someone else has a similar desire (III. xxxi.). But this endeavour or desire is assumed to be checked by the image of the loved object in conjunction with the image of him whom the loved object has joined to itself; therefore (III. xi. note) he will for that reason be affected with pain, accompanied by the idea of the loved object as a cause in conjunction with the image of his rival; that is, he will be (III. xiii.) affected with hatred towards the loved object and also towards his rival (III. xv. Coroll.), which latter he will envy as enjoying the beloved object. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 35, demo  - Je stärker sich einer die Liebe vorstellt, von welcher ein von ihm geliebter Gegenstand gegen ihn erregt ist, desto mehr wird er sich geehrt fühlen (nach dem vorigen Lehrsatz), d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 30 dieses Teils) sich freuen. Er wird daher (nach Lehrsatz 28 dieses Teils), soviel er vermag,sich vorzustellen suchen, daß der geliebte Gegenstand auf das engste mit ihm verbunden sei. Dieses Bestreben oder Verlangen wird noch gesteigert, wenn er sich vorstellt, daß ein anderer denselben Gegenstand für sich begehrt (nach Lehrsatz 31 dieses Teils). Es wird aber angenommen, daß dieses Bestreben oder Verlangen von der Vorstellung des geliebten Gegenstandes selbst, verbunden mit der Vorstellung dessen, welchen der geliebte Gegenstand mit sich verbindet, gehemmt wird. Folglich wird er (nach Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils) eben dadurch von Unlust erregt werden, verbunden mit der Idee des geliebten Gegenstandes als deren Ursache und zugleich mit der Vorstellung jenes andern. Das heißt (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils), er wird von Haß gegen den geliebten Gegenstand erregt werden und zugleich auch gegen jenen andern (nach Zusatz zu Lehrsatz 15 dieses Teils), den er daher (nach Lehrsatz 23 dieses Teils), weil er sich des geliebten Gegenstandes erfreut, beneiden wird. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 35, demo  - Quanto più grande è l'amore che qualcuno (A) immagina provato per lui da una cosa amata, tanto più egli si glorierà, cioè si allieterà; e perciò si sforzerà, per quanto può, di immaginare la cosa amata legata a lui quanto più strettamente è possibile: sforzo, questo, o appetito, che riceve vigore come abbiamo dimostrato poco fa dall'immaginare che qualcun altro (B) desìderi per sé la stessa cosa. Ma lo sforzo, o appetito, di A si suppone coartato dall'immagine della medesima cosa amata accompagnata dall'immagine di colui (B) che la cosa amata stringe a sé; e dunque, proprio per questo, A sarà affetto da Tristezza: Tristezza accompagnata sia dall'idea della cosa amata come causa, sia, insieme, dall'immagine di B; vale a dire che A proverà odio verso la cosa amata e, insieme, verso B, il quale, perché si diletta della cosa che A ama (e odia), sarà oggetto dell'Invidia, o Malevolenza, di A. (P. III, Chiarim. d. Prop. 11; Chiarim. d. Prop. 13; Conseg. d. Prop. 15; Prop. 23; Prop. 28; Chiarim. d. Prop. 30; Prop. 31; Prop. 34). (Peri - it)

3, prop 35, demo  - Hoe grooter iemand zich de liefde voorstelt, welke een geliefd wezen voor hem gevoelt, hoe meer hij (vlg. voorg. St.) zich daarop zal verheffen; d.w.z. (vlg. Opm. St. XXX v.d. D.) hoe meer hij zich zal verblijden en dus (vlg. St. XXVIII v.d. D.) zooveel mogelijk zal trachten zich voor te stellen dat het geliefde wezen ten nauwste met hem verbonden is; welk streven of welke begeerte (vlg. St. XXXI v.d. D.) nog wordt aangewakkerd door de voorstelling, dat ook een ander ditzelfde voor zich begeert. Er wordt hier echter verondersteld dat dit streven of deze begeerte belemmerd wordt door het beeld van het geliefde wezen zelf, vergezeld door het beeld van dien ander, aan wien het zich verbonden heeft. Derhalve zal hij (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) dan ook een Droefheid gevoelen, vergezeld door de voorstelling van het geliefde wezen als oorzaak daarvan en tevens door het beeld van dien ander; d.w.z. (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) hij zal haat gevoelen jegens het geliefde wezen en tegelijkertijd (vlg. Gevolg St. XV v.d. D.) jegens dien ander, dien hij (vlg. St. XXIII v.d. D.) dáárom, wijl hij zich in het bezit van het geliefde wezen verblijdt, zal benijden. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 35, demo  - Cuanto mayor imagina alguien el amor que la cosa amada experimenta hacia él, tanto más se gloriará (por la Proposición anterior), esto es (por el Escolio de la Proposición 30 de esta Parte) tanto más se alegrará, y, de esta suerte (por la Proposición 28 de esta Parte), se esforzará cuanto pueda en imaginar que la cosa amada está unida a él lo más estrechamente posible, esfuerzo o apetito que resulta estimulado si imagina que otro desea para sí la misma cosa (por la Proposición 31 de esta Parte). Ahora bien, se supone que dicho esfuerzo o apetito está reprimido por la imagen de la cosa amada acompañada por la de aquel que se une a ella; luego (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte) en virtud de ello será afectado de tristeza, acompañada, como causa, por la idea de la cosa amada, y a la vez por la imagen del otro; es decir (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), será afectado de odio hacia la cosa amada y a la vez hacia ese otro (por el Corolario de la Proposición 15 de esta Parte), a quien envidiará (por la Proposición 23 de esta Parte), porque se deleita con la cosa amada. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 35, demo  - Plus grand est l'amour dont on imagine que l'objet aimé est affecté à notre égard, plus on se glorifie (par la proposition précédente), c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 30) plus on se réjouit. On s'efforcera donc (par la proposition 28), autant qu'on le peut, d'imaginer l'objet aimé comme lié à soi-même le plus fortement qu'il est possible ; cet effort, c'est-à-dire cet appétit est d'ailleurs stimulé si l'on imagine qu'un autre désire pour lui-même le même objet (par la Proposition 31). Or on suppose que cet effort, ou en d'autres termes cet appétit, est réprimé par l'image de l'objet aimé accompagné de l'image de celui qu'il se lie. Par conséquent (selon le Scolie de la Proposition 11), on sera par là même affecté d'une Tristesse accompagnée simultanément de l'idée de l'objet aimé comme cause, et de l'image de l'autre, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 13) qu'on sera affecté de Haine pour l'objet aimé en même temps que pour cet autre (par le Corollaire de la Proposition 15) qu'on enviera d'ailleurs (par la Proposition 23), parce qu'il jouit de l'objet qu'on aime. (Misrahi - fr)

3, prop 34 - Quo majore affectu rem amatam erga nos affectam esse imaginamur, eo magis gloriabimur.

3, prop 30, sc  - Cum amor (per scholium propositionis 13 hujus) sit laetitia concomitante idea causae externae et odium tristitia concomitante etiam idea causae externae, erit ergo haec laetitia et tristitia amoris et odii species. Sed quia amor et odium ad objecta externa referuntur, ideo hos affectus aliis nominibus significabimus nempe laetitiam concomitante idea causae internae gloriam et tristitiam huic contrariam pudorem appellabimus : intellige quando laetitia vel tristitia ex eo oritur quod homo se laudari vel vituperari credit, alias laetitiam concomitante idea causae internae acquiescentiam in se ipso, tristitiam vero eidem contrariam poenitentiam vocabo. Deinde quia (per corollarium propositionis 17 partis II) fieri potest ut laetitia qua aliquis se reliquos afficere imaginatur, imaginaria tantum sit et (per propositionem 25 hujus) unusquisque de se id omne conatur imaginari quod se laetitia afficere imaginatur, facile ergo fieri potest ut gloriosus superbus sit et se omnibus gratum esse imaginetur quando omnibus molestus est.

3, prop 28 - Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

3, prop 31 - Si aliquem imaginamur amare vel cupere vel odio habere aliquid quod ipsi amamus, cupimus vel odio habemus, eo ipso rem constantius amabimus, etc. Si autem id quod amamus, eum aversari imaginamur vel contra, tum animi fluctuationem patiemur.

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 15, cor  - Ex eo solo quod rem aliquam affectu laetitiae vel tristitiae cujus ipsa non est causa efficiens, contemplati sumus, eandem amare vel odio habere possumus.

3, prop 23 - Qui id quod odio habet, tristitia affectum imaginatur, laetabitur; si contra idem laetitia affectum esse imaginetur, contristabitur et uterque hic affectus major aut minor erit prout ejus contrarius major aut minor est in eo quod odio habet.

scholium by 3, prop 24  |  3, prop 15, cor 

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3, prop 35, sc  - Hoc odium erga rem amatam invidiae junctum zelotypia vocatur, quae proinde nihil aliud est quam animi fluctuatio orta ex amore et odio simul concomitante idea alterius cui invidetur. Praeterea hoc odium erga rem amatam majus erit pro ratione laetitiae qua zelotypus ex reciproco rei amatae amore solebat affici et etiam pro ratione affectus quo erga illum quem sibi rem amatam jungere imaginatur, affectus erat. Nam si eum oderat, eo ipso rem amatam (per propositionem 24 hujus) odio habebit quia ipsam id quod ipse odio habet, laetitia afficere imaginatur et etiam (per corollarium propositionis 15 hujus) ex eo quod rei amatae imaginem imagini ejus quem odit, jungere cogitur, quae ratio plerumque locum habet in amore erga faeminam; qui enim imaginatur mulierem quam amat alteri sese prostituere, non solum ex eo quod ipsius appetitus coercetur, contristabitur sed etiam quia rei amatae imaginem pudendis et excrementis alterius jungere cogitur, eandem aversatur; ad quod denique accedit quod zelotypus non eodem vultu quem res amata ei praebere solebat, ab eadem excipiatur, qua etiam de causa amans contristatur, ut jam ostendam.

3, prop 35, sc  - Cette Haine envers une chose aimée jointe à l'Envie s'appelle Jalousie, et ainsi la Jalousie n'est rien d'autre qu'une fluctuation de l'âme née de ce qu'il y a Amour et Haine en même temps avec accompagnement de l'idée d'un autre auquel on porte envie. De plus, cette Haine envers la chose aimée est plus grande à proportion de la Joie dont le Jaloux avait accoutumé d'être affecté par l'Amour que lui rendait la chose aimée, et à proportion aussi du sentiment dont il était affecté à l'égard de celui qu'il imagine que la chose aimée se joint. Car, s'il le haïssait, par cela même (Prop. 24), il aura en haine la chose aimée, puisqu'il l'imagine affectant de Joie ce qui lui est odieux ; et aussi (Coroll. de la Prop. 15) parce qu'il est obligé de joindre l'image de la chose aimée à l'image de celui qu'il hait. Cette dernière raison se trouve généralement dans l'Amour qu'on a pour une femme ; qui imagine en effet la femme qu'il aime se livrant à un autre sera contristé, non seulement parce que son propre appétit est réduit, mais aussi parce qu'il est obligé de joindre l'image de la chose aimée aux parties honteuses et aux excrétions de l'autre, il l'a en aversion ; à quoi s'ajoute enfin que le Jaloux n'est pas accueilli par la chose aimée du même visage qu'elle avait accoutumé de lui présenter, et que pour cette cause aussi un amant est contristé, comme je vais le montrer. (Appuhn - fr)

3, prop 35, sc  - This hatred towards an object of love joined with envy is called Jealousy, which accordingly is nothing else but a wavering of the disposition arising from combined love and hatred, accompanied by the idea of some rival who is envied. Further, this hatred towards the object of love will be greater, in proportion to the pleasure which the jealous man had been wont to derive from the reciprocated love of the said object; and also in proportion to the feelings he had previously entertained towards his rival. If he had hated him, he will forthwith hate the object of his love, because he conceives it is pleasurably affected by one whom he himself hates: and also because he is compelled to associate the image of his loved one with the image of him whom he hates. This condition generally comes into play in the case of love for a woman: for he who thinks, that a woman whom he loves prostitutes herself to another, will feel pain, not only, because his own desire is restrained, but also because, being compelled to associate the image of her he loves with the parts of shame and the excreta of another, he therefore shrinks from her.
We must add, that a jealous man is not greeted by his beloved with the same joyful countenance as before, and this also gives him pain as a lover, as I will now show. (Elwes - en)

3, prop 35, sc  - Dieser Haß gegen den geliebten Gegenstand, der mit Neid verbunden ist, heißt Eifersucht. Sie ist also nichts anderes als ein Schwanken des Gemüts, entsprungen aus Liebe und Haß zugleich, verbunden mitder Idee eines andern, den man beneidet. Dieser Haß gegen den geliebten Gegenstand wird in bezug auf seine Stärke im Verhältnis stehen zur Lust, von welcher der Eifersüchtige durch die Gegenliebe des geliebten Gegenstandes erregt zu werden pflegte; wie auch zu dem Affekt, von welchem er gegen den erregt war, von dem er sich vorstellt, daß der geliebte Gegenstand sich mit ihm verbindet. Denn wenn er ihn gehaßt hatte, so wird er eben dadurch den geliebten Gegenstand (nach Lehrsatz 24 dieses Teils) hassen, weil er sich vorstellt, daß derselbe das, was er selbst haßt, mit Lust erregt; wie auch (nach Zusatz zu Lehrsatz 15 dieses Teils) deshalb, weil er gezwungen wird, die Vorstellung des geliebten Gegenstandes mit der Vorstellung dessen, den er haßt, zu verbinden. Dieses Verhältnis findet meistens in der Liebe zu Frauen statt. Denn wer sich vorstellt, daß eine Frau, die er liebt, sich einem andern preisgibt, wird nicht bloß Unlust empfinden, weil sein Verlangen gehemmt wird, sondern er verabscheut auch diese Frau, weil er gezwungen wird, die Vorstellung der Geliebten mit den geheimen Körperteilen und Exkrementen eines andern zu verbinden. Hierzu kommt endlich noch, daß der Eifersüchtige von dem geliebten Gegenstand nicht mit der gleichen Miene empfangen wird, die er ihm sonst zeigte; ein weiterer Grund, weshalb der Liebende von Unlust erregt wird wie ich gleich zeigen werde. (Stern - de)

3, prop 35, sc  - Quest'Odio verso la cosa amata, unito a Invidia o Malevolenza, si chiama Gelosia, e non è quindi altro che una fluttuazion d'animo sorta da Amore e insieme da Odio, e accompagnata dall'idea di un terzo, del quale si ha Invidia. Quest'Odio verso la cosa amata sarà poi maggiore in proporzione della Letizia di cui il Geloso soleva godere grazie all'Amore provato per lui dalla cosa amata, e anche in relazione al sentimento che il Geloso provava per colui che ora egli immagina che la cosa amata stringa a sé: infatti, se il Geloso già odiava il suo attuale rivale, per ciò stesso egli odierà la cosa amata (Prop. 24 qui sopra), immaginando che essa arreca Letizia a colui che egli ha in odio; e odierà la cosa amata anche perché deve per forza unire l'immagine della stessa cosa amata all'immagine di colui che egli odia (Conseg. d. Prop. 15 di questa Parte). Questa ragione d'odio si presenta perlopiù quando si tratti d'Amore (comunemente inteso) verso una donna: chi infatti immagina che la donna che egli ama s'offra a un altro non soltanto si rattristerà perché il suo proprio appetito è coartato, ma proverà avversione per l'amata essendo costretto a collegare l'immagine di lei con l'immagine degli organi erogeni (cosi ripugnanti negli altri) e delle escrezioni del rivale; a cui s'aggiunga che il Geloso non è più accolto dall'amata con le stesse attenzioni che ella già gli riservava, cosa anche della quale un amante si rattrista, come ora mostrerò. (Peri - it)

3, prop 35, sc  - Deze Haat, jegens het geliefde wezen, verbonden met Nijd, wordt IJverzucht [jaloerschheid] geheeten, welke dus niets anders is dan een tweestrijd des gemoeds, uit gelijktijdige Liefde en Haat ontsprongen, vergezeld door de gedachte aan een ander, dien men benijdt. Bovendien zal deze haat jegens het geliefde wezen sterker zijn naarmate van de Blijheid, welke de jaloersche door de wederliefde van het geliefde wezen placht te ondervinden en eveneens naarmate van de gevoelens, welke hij koesterde jegens hem, aan wien zich naar zijn voorstelling het geliefde wezen verbonden heeft. Immers als hij hem haatte, zal hij (vlg. St. XXIV v.d. D.) ook hierdoor reeds het geliefde wezen haten, aangezien hij zich dan moet voorstellen dat het Blijheid schenkt aan wien hijzelf haat, en ook (vlg. Gevolg St. XV v.d. D.) wijl hij gedwongen is het beeld van het geliefde wezen te verbinden met dat van hem, dien hij haat. Welk geval zich het meest voordoet bij de Liefde voor een vrouw. Want wie zich voorstelt, dat de vrouw, die hij liefheeft, zich aan een ander overgeeft, wordt niet alleen bedroefd door het feit dat zijn eigen lust belemmerd wordt, maar heeft ook een afkeer van haar, omdat hij gedwongen is het beeld van het geliefde wezen in verband te brengen met de schaamdeelen en zaadafscheidingen van een ander. Waarbij eindelijk nog komt, dat de jaloersche door de geliefde niet langer met hetzelfde gelaat dat zij hem vroeger te vertoonen placht, wordt ontvangen, hetgeen voor den minnaar een nieuwe reden tot droefheid is, gelijk ik straks zal aantoonen. (Suchtelen - nl)

3, prop 35, sc  - Este odio hacia una cosa amada, unido a la envidia, se llama celos; que, por ende, no son sino una fluctuación del ánimo surgida a la vez del amor y el odio, acompañados de la idea de otro al que se envidia. Además, ese odio hacia la cosa amada será mayor, en proporción a la alegría con la que solía estar afectado el celoso por el amor recíproco que experimentaba hacia él la cosa amada, y también en proporción al afecto que experimentaba hacia aquel que imagina unido a la cosa amada. Pues si lo odiaba, por eso mismo odiará a la cosa amada (por la Proposición 24 de esta Parte), ya que imagina que ésta afecta de alegría a lo que él odia, y también (por el Corolario de la Proposición 15 de esta Parte) porque se ve obligado a unir la imagen de la cosa amada a la imagen de aquel que odia. Esta última razón se da generalmente en el amor hacia la hembra: en efecto, quien imagina que la mujer que ama se entrega a otro, no solamente se entristecerá por resultar reprimido su propio apetito, sino que también la aborrecerá porque se ve obligado a unir la imagen de la cosa amada a las partes pudendas y las excreciones del otro; a lo que se añade, en fin, que el celoso no es recibido por la cosa amada con el mismo semblante que solía presentarle, por cuya causa también se entristece el amante, como mostraré en seguida. (Peña - es)

3, prop 35, sc  - Cette Haine pour l'objet aimé, jointe à l'envie, s'appelle Jalousie, celle-ci n'étant rien d'autre qu'une fluctuation de l'âme née de la présence simultanée de l'Amour et de la haine, accompagnée de l'idée d'un autre qu'on envie. En outre, cette Haine pour l'objet aimé croîtra en raison de la Joie que le Jaloux avait l'habitude de connaître grâce à l'Amour réciproque de l'objet aimé. Elle croîtra aussi en raison de l'affect dont il était affecté à l'égard de celui auquel il imagine que l'objet aimé se lie. S'il le haïssait, en effet, il aura par là même de la Haine pour l'objet aimé (par la Proposition 24) puisqu'il imagine que celui-ci affecte de Joie ce qu'il hait, et puisque (par le Corollaire de la Proposition 15) il est contraint de lier l'image de l'objet aimé à l'image de celui qu'il hait. Ce dernier cas se produit d'ailleurs généralement dans l'Amour envers une femme : celui qui imagine en effet la femme qu'il aime s'offrir à un autre, éprouvera non seulement de la Tristesse, parce que son propre appétit sera réprimé, mais encore de l'aversion, parce qu'il sera contraint de lier l'image de l'objet aimé aux parties intimes et aux excrétions de l'autre. À tout cela s'ajoute enfin le fait que le Jaloux n'est pas accueilli par l'objet aimé avec la même expression de visage qu'à l'accoutumée, nouvelle raison d'ailleurs pour laquelle un amant s'attriste, comme je vais le montrer. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 5, prop 20, demo 

3, prop 24 - Si aliquem imaginamur laetitia afficere rem quam odio habemus, odio etiam erga eum afficiemur. Si contra eundem imaginamur tristitia eandem rem afficere, amore erga ipsum afficiemur.

3, prop 15, cor  - Ex eo solo quod rem aliquam affectu laetitiae vel tristitiae cujus ipsa non est causa efficiens, contemplati sumus, eandem amare vel odio habere possumus.

propositio 36

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Qui rei qua semel delectatus est, recordatur, cupit eadem cum iisdem potiri circumstantiis ac cum primo ipsa delectatus est.

Qui rei qua semel delectatus est, recordatur, cupit eadem cum iisdem potiri circumstantiis ac cum primo ipsa delectatus est.

Qui se rappelle une chose où il a pris plaisir une fois, désire la posséder avec les mêmes circonstances que la première fois qu'il y a pris plaisir. (Appuhn - fr)

He who remembers a thing, in which he has once taken delight, desires to possess it under the same circumstances as when he first took delight therein. (Elwes - en)

Wer sich eines Gegenstands erinnert, woran er sich einmal erfreut hat, begehrt denselben unter den gleichen Umständen zu besitzen, als da er sich zum erstenmal daran erfreute. (Stern - de)

Chi ricorda una cosa dalla quale ha tratto piacere una volta, desidera possederla di nuovo nelle medesime circostanze in cui ne trasse piacere la prima volta. (Peri - it)

Wie zich iets herinnert, waarin hij zich eens verlustigd heeft, begeert het weder te bezitten onder dezelfde omstandigheden als toen hij zich voor het eerst er in verheugde. (Suchtelen - nl)

Quien se acuerda de una cosa por la que fue deleitado una vez, desea poseerla con las mismas circunstancias que se dieron cuando fue deleitado por ella la vez primera. (Peña - es)

Celui qui se souvient d'un objet dont il a joui une fois désire posséder ce même objet dans les circonstances où pour la première fois il en a joui. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 15  |  3, prop 28

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3, prop 36, demo  - Quicquid homo simul cum re quae ipsum delectavit, vidit, id omne (per propositionem 15 hujus) erit per accidens laetitiae causa adeoque (per propositionem 28 hujus) omni eo simul cum re quae ipsum delectavit, potiri cupiet sive re cum omnibus iisdem circumstantiis potiri cupiet ac cum primo eadem delectatus est. Q.E.D.

3, prop 36, demo  - Tout ce que l'homme a vu en même temps que la chose où il a pris plaisir sera par accident (Prop. 15) cause de Joie ; il désirera donc (Prop. 28) posséder tout cela en même temps que la chose où il a pris plaisir, c'est-à-dire qu'il désirera posséder la chose avec les mêmes circonstances que la première fois qu'il v a pris plaisir. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 36, demo  - Everything, which a man has seen in conjunction with the object of his love, will be to him accidentally a cause of pleasure (III. xv.); he will, therefore, desire to possess it, in conjunction with that wherein he has taken delight; in other words, he will desire to possess the object of his love under the same circumstances as when he first took delight therein. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 36, demo  - Alles, was der Mensch zugleich mit dem Ding gesehen hat, das ihn erfreute, ist (nach Lehrsatz 15 dieses Teils) zufällige Ursache der Lust. Also wird er (nach Lehrsatz 28 dieses Teils) das alles zugleich mit dem Ding, das ihn erfreute, zu besitzen begehren; oder er wird das Ding unter den gleichen Umständen zu besitzen begehren, als da er sich zum erstenmal daran erfreute. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 36, demo  - Ogni cosa che un umano abbia visto nello stesso tempo in cui vedeva la cosa che gli ha dato piacere sarà, indirettamente e casualmente, causa di Letizia: e pertanto egli desidererà possedere tutte quelle cose insieme con ciò che gli dette piacere; ossia desidererà possedere la cosa in parola con tutte le medesime circostanze che erano presenti quando egli trasse piacere dalla cosa la prima volta. (P. III, Prop, 15; Prop. 28). (Peri - it)

3, prop 36, demo  - Al wat iemand gelijktijdig met een zaak, welke hem verlustigde, gezien heeft, zal (vlg. St. XV v.d. D.) door deze toevallige omstandigheid oorzaak van Blijheid zijn. Derhalve zal hij (vlg. St. XXVII v.d. D.) tegelijk met de zaak welke hem verheugde, ook dit alles begeeren te bezitten, ofwel hij zal deze zaak begeeren te bezitten onder al dezelfde omstandigheden als toen hij zich voor het eerst er in verheugde. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 36, demo  - Todo cuanto el hombre vio junto con la cosa que le produjo deleite (por la Proposición 15 de esta Parte) será, por accidente, causa de alegría, y de esta suerte (por la Proposición 28 de esta Parte), deseará poseerlo a la vez que la cosa que lo deleitó, o sea, deseará poseer la cosa con todas y las mismas circunstancias que se dieron cuando fue deleitado por ella la vez primera. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 36, demo  - Tout ce qu'un homme a vu en même temps que l'objet par lequel il éprouve du plaisir, sera par accident cause de Joie (par la Proposition 15). C'est pourquoi (par la Proposition 28) il désirera posséder tout cela en même temps que l'objet dont il a joui, c'est-à-dire qu'il désirera posséder cet objet dans les circonstances où pour la première fois il en a joui. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 15 - Res quaecunque potest esse per accidens causa laetitiae, tristitiae vel cupiditatis.

3, prop 28 - Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

corollarium

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3, prop 36, cor  - Si itaque unam ex iis circumstantiis deficere compererit, amans contristabitur.

3, prop 36, cor  - Si donc il s'est aperçu qu'une de ces circonstances manquait, l'amant sera contristé. (Appuhn - fr)

3, prop 36, cor  - A lover will, therefore, feel pain if one of the aforesaid attendant circumstances be missing. (Elwes - en)

3, prop 36, cor  - Wenn daher der Liebende dieWahrnehmung macht, daß einer dieser Umstände fehlt, so wird er Unlust empfinden. (Stern - de)

3, prop 36, cor  - Se l'amante si sarà accorto che manca una di quelle cose se ne rattristerà. (Peri - it)

3, prop 36, cor  - Wanneer dus één dier omstandigheden blijkt te ontbreken, zal de minnaar zich bedroeven. (Suchtelen - nl)

3, prop 36, cor  - Así pues, si adviene que falta una sola de esas circunstancias, el amante se entristecerá. (Peña - es)

3, prop 36, cor  - C'est pourquoi, si l'amant constate que l'une de ces circonstances fait défaut, il sera attristé. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 36  |  3, prop 19

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3, prop 36, cor , demo - Nam quatenus aliquam circumstantiam deficere comperit eatenus aliquid imaginatur quod ejus rei existentiam secludit. Cum autem ejus rei sive circumstantiae (per propositionem praecedentem) sit prae amore cupidus, ergo (per propositionem 19 hujus) quatenus eandem deficere imaginatur, contristabitur. Q.E.D.

3, prop 36, cor , demo - Quand, en effet, il s'aperçoit qu'une circonstance fait défaut, il imagine dans une certaine mesure quelque chose qui exclut l'existence de la chose. Puis donc que par amour il a le désir de cette chose ou de cette circonstance (Prop. préc.), en tant qu'il imagine qu'elle fait défaut (Prop. 19), il sera contristé. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 36, cor , demo - For, in so far as he finds some circumstance to be missing, he conceives something which excludes its existence. As he is assumed to be desirous for love's sake of that thing or circumstance (by the last Prop.), he will, in so far as he conceives it to be missing, feel pain (III. xix.). Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 36, cor , demo - Denn sofern er dieWahrnehmung macht, daß einer dieser Umstände fehlt, insofern stellt er sich etwas vor, was die Existenz dieses Dinges ausschließt. Da er aber dieses Ding oder diesen Umstand (nach dem vorigen Lehrsatz) aus Liebe begehrt, so wird er folglich (nach Lehrsatz 19 dieses Teils), sofern er sich vorstellt, daß er fehlt, Unlust empfinden. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 36, cor , demo - In quanto, infatti, l'amante s'accorge che manca una qualche circostanza, in tanto egli immagina qualcosa che escluda l'esistenza della circostanza stessa. Ma poiché, a cagione del suo amore, egli desìdera quella circostanza, così, in quanto immagina che essa sia venuta meno, egli si rattristerà. (Prop. 19 di questa Parte). (Peri - it)

3, prop 36, cor , demo - Immers, voorzoover hij tot de ontdekking komt dat één dier omstandigheden ontbreekt, stelt hij zich iets voor dat het bestaan dier zaak uitsluit. Daar hij evenwel (vlg. voorgaande St.) die zaak of die omstandigheid uit Liefde begeert, zal hij derhalve (vlg. St. XIX v.d. D.) voorzoover hij zich voorstelt dat die laatste ontbreekt, zich bedroeven. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 36, cor , demo - Pues en cuanto advierte que falta alguna circunstancia, en esa medida imagina algo que excluye la existencia de la cosa. Y como, por amor, siente deseo de esa cosa, o de esa circunstancia (por la Proposición anterior), entonces (por la Proposición 19 de esta Parte), en cuanto imagina que tal circunstancia falta, se entristecerá. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 36, cor , demo - En effet, en tant qu'il découvre qu'une circonstance fait défaut, il imagine quelque chose qui exclut l'existence de l'objet aimé, mais puisque, par amour, il a le désir de cet objet, ou (par la Proposition précédente) de ces circonstances, il est attristé en tant qu'il imagine que l'une d'elles fait défaut (par la Proposition 19). C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 36 - Qui rei qua semel delectatus est, recordatur, cupit eadem cum iisdem potiri circumstantiis ac cum primo ipsa delectatus est.

3, prop 19 - Qui id quod amat destrui imaginatur, contristabitur; si contra autem conservari, laetabitur.

scholium

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3, prop 36, sc  - Haec tristitia quatenus absentiam ejus quod amamus, respicit, desiderium vocatur.

3, prop 36, sc  - Cette Tristesse, en tant qu'elle est relative à l'absence de ce que nous aimons, s'appelle Souhait frustré. (Appuhn - fr)

3, prop 36, sc  - This pain, in so far as it has reference to the absence of the object of love, is called Regret. (Elwes - en)

3, prop 36, sc  - Diese Unlust, welche die Abwesenheit dessen, was wir lieben, betrifft, heißt Sehnsucht. (Stern - de)

3, prop 36, sc  - Questa Tristezza, in quanto si riferisce all'assenza di una cosa che amiamo, si chiama Rimpianto o Nostalgia. (Peri - it)

3, prop 36, sc  - Deze Droefheid, voorzoover zij de afwezigheid van wat wij liefhebben betreft, wordt Verlangen genoemd. (Suchtelen - nl)

3, prop 36, sc  - Esa tristeza, en cuanto que se produce respecto de la ausencia de lo que amamos, se llama frustración. (Peña - es)

3, prop 36, sc  - On appelle Regret cette Tristesse qui se rapporte à l'absence de l'objet qu'on aime. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 36, cor , demo

propositio 37

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Cupiditas quae prae tristitia vel laetitia praeque odio vel amore oritur, eo est major quo affectus major est.

Cupiditas quae prae tristitia vel laetitia praeque odio vel amore oritur, eo est major quo affectus major est.

Le Désir qui prend naissance à cause d'une Tristesse ou d'une Joie, d'une Haine ou d'un Amour, est d'autant plus grand que l'affection est plus grande. (Appuhn - fr)

Desire arising through pain or pleasure, hatred or love, is greater in proportion as the emotion is greater. (Elwes - en)

Die Begierde, welche aus Unlust oder Lust, aus Haß oder Liebe entspringt, ist um so stärker, je stärker der Affekt ist. (Stern - de)

La Cupidità, o la Brama, che sorge dalla Letizia o dalla Tristezza e dall'Odio o dall'Amore, è tanto maggiore quanto più forte è il sentimento. (Peri - it)

De Begeerte, welke uit Droefheid of Blijheid, Haat of Liefde ontspringt, is des te grooter, naarmate die aandoeningen heviger zijn. (Suchtelen - nl)

El deseo que brota de una tristeza o de una alegría, de un odio o de un amor, es tanto mayor cuanto mayor es el afecto. (Peña - es)

Le Désir qui naît d'une Tristesse ou d'une Joie, d'une Haine ou d'un Amour, est d'autant plus grand que l'affect est plus grand. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 11, sc   |  3, prop 7  |  3, prop 5  |  3, prop 9, sc 

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3, prop 37, demo  - Tristitia hominis agendi potentiam (per scholium propositionis 11 hujus) minuit vel coercet hoc est (per propositionem 7 hujus) conatum quo homo in suo esse perseverare conatur, minuit vel coercet adeoque (per propositionem 5 hujus) huic conatui est contraria et quicquid homo tristitia affectus conatur, est tristitiam amovere. At (per tristitiae definitionem) quo tristitia major est, eo majori parti hominis agendi potentiae necesse est opponi; ergo quo major tristitia est, eo majore agendi potentia conabitur homo contra tristitiam amovere hoc est (per scholium propositionis 9 hujus) eo majore cupiditate sive appetitu conabitur tristitiam amovere. Deinde quoniam laetitia (per idem scholium propositionis 11 hujus) hominis agendi potentiam auget vel juvat, facile eadem via demonstratur quod homo laetitia affectus nihil aliud cupit quam eandem conservare idque eo majore cupiditate quo laetitia major erit. Denique quoniam odium et amor sunt ipsi tristitiae vel laetitiae affectus, sequitur eodem modo quod conatus, appetitus sive cupiditas quae prae odio vel amore oritur, major erit pro ratione odii et amoris. Q.E.D.

3, prop 37, demo  - La Tristesse diminue ou réduit la puissance d'agir de l'homme (Scolie de la Prop. 11), c'est-à-dire (Prop. 7) l'effort par lequel l'homme s'efforce de persévérer dans son être ; ainsi (Prop. 5) elle est contraire à cet effort ; et tout l'effort de l'homme affecté de Tristesse tend à écarter la Tristesse. Mais (par la Déf. de la Tristesse) plus grande est la Tristesse, plus grande est la partie de la puissance d'agir de l'homme à laquelle elle s'oppose nécessairement ; donc plus grande est la Tristesse, plus grande est la puissance d'agir par laquelle l'homme s'efforce à son tour d'écarter la Tristesse ; c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 9) plus grand est le Désir ou l'appétit par lequel il s'efforcera d'écarter la Tristesse. Ensuite, puisque la Joie (même Scolie de la Prop. 11) augmente ou seconde la puissance d'agir de l'homme, on démontre aisément par la même voie qu'un homme affecté d'une Joie ne désire rien d'autre que la conserver, et cela d'un Désir d'autant plus grand que la joie sera plus grande. Enfin, puisque la Haine et l'Amour sont les affections mêmes de la Tristesse ou de la Joie, il suit de la même manière que l'effort, l'appétit, ou le Désir qui prend naissance d'une Haine ou d'un Amour, sera plus grand à proportion de la Haine et de l'Amour. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 37, demo  - Pain diminishes or constrains man's power of activity (III. xi. note), in other words (III. vii.), diminishes or constrains the effort, wherewith he endeavours to persist in his own being; therefore (III. v.) it is contrary to the said endeavour: thus all the endeavours of a man affected by pain are directed to removing that pain. But (by the definition of pain), in proportion as the pain is greater, so also is it necessarily opposed to a greater part of man's power of activity; therefore the greater the pain, the greater the power of activity employed to remove it; that is, the greater will be the desire or appetite in endeavouring to remove it. Again, since pleasure (III. xi. note) increases or aids a man's power of activity, it may easily be shown in like manner, that a man affected by pleasure has no desire further than to preserve it, and his desire will be in proportion to the magnitude of the pleasure.
Lastly, since hatred and love are themselves emotions of pain and pleasure, it follows in like manner that the endeavour, appetite, or desire, which arises through hatred or love, will be greater in proportion to the hatred or love. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 37, demo  - Die Unlust vermindert oder hemmt das menschliche Tätigkeitsvermögen (nach Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils), d.h. (nach Lehrsatz 7 dieses Teils), sie vermindert oder hemmt das Bestreben, wonach der Mensch in seinem Sein zu verharren strebt. Sie ist also (nach Lehrsatz 5 dieses Teils) diesem Streben entgegengesetzt, und alles, was der von Unlust erregte Mensch anstrebt, ist, die Unlust zu entfernen. Je stärker aber (nach der Definition der Unlust) die Unlust ist, einem desto größeren Teil des menschlichen Tätigkeitsvermögen steht sie notwendig entgegen. Je stärker also die Unlust ist, mit desto größerem Tätigkeitsvermögen wird der Mensch bestrebt sein, die Unlust zu entfernen; d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 9 dieses Teils), mit desto stärkerer Begierde oder mit desto stärkerem Verlangen wird der Mensch bestrebt sein, die Unlust zu entfernen. -Weil ferner die Lust (nach derselben Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils) das Tätigkeitsvermögen des Menschen vermehrt oder fördert, so wird auf dieselbe Art leicht bewiesen, daß der von Lust erregte Mensch nichts anderes begehrt, als dieselbe sich zu erhalten, und zwar mit um so stärkerer Begierde, je stärker die Lust ist. - Weil endlich Haß und Liebe die Affekte der Unlust und Lust selbst sind, so folgt auf gleiche Weise, daß das Streben, Verlangen oder Begehren, welches aus Haß oder Liebe entspringt, in bezug auf ihre Stärke, zur Stärke des Hasses und der Liebe im Verhältnis stehen wird. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 37, demo  - La Tristezza riduce o coarta la potenza d'agire dell'Uomo, cioè diminuisce o coarta lo sforzo col quale l'Uomo si sforza di perseverare nel suo essere; perciò è contraria a questo sforzo: e tutto ciò che l'Uomo affetto da Tristezza si sforza di fare è liberarsi dalla Tristezza. Ma (p. la Definiz. d. Tristezza) quanto maggiore è la Tristezza tanto maggiore è la quota della potenza d'agire dell'Uomo a cui essa necessariamente s'oppone: dunque, quanto maggiore è la Tristezza, tanto maggiore sarà la potenza d'agire con cui l'Uomo, da parte sua, si sforzerà d'allontanare la Tristezza; cioè tanto maggiore sarà la cupidità, o l'appetito, con cui egli si sforzerà di rimuovere quella Tristezza. Quanto poi alla Letizia, poiché essa accresce o favorisce la potenza d'agire dell'Uomo, è facile dimostrare, come sopra, che un Uomo affetto da Letizia non desidera altro che conservarsela, e questo con tanto maggiore cupidità quanto maggiore è la Letizia. Infine, poiché l'Odio e l'Amore sono i sentimenti stessi della Tristezza e della Letizia, si dimostra nella medesima maniera che lo sforzo o la cupidità o l'appetito che sorgono da Odio o da Amore saranno anch'essi proporzionati all'Odio o all'Amore. (P. III, Prop. 5; Prop. 7; Chiarim. d. Prop. 9; Chiarim. d. Prop. 11). (Peri - it)

3, prop 37, demo  - Droefheid vermindert (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) of belemmert 's menschen vermogen tot handelen, d.w.z. (vlg. St. VII v.d. D.) zijn streven om in zijn bestaan te volharden wordt er door verzwakt of belemmerd. Zij is derhalve (vlg. St. V v.d. D.) met dit streven in strijd en een bedroefd mensch doet wat hij maar kan om zijn droefheid van zich af te zetten. Maar hoe grooter die Droefheid is, met hoe grooter gedeelte van 's menschen vermogen tot handelen zij noodzakelijk (vlg. de Definitie van Droefheid) in strijd moet zijn. Derhalve: hoe grooter de Droefheid is, met hoe grooter kracht zal de mensch pogen haar van zich af te zetten, d.w.z. (vlg. Opmerking St. IX v.d. D.) met hoe heviger begeerte of drang zal hij trachten haar van zich af te zetten. Waar voorts Blijheid (vlg. zelfde Opmerking St. XI v.d. D.) 's menschen vermogen tot handelen vermeerdert of bevordert, kan gemakkelijk langs denzelfden weg bewezen worden, dat de mensch, die een aandoening van Blijheid ondervindt, niets liever wenscht dan deze te behouden, en dat wel met des te sterker Begeerte, naarmate die Blijheid grooter is. En waar tenslotte Haat en Liefde zelf aandoeningen van Droefheid en Blijheid zijn, volgt hieruit op dezelfde wijze dat het streven of de drang, ofwel de Begeerte, welke uit Haat of Liefde ontspringt, grooter zal zijn naar gelang van dien Haat of van die Liefde. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 37, demo  - La tristeza disminuye o reprime (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte) la potencia de obrar del hombre, esto es (por la Proposición 7 de esta Parte), disminuye o reprime el esfuerzo que el hombre realiza por perseverar en su ser, y, de esta suerte (por la Proposición 5 de esta Parte), es contraria a ese esfuerzo; y todo esfuerzo del hombre afectado de tristeza se encamina a apartar esa tristeza. Ahora bien, cuanto mayor es la tristeza (por su definición), tanto mayor es la parte de la potencia de obrar del hombre a la que necesariamente se opone; por consiguiente, cuanto mayor es la tristeza, tanto mayor será la potencia de obrar con la que el hombre se esforzará por apartar de sí esa tristeza, esto es (por el Escolio de la Proposición 9 de esta Parte), tanto mayor será el deseo o apetito con que lo hará. Además, puesto que la alegría (por el mismo Escolio de la Proposición 11 de esta Parte) aumenta o favorece la potencia de obrar del hombre, se demuestra fácilmente por la misma vía que el hombre afectado de alegría no desea otra cosa que conservarla, y ello con tanto mayor deseo cuanto mayor sea la alegría. Y por último, puesto que el odio y el amor son los afectos mismos de la tristeza y la alegría, se sigue de igual modo que el esfuerzo, apetito o deseo que brota del odio o del amor será mayor en proporción a esos odio y amor. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 37, demo  - La Tristesse réduit ou réprime la puissance d'agir de l'homme (par le Scolie de la Proposition 11), c'est-à-dire (par la Proposition 7) qu'elle réduit ou réprime l'effort par lequel l'homme s'efforce de persévérer dans son être. Aussi (par la Proposition 5) elle est contraire à cet effort ; et tout ce à quoi s'efforce l'homme affecté de Tristesse est d'éloigner cette Tristesse. Or (par la définition de la Tristesse), plus grande est la Tristesse, plus grande est la part de la puissance d'action en l'homme, à laquelle nécessairement elle s'oppose. Plus grande est donc la Tristesse, plus grande est la puissance d'agir par laquelle l'homme s'efforce de lutter contre la Tristesse, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 9) plus est grand le désir ou l'appétit par lequel il s'efforce de combattre la Tristesse. Ensuite, puisque la Joie (par le même Scolie de la Proposition 11) accroît ou seconde la puissance d'agir de l'homme, on démontre aisément, par la même méthode, qu'un homme affecté de Joie ne désire rien d'autre que la conserver, et cela d'un Désir d'autant plus grand que la Joie est plus grande. Enfin, puisque l'Amour et la Haine sont les affects mêmes de Tristesse ou de Joie, il suit de la même façon que l'effort, l'appétit, ou, en d'autres termes, le Désir qui naît de la Haine ou de l'Amour, croît en raison de cette Haine ou de cet Amour. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

3, prop 7 - Conatus quo unaquaeque res in suo esse perseverare conatur, nihil est praeter ipsius rei actualem essentiam.

3, prop 5 - Res eatenus contrariae sunt naturae hoc est eatenus in eodem subjecto esse nequeunt quatenus una alteram potest destruere.

3, prop 9, sc  - Hic conatus cum ad mentem solam refertur, voluntas appellatur sed cum ad mentem et corpus simul refertur, vocatur appetitus, qui proinde nihil aliud est quam ipsa hominis essentia ex cujus natura ea quae ipsius conservationi inserviunt, necessario sequuntur atque adeo homo ad eadem agendum determinatus est. Deinde inter appetitum et cupiditatem nulla est differentia nisi quod cupiditas ad homines plerumque referatur quatenus sui appetitus sunt conscii et propterea sic definiri potest nempe cupiditas est appetitus cum ejusdem conscientia. Constat itaque ex his omnibus nihil nos conari, velle, appetere neque cupere quia id bonum esse judicamus sed contra nos propterea aliquid bonum esse judicare quia id conamur, volumus, appetimus atque cupimus.

utilizzato da : 3, prop 38, demo   |  3, prop 39, demo   |  3, prop 43, demo   |  3, prop 44, demo   |  4, prop 15, demo   |  4, prop 37, alit  |  4, prop 44, demo 

propositio 38

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Si quis rem amatam odio habere inceperit ita ut amor plane aboleatur, eandem majore odio ex pari causa prosequetur quam si ipsam nunquam amavisset et eo majore quo amor antea major fuerat.

Si quis rem amatam odio habere inceperit ita ut amor plane aboleatur, eandem majore odio ex pari causa prosequetur quam si ipsam nunquam amavisset et eo majore quo amor antea major fuerat.

Si quelqu'un commence d'avoir en haine une chose aimée, de façon que l'Amour soit entièrement aboli, il aura pour elle, à cause égale, plus de haine que s'il ne l'avait jamais aimée, et d'autant plus que son Amour était auparavant plus grand. (Appuhn - fr)

If a man has begun to hate an object of his love, so that love is thoroughly destroyed, he will, causes being equal, regard it with more hatred than if he had never loved it, and his hatred will be in proportion to the strength of his former love. (Elwes - en)

Wenn jemand einen geliebten Gegenstand zu hassen begonnen hat, so daß die Liebe vollständig verdrängt wird, so wird er denselben, bei gleicher Ursache, stärker hassen, als wenn er ihn niemals geliebt hätte, und zwar um so stärker, je stärker vorher die Liebe gewesen ist. (Stern - de)

Se qualcuno, avendo cominciato a odiare una cosa amata, arriverà al punto che il suo Amore sia completamente annullato, egli tratterà quella cosa a parità di condizioni con Odio maggiore che se non l'avesse mai amata, e con un Odio tanto maggiore quanto maggiore era stato in precedenza l'Amore. (Peri - it)

Wanneer iemand een geliefd wezen is gaan haten, zóó dat zijn Liefde geheel verdwenen is, zal hij het, bij overigens gelijke oorzaak, een grooter Haat toedragen, dan wanneer hij het nooit had liefgehad en een des te grooteren, naarmate zijn Liefde vroeger grooter was. (Suchtelen - nl)

Si alguien comenzara a odiar una cosa amada, de tal modo que su amor quede enteramente suprimido, por esa causa la odiará más que si nunca la hubiera amado, y con odio tanto mayor cuanto mayor baya sido antes su amor. (Peña - es)

Si l'on commence à haïr l'objet aimé, au point que l'Amour soit entièrement aboli, on aura pour lui, à motivation égale, une haine plus grande que si jamais on ne l'avait aimé, et cela d'autant plus que l'Amour antérieur fut plus grand. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 13, sc   |  3, prop 28  |  3, prop 21  |  3, prop 37  |  3, prop 33  |  3, prop 13, cor   |  3, prop 23  |  3, prop 11, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 38, demo  - Nam si quis rem quam amat, odio habere incipit, plures ejus appetitus coercentur quam si eandem non amavisset. Amor namque laetitia est (per scholium propositionis 13 hujus) quam homo quantum potest (per propositionem 28 hujus) conservare conatur idque (per idem scholium) rem amatam ut praesentem contemplando eandemque (per propositionem 21 hujus) laetitia quantum potest afficiendo, qui quidem conatus (per propositionem praecedentem) eo est major quo amor major est ut et conatus efficiendi ut res amata ipsum contra amet (vide propositionem 33 hujus). At hi conatus odio erga rem amatam coercentur (per corollarium propositionis 13 et per propositionem 23 hujus); ergo amans (per scholium propositionis 11 hujus) hac etiam de causa tristitia afficietur et eo majore quo amor major fuerat hoc est praeter tristitiam quae odii fuit causa, alia ex eo oritur quod rem amavit et consequenter majore tristitiae affectu rem amatam contemplabitur hoc est (per scholium propositionis 13 hujus) majore odio prosequetur quam si eandem non amavisset et eo majore quo amor major fuerat. Q.E.D.

3, prop 38, demo  - Si quelqu'un, en effet, commence d'avoir en haine la chose qu'il aime, un plus grand nombre de ses appétits sont réduits que s'il ne l'avait pas aimée. Car l'Amour est une Joie (Scolie de la Prop. 13) que l'homme, autant qu'il peut (Prop. 28), s'efforce de conserver ; et cela (même Scolie) en considérant la chose aimée comme présente et en l'affectant de Joie (Prop. 21), autant qu'il peut. Cet effort (Prop. préc.) est d'autant plus grand d'ailleurs que l'Amour est plus grand, de même que l'effort pour faire que la chose aimée l'aime à son tour (Prop. 33). Mais ces efforts sont réduits par la haine envers la chose aimée (Coroll. de la Prop. 13 et Prop. 23) : donc l'amant (Scolie de la Prop. 11), pour cette cause aussi, sera affecté de Tristesse et d'autant plus que son Amour était plus grand ; c'est-à-dire, outre la Tristesse qui fut cause de la Haine, une autre naît de ce qu'il a aimé la chose, et conséquemment il considérera la chose aimée avec une affection de Tristesse plus grande, c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 13) éprouvera envers elle une haine plus grande que s'il ne l'avait pas aimée, et d'autant plus grande que son Amour était plus grand. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 38, demo  - If a man begins to hate that which he had loved, more of his appetites are put under restraint than if he had never loved it. For love is a pleasure (III. xiii. note) which a man endeavours as far as he can to render permanent (III. xxviii.); he does so by regarding the object of his love as present, and by affecting it as far as he can pleasurably; this endeavour is greater in proportion as the love is greater, and so also is the endeavour to bring about that the beloved should return his affection (III. xxxiii.). Now these endeavours are constrained by hatred towards the object of love (III. xiii. Coroll. and III. xxiii.); wherefore the lover (III. xi. note) will for this cause also be affected with pain, the more so in proportion as his love has been greater; that is, in addition to the pain caused by hatred, there is a pain caused by, the fact that he has loved the object; wherefore the lover will regard the beloved with greater pain, or in other words, will hate it more than if he had never loved it, and with the more intensity in proportion as his former love was greater. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 38, demo  - Denn wenn jemand einen geliebten Gegenstand zu hassen beginnt, so wird sein Verlangen in mehr Hinsichten eingeschränkt, als wenn er ihn nicht geliebt hätte. Denn Liebe ist Lust (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils), welche der Mensch, soviel er vermag (nach Lehrsatz 28 dieses Teils), sich zu erhalten sucht; und zwar (nach derselben Anmerkung) dadurch, daß er den geliebten Gegenstand als gegenwärtig betrachtet und ihn (nach Lehrsatz 21 dieses Teils),soviel er vermag, mit Lust erregt. Dieses Streben ist (nach dem vorigen Lehrsatz) um so stärker, je stärker die Liebe ist und je stärker auch das Bestreben ist, zu bewirken, daß der geliebte Gegenstand ihn wiederliebt (s. Lehrsatz 33 dieses Teils). Aber dieses Bestreben wird durch den Haß gegen den geliebten Gegenstand gehemmt (nach Zusatz zu Lehrsatz 13 und nach Lehrsatz 23 dieses Teils). Folglich wird der Liebende (nach Anmerkung zu Lehrsatz 11 dieses Teils) auch aus dieser Ursache von Unlust erregt, und um so stärker, je stärker die Liebe gewesen war; d.h., außer der Unlust, welche die Ursache des Hasses gewesen, entspringt noch eine andere Unlust daraus, daß er den Gegenstand geliebt hatte. Demnach wird er den geliebten Gegenstand mit stärkerem Affekt der Unlust betrachten; d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils), er wird stärkeren Haß gegen ihn empfinden, als wenn er ihn vorher nicht geliebt hätte, und dieser Haß wird um so stärker sein, je stärker vorher seine Liebe gewesen ist. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 38, demo  - Se infatti qualcuno comincia ad avere in odio una cosa che egli ama, i suoi appetiti che sono coartati saranno di più che se egli non l'avesse amata. L'Amore infatti è una Letizia, che l'Uomo, per quanto può, si sforza di conservare: e ciò considerando la cosa amata come presente e arrecandole Letizia per quanto egli può: sforzo, questo, che è tanto maggiore quanto maggiore è l'amore, così come è in proporzione dell'amore lo sforzo dell'amante per far sì che la cosa amata gli contraccambi l'amore. Ora, tutti questi sforzi sono contrastati dall'odio verso la cosa amata: perciò l'amante si rattristerà anche per questa causa, e ciò tanto più quanto maggiore sarà stato l'Amore ossia, oltre alla Tristezza che è stata causa dell'Odio, nel soggetto amante ne sorgerà un'altra dall'aver amato la cosa ora odiata; e di conseguenza egli considererà la cosa amata con un maggiore sentimento di Tristezza, cioè si rivolgerà ad essa con un Odio maggiore che se non l'avesse amata, e con un odio tanto maggiore quanto maggiore era stato l'amore. (P. III, Chiarim. d. Prop. 11; Conseg. e Chiarim. d. Prop. 13; Prop. 21; Prop. 23; Prop. 28; Prop. 33; Prop. 37). (Peri - it)

3, prop 38, demo  - Immers, wanneer iemand een wezen dat hij liefheeft, gaat haten, zullen er meer begeerten in hem onderdrukt worden dan wanneer hij het niet had lief gehad. Liefde toch is (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) een Blijheid, welke de mensch (vlg. St. XXVIII v.d. D.) zooveel mogelijk tracht te behouden en dat wel (vlg. dezelfde Opmerking) door het geliefde wezen als aanwezig te beschouwen en het (vlg. St. XXI v.d. D.) zooveel mogelijk Blijheid te bereiden; welk streven (vlg. voorgaande St.) des te heviger is, naarmate die Liefde grooter is; evenals het streven om te bewerken dat het geliefde wezen wederliefde bewijze (zie St. XXXIII v.d. D.). Dit streven nu wordt (vlg. Gevolg St. XIII en vlg. St. XXIII v.d. D.) door Haat jegens het geliefde wezen belemmerd; derhalve zal de minnaar (vlg. Opmerking St. XI v.d. D.) ook om deze reden bedroefd worden, en dat wel des te meer, naarmate zijn Liefde grooter was; d.w.z. behalve de Droefheid welke oorzaak was van den Haat, ontspringt er nog een nieuwe uit het feit, dat hij dit wezen heeft lief gehad en bijgevolg zal hij het geliefde wezen dan ook met nog grootere Droefheid beschouwen, d.w.z. (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) hij zal het een grooter Haat toedragen dan wanneer hij het nooit had lief gehad en wel een des te grooteren, naarmate zijn Liefde grooter was. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 38, demo  - En efecto: si alguien comienza a odiar la cosa que ama, se reprimen más apetitos suyos que si no la hubiese amado. Pues el amor es una alegría (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte) que el hombre se esfuerza, cuanto puede, por conservar (por la Proposición 28 de esta Parte), y ello (por el mismo Escolio) considerando la cosa amada como presente y afectándola de alegría cuanto puede (por la Proposición 21 de esta Parte). Este esfuerzo (por la Proposición anterior) es tanto mayor cuanto mayor es el amor, así como el esfuerzo para conseguir que la cosa amada le ame a su vez (ver Proposición 33 de esta Parte). Ahora bien, estos esfuerzos son reprimidos por el odio hacia la cosa amada (por el Corolario de la Proposición 13, y por la Proposición 23 de esta Parte), luego el amante (por el Escolio de la Proposición 11 de esta Parte) será también, por esta causa, afectado de tristeza, y tanto más grande cuanto mayor haya sido su amor, esto es: aparte de la tristeza que causó el odio, surge otra en virtud del hecho de haber amado la cosa, y, por consiguiente, considerará la cosa amada con un afecto de tristeza mayor, es decir (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), le tendrá más odio que si no la hubiese amado, y tanto más grande cuanto mayor haya sido el amor. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 38, demo  - Si l'on commence, en effet, à haïr l'objet qu'on aime, les appétits réprimés sont plus nombreux que si on ne l'avait pas aimé. Car l'Amour est une Joie (par le Scolie de la Proposition 13) que l'homme, autant qu'il le peut (par le Scolie de la Proposition 28), s'efforce de conserver ; et cela (par le même Scolie) en considérant l'objet aimé comme présent, et en l'affectant de Joie, autant qu'on le peut (par la Proposition 21). Cet effort (par la Proposition précédente) est d'ailleurs d'autant plus grand que l'Amour est plus grand, comme est également plus grand l'effort pour obtenir que l'objet aimé aime en retour (voir la Proposition 33). Or ces efforts sont réprimés par la haine envers l'objet aimé (par le Corollaire de la Proposition 13 et par la Proposition 23) ; ainsi (par le Scolie de la Proposition 11) l'amant sera pour la même raison affecté de Tristesse et cela d'autant plus que l'Amour fut plus grand ; c'est-à-dire qu'à la Tristesse qui fut cause de Haine s'ajoute une autre Tristesse née du fait qu'il aima l'objet, et par suite l'amant considérera l'aimé avec une Tristesse plus grande, c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 13) qu'il aura pour lui une plus grande haine que s'il ne l'avait pas aimé, et d'autant plus grande que l'amour fut plus grand. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 28 - Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

3, prop 21 - Qui id quod amat laetitia vel tristitia affectum imaginatur, laetitia etiam vel tristitia afficietur et uterque hic affectus major aut minor erit in amante prout uterque major aut minor est in re amata.

3, prop 37 - Cupiditas quae prae tristitia vel laetitia praeque odio vel amore oritur, eo est major quo affectus major est.

3, prop 33 - Cum rem nobis similem amamus, conamur quantum possumus efficere ut nos contra amet.

3, prop 13, cor  - Hinc sequitur quod mens ea imaginari aversatur quae ipsius et corporis potentiam minuunt vel coercent.

3, prop 23 - Qui id quod odio habet, tristitia affectum imaginatur, laetabitur; si contra idem laetitia affectum esse imaginetur, contristabitur et uterque hic affectus major aut minor erit prout ejus contrarius major aut minor est in eo quod odio habet.

3, prop 11, sc  - Videmus itaque mentem magnas posse pati mutationes et jam ad majorem jam autem ad minorem perfectionem transire, quae quidem passiones nobis explicant affectus laetitiae et tristitiae. Per laetitiam itaque in sequentibus intelligam passionem qua mens ad majorem perfectionem transit. Per tristitiam autem passionem qua ipsa ad minorem transit perfectionem. Porro affectum laetitiae ad mentem et corpus simul relatum titillationem vel hilaritatem voco, tristitiae autem dolorem vel melancholiam. Sed notandum titillationem et dolorem ad hominem referri quando una ejus pars prae reliquis est affecta; hilaritatem autem et melancholiam quando omnes pariter sunt affectae. Quid deinde cupiditas sit in scholio propositionis 9 hujus partis explicui et praeter hos tres nullum alium agnosco affectum primarium nam reliquos ex his tribus oriri in sequentibus ostendam. Sed antequam ulterius pergam, lubet hic fusius propositionem 10 hujus partis explicare ut clarius intelligatur qua ratione idea ideae sit contraria.
In scholio propositionis 17 partis II ostendimus ideam quæ mentis essentiam constituit, corporis existentiam tamdiu involvere quamdiu ipsum corpus existit. Deinde ex iis quæ in corollario propositionis 8 partis II et in ejusdem scholio ostendimus, sequitur præsentem nostræ mentis existentiam ab hoc solo pendere quod scilicet mens actualem corporis existentiam involvit. Denique mentis potentiam qua ipsa res imaginatur earumque recordatur, ab hoc etiam pendere ostendimus (vide propositiones 17 et 18 partis II cum ejus scholio) quod ipsa actualem corporis existentiam involvit. Ex quibus sequitur mentis præsentem existentiam ejusque imaginandi potentiam tolli simulatque mens præsentem corporis existentiam affirmare desinit. At causa cur mens hanc corporis existentiam affirmare desinit, non potest esse ipsa mens (per propositionem 4 hujus) nec etiam quod corpus esse desinit. Nam (per propositionem 6 partis II) causa cur mens corporis existentiam affirmat, non est quia corpus existere incepit : quare per eandem rationem nec ipsius corporis existentiam affirmare desinit quia corpus esse desinit sed (per propositionem 8 partis II) hoc ab alia idea oritur quæ nostri corporis et consequenter nostræ mentis præsentem existentiam secludit quæque adeo ideæ quæ nostræ mentis essentiam constituit, est contraria.

utilizzato da : 3, prop 44, demo 

propositio 39

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Qui aliquem odio habet, ei malum inferre conabitur nisi ex eo majus sibi malum oriri timeat et contra qui aliquem amat, ei eadem lege benefacere conabitur.

Qui aliquem odio habet, ei malum inferre conabitur nisi ex eo majus sibi malum oriri timeat et contra qui aliquem amat, ei eadem lege benefacere conabitur.

Qui a quelqu'un en haine s'efforcera de lui faire du mal, à moins qu'il ne craigne qu'un mal plus grand ne naisse pour lui de là ; et, au contraire, qui aime quelqu'un s'efforcera par la même loi de lui faire du bien. (Appuhn - fr)

He who hates anyone will endeavour to do him an injury, unless he fears that a greater injury will thereby accrue to himself; on the other hand, he who loves anyone will, by the same law, seek to benefit him. (Elwes - en)

Wer jemand haßt, wird bestrebt sein, ihm Übles zuzufügen, wenn er nicht fürchtet, daß daraus für ihn selbst ein größeres Übel entsteht. Umgekehrt wird, wer jemand liebt, bestrebt sein, ihm nach demselben Gesetz Gutes zuzufügen. (Stern - de)

Chi ha in odio qualcuno si sforzerà di procurargli del male, purché non tema che da questo sorga per lui stesso un male maggiore; e, al contrario, chi ama qualcuno si sforzerà allo stesso modo di fargli del bene. (Peri - it)

Wie iemand haat zal hem trachten kwaad te doen, tenzij hij vreest dat daaruit voor hemzelf een grooter kwaad kan ontspruiten. Omgekeerd: wie iemand lief heeft zal hem, volgens dezelfde wet, trachten wel te doen. (Suchtelen - nl)

El que odia a alguien se esforzará en hacerle mal, a menos que tema que de ello se origine para él un mal mayor, y, por contra, el que ama a alguien se esforzará, por la misma ley, en hacerle bien. (Peña - es)

Qui a quelqu'un en Haine s'efforcera de lui faire du mal, sauf s'il a peur qu'en naisse un plus grand mal pour lui ; et, au contraire, qui aime quelqu'un, par la même loi s'efforcera de lui faire du bien. (Pautrat - fr)

Celui qui hait quelqu'un s'efforcera de lui faire subir un mal, à moins qu'il ne craigne qu'un mal plus grand n'en résulte pour lui. Au contraire, celui qui aime quelqu'un s'efforcera, selon la même loi, de bien agir à son égard. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 13, sc   |  3, prop 28  |  3, prop 37

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 39, demo  - Aliquem odio habere est (per scholium propositionis 13 hujus) aliquem ut tristitiae causam imaginari adeoque (per propositionem 28 hujus) is qui aliquem odio habet, eundem amovere vel destruere conabitur. Sed si inde aliquid tristius sive (quod idem est) majus malum sibi timeat idque se vitare posse credit non inferendo ei quem odit malum quod meditabatur, a malo inferendo (per eandem propositionem 28 hujus) abstinere cupiet idque (per propositionem 37 hujus) majore conatu quam quo tenebatur inferendi malum, qui propterea praevalebit, ut volebamus. Secundae partis demonstratio eodem modo procedit. Ergo qui aliquem odio habet etc. Q.E.D.

3, prop 39, demo  - Avoir quelqu'un en haine, c'est (Scolie de la Prop. 13) l'imaginer comme une cause de Tristesse ; par suite (Prop. 28), celui qui a quelqu'un en haine s'efforcera de l'écarter ou de le détruire. Mais, s'il craint de là pour lui-même quelque chose de plus triste ou (ce qui est la même chose) un mal plus grand, et s'il croit pouvoir l'éviter en ne faisant pas à celui qu'il hait le mal qu'il méditait, il désirera s'abstenir (même Prop. 28) de lui faire du mal ; et cela (Prop. 37) avec un effort plus grand que celui qui le portait à faire du mal et qui, en conséquence, prévaudra, comme nous le voulions démontrer. La démonstration de la deuxième partie procède de même. Donc qui a quelqu'un en haine, etc. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 39, demo  - To hate a man is (III. xiii. note) to conceive him as a cause of pain; therefore he who hates a man will endeavour to remove or destroy him. But if anything more painful, or, in other words, a greater evil, should accrue to the hater thereby--and if the hater thinks he can avoid such evil by not carrying out the injury, which he planned against the object of his hate--he will desire to abstain from inflicting that injury (III. xxviii.), and the strength of his endeavour (III. xxxvii.) will be greater than his former endeavour to do injury and will therefore prevail over it, as we asserted. The second part of this proof proceeds in the same manner. Wherefore he who hates another, etc. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 39, demo  - Jemand hassen ist (nach Anmerkung zu Lehrsatz 31 dieses Teils), ihn als die Ursache der Unlust vorstellen. Also wird (nach Lehrsatz 28 dieses Teils) derjenige, der jemand haßt, bestrebt sein, ihn zu entfernen oder zu zerstören. Wenn er aber fürchtet, daß ihm daraus mehr Unlust oder (was dasselbe ist) ein größeres Übel erwächst, das er verhüten zu können glaubt, wenn er dem Gehaßten das ihm zugedachte Übel nicht zufügt, so wird er (nach demselben Lehrsatz 28 dieses Teils) von dem Vorhaben, ihm Übles zuzufügen, abzustehen begehren; und zwar wird (nach Lehrsatz 37 dieses Teils) dieses Bestreben stärker sein als das, welches ihn antrieb, jenem das Übel zuzufügen, und es wird daher die Oberhand haben, wie ich behaupte. - Der Beweis des zweiten Teils wird ebenso geführt. - Somit wird, wer jemand haßt, etc. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 39, demo  - Avere in odio qualcuno corrisponde ad immaginare qualcuno come causa di Tristezza: e pertanto colui che ha in odio qualcuno si sforzerà di toglierlo di mezzo o di distruggerlo: Ma se 1'odiatore teme che da questo derivi per lui stesso qualcosa più triste, ossia un male maggiore, che egli ritiene si possa evitare col non fare all'odiato il male progettato, 1'odiatore stesso desidererà di astenersi dal fare quel male; e ciò con uno sforzo maggiore di quello da cui egli era spinto a fare il male: sforzo che, essendo maggiore, prevarrà sull'altro: come dicevamo. La dimostrazione della seconda parte della Proposizione (Peri - it)

3, prop 39, demo  - Iemand haten is (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) iemand beschouwen als oorzaak van Droefheid. Derhalve zal (vlg. St. XXVIII v.d. D.) hij die iemand haat, trachten hem te verwijderen of te vernietigen. Maar indien hij vreest dat hieruit voor hemzelf iets droevigere, of (wat hetzelfde is) een grooter euvel, kan voortkomen (dat hij gelooft te kunnen vermijden door hem, dien hij haat, het kwaad dat hij van zins was, nìet toe te brengen) zal hij (vlg. dezelfde St. XXVIII) wenschen zich van dit kwaad te onthouden, en dat wel (vlg. St. XXXVII v.d. D.) met een sterker aandrang dan welke hem tot kwaad doen dreef, zoodat de eerste overhand zal hebben, gelijk wij wilden aantoonen. Het bewijs van het tweede gedeelte wordt op dezelfde wijze geleverd. Derhalve: wie iemand haat enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 39, demo  - Odiar a alguien es (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte) imaginarlo como causa de tristeza, y, siendo así (por la Proposición 28 de esta Parte), quien tiene odio a alguien se esforzará por apartarlo de sí o destruirlo. Pero si teme que resulte para él una mayor tristeza, o (lo que es lo mismo) un mayor mal, y cree que puede evitarlo no infiriendo a quien odia el mal que meditaba, deseará abstenerse (por la misma Proposición 28 de esta Parte ) de inferirle ese mal, y ello (por la Proposición 37 de esta Parte) con un esfuerzo mayor que el que le impulsaba a hacer mal, esfuerzo que, por ser mayor, prevalecerá, según queríamos. La demostración de la segunda parte procede del mismo modo. Luego el que odia a alguien, etc. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 39, demo  - Haïr quelqu'un, c'est (par le Scolie de la Proposition 13) l'imaginer comme une cause de Tristesse, par suite (par la proposition 28), celui qui hait quelqu'un s'efforcera de l'éloigner ou de le détruire. Mais s'il craint de là quelque chose de plus triste pour lui, ou (ce qui est la même chose) un mal plus grand, et s'il croit pouvoir l'éviter en ne faisant pas subir à celui qu'il hait le mal qu'il projetait, il désirera (par la même Proposition 28) s'abstenir de lui faire du mal ; et cela d'ailleurs (par la Proposition 37) par un effort plus grand que celui qui le poussait à causer un mal. Pour cette raison, l'effort d'abstention prévaudra, comme nous voulions le démontrer. La deuxième partie de la démonstration procède de la même manière. Donc, celui qui hait quelqu'un, etc. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

3, prop 28 - Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

3, prop 37 - Cupiditas quae prae tristitia vel laetitia praeque odio vel amore oritur, eo est major quo affectus major est.

scholium by 3, prop 9  |  3, prop 28

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3, prop 39, sc  - Per bonum hic intelligo omne genus laetitiae et quicquid porro ad eandem conducit et praecipue id quod desiderio qualecunque illud sit, satisfacit. Per malum autem omne tristitiae genus et praecipue id quod desiderium frustratur. Supra enim (in scholio propositionis 9 hujus) ostendimus nos nihil cupere quia id bonum esse judicamus sed contra id bonum vocamus quod cupimus et consequenter id quod aversamur malum appellamus; quare unusquisque ex suo affectu judicat seu aestimat quid bonum, quid malum, quid melius, quid pejus et quid denique optimum quidve pessimum sit. Sic avarus argenti copiam optimum, ejus autem inopiam pessimum judicat. Ambitiosus autem nihil aeque ac gloriam cupit et contra nihil aeque ac pudorem reformidat. Invido deinde nihil jucundius quam alterius infelicitas et nihil molestius quam aliena felicitas ac sic unusquisque ex suo affectu rem aliquam bonam aut malam, utilem aut inutilem esse judicat. Caeterum hic affectus quo homo ita disponitur ut id quod vult nolit vel ut id quod non vult velit, timor vocatur, qui proinde nihil aliud est quam metus quatenus homo ab eodem disponitur ad malum quod futurum judicat, minore vitandum (vide propositionem 28 hujus). Sed si malum quod timet pudor sit, tum timor appellatur verecundia. Denique si cupiditas malum futurum vitandi coercetur timore alterius mali ita ut quid potius velit, nesciat, tum metus vocatur consternatio praecipue si utrumque malum quod timetur ex maximis sit.

3, prop 39, sc  - Par bien j'entends ici tout genre de Joie et tout ce qui, en outre, y mène, et principalement ce qui remplit l'attente, quelle qu'elle soit. Par mal j'entends tout genre de Tristesse et principalement ce qui frustre l'attente. Nous avons en effet montré ci-dessus (Scolie de la Prop. 9) que nous ne désirons aucune chose parce que nous la jugeons bonne, mais qu'au contraire nous appelons bonne la chose que nous désirons ; conséquemment, nous appelons mauvaise la chose que nous avons en aversion ; chacun juge ainsi ou estime selon son affection quelle chose est bonne, quelle mauvaise, quelle meilleure, quelle pire, quelle enfin la meilleure ou quelle la pire. Ainsi l'Avare juge que l'abondance d'argent est ce qu'il y a de meilleur, la pauvreté ce qu'il y a de pire. L'Ambitieux ne désire rien tant que la Gloire et ne redoute rien tant que la Honte. A l'Envieux rien n'est plus agréable que le malheur d'autrui, et rien plus insupportable que le bonheur d'un autre ; et ainsi chacun juge par son affection qu'une chose est bonne ou mauvaise, utile ou inutile. Cette affection d'ailleurs par laquelle l'homme est disposé de telle sorte qu'il ne veut pas ce qu'il veut, ou veut ce qu'il ne veut pas, s'appelle la Peur ; la Peur n'est donc autre chose que la crainte en tant qu'elle dispose un homme à éviter un mal qu'il juge devoir venir par un mal moindre (voir Prop. 28). Si le mal dont on a peur est la Honte, alors la Peur s'appelle Pudeur. Enfin, si le Désir d'éviter un mal futur est réduit par la Peur d'un autre mal, de façon qu'on ne sache plus ce qu'on veut, alors la crainte s'appelle Consternation, principalement quand l'un et l'autre maux dont on a peur sont parmi les plus grands. (Appuhn - fr)

3, prop 39, sc  - By good I here mean every kind of pleasure, and all that conduces thereto, especially that which satisfies our longings, whatsoever they may be. By evil, I mean every, kind of pain, especially that which frustrates our longings. For I have shown (III. ix. note) that we in no case desire a thing because we deem it good, but, contrariwise, we deem a thing good because we desire it: consequently we deem evil that which we shrink from; everyone, therefore, according to his particular emotions, judges or estimates what is good, what is bad, what is better, what is worse, lastly, what is best, and what is worst. Thus a miser thinks that abundance of money is the best, and want of money the worst; an ambitious man desires nothing so much as glory, and fears nothing so much as shame. To an envious man nothing is more delightful than another's misfortune, and nothing more painful than another's success. So every man, according to his emotions, judges a thing to be good or bad, useful or useless. The emotion, which induces a man to turn from that which he wishes, or to wish for that which he turns from, is called timidity, which may accordingly be defined as the fear whereby a man is induced to avoid an evil which he regards as future by encountering a lesser evil (III. xxviii.). But if the evil which he fears be shame, timidity becomes bashfulness. Lastly, if the desire to avoid a future evil be checked by the fear of another evil, so that the man knows not which to choose, fear becomes consternation, especially if both the evils feared be very great. (Elwes - en)

3, prop 39, sc  - Unter Gut verstehe ich hier jede Art von Lust und ferner alles, was zur Lust beiträgt, und hauptsächlich das, was einenWunsch, welcher Art er immer sei, befriedigt. Unter Übel dagegen jede Art von Unlust und hauptsächlich das, was die Befriedigung einesWunsches vereitelt. Denn oben (in der Anmerkung zu Lehrsatz 9 dieses Teils) habe ich gezeigt, daß wir nicht etwas begehren, weil wir es für gut halten, sondern daß wir umgekehrt das gutheißen, was wir begehren; und demgemäß nennen wir schlecht (übel) das, was wir verabscheuen. Daher beurteilt oder schätzt jeder nach seinem Affekt, was gut und was schlecht, was das Bessere und das Schlimmere, was das Beste und das Schlechteste sei. So hält der Habsüchtige einen Haufen Gold für das Beste, dagegen den Mangel daran für das Schlimmste. Der Ehrgeizige hingegen begehrt nichts so sehr als den Ruhm und zittert vor nichts mehr als vor der Schande. Dem Neidischen ist nichts angenehmer als das Unglück eines andern, nichts unangenehmer als fremdes Glück. Und so hält jeder nach seinem Affekt ein Ding für gut oder schlecht, nützlich oder schädlich. Übrigens heißt dieser Affekt, von welchem der Mensch so disponiert wird, daß er das, was er möchte, nicht will oder das, was er nicht möchte, will,Scheu, welche demnach nichts anderes ist als Furcht, sofern der Mensch von ihr disponiert wird, ein künftiges Übel, das er befürchtet, durch ein anderes geringeres zu vermeiden (s. Lehrsatz 28 dieses Teils). -
Wenn das Übel, das er befürchtet, die Schande ist, so heißt diese Befürchtung Ehrgefühl (Scheu vor Schande). -Wenn endlich das Verlangen, ein künftiges Übel zu vermeiden, durch die Furcht vor einem andern Übel gehemmt wird, so daß man nicht weiß, was man vorziehen soll, so heißt die Furcht Bestürzung, namentlich wenn beide Übel, die man fürchtet, zu den großen gehören. (Stern - de)

3, prop 39, sc  - In questa sede intendo per bene ogni genere di Letizia, e altresì qualsiasi cosa che conduca alla Letizia, e principalmente ciò che soddisfa un desiderio, qualunque esso sia. Per male invece intendo ogni genere di Tristezza, e principalmente ciò che frustra un desiderio. Ho infatti mostrato qui sopra (Prop. 9) che noi non desideriamo alcunché perché lo giudichiamo buono, ma viceversa chiamiamo buono ciò che desideriamo, e, di conseguenza, chiamiamo cattivo ciò per cui abbiamo avversione: ragion per cui ciascuno giudica e stima secondo il suo sentimento quale cosa sia buona e quale sia cattiva, e quale sia migliore, e quale peggiore, e quale infine sia l'ottima o la pessima. Così l'Avaro ritiene che la miglior cosa sia l'abbondanza di denaro, e la peggiore sia l'averne carestia. L'Ambizioso poi non desidera alcunché come desidera la Gloria, e nulla teme quanto la Vergogna; per il Malevolo niente è più piacevole del male altrui, e niente è più irritante dell'altrui bene: così dunque ciascuno giudica, secondo il suo sentimento, che le cose siano buone o cattive, utili o inutili. Quanto poi al sentimento che l'Uomo prova quando sia in condizione di non volere ciò che vuole, o di volere ciò che non vuole, si tratta dell'Irresolutezza, che pertanto non è altro che Timore, in quanto l'Uomo a cagion d'esso s'adatta, affrontando un determinato male, ad evitarne uno maggiore che egli giudica che debba accadergli (Prop. 28 di questa Parte). Se il male che si teme è una Vergogna, allora l'Irresolutezza si chiama Disagio, o Verecondia. Infine, se la brama di evitare un male futuro è contrastata dalla Paura dell'altro male (sebbene relativamente minore) che si deve affrontare in alternativa, così che il soggetto non sappia più che cosa scegliere, allora il Timore si chiama Impotenza senza scelta, o Smarrimento: e ciò principalmente se l'uno e l'altro dei mali che si teme sono davvero molto grandi. (Peri - it)

3, prop 39, sc  - Onder "goed" versta ik hier iedere soort van Blijheid en voorts al wat daartoe leidt, in het bijzonder al wat een verlangen, welk dan ook, bevredigt. Onder "kwaad" versta ik daarentegen elke soort van Droefheid en in het bijzonder al wat een verlangen verijdelt. Hierboven immers (in de Opmerking bij St. IX v.d. D.) hebben wij aangetoond dat wij niets begeeren, wijl wij oordeelen dat het goed is, maar dat wij integendeel datgene goed noemen wat wij begeeren en bijgevolg alles waarvan wij afkeerig zijn, kwaad heeten; zoodat een ieder naar gelang van zijn eigen aandoeningen oordeelt of schat wat goed, wat kwaad, wat beter, wat slechter, en tenslotte wat het best of het slechtst is. Zoo houdt de vrek een overvloed van geld voor het beste, gebrek er aan daarentegen voor het slechtste. De eergierige wederom begeert niets zoozeer als roem en siddert voor niets zoozeer als voor schande. Den nijdigaard is niets aangenamer dan eens anders ongeluk en niets onaangenamer dan een vreemd geluk. En zoo noemt een ieder op grond van eigen aandoening, de dingen goed of kwaad, nuttig of onnut. Overigens wordt die aandoening, welke in den mensch bewerkt dat hij niet wil wat hij wil, of wil wat hij niet wil, Angst genoemd; welke dus niets anders is dan Vrees, voorzoover de mensch daardoor gedreven wordt een kwaad dat hij ziet aankomen, door een geringer kwaad te vermijden. (Zie St. XXVIII v.d. D.). Indien nu het kwaad dat men vreest beschaming is, wordt deze angst Schroom genoemd. Tenslotte: indien de Begeerte om een toekomstig kwaad te vermijden belemmerd wordt door de Angst voor een ander kwaad, zoodat men niet weet wat men liever wil, dan wordt die vrees Verbijstering genoemd, vooral wanneer beide euvelen, welke men vreest, zeer groot zijn. (Suchtelen - nl)

3, prop 39, sc  - Por "bien" entiendo aquí todo género de alegría y todo cuanto a ella conduce, y, principalmente, lo que satisface un anhelo, cualquiera que éste sea. Por "mal", en cambio, todo género de tristeza, y principalmente, lo que frustra un anhelo. En efecto, hemos mostrado más arriba (en el Escolio de la Proposición 9 de esta Parte) que nosotros no deseamos algo porque lo juzguemos bueno, sino que lo llamamos "bueno" porque lo deseamos, y, por consiguiente, llamamos "malo" lo que aborrecemos. Según eso, cada uno juzga o estima, según su afecto, lo que es bueno o malo, mejor o peor, lo óptimo o lo pésimo. Así, el avaro juzga que la abundancia de dinero es lo mejor de todo, y su escasez, lo peor. El ambicioso, en cambio, nada desea tanto como la gloria, y nada teme tanto como la vergüenza. Nada más agradable para el envidioso que la desgracia ajena, ni más molesto que la ajena felicidad. Y así cada uno juzga según su afecto que una cosa es buena o mala, útil o inútil. Por lo demás, el afecto que dispone al hombre de tal modo que no quiere lo que quiere, o que quiere lo que no quiere, se llama temor, el cual no es, por ende, sino el miedo, en cuanto el hombre queda dispuesto por él a evitar un mal que juzga va a producirse, mediante un mal menor (ver Proposición 28 de esta Parte). Si el mal que teme es la vergüenza, entonces el temor se llama pudor. Si el deseo, en fin, de evitar un mal futuro es reprimido por el temor de otro mal, de modo que no se sabe ya lo que se quiere, entonces el miedo se llama consternación, especialmente si los males que se temen son de los mayores. (Peña - es)

3, prop 39, sc  - Par bien, j'entends ici toute forme de Joie et, en outre, tout ce qui conduit à la Joie, notamment ce qui satisfait un désir. Par mal, j'entends toute forme de Tristesse, notamment celle qui frustre un désir. Nous avons montré en effet (dans le Scolie de la Proposition 9) que nous ne désirons rien parce que nous aurions jugé que cela est un bien, mais qu'au contraire nous l'appelons bien parce que nous le désirons. Par suite, cela que nous fuyons nous l'appelons mal. C'est pourquoi chacun juge ou estime selon ses affects ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est meilleur et ce qui est pire, ce qui enfin est le meilleur ou bien le pire. Ainsi l'Avare juge que la richesse est le meilleur des biens, et que la pauvreté est le pire des maux. L'Ambitieux ne désire rien autant que la Gloire, et ne fuit rien autant que la Honte. Pour l'Envieux rien n'est plus agréable que le malheur d'autrui et rien n'est plus dur que le bonheur des autres. Et ainsi chacun, d'après ses propres affects, juge qu'une chose est bonne ou mauvaise, utile ou inutile. Par ailleurs, cet affect par lequel l'homme est structuré de telle sorte qu'il ne veut pas ce qu'il veut, ou qu'il veut ce qu'il ne veut pas, s'appelle la Peur. Celle-ci n'est donc rien d'autre qu'une crainte qui dispose un homme à éviter un mal qu'il pense devoir arriver, par un mal moindre et actuel (voir la Proposition 28). Mais si le mal qu'on craint est la Honte, alors la Peur s'appelle Pudeur. Enfin, si le désir d'éviter ce mal futur est réprimé par la Peur d'un autre mal, de sorte qu'on ne sache plus celui qu'on préfère, la Crainte alors s'appelle Épouvante, notamment lorsque les deux maux que l'on craint sont parmi les plus grands. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 51, sc   |  3, aff def 42, expl  |  4, prop 70, demo 

3, prop 9 - Mens tam quatenus claras et distinctas quam quatenus confusas habet ideas, conatur in suo esse perseverare indefinita quadam duratione et hujus sui conatus est conscia.

3, prop 28 - Id omne quod ad laetitiam conducere imaginamur, conamur promovere ut fiat; quod vero eidem repugnare sive ad tristitiam conducere imaginamur, amovere vel destruere conamur.

utilizzato da : 3, prop 40, sc   |  3, prop 40, cor 2, demo  |  3, prop 41, sc   |  4, prop 34, demo   |  4, prop 37, sc 2  |  4, prop 45, demo   |  4, prop 45, cor 1  |  4, prop 45, cor 2

propositio 40

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Qui se odio haberi ab aliquo imaginatur nec se ullam odii causam illi dedisse credit, eundem odio contra habebit.

Qui se odio haberi ab aliquo imaginatur nec se ullam odii causam illi dedisse credit, eundem odio contra habebit.

Qui imagine qu'un autre l'a en haine et croit ne lui avoir donné aucune cause de haine, aura à son tour cet autre en haine. (Appuhn - fr)

He, who conceives himself to be hated by another, and believes that he has given him no cause for hatred, will hate that other in return. (Elwes - en)

Wer sich vorstellt, daß er von jemand gehaßt wird, ohne daß er ihm einen Grund zum Haß gegeben zu haben glaubt, der wird denselben wiederum hassen. (Stern - de)

Chi immagina d'essere odiato da qualcuno, e ritiene di non avergliene dato alcun motivo, l'odierà di rimando. (Peri - it)

Wie zich voorstelt dat hij door een ander gehaat wordt, terwijl hij meent dat hij hem geenerlei reden tot Haat gegeven heeft, zal dien ander wederkeerig haten. (Suchtelen - nl)

Quien imagina que alguien lo odia, y no cree haberle dado causa alguna para ello, lo odiará a su vez. (Peña - es)

Qui imagine être haï de quelqu'un, et croit ne lui avoir donné aucune raison de haine, l'aura en haine en retour. (Pautrat - fr)

Celui qui imagine qu'un autre le hait, et croit n'avoir été en rien la cause de cette haine, le haïra en retour. (Misrahi - fr)

demonstratio by 3, prop 27  |  3, prop 13, sc 

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 40, demo  - Qui aliquem odio affectum imaginatur, eo ipso etiam odio afficietur (per propositionem 27 hujus) hoc est (per scholium propositionis 13 hujus) tristitia concomitante idea causae externae. At ipse (per hypothesin) nullam hujus tristitiae causam imaginatur praeter illum qui ipsum odio habet; ergo ex hoc quod se odio haberi ab aliquo imaginatur, tristitia afficietur concomitante idea ejus qui ipsum odio habet sive (per idem scholium) eundem odio habebit. Q.E.D.

3, prop 40, demo  - Qui imagine quelqu'un affecté de haine sera par cela même affecté de haine (Prop. 27), c'est-à-dire (Scolie de la Prop. 13) d'une Tristesse qu'accompagne l'idée d'une cause extérieure. Mais (par hypothèse) il n'imagine aucune cause de cette Tristesse, sauf celui qui l'a en haine ; par cela donc qu'il imagine que quelqu'un l'a en haine, il sera affecté d'une Tristesse qu'accompagnera l'idée de celui qui l'a en haine, autrement dit (même Scolie) il l'aura en haine. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 40, demo  - He who conceives another as affected with hatred, will thereupon be affected himself with hatred (III. xxvii.), that is, with pain, accompanied by the idea of an external cause. But, by the hypothesis, he conceives no cause for this pain except him who is his enemy; therefore, from conceiving that he is hated by some one, he will be affected with pain, accompanied by the idea of his enemy; in other words, he will hate his enemy in return. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 40, demo  - Wer sich vorstellt, daß jemand von Haß erregt ist, der wird eben dadurch auch von Haß erregt werden (nach Lehrsatz 27 dieses Teils), d.h. (nach Anmerkung zu Lehrsatz 13 dieses Teils) von Unlust, verbunden mit der Idee einer äußern Ursache. Nun stellt er sich aber (nach der Voraussetzung) keine andere Ursache dieser Unlust vor als jenen, der ihn habt. Folglich wird er dadurch, daß er sich vorstellt, er werde von jemand gehaßt, von Unlust erregt, verbunden mit der Idee dessen, der ihn haßt, oder (nach derselben Anmerkung) er wird ihn hassen. -W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 40, demo  - : Chi immagina che un suo simile qualsiasi provi un sentimento d'odio proverà anch'egli, per ciò stesso, il medesimo sentimento, cioè una Tristezza accompagnata dall'idea di una causa esterna. Ma il soggetto (per l'Ipotesi) non immagina alcuna causa di tale Tristezza all'infuori di colui che l'ha in odio: e, dunque, proprio per l'immaginarsi odiato da qualcuno il soggetto proverà una Tristezza accompagnata dall'idea di colui che (Peri - it)

3, prop 40, demo  - Wie zich voorstelt dat een ander Haat koestert, zal (vlg. St. XXVII v.d. D.) reeds door dit feit alleen zelf Haat gevoelen, d.w.z. (vlg. Opmerking St. XIII v.d. D.) Droefheid, vergezeld door de voorstelling eener uitwendige oorzaak. Maar hij stelt zich (vlg. het onderstelde) geen andere oorzaak dier Droefheid voor als dengene, die hem haat. Derhalve zal hij, doordat hij zich voorstelt door een ander gehaat te worden, een Droefheid gevoelen, vergezeld door de voorstelling van dengeen die hem haat, ofwel (vlg. dezelfde Opmerking) hij zal dien ander haten. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 40, demo  - Quien imagina a alguien afectado de odio, por eso mismo será también afectado de odio (por la Proposición 27 de esta Parte), esto es (por el Escolio de la Proposición 13 de esta Parte), de una tristeza, acompañada por la idea de una causa exterior. Ahora bien, él (por hipótesis) no imagina causa alguna de esta tristeza, excepto aquel que lo odia. Por consiguiente, en virtud del hecho de que imagina ser odiado por alguien, será afectado de una tristeza acompañada por la idea de quien lo odia, o sea (por el mismo Escolio), odiará a ese alguien. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 40, demo  - Celui qui imagine un autre affecté de haine, sera par là même affecté de haine (par la Proposition 27), c'est-à-dire (par le Scolie de la Proposition 13) par une Tristesse accompagnée de l'idée d'une cause extérieure. Or (par hypothèse) il n'imagine pas d'autre cause de cette Tristesse que celui qu'il hait. Donc, du fait qu'il imagine que quelqu'un le hait, il sera affecté d'une Tristesse accompagnée de l'idée de celui qui le hait, c'est-à-dire (par le même Scolie) il le haïra. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 27 - Ex eo quod rem nobis similem et quam nullo affectu prosecuti sumus, aliquo affectu affici imaginamur, eo ipso simili affectu afficimur.

3, prop 13, sc  - Ex his clare intelligimus quid amor quidque odium sit. Nempe amor nihil aliud est quam laetitia concomitante idea causae externae et odium nihil aliud quam tristitia concomitante idea causae externae. Videmus deinde quod ille qui amat necessario conatur rem quam amat praesentem habere et conservare et contra qui odit, rem quam odio habet, amovere et destruere conatur. Sed de his omnibus in sequentibus prolixius.

scholium by 3, prop 30  |  3, prop 30, sc   |  3, prop 25  |  3, prop 39

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (2)

3, prop 40, sc  - Quod si se justam odii causam praebuisse imaginatur, tum (per propositionem 30 hujus et ejusdem scholium) pudore afficietur. Sed hoc (per propositionem 25 hujus) raro contingit. Praeterea haec odii reciprocatio oriri etiam potest ex eo quod odium sequatur conatus malum inferendi ei qui odio habetur (per propositionem 39 hujus). Qui igitur se odio haberi ab aliquo imaginatur, eundem alicujus mali sive tristitiae causam imaginabitur atque adeo tristitia afficietur seu metu concomitante idea ejus qui ipsum odio habet tanquam causa hoc est odio contra afficietur ut supra.

3, prop 40, sc  - S'il imagine avoir donné une juste cause de Haine, alors (Prop. 30 et Scolie) il sera affecté de Honte. Mais cela (Prop. 25) arrive rarement. Cette réciprocité de Haine peut naître aussi de ce que la Haine est suivie d'un effort pour faire du mal à celui qu'on a en haine (Prop. 39). Qui donc imagine que quelqu'un l'a en haine, l'imagine cause d'un mal ou d'une Tristesse ; et ainsi il sera affecté d'une Tristesse ou d'une Crainte qu'accompagnera comme cause l'idée de celui qui l'a en haine, autrement dit il sera comme ci-dessus affecté de haine. (Appuhn - fr)

3, prop 40, sc  - He who thinks that he has given just cause for hatred will (III. xxx. and note) be affected with shame; but this case (III. xxv.) rarely happens. This reciprocation of hatred may also arise from the hatred, which follows an endeavour to injure the object of our hate (III. xxxix.). He therefore who conceives that he is hated by another will conceive his enemy as the cause of some evil or pain; thus he will be affected with pain or fear, accompanied by the idea of his enemy as cause; in other words, he will be affected with hatred towards his enemy, as I said above. (Elwes - en)

3, prop 40, sc  - Wenn er sich aber vorstellt, daß er jenem eine gerechte Ursache zum Haß gegeben habe, so wird er (nach Lehrsatz 30 dieses Teils und seiner Anmerkung) von Scham erregt werden. Doch kommt dies (nach Lehrsatz 25 dieses Teils) selten vor. Übrigens kann diese Gegenseitigkeit des Hasses auch dadurch entstehen, daß aus dem Haß das Bestreben folgt, dem Gehaßten Übles zuzufügen (nach Lehrsatz 39 dieses Teils). Wer sich also vorstellt, daß er von jemand gehaßt wird, der wird sich diesen als Ursache eines Übels oder einer Unlust vorstellen. Er wird also von Unlust oder Furcht erregt werden, verbunden mit der Idee dessen, der ihn haßt, als deren Ursache; d.h., er wird von Gegenhaß erregt werden, wie oben. (Stern - de)

3, prop 40, sc  - Se invece il soggetto in parola immagina d'aver dato ad altri una giusta causa d'Odio, allora (Prop. 30 qui sopra, e suo Chiarim.) proverà Vergogna. Ma questo (Prop. 25 di questa Parte) accade di rado. Piuttosto, la reciprocità d'Odio sopra considerata può anche verificarsi in seguito al sorgere di un Odio “di ritorno” come reazione al tentativo di far del male a colui che uno ha in odio (v. la Prop. preced.). Chi pertanto immagina d'essere odiato da qualcuno immaginerà costui come causa di male, ossia di Tristezza; e quindi proverà una Tristezza (o un Timore), accompagnata come causa dall'idea di colui che l'ha in odio: cioè proverà a sua volta un sentimento d'Odio, come sopra (Peri - it)

3, prop 40, sc  - Stelt hij zich daarentegen voor dat hij een billijke reden tot Haat gegeven heeft, dan zal hij (vlg. St. XXX en Opmerking v.d. D.) zich schamen. Doch dit komt zelden voor (vlg. St. XXV v.d. D.). Bovendien kan deze wederkeerige Haat ook ontstaan door het feit dat (vlg. St. XXXIX v.d. D.) Haat gevolgd wordt door de Begeerte om het gehate wezen kwaad te doen. Wie zich dus voorstelt dat hij door een ander gehaat wordt, zal zich dien ander voorstellen als oorzaak van een of ander kwaad, of wel van Droefheid, en derhalve ook zelf Droefheid gevoelen, ofwel Vrees, vergezeld door de voorstelling van dengene, die hem haat, als oorzaak d.w.z.: hij zal hem wederkeerig, gelijk in bovenstaand geval, haten. (Suchtelen - nl)

3, prop 40, sc  - Si imagina haber dado justa causa de odio, entonces (por la Proposición 30 de esta Parte, con su Escolio) será afectado de vergüenza. Pero esto acontece rara vez (por la Proposición 25 de esta Parte). Además, esta reciprocidad de odio puede también originarse de que al odio siga un esfuerzo por inferir mal a quien es odiado (por la Proposición 39 de esta Parte). Así pues, quien imagina que alguien lo odia, lo imaginará como causa de un mal, o sea, de una tristeza, y, de esta suerte, será afectado de tristeza o de miedo, acompañado como su causa por la idea de aquel que lo odia, esto es, será afectado de odio contra él, como hemos dicho más arriba. (Peña - es)

3, prop 40, sc  - S'il imagine avoir été une véritable cause de haine, il sera alors (par la Proposition 30 et son Scolie) affecté de Honte. Mais cela (par la Proposition 25) arrive rarement. En outre, cette réciprocité dans la Haine peut également naître du fait que la Haine est suivie d'un effort pour porter atteinte à celui qu'on hait (par la Proposition 39). Celui en effet qui imagine être haï par quelqu'un imagine celui-ci comme cause d'un mal, c'est-à-dire comme cause de Tristesse, aussi sera-t-il affecté d'une Tristesse, ou d'une Crainte accompagnée, comme cause, de l'idée de celui qui le hait, c'est-à-dire que, comme ci-dessus, il sera affecté d'une haine en retour. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 41, sc   |  4, prop 34, demo 

3, prop 30 - Si quis aliquid egit quod reliquos laetitia afficere imaginatur, is laetitia concomitante idea sui tanquam causa afficietur sive se ipsum cum laetitia contemplabitur. Si contra aliquid egit quod reliquos tristitia afficere imaginatur, se ipsum cum tristitia contra contemplabitur.

3, prop 30, sc  - Cum amor (per scholium propositionis 13 hujus) sit laetitia concomitante idea causae externae et odium tristitia concomitante etiam idea causae externae, erit ergo haec laetitia et tristitia amoris et odii species. Sed quia amor et odium ad objecta externa referuntur, ideo hos affectus aliis nominibus significabimus nempe laetitiam concomitante idea causae internae gloriam et tristitiam huic contrariam pudorem appellabimus : intellige quando laetitia vel tristitia ex eo oritur quod homo se laudari vel vituperari credit, alias laetitiam concomitante idea causae internae acquiescentiam in se ipso, tristitiam vero eidem contrariam poenitentiam vocabo. Deinde quia (per corollarium propositionis 17 partis II) fieri potest ut laetitia qua aliquis se reliquos afficere imaginatur, imaginaria tantum sit et (per propositionem 25 hujus) unusquisque de se id omne conatur imaginari quod se laetitia afficere imaginatur, facile ergo fieri potest ut gloriosus superbus sit et se omnibus gratum esse imaginetur quando omnibus molestus est.

3, prop 25 - Id omne de nobis deque re amata affirmare conamur quod nos vel rem amatam laetitia afficere imaginamur et contra id omne negare quod nos vel rem amatam tristitia afficere imaginamur.

3, prop 39 - Qui aliquem odio habet, ei malum inferre conabitur nisi ex eo majus sibi malum oriri timeat et contra qui aliquem amat, ei eadem lege benefacere conabitur.

corollarium 1 by 3, prop 40

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 40, cor 1 - Qui quem amat odio erga se affectum imaginatur, odio et amore simul conflictabitur. Nam quatenus imaginatur ab eodem se odio haberi, determinatur (per propositionem praecedentem) ad eundem contra odio habendum. At (per hypothesin) ipsum nihilominus amat : ergo odio et amore simul conflictabitur.

3, prop 40, cor 1 - Qui imagine celui qu'il aime affecté de haine à son égard, sera dominé en même temps par la Haine et par l'Amour. En tant qu'il imagine en effet que l'autre l'a en haine, il est déterminé (Prop. préc.) à l'avoir en haine à son tour. Mais (par hypothèse) il l'aime néanmoins ; il sera donc dominé à la fois par la Haine et l'Amour. (Appuhn - fr)

3, prop 40, cor 1 - He who conceives, that one whom he loves hates him, will be a prey to conflicting hatred and love. For, in so far as he conceives that he is an object of hatred, he is determined to hate his enemy in return. But, by the hypothesis, he nevertheless loves him: wherefore he will be a prey to conflicting hatred and love. (Elwes - en)

3, prop 40, cor 1 - Wer sich vorstellt, daß jemand, den er liebt, von Haß gegen ihn erregt ist, der wird von Haß und Liebe zugleich bestürmt werden. Denn sofern er sich vorstellt, daß er von ihm gehaßt wird, wird er (nach dem vorigen Lehrsatz) bestimmt, ihn wiederzuhassen. Aber dessenungeachtet liebt er ihn (nach der Voraussetzung). Also wird er von Haß und Liebe zugleich bestürmt werden. (Stern - de)

3, prop 40, cor 1 - Se A, che ama B, immagina che B l'abbia in odio, sarà combattuto tra Odio e Amore: infatti, in quanto immagina d'essere odiato da B, A è orientato (Prop. preced.) a odiare B a sua volta; ma (per l'Ipotesi) A cionondimeno ama B: e dunque sarà combattuto tra 1'Odiare e l'Amare. (Peri - it)

3, prop 40, cor 1 - Wie zich voorstelt dat iemand, dien hij liefheeft, hem haat, zal door Haat en Liefde gelijktijdig aangegrepen worden. Want voorzoover hij zich voorstelt dat die ander hem haat, zal hij (vlg. voorgaande St.) gedreven worden hem wederkeerig te haten. Maar niettemin heeft hij hem lief (vlg. het onderstelde). Derhalve zal hij door Haat en Liefde gelijktijdig worden aangegrepen. (Suchtelen - nl)

3, prop 40, cor 1 - Quien imagina al que ama afectado de odio contra él, padecerá conflicto entre el odio y el amor. Pues en cuanto imagina que es odiado por aquél, está determinado (por la Proposición anterior) a odiarlo a su vez. Pero (según la hipótesis) no por ello deja de amarlo; luego padecerá conflicto entre el odio y el amor. (Peña - es)

3, prop 40, cor 1 - Si l'on imagine celui qu'on aime comme affecté de Haine envers nous, on sera simultanément tourmenté par la Haine et par l'Amour. En tant qu'on imagine, en effet, que l'autre nous hait, on est déterminé (par la Proposition précédente) à le haïr en retour. Or (par hypothèse) on l'aime cependant : on sera donc tourmenté par la Haine et par l'Amour. (Misrahi - fr)

3, prop 40 - Qui se odio haberi ab aliquo imaginatur nec se ullam odii causam illi dedisse credit, eundem odio contra habebit.

corollarium 2

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr     infra (1)

3, prop 40, cor 2 - Si aliquis imaginatur ab aliquo quem antea nullo affectu prosecutus est, malum aliquod prae odio sibi illatum esse, statim idem malum eidem referre conabitur.

3, prop 40, cor 2 - Si quelqu'un imagine qu'un mal lui a été fait par Haine par un autre, à l'égard duquel il n'avait d'affection d'aucune sorte, il s'efforcera aussitôt de lui rendre ce mal. (Appuhn - fr)

3, prop 40, cor 2 - If a man conceives that one, whom he has hitherto regarded without emotion, has done him any injury from motives of hatred, he will forthwith seek to repay the injury in kind. (Elwes - en)

3, prop 40, cor 2 - Wer sich vorstellt, daß ihm von jemand, für den er vorher keinen Affekt empfunden hat, aus Haß ein Übel zugefügt worden sei, so wird er ihm sofort dasselbe Übel wieder zuzufügen suchen. (Stern - de)

3, prop 40, cor 2 - Se A immagina che B, per il quale in precedenza A non provava alcun sentimento, gli abbia procurato per Odio qualche male, sùbito si sforzerà di restituire a B lo stesso male. (Peri - it)

3, prop 40, cor 2 - Indien iemand zich voorstelt, dat hem door een ander, voor wien hij voordien niets [bepaalds] gevoelde, uit Haat eenig kwaad is toegevoegd, zal hij dadelijk trachten hem hetzelfde kwaad terug te doen. (Suchtelen - nl)

3, prop 40, cor 2 - Si alguien imagina que, por odio, le ha sido inferido algún mal por alguien sobre el que, con anterioridad, no había proyectado ningún afecto, se esforzará en seguida por devolverle ese mal. (Peña - es)

3, prop 40, cor 2 - Si l'on imagine que quelqu'un pour lequel on n'éprouvait aucun affect nous a fait subir un mal issu de la Haine, on s'efforcera aussitôt de lui rendre un mal identique. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 4, prop 37, sc 2

demonstratio by 3, prop 40  |  3, prop 26  |  3, prop 39

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 40, cor 2, demo - Qui aliquem odio erga se affectum esse imaginatur, eum contra (per praecedentem propositionem) odio habebit et (per propositionem 26 hujus) id omne comminisci conabitur quod eundem possit tristitia afficere atque id eidem (per propositionem 39 hujus) inferre studebit. At (per hypothesin) primum quod hujusmodi imaginatur, est malum sibi illatum; ergo idem statim eidem inferre conabitur. Q.E.D.

3, prop 40, cor 2, demo - Qui imagine quelqu'un affecté de Haine à son égard l'aura en haine à son tour (Prop. préc.) et (Prop. 26) s'efforcera de se rappeler tout ce qui peut affecter cet autre de Tristesse et cherchera (Prop. 39) à le lui faire éprouver. Mais (par hypothèse) ce qu'il imagine en premier dans ce genre est le mal qui lui a été fait à lui-même ; il s'efforcera donc aussitôt de le rendre à l'autre. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

3, prop 40, cor 2, demo - He who conceives, that another hates him, will (by the last proposition) hate his enemy in return, and (III. xxvi.) will endeavour to recall everything which can affect him painfully; he will moreover endeavour to do him an injury (III. xxxix.). Now the first thing of this sort which he conceives is the injury done to himself ; he will, therefore, forthwith endeavour to repay it in kind. Q.E.D. (Elwes - en)

3, prop 40, cor 2, demo - Wer sich vorstellt, daß jemand von Haß gegen ihn erregt ist, der wird denselben (nach dem vorigen Lehrsatz) wiederhassen, und er wird (nach Lehrsatz 26 dieses Teils) bestrebt sein, alles zu ersinnen, was ihn mit Unlust erregen kann, und es ihm (nach Lehrsatz 39 dieses Teils) zuzufügen suchen. Das erste dieser Art, woran er denkt, ist aber (nach der Voraussetzung) das ihm selbst von jenem zugefügte Übel. Daher wird er es ihm sofort zuzufügen suchen.- W.z.b.w. (Stern - de)

3, prop 40, cor 2, demo - Se A immagina di essere odiato da B, di rimando 1'odièrà, e si sforzerà di escogitare tutto ciò che possa dare Tristezza a B, e s'ingegnerà di farglielo sperimentare effettivamente. Ma (per l'Ipotesi) la prima di queste cagioni di Tristezza che A immagina è il male che B ha fatto a lui: e dunque A sùbito si sforzerà di procurare a B quel male. (P. III, Prop. 26; Prop. 39; Prop. 40). (Peri - it)

3, prop 40, cor 2, demo - Wie zich voorstelt dat een ander Haat jegens hem koestert, zal (vlg. voorgaande St.) dien ander wederkeerig haten, alles trachten te verzinnen wat hem zou kunnen bedroeven (vlg. St. XXVI v.d. D.) en (vlg. St. XXXIX v.d. D.) zijn best doen hem dit alles toe te voegen. Maar het eerste van dien aard dat hij zich kan voorstellen is (vlg. het onderstelde) het kwaad dat hemzelf is aangedaan en derhalve zal hij dadelijk trachten hetzelfde terug te doen. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

3, prop 40, cor 2, demo - Quien imagina a alguien afectado de odio hacia él, le tendrá odio a su vez (por la Proposición anterior), y (por la Proposición 26 de esta Parte) se esforzará por recordar todo aquello que pueda afectar a aquél de tristeza, y procurará inferírselo (por la Proposición 39 de esta Parte.) Ahora bien, lo primero que imagina a este respecto (por hipótesis) es el mal que le ha sido hecho; luego se esforzará en seguida por hacerle al otro uno igual. Q.E.D. (Peña - es)

3, prop 40, cor 2, demo - Celui qui imagine qu'un autre est affecté de Haine envers lui, le haïra en retour (par la proposition précédente) et (par la Proposition 26) il s'efforcera de se souvenir de tout ce qui peut affecter l'autre de Tristesse, et il tentera de le lui faire subir (par la Proposition 39). Or (par hypothèse) ce qu'en premier lieu il imagine ainsi est le mal qui lui fut fait à lui-même. Il s'efforcera donc aussitôt de rendre à l'autre ce même mal. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

3, prop 40 - Qui se odio haberi ab aliquo imaginatur nec se ullam odii causam illi dedisse credit, eundem odio contra habebit.

3, prop 26 - Id omne de re quam odio habemus, affirmare conamur quod ipsam tristitia afficere imaginamur et id contra negare quod ipsam laetitia afficere imaginamur.

3, prop 39 - Qui aliquem odio habet, ei malum inferre conabitur nisi ex eo majus sibi malum oriri timeat et contra qui aliquem amat, ei eadem lege benefacere conabitur.

scholium

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 40, cor 2, sc - Conatus malum inferendi ei quem odimus ira vocatur; conatus autem malum nobis illatum referendi vindicta appellatur.

3, prop 40, cor 2, sc - L'effort pour faire du mal à celui que nous haïssons s'appelle la Colère ; l'effort pour rendre le mal qui nous a été fait la Vengeance. (Appuhn - fr)

3, prop 40, cor 2, sc - The endeavour to injure one whom we hate is called Anger; the endeavour to repay in kind injury done to ourselves is called Revenge. (Elwes - en)

3, prop 40, cor 2, sc - Das Bestreben, dem, den wir hassen, Übles zuzufügen, heißt Zorn. Das Bestreben aber, ein uns zugefügtes Übel wieder zu vergelten, heißt Rachsucht. (Stern - de)

3, prop 40, cor 2, sc - Het streven om hem, dien wij haten, kwaad te doen, wordt Toorn genoemd; het streven echter om kwaad dat ons is aangedaan terug te doen, heet Wraakzucht. (Peri - it)

3, prop 40, cor 2, sc - Lo sforzo di far del male a colui che abbiamo in odio si chiama Ira; lo sforzo, invece, di restituire il male fatto a noi si chiama Vendetta. (Suchtelen - nl)

3, prop 40, cor 2, sc - El esfuerzo por inferir mal a aquel a quien odiamos se llama ira, y el esfuerzo por devolver el mal que nos han hecho se llama venganza. (Peña - es)

3, prop 40, cor 2, sc - L'effort pour faire subir un mal à celui que nous haïssons s'appelle Colère ; et l'effort pour rendre le mal qui nous a été fait se nomme Vengeance. (Misrahi - fr)

utilizzato da : 3, prop 40, cor 1  |  3, prop 40, cor 2, demo  |  3, prop 43, demo   |  3, prop 45, demo   |  3, prop 49, sc   |  4, prop 34, demo 

propositio 41

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (1)  |  alto ^

Si quis ab aliquo se amari imaginatur nec se ullam ad id causam dedisse credit (quod per corollarium propositionis 15 et per propositionem 16 hujus fieri potest) eundem contra amabit.

Si quis ab aliquo se amari imaginatur nec se ullam ad id causam dedisse credit (quod per corollarium propositionis 15 et per propositionem 16 hujus fieri potest) eundem contra amabit.

Si quelqu'un imagine qu'il est aimé par un autre et croit ne lui avoir donné aucune cause d'amour (ce qui, suivant le Corollaire de la Proposition 15 et la Proposition 16, peut arriver), il l'aimera à son tour. (Appuhn - fr)

If anyone conceives that he is loved by another, and believes that he has given no cause for such love, he will love that other in return. (Cf. III. xv. Coroll., and III. xvi.) (Elwes - en)

Wer sich vorstellt, daß er von jemand geliebt wird, ohne daß er ihm einen Grund zur Liebe gegeben zu haben glaubt (was nach Zusatz zu Lehrsatz 15 und nach Lehrsatz 16 dieses Teils möglich ist), der wird denselben wiederum lieben. (Stern - de)

Se qualcuno immagina di essere amato da un altro, e ritiene di non avergliene dato alcun motivo (cosa che v. la Conseg. d. Prop. 15, e la Prop. 16, di questa Parte può accadere), l'amerà di rimando. (Peri - it)

Wanneer iemand zich voorstelt dat een ander hem liefheeft, terwijl hij meent daartoe geenerlei aanleiding te hebben gegeven (hetgeen vlg. Gevolg St. XV en vlg. St. XVI v.d. D. kan voorkomen) zal hij dien ander wederkeerig liefhebben. (Suchtelen - nl)

Si alguien imagina ser amado por alguno, y no cree haberle dado causa alguna para ello (lo cual puede suceder, por el Corolario de la Proposición 15, y por la Proposición 16 de esta Parte), lo amará a su vez. (Peña - es)

Si quelqu'un imagine être aimé de quelqu'un, et croit n'avoir donné aucune raison pour cela, il l'aimera en retour. (Pautrat - fr)

Si l'on imagine qu'on est aimé par un autre, et si l'on croit n'avoir été en rien la cause de cet amour (ce qui peut arriver suivant le Corollaire de la Proposition 15 et de la Proposition 16), on l'aimera en retour. (Misrahi - fr)

demonstratio

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Misrahi - fr

3, prop 41, demo  - Haec propositio eadem via demonstratur ac praecedens. Cujus etiam scholium vide.

3, prop 41, demo  - Cette Proposition se démontre par la même voie que la précédente, dont on verra aussi le Scolie. (Appuhn - fr)

3, prop 41, demo  - This proposition is proved in the same way as the preceding one. See also the note appended thereto. (Elwes - en)

3, prop 41, demo  - Dieser Lehrsatz wird auf gleicheWeise bewiesen wie der vorige (s. dessen Anmerkung). (Stern - de)

3, prop 41, demo  - Questa Proposizione si dimostra nella stessa maniera della precedente; della quale si veda anche il Chiarimento immediato. (Peri - it)

3, prop 41, demo  - Deze stelling wordt langs denzelfden weg bewezen als de vorige. Men zie ook de Opmerking daarbij. (Suchtelen - nl)

3, prop 41, demo  - Esta Proposición se demuestra por la misma vía que la anterior, cuyo Escolio ha de verse también. (Peña - es)

3, prop 41, demo  - Cette Proposition se démontre de la même façon que la précédente, dont on verra également le Scolie. (Misrahi - fr)

scholium by 3, prop 30  |  3, prop 30, sc   |  3, prop 25  |  3, prop 40, sc   |  3, prop 39

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3, prop 41, sc  - Quod si se justam amoris causam praebuisse crediderit, gloriabitur (per propositionem 30 hujus cum ejusdem scholio) quod quidem (per propositionem 25 hujus) frequentius contingit et cujus contrarium evenire diximus quando aliquis ab aliquo se odio haberi imaginatur (vide scholium propositionis praecedentis). Porro hic reciprocus amor et consequenter (per propositionem 39 hujus) conatus benefaciendi ei qui nos amat quique (per eandem propositionem 39 hujus) nobis benefacere conatur, gratia seu gratitudo vocatur atque adeo apparet homines longe paratiores esse ad vindictam quam ad referendum beneficium.

3, prop 41, sc  - S'il croit avoir donné une juste cause d'Amour, il se glorifiera (Prop. 30 avec le Scolie), ce qui (Prop. 25) est le cas le plus fréquent ; c'est le contraire, nous l'avons dit, quand quelqu'un imagine qu'un autre l'a en haine (Scolie de la Prop. préc.). Cet Amour réciproque maintenant, et conséquemment l'effort pour faire du bien à qui nous aime et s'efforce (même Prop. 39) de nous en faire, s'appelle Reconnaissance ou Gratitude ; il apparaît donc que les hommes sont beaucoup plus disposés à la Vengeance qu'à rendre des bienfaits. (Appuhn - fr)

3, prop 41, sc  - If he believes that he has given just cause for the love, he will take pride therein (III. xxx. and note); this is what most often happens (III. xxv.), and we said that its contrary took place whenever a man conceives himself to be hated by another. (See note to preceding proposition.) This reciprocal love, and consequently the desire of benefiting him who loves us (III. xxxix.), and who endeavours to benefit us, is called gratitude or thankfulness. It thus appears that men are much more prone to take vengeance than to return benefits. (Elwes - en)

3, prop 41, sc  - Wenn er sich aber vorstellt, daß er jenem eine gerechte Ursache zur Liebe gegeben habe, so wird er sich geehrt fühlen (nach Lehrsatz 30 dieses Teils mit seiner Anmerkung). Dieser Fall kommt häufiger vor (nach Lehrsatz 25 dieses Teils), während dessen Gegenteil, wie ich sagte, dann eintrifft, wenn man sich vorstellt, man werde von jemand gehaßt (s. Anmerkung zum vorigen Lehrsatz). - Diese Gegenliebe und demgemäß (nach Lehrsatz 39 dieses Teils) das Bestreben, demjenigen wohlzutun, der uns liebt und der (nach demselben Lehrsatz 39 dieses Teils) uns wohlzutun sucht, heißt Dank oder Dankbarkeit. Es erhellt hieraus, daß die Menschen viel eher zur Rache als zur Vergeltung derWohltaten bereit sind. (Stern - de)

3, prop 41, sc  - Se il soggetto, invece, crederà d'aver dato all'altro un giusto motivo d'amore, si glorierà: cosa che invero accade con una certa frequenza, e il cui contrario si verifica abbiamo detto quando qualcuno immagina d'essere odiato da altri. L'Amore reciproco di cui all'Ipotesi, e di conseguenza lo sforzo di beneficare colui che ci ama e che si sforza di farci del bene, si chiama Riconoscenza, o Gratitudine. Per quel che se ne vede, gli umani sono parecchio più disposti a vendicarsi che a contraccambiare un beneficio. (P. III, Prop. 25; Prop. 30 e suo Chiarim.; Prop. 39; Chiarim. d. Prop. 40). (Peri - it)

3, prop 41, sc  - Gelooft men echter wèl een gegronde aanleiding tot Liefde gegeven te hebben, zoo zal men (vlg. St. XXX en Opm. v.d. D.) zich daarop verheffen, hetgeen (vlg. St. XXV v.d. D.) dan ook herhaaldelijk voorkomt, terwijl het tegenovergestelde, gelijk wij reeds zeiden, plaats grijpt wanneer iemand zich voorstelt dat hij door een ander wordt gehaat (zie Opmerking voorgaande St.). Deze wederkeerige Liefde nu, en bijgevolg (vlg. St. XXXIX v.d. D.) het streven om dengene die ons liefheeft en (vlg. zelfde St. XXXIX) ons tracht wel te doen, op onze beurt weldaden te bewijzen, wordt "Dank" of "Dankbaarheid" genoemd. En zoo blijkt het dat de menschen veeleer bereid zijn om wraak te nemen, dan om een weldaad te vergelden. (Suchtelen - nl)

3, prop 41, sc  - Pero si cree haber dado una justa causa de amor, se gloriará (por la Proposición 30 de esta Parte, con su Escolio), lo cual, por cierto (por la Proposición 25 de esta Parte), acontece con más frecuencia, y ya dijimos que ocurría lo contrario cuando alguien imagina que otro lo odia (ver Escolio de la Proposición anterior). Este amor recíproco, y, consiguientemente (por la Proposición 39 de esta Parte), el esfuerzo por hacer bien a quien nos ama y se esfuerza (por la misma Proposición 39) en hacernos bien, se llama agradecimiento o gratitud; por ello, aparece claro que los hombres están mucho más dispuestos a la venganza que a devolver un beneficio. (Peña - es)

3, prop 41, sc  - Si l'on croit avoir donné de véritables raisons à l'Amour de l'autre, on se glorifiera (par la Proposition 30 et son Scolie). C'est là (par la Proposition 15) le cas le plus fréquent ; et nous avons dit que c'est le contraire qui arrive, quand on imagine être haï par quelqu'un (voir le Scolie de la Précédente). Cet Amour réciproque, et par suite (par la Proposition 39) l'effort pour bien agir à l'égard de celui qui nous aime et qui s'efforce (par la même Prop